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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:15

Par Emmanuel Maurel | 04/04/2016, 17:37 | La Tribune

emannuel-maurel_La_Tribune_18-01-2016Les révélations de Wikileaks montrent que le FMI, obsédé par un impossible équilibre budgétaire, voudrait liquider la Grèce comme on liquide une entreprise qu'on place en redressement judiciaire.

Par Emmanuel Maurel, député européen, S&D

6 juin 2013. Le FMI publie un rapport choc qui établit le bilan du premier memorandum imposé à la Grèce en 2010, il parle "d'échecs notables" du programme, et du fonctionnement de la Troïka. Six mois plus tôt, son économiste en chef avait déjà admis que le FMI sous-estimait systématiquement la valeur du multiplicateur budgétaire, et donc l'importance de préserver des marges de manœuvre budgétaires.

Juillet 2015. Le FMI, avec les mêmes créanciers qu'auparavant, une Troïka désormais appelée pudiquement "institutions", réplique ses demandes selon les mêmes termes, comme une machine. Mais contrairement à l'intelligence artificielle, le FMI n'apprend pas de ses erreurs.

L'obsession du solde budgétaire

Preuve en a été donnée par les révélations de Wikileaks ce week-end, qui démontrent que l'institution reste enfermée dans l'obsession du solde budgétaire et, surtout, qu'elle est prête à tout pour obtenir un tel solde, au mépris de toute réalité économique, sociale, politique et désormais sécuritaire - avec l'enjeu migratoire - du pays concerné. La discussion téléphonique entre les deux responsables du FMI démontre, s'il le fallait encore, le caractère sommaire des négociations qui ont cours dans le secret entre la Grèce et les créanciers.

Le mirage d'un surplus des finances publiques

Alors même que le gouvernement d'Alexis Tsipras a endossé la mise en œuvre du programme en essayant d'en limiter les aspects les plus destructeurs pour l'emploi, les inégalités et l'exercice des droits fondamentaux des citoyens, le FMI demeure accroché au mirage d'un surplus budgétaire utopique, et il estime que seul un "événement de crédit", en langage commun une faillite de la Grèce, pourrait lui faire accepter les coupes restantes.

Liquider la Grèce comme on liquide une entreprise

Autrement dit, le FMI souhaiterait liquider la Grèce comme une entreprise qu'on place en redressement judiciaire. C'est oublier que ce jeu-là implique 12 millions de citoyens dont près de 25% sont touchés par la pauvreté, un système politique qui ne survivrait pas à une telle déstabilisation et conduirait aux portes du pouvoir les néonazis d'Aube dorée déjà bien présents au Parlement Grec, et une situation sécuritaire représentant un enjeu vital pour l'Union européenne qui transforme progressivement la Grèce en un gigantesque camp de réfugiés tout en laissant ses membres fermer leurs frontières avec elle.

En définitive, il est de plus en plus clair que la logique de compromis dans laquelle la Grèce s'est placée, déjà en porte-à-faux avec la souveraineté démocratique de ses citoyens, laisse encore trop de liberté au gouvernement pour les créanciers. Le FMI, en retardant les étapes de cet accord (la "revue des réformes" traîne toujours en longueur à cause de leurs exigences déraisonnables) et en envisageant d'acculer la Grèce au défaut de paiement, démontre qu'il propose moins un memorandum qu'un ultimatum.

Emmanuel Maurel : "Le FMI veut liquider la Grèce comme on liquide une entreprise" La Tribune

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