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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:52

PHO95a87728-c3ca-11e2-a03c-0cf843a57792-805x453.jpgLe «bras d'honneur» du président à l'aile gauche du PS

Le Figaro - 23 mai 2013 - Anne Rovan

François Hollande, en rendant hommage aux «réformes courageuses» de l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, est accusé par l'aile gauche du PS, d'une dérive social-démocrate [social-libérale : NDB].

S'il avait voulu tendre un peu plus ses relations avec l'aile gauche du PS, François Hollande ne s'y serait pas pris autrement. En vantant, jeudi, les «choix courageux pour préserver l'emploi» de l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, en martelant que «rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel», le président a fait depuis Leipzig un beau «bras d'honneur» à toute une frange du PS, à quelques jours du vote des militants en vue de la convention du PS sur l'Europe.

Le président ne croyait pas si bien dire lorsqu'il a évoqué les «controverses» que «peuvent faire surgir» des réformes telles que celles menées par l'ancien chancelier allemand. Car ses positions ont mis en ébullition les membres de l'aile gauche du PS, l'aile la plus agitée de la Rue de Solferino. Et sans aucun doute aussi les ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon.

Pour eux, les réformes allemandes sont un épouvantail qui ne peut en aucun cas être ou devenir un modèle pour la France. Certes, l'Allemagne a désormais des finances publiques saines, mais à quel prix, disent-ils. «Schröder, c'est l'explosion de la précarité, c'est la multiplication des mini-jobs sous-payés et ce sont des réformes qui n'ont pas été couronnées de succès d'un point de vue électoral», s'énerve le vice-président de la région Ile-de-France, Emmanuel Maurel, un des chefs de fil de l'aile gauche du PS. Il ajoute : «En faisant l'éloge des réformes allemandes, François Hollande fait un bras d'honneur à de nombreux socialistes. De mémoire, son discours du Bourget n'était pas une apologie du schröderisme. Il parlait alors d'un socialisme fidèle à ses valeurs. Là, on n'y est plus.» «J'ai bien vu les déclarations de l'ex-camarade Hollande. C'est consternant», réagit, entre colère et ironie, la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann.

Alors que Hollande assure être «socialiste» et non social-démocrate, beaucoup pointent au contraire le changement de doctrine présidentielle. «À quoi joue-t-il ? Franchement, je ne sais pas bien. Je crois que son obsession aujourd'hui, c'est avant tout de rassurer les marchés et la Commission européenne», confie un élu. Pour Lienemann, Hollande veut avant tout «donner des gages de gestion au patronat».

Le président enterre surtout les années Jospin. À la fin des années 1990 et au début des années 2000, le premier secrétaire François Hollande n'avait de cesse de répéter que les socialistes français devaient trouver leur voie, être une alternative aux positions du Britannique Tony Blair et de l'Allemand Gerhard Schröder. Il était sur la même ligne que le premier ministre Lionel Jospin.

    « J'ai bien vu les déclarations de l'ex-camarade Hollande. C'est consternant »,
    La sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann

Du reste, les relations n'ont jamais été très chaleureuses entre Hollande et Schröder. Interrogé pour savoir s'il allait rencontrer François Hollande à l'occasion de son séjour parisien de décembre 2011, l'ex-chancelier allemand répondait alors au Figaro : «Non, et je n'ai pas prévu de le faire. En tant que premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande a travaillé très étroitement avec Oskar Lafontaine (rival de Gerhard Schröder au SPD, qu'il quittera en 2005 pour fonder Die Linke, un parti «antilibéral», NDLR). Pas avec moi. C'est pourquoi il n'existe pas de relation entre nous.» Dans cet entretien, Gerhard Schröder se montrait bien plus ouvert vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Manifestement, Hollande a passé l'éponge. Le voilà prêt à vanter la politique qu'il critiquait naguère, à faire l'éloge d'un Schröder de plus en plus critiqué au sein du SPD.

Rue de Solferino, on veille à ne pas donner trop d'importance à l'éloge de Schröder. «Discours offensif et résolument européen de François Hollande à Leipzig, salué par une standing ovation de nos camarades allemands !», écrit sur Twitter le premier secrétaire Harlem Désir, présent en Allemagne. Il fut pourtant très critique vis-à-vis de l'ex-chancelier. «Ce n'est pas vraiment un éloge sur Schröder, c'est un éloge sur la capacité à réformer et à mettre le pays au travail», tempère-t-on à la direction du parti. Décidément très optimiste, ce représentant de la direction ajoute : «Pour nous, les positions de Hollande sont un élément de cohésion du parti. Le cap est ferme et il y aura un effet centrifuge. Sans compter que cela va affaiblir la gauche du parti, notamment Hamon, qui ne pourra pas se positionner contre le président.» Il n'y a plus qu'à attendre.

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