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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 16:01

 

L'alternative doit être européenne : l’indispensable réorientation

Contribution de Maintenant la Gauche Val-d'Oise aux états généraux du PS dans le Val-d'Oise

logo MLG 95-copie-2La grave dépression qui saisit l'Europe après la plus longue période de faible croissance de son histoire ne tombe pas du ciel: elle est le résultat des choix politiques et économiques que les libéraux et les sociaux-libéraux continuent à imposer aux peuples de notre continent.

Nous avons toujours soutenu le Président de la République qui avait mis la réorientation des politiques européennes au cœur de sa campagne. Mais le temps presse et les paroles ne suffisent plus. D’autant que le gouvernement donne l’impression de contester une voie à Bruxelles tout en prétendant la mettre en œuvre en France.

Nous restons fidèles au message du candidat Hollande : il faut construire un rapport de forces pour imposer l’indispensable réorientation de la construction européenne. Et, compte tenu de l’urgence, la stratégie des « petits pas » est inefficace. Pire encore, elle affaiblit la France et l’Europe.

Pour nous, il est temps de renverser la table. Et de choisir, enfin, une stratégie offensive !

Commençons d’abord par cesser de battre notre coulpe : il est insupportable de voir des responsables de notre pays se présenter eux même comme le mauvais élève penaud et contrit de l’Europe libéral ! Ne nous laissons pas donner des leçons par la droite allemande qui pratique le dumpingsocial, refusant de porter une relance concertée et imposant une austérité qui accroît les inégalités ! Arrêtons de promettre que nous atteindrons l’année suivante des objectifs de réduction de déficits publics que nous n'avons pas pu atteindre hier et dont nous savons qu’il sont irréalistes et dangereux.

Assumons notre refus de suivre le cadre actuel du pacte de stabilité, assumons la nécessité de réorienter vite la construction européenne, proposons une nouvelle feuille de route en ciblant clairement les priorités, non seulement pour notre pays mais aussi pour tous les peuples qui désespèrent de l’avenir.

On ne saurait oublier le résultat des élections européennes, qui a placé le FN en tête des formations politiques de notre pays et le PS en 3èmeposition avec un score très bas.

Le décrochage entre les dirigeants de notre parti et notre électorat sur la question européenne n’est pas nouveau. Il ne fait que croître et les Français ne croient plus en nos capacités à modifier le cours des choses.

Nous payons lourdement la ratification du Traité pour la Stabilité, la Convergence et la Gouvernance (TSCG) sans la moindre modification et la pirouette sur les 120 Milliards d'euros pour une relance et des investissements dont nul n’a vu la couleur.

Partout en Europe, la montée des nationalismes s’observe avec plus ou moins d’acuité. Ce n'est pas avec des discours moralisateurs ou des promesses sans l’once d’une concrétisation qu’on pourra contrecarrer la défiance des peuples que l’actuelle construction européenne met en concurrence, alors qu’il faudrait promouvoir une solidarité active.

Ce que nous proposons immédiatement :

Un moratoire sur le pacte de stabilité et une feuille de route de sortie de crise :

La France serait bien inspirée de demander un moratoire sur la mise en œuvre du pacte de stabilité. Indiquons clairement à nos partenaires que nous refusons d’accorder la priorité à la réduction des déficits publics, que nous entendons réviser le calendrier et le rythme de leur diminution. Dans le même mouvement, proposons à nos partenaires de négocier l’élaboration commune d'une feuille de route de sortie de crise étalée sur 5 ans.

Cette feuille de route pourrait être négociée et suivie par un comité préparatoire à un gouvernement économique de la zone euro, constituée en partie de représentants des parlements nationaux.

Un mémorandum français approuvé par le Parlement pour une stratégie de relance économique, sociale et environnementale en Europe :

Plutôt que d’attendre un improbable consensus, le président de la République et le gouvernement doivent, comme la gauche au pouvoir l’avait fait en octobre 1981 ou en juin 1984 (par des mémorandums repris ensuite par la Commission européenne de Jacques Delors), adresser à ses partenaires – en prenant les peuples à témoin – des propositions de relance économique et sociale et un programme de transition écologique.

Elle devrait soumettre ce mémorandumau vote du Parlement afin de manifester clairement l’engagement large des Français autour de cette exigence de changement.

Cette méthode aurait un double intérêt, rassembler la gauche et bon nombre de Français autour de priorités pour l’Europe et clarifier aux yeux de nos partenaires européens les intentions françaises à court et moyen terme. C’est une base pour nouer un nouveau compromis, indispensable pour une nouvelle étape de la construction européenne.

Une politique de relance doit prévoir la mise en œuvre de grands projets industriels pour la transition énergétique. Il faut que les investissements d’avenir (éducation, enseignement supérieur et recherche, infrastructures écologiques, numériques et de transport) soient soustraits du calcul des déficits publics. Remettons en débat la question du statut de la BCE, de l’harmonisation fiscale et de la lutte contre l’évasion fiscale, proposons une révision à la hausse du budget européen, relançons le projet d’emprunt européen.

Agir pour une nouvelle politique monétaire et revoir le rôle de la BCE :

Nous devons défendre une politique monétaire favorable aux exportations et à la croissance européenne. On peut se réjouir de voir l’euro baisser. Toutefois, il faut que la parité entre l’euro et les autres monnaies, singulièrement le dollar, soit durablement arbitrée par les politiques.

C'est d'ailleurs prévu dans les traités. Mais le Conseil européen ne s'est jamais saisi de cette compétence, pourtant essentielle de la politique de change.

Nous devons obtenir un nouveau rôle pour la BCE : prêter aux États, garantir la dette publique, soutenir la croissance.

Des convergences sociales vers le haut, condition de la relance et de la solidarité européenne :

Une stratégie de relance européenne doit s'appuyer sur un soutien à la consommation populaire et au développement d'un marché intérieur fondé sur un progrès partagé et non sur le dumping.

C'est pourquoi il nous faut un engagement majeur en faveur de convergences sociales vers le haut, en particulier avec la perspective d’un SMIC européen. Ce qui, hier, a été réalisé pour unifier les monnaies doit pouvoir l’être pour des standards sociaux de base.

Nous proposons que la France organise en 2015, une conférence pour l’Europe sociale avec la CES, les organisations syndicales, les forces politiques progressistes afin que soient jetées les bases de ses convergences.

Contre les dangers du Traité transatlantique et le libre-échange généralisé, promouvoir le juste échange :

L’Union Européenne ne saurait être l’idiot du village planétaire. Le culte du libre-échange généralisé constitue une menace pour les industries et les salariés du continent. Partisans du « juste échange », nous pensons que l’Europe a un rôle à jouer pour que les échanges mondiaux soient plus équilibrés. Une Europe qui privilégie le sort des peuples et des salariés à celui des multinationales. Une Europe qui prenne la tête du la lutte contre le changement climatique et le dumping social.

Dans ce contexte, nous pensons indispensables de refuser le TAFTA (traité de libre-échange entre l’UE et les USA) mais aussi le CETA (Traité de libre-échange entre l’UE et le Canada) qui constituent de réelles menaces pour les travailleurs et les industries de l’Union, et qui prévoient des mécanismes de règlement de différends entre les multinationales et les États clairement défavorables à ces derniers.

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