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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:48

Maurel_3e_bilan_mandat.jpgMobilisation générale pour l’emploi

En 2013, la majorité régionale, aux côtés de Jean-Paul Huchon, a une fois de plus mis ses moyens au service de cet objectif : la lutte contre le chômage.

La conjugaison des politiques publiques nationales, régionales et locales permet d’intervenir auprès de celles et ceux qui veulent entamer une nouvelle étape de leur parcours : se préparer à un emploi, suivre une formation, obtenir une certification reconnue sur le marché du travail.

La majorité de gauche au Conseil régional a fait le choix d’accompagner le Gouvernement dans ses politiques de l’emploi afin de permettre aux Franciliens touchés par la crise d’accéder au travail qualifié. Alors que le chômage, persistant dans notre région, se cumule avec les inégalités sociales dans nos quartiers populaires, périurbains ou semi-ruraux, notre priorité est de soutenir l’activité économique et le développement de la formation professionnelle pour ceux qui en ont le plus besoin : les demandeurs d’emplois et les jeunes pas ou peu qualifiés.

La Région, actrice de premier plan pour l’emploi et la formation !

Les actions que nous menons contribuent à la mobilisation générale pour l’emploi, objectif partagé du gouvernement et de l’exécutif régional. C’est donc en concertation avec l’Etat, mais aussi avec les partenaires sociaux et les autres collectivités locales que nous travaillons. Cela a été le cas en 2013 avec notamment le développement des emplois d’avenir. Notre mobilisation a ainsi permis à près de 10 000 jeunes franciliens de trouver un emploi avec une qualification à la clé.

En 2014 la sécurisation des parcours professionnels, la simplification des démarches et l’accompagnement personnalisé seront au coeur de nos interventions parce que notre majorité considère la formation tout au long de la vie comme un droit pour tous les Franciliens, mais également un levier stratégique pour le devenir économique de notre région.

Après l’accord national interprofessionnel du 14 janvier 2013, la réforme de la formation professionnelle devrait être votée en 2014 avec notamment la création d’un Compte Personnel de Formation, le Service Public de l’Orientation et une série de compétences nouvelles pour la Région. Cette loi va donc renforcer l’action du Conseil régional et son utilité.

Vous trouverez dans ce troisième compte-rendu de mandat une synthèse de notre action au service des habitants et des territoires d’Île-de-France.

Emmanuel Maurel

Télécharger le 3ème Bilan de mandat d'Emmanuel Maurel

Retrouvez toute l'actualité politique d'Emmanuel Maurel sur www.emmanuelmaurel.fr

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:40

Emmanuel-Maurel JDDL’année 2012 est incontestablement celle du changement. Les franciliens ont fait le choix, à l’unisson du vote de l’ensemble des français, de porter la gauche au pouvoir en élisant un Président de la République et une majorité de députés de gauche en mai en juin dernier. Il s’agit d’un véritable changement à portée historique lorsque l’on sait le contexte dans lequel cette alternance politique intervient, celui d’une crise financière, économique et sociale sans précédent. Il s’agit d’inventer et de construire un nouveau modèle économique social et écologique.

Comment le décliner à l’échelle régionale ?

C’est ce à quoi s’emploie la majorité de gauche de la Région avec Jean-Paul Huchon.

Faire la priorité à l’emploi, à la sécurisation des parcours professionnels, développer l’apprentissage en visant une amélioration qualitative, favoriser la formation des salariés précaires et des chômeurs, voici mes grands chantiers. Nous mettrons ainsi l’accent mis sur les jeunes non qualifiés et déscolarisés, ceux que l’on appelle les «décrocheurs».
Enfin, le gouvernement, en concertation avec les Régions, met en œuvre un nouvel acte de décentralisation, ce qui va conduire à des compétences élargies en matière de formation des salariés et demandeurs d’emplois. La région sera au rendez-vous de ses compétences.

Un service public régional actif contre la crise sociale

Mon action s’inscrit dans cette volonté de trouver les réponses au quotidien et sur le long terme aux enjeux de la sécurisation des parcours professionnels, du droit au travail et à la formation tout au long de la vie. Que personne ne soit sans solution, que chacun trouve sa voie, c’est cela aussi l’objet du service public régional.

Vous trouverez dans ce deuxième compte-rendu de mandat [téléchargez ici mon compte rendu de mandat en pdf] une synthèse de mon action qui s’inscrit dans cette volonté commune de la majorité de gauche : la priorité à l’emploi, des qualifications pour tous et égalité d’accès aux services publics. Vous pouvez compter sur mon implication constante au service des franciliens avec l’ensemble des élus et habitants des territoires d’Ile-de-France.

signature_Emmanuel_Maurel.jpg

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 08:04

Jeudi 27 janvier 2011

Communiqué de presse d’Emmanuel MAUREL, Vice-président en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’alternance et de Guillaume BALAS, président du Groupe socialiste au Conseil régional d’Ile-de-France

Commission permanente du 27 janvier 2011 : Le groupe socialiste vote l’exécution budgétaire du premier volet du plan régional de formation.

maurel2Parce que le retour de la croissance durable en Île-de-France passe aussi par la formation professionnelle et l’emploi, les élus socialistes du Conseil régional vote aujourd’hui, en Commission permanente, le premier volet de leur plan régional.

Pour Emmanuel Maurel, Vice-président en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’alternance : « la Région cible prioritairement les demandeurs d’emploi et les apprentis parce que c’est auprès de ces populations que notre utilité sociale est la plus forte ».

Les politiques régionales en direction des demandeurs d’emploi.

Les choix politiques gouvernementaux ont réduit les marges financières de Pôle Emploi alors que le Ministère du Travail reconnaît une hausse de 5,3% de ses inscrits sur l’ensemble de l’année 2010.

C’est pourquoi le groupe socialiste appuie le premier volet du plan régional de formation qui consacre dès le début de l’année 2011 140 millions d’euros en formation pour les demandeurs d’emploi.

  • 68 millions seront consacrés au financement de l’offre de formation des demandeurs d’emploi, à travers le Programme « compétences » et le financement de l’Association de formation des professionnels adultes (Afpa).
  • 55 millions seront affectés à la rémunération des demandeurs d’emploi en formation lorsque ceux-ci ne sont plus indemnisés par Pôle Emploi.

L’apprentissage.

Autre levier d’action régionale de premier plan, l’apprentissage : La Région a décidé de poursuivre son engagement massif auprès des jeunes à travers ce dispositif sur lequel elle a pu développer une véritable expertise  et dont l’efficacité n’est plus à démontrer : 70 % des apprentis trouvent un emploi à l’issu de leur formation, et parmi eux 70 % décrochent un CDI.

La Région va renforcer son action pour le développement de l’apprentissage en développant 3 axes complémentaires :

  • Tout d’abord la Région se donne les moyens de pérenniser son action auprès des apprentis en finançant massivement, cette année encore, les centres de formation d’apprentis, avec l’injection de 140 millions d’euros.
  • La Région se fixe ensuite pour nouvel objectif de faire sauter les « verrous » sociaux qui expliquent le décrochage de certains apprentis. Ce suivi individuel et qualitatif de l’apprenti, appelé « Dispositif Qualité », et expérimenté depuis un an, a permis de faire baisser de 20 % à 13 % le décrochage des apprentis franciliens.
  • La Région va également financer 100 postes de Développeurs de l’Apprentissage qui joueront le rôle d’ambassadeurs de l’apprentissage auprès d’entreprises franciliennes dans des secteurs comme le tertiaire où ce dispositif a encore des marges de progression. Une enveloppe d’1,3 millions d’euros sera consacrée à ce dispositif.

Pour Guillaume Balas, « la formation professionnelle tout au long de la vie constitue un levier indispensable non seulement à l’ambition économique francilienne mais également à une approche sociale et innovante de l’emploi. »

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:43

Grand Paris : Les partis de gauche du Val d’Oise se sentent «encouragés»

( VoNews -12/10/2010 08:00)

Dans un communiqué commun, les partis de gauche du Val d’Oise se sont réjouis «de la subite transmission au Conseil d'État du projet de Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) par le Gouvernement que le conseil régional avait adopté en septembre 2008». Ils estiment que «ce projet va pouvoir entrer en application et donner des objectifs précis pour répondre aux attentes des Franciliens».

 Le communiqué a été signé par le PS, le MRC, le MUP, le PCF, le PRG et Les verts. Si les partis de gauche ne contestent pas «la validité de la loi sur le Grand Paris», ils critiquent «ce super-métro de 30 à 40 milliards d'euros pour hommes d'affaires pressés». Selon eux, il  «n'est toujours pas financé au-delà des 4 milliards que l'État a annoncés et sa réalisation – si elle devait jamais avoir lieu – n'est pas attendue avant les années 2030».
 
Les partis de gauche estiment que le SDRIF devrait permettre «d’offrir un logement à tous les Franciliens, avec l’objectif central : construire 60 000 logements par an pendant 25 ans et viser un taux de 30 % de logement locatif social à terme, accueillir l’emploi et stimuler l’activité économique, garantir le rayonnement international, promouvoir une nouvelle approche stratégique de transports au service du projet régional, préserver, restaurer, valoriser les ressources naturelles et permettre l’accès à un environnement de qualité, préserver les terrains agricoles pour développer une agriculture de proximité et doter la métropole d’équipements et de services de qualité».
 
La gauche du Val d’Oise affirme aussi soutenir «l'engagement de la Région et de la Ville de Paris à financer pour moitié l'Atelier International du Grand Paris (AIGP) qui doit proposer des projets architecturaux structurants pour la Métropole francilienne». Elle se déclare aussi «encouragée par la mise à l'écart puis la démission du secrétaire d'État au développement de la Région Capitale, Christian Blanc, et son remplacement accessoire par Michel Mercier».
 
Si les partis de gauche ne contestent pas «la validité de la loi sur le Grand Paris», ils critiquent «ce super-métro de 30 à 40 milliards d'euros pour hommes d'affaires pressés». Estimant que «c’est aujourd'hui que les franciliens ont besoin de réponses et d'action», la gauche prônent «l'amélioration des réseaux de transports par le plan régional de mobilisation pour les transports (18 milliards), la réalisation d'Arc Express (métro de la petite couronne) dont le financement est prévu (6 milliards) et la réalisation des liaisons tangentielles». Les partis de gauche réaffirment aussi leur «exigence de voir inscrit au plus vite dans la programmation du STIF le barreau de Gonesse dans sa version TCSP, puis dans sa version ferrée».

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:29

Les faits nous encouragent à poursuivre notre mobilisation dans le Débat Public sur le «  Grand Paris »

Communiqué de presse du mercredi 6 octobre 2010

LogoCDLG95.jpgLe vendredi 16 octobre 2009, les partis de la gauche valdoisienne publiaient un 1er communiqué de presse commun pour exposer leur position sur le projet de loi sur le « Grand Paris », présenté une semaine plus tôt en conseil des ministres.


Depuis 9 mois, la Gauche rassemblée s'est battue pied à pied pour empêcher l'adoption d'un projet de loi que nous continuons de considérer comme nocif :

  • il ne répond pas aux attentes et aux besoins urgents des franciliens en matière de transports, de développement économique et de réduction des inégalités territoriales et sociales ;
  • il confisque le foncier pour mettre en œuvre un mécanisme de spéculation immobilière au profit de grands groupes privés, proches du pouvoir présidentiel ;
  • il représente un recul majeur en terme de décentralisation et de démocratie locale, car il rogne les compétences de tous les échelons territoriaux : communes, intercommunalités, départements et région.

Malheureusement, le combat acharné des parlementaires de gauche, soutenus par les élus locaux, n'a pas pu être couronné de succès face à la majorité parlementaire UMP, aux ordres de l'exécutif. Le projet de loi sur le « Grand Paris » a donc été adopté en mai 2010.

Pourtant, ce dossier avait clairement été l'un de ceux où la différence était marquée entre les projets défendus par la Gauche et le projet défendu par Valérie Pécresse, ministre, et soldat de l'Élysée dans cette campagne. Le score de la liste de rassemblement de la gauche, menée par Jean-Paul Huchon, avec plus de 56 %, a tranché le débat le 21 mars dernier et installé le rapport de force avec le Président de la République.
Nous nous réjouissons donc de la subite transmission au Conseil d'État du projet de Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) par le Gouvernement que le conseil régional avait adopté en septembre 2008 et que François Fillon avait mis au placard au plus grand mépris de la démocratie et de la libre administration des collectivités territoriales.

Ce projet va pouvoir entrer en application et donner des objectifs précis pour répondre aux attentes des franciliens :

  • offrir un logement à tous les Franciliens, avec l’objectif central : construire 60 000 logements par an pendant 25 ans et viser un taux de 30 % de logement locatif social à terme ;
  • accueillir l’emploi et stimuler l’activité économique, garantir le rayonnement international ;
  • promouvoir une nouvelle approche stratégique de transports au service du projet régional ;
  • préserver, restaurer, valoriser les ressources naturelles et permettre l’accès à un environnement de qualité ; préserver les terrains agricoles pour développer une agriculture de proximité ;
  • doter la métropole d’équipements et de services de qualité.

Dans ces conditions, nous soutenons l'engagement de la Région et de la Ville de Paris à financer pour moitié l'Atelier International du Grand Paris (AIGP) qui doit proposer des projets architecturaux structurants pour la Métropole francilienne.

Nous nous sentons encouragés par la mise à l'écart puis la démission du secrétaire d'État au développement de la Région-capitale, Christian Blanc, et son remplacement accessoire par Michel Mercier ; c'est aussi un résultat direct du rapport de force politique issu des dernières élections régionales.
Sans contester, en républicains que nous sommes, la validité de la loi sur le « Grand Paris », nous continuons à préparer une alternative dans la perspective d'un retour de la gauche au pouvoir en 2012. Car le « Grand Paris » de M. Sarkozy connaît 2 failles majeures : ce super-métro de 30 à 40 milliards d'euros pour hommes d'affaires pressés n'est toujours pas financé au-delà des 4 milliards que l'État a annoncés et sa réalisation – si elle devait jamais avoir lieu – n'est pas attendue avant les années 2030.
Or c'est aujourd'hui que les franciliens ont besoin de réponses et d'action : à travers l'amélioration des réseaux de transports par le plan régional de mobilisation pour les transports (18 milliards), la réalisation d'Arc Express (métro de la petite couronne) dont le financement est prévu (6 milliards) et la réalisation des liaisons tangentielles.

Dans cette optique, nous réaffirmons notre exigence de voir inscrit au plus vite dans la programmation du STIF le barreau de Gonesse dans sa version TCSP, puis dans sa version ferrée.

Les partis de la Gauche valdoisienne défendront fermement ces positions tout au long du Débat Public ouvert du 30 septembre 2010  au 31 janvier 2011.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 21:20

Emmanuel Maurel, Vice-Président de la Région Ile-de-France détaille les nouvelles mesures prises par la gauche pour les jeunes en insertion

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 17:59

Le président de la Région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, et son vice-président Emmanuel Maurel sont allés ce 9 juin à la rencontre de jeunes suivis en mission locale et scolarisés dans une Ecole de la 2e chance.

Objectifs ? Exposer les grandes lignes du parcours d’autonomie que la Région veut mettre en œuvre pour ces jeunes sortis du système scolaire ou peu qualifiés.

Interview d'Emmanuel Maurel,vice-président du conseil régional Île-de-France, sur l'insertion des jeunes, priorité de la nouvelle assemblée régionale.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 09:16

Discours de M. Bernard Angels
Dans le cadre de la discussion générale portant sur le Projet de Loi relatif au « Grand Paris », séance publique du mardi 6 avril 2010


Monsieur le secrétaire d’État, votre projet de loi est démocratiquement inquiétant.

Il marque un stupéfiant recul de la décentralisation. Avec le Grand Paris, vous tournez le dos à plus de trente années de progression des libertés locales : aucune concertation avec les élus locaux, les habitants, le conseil régional ! Pour vous, « l’organisation de la République est décentralisée », sauf en Île-de-France !

Votre projet est financièrement hasardeux : en dépit de vos efforts, vous n’arrivez toujours pas à nous présenter des pistes de financement crédibles. Certes, vous annoncez, comme à votre habitude, la création de nouvelles taxes, mais nous ne savons toujours pas comment vous parviendrez à rembourser les 21 ou 25 milliards d’euros dont vous avez besoin.

Je voudrais surtout vous convaincre que votre projet est aussi, et c’est là le plus préoccupant, socialement et territorialement injuste. Vous prétendez promouvoir le développement et le rayonnement de la région-capitale, mais vous ignorez les outils de cohésion sociale et territoriale que des élus légitimes ont patiemment élaborés : je veux parler, bien évidemment du schéma directeur de la région Île-de-France, le SDRIF, et du plan de mobilisation des transports. Ces documents sont le fruit d’un travail de longue haleine et d’une réelle concertation entre la région, les autres collectivités locales et les Franciliens. Ils ont été largement approuvés par les électeurs, voilà quelques semaines !

Le SDRIF, que le Gouvernement n’a toujours pas transmis au Conseil d’État, veut promouvoir un aménagement du territoire francilien plus harmonieux et plus cohérent. Il veut contribuer à résorber les inégalités sociales et territoriales et mettre notre région à l’heure du développement durable. Plutôt que d’attendre d’hypothétiques retombées résultant de la mise en place d’un réseau de transports à l’horizon des années 2020, le SDRIF fixe des objectifs concrets : la construction de 60 000 logements par an pendant 25 ans et, à terme, un taux de 30 % de logement locatif social.
Quant au plan de mobilisation des transports, il a l’ambition de rattraper le retard accumulé ces trente dernières années, alors que l’État avait la responsabilité des transports en Île-de-France. Pour y parvenir, la région et l’ensemble des départements franciliens ont su s’accorder sur le financement de ce plan, mais vous n’en tenez pas compte. Pis encore, vous dépouillez le Syndicat des transports d’Île-de-France, le STIF, auquel vous aviez pourtant transféré la gestion des transports franciliens il y a six ans !
En ignorant les orientations définies par le conseil régional, le Gouvernement bloque un processus de développement mûrement réfléchi et méprise, par la même occasion, la voix des Franciliens, qui ont été consultés pour son élaboration.

Vous prétendez faire du réseau de transports en Île-de-France un levier pour le développement de la région, mais vous négligez le quotidien et l’urgent : l’amélioration des infrastructures existantes et le renforcement des premiers pôles d’attractivité.
Il est indispensable de commencer par améliorer les conditions actuelles de mobilité des personnes et vous savez que les attentes sont fortes dans ce domaine. L’amélioration du réseau de la grande couronne et celle des liaisons de banlieue à banlieue, voilà une priorité absolue ! Vous faites semblant de l’ignorer.
Dans le département du Val-d’Oise, l’ensemble des élus souhaitent vivement la réalisation du barreau ferroviaire de Gonesse, qui permettrait de relier les lignes D et B du RER. Nous voulons également une liaison structurante entre Cergy et le pôle aéroportuaire de Roissy, car il s’agit là d’un axe stratégique joignant le nord-ouest et le nord-est de l’Île-de-France. Que faites-vous pour cela ?
Nous préconisons la création d’une liaison entre une gare parisienne et la gare TGV Roissy-Charles-de-Gaulle, porte d’ouverture sur le monde. Nous voulons développer le fret fluvial, entre la confluence Seine-Oise et le futur canal à grand gabarit Seine-Europe. Que prévoyez-vous pour faire émerger ces projets d’avenir ?
Votre projet de loi se veut prospectif et stratégique, mais il délaisse l’urgent et le quotidien.

Pis encore, il passe sous silence plusieurs millions d’habitants de la région d’Île-de-France. Je ne prendrai qu’un exemple, celui de mon département, le Val-d’Oise, qui est foncièrement ignoré.
Votre projet se veut englobant et cohérent. Or le projet de métro automatique ne concerne qu’une partie restreinte de la population active censée rejoindre rapidement des pôles de développement économique, dont certains n’existent pas encore. Que faites-vous de l’autre partie ? Et que faites-vous du Val-d’Oise, qui est le grand oublié du projet de loi ?
D’une part, le projet de création d’une ligne de métro automatique en double boucle ne prévoit pas l’irrigation par ce réseau du Val-d’Oise. Excepté au départ de Roissy-en-France, aucune gare n’est située dans le département. Or vous prétendez que ce projet a vocation à remédier aux inégalités territoriales et, donc, à l’enclavement de nombreuses zones franciliennes telles que la Seine-Saint-Denis et le sud du Val-d’Oise.
D’autre part, le Val-d’Oise risque de se voir scindé en deux : une partie serait valorisée car rattachée au Grand Paris au niveau d’Argenteuil-Bezons et profitant de l’aire d’influence de La Défense, ainsi que de la proximité de la zone de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, et une partie serait laissée à l’écart. Comment expliquez-vous que des gens qui habitent à Sarcelles, Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse soient obligés de passer par la gare du Nord pour aller travailler à Roissy ?
Pourquoi condamnez-vous les habitants de l’est du Val-d’Oise à subir les nuisances de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle sans jamais leur faire bénéficier des avantages ?

Je ne crois pas, en effet, que le Grand Paris puisse se passer d’un département qui compte 1,2 million d’habitants et dont la population, qui est la plus jeune de France, connaît une croissance démographique continue, supérieure à la moyenne de l’Île-de-France.
Je ne crois pas que le Grand Paris puisse se passer d’un département compétitif et dynamique, qui dispose d’un aéroport international.
Je ne crois pas que le Grand Paris puisse faire l’impasse sur un département qui est aussi un pôle touristique unique, avec l’abbaye de Royaumont, le château de la Roche-Guyon, le musée Van Gogh, le musée national de la Renaissance à Écouen, etc.
Le Val-d’Oise a largement contribué au dynamisme de la région : il est pourtant le parent pauvre de votre projet.

Je me résume en deux phrases. Faire un Grand Paris sans écouter la région, c’est absurde ! Faire un Grand Paris sans intégrer le Val-d’Oise, c’est impensable !

Monsieur le secrétaire d’État, ce projet est une grande déception pour les élus de mon département. Il est grand temps de les associer étroitement à votre démarche.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 14:38
Eragny-sur-Oise : Jean-Paul Huchon lance ses premières mesures à destination des jeunes
(Vonews.fr - 8/04/2010 16:42)

Pas de répit pour Jean-Paul Huchon, le Président de la région Ile-de-France. Aussitôt réélu, le 26 mars dernier, le voilà de nouveau sur le terrain pour présenter les premières mesures de sa mandature. Et c’est dans un centre pour jeunes en difficulté d’Eragny-sur-Oise qu’il a décidé de se rendre pour annoncer 3 grands projets à destination des jeunes franciliens concernant le transport,  le logement et la santé.

 Promesse tenue pour Jean-Paul Huchon. C’est en effet dans un centre d’insertion pour jeunes (Césame) qu’il a souhaité revenir pour annoncer ses 3 premières mesures depuis sa réélection. Jean-Paul Huchon était déjà venu en décembre dernier, en pleine campagne électorale pour écouter les stagiaires en insertion professionnelle d’Eragny-sur-Oise… un dialogue qui a débouché sur des mesures concrètes, alors Jean-Paul Huchon a décidé de revenir leur annoncer en priorité.

La première mesure de Jean-Paul Huchon concerne les conditions d’insertion des jeunes franciliens dans la vie professionnelle, en mettant l’accent  sur une difficulté de taille : l’accès au transport.  En plus des « chèques mobilités » pour faciliter des déplacements ponctuels, Jean-Paul Huchon propose la gratuité des transports pour les jeunes en insertion pour leur permettre, par exemple, un accès sur plusieurs mois à des formations.  Les deux autres propositions toucheront tous les jeunes franciliens de moins de 26 ans : la première est une caution locative versée par le Conseil régional pour un meilleur accès au logement et la seconde concerne la prise en charge d’une mutuelle santé, souvent trop chère pour les jeunes. Des mesures qui  trouve un accueil positif dans ce centre d’insertion.

 Pour ne pas décevoir les attentes des jeunes, Jean-Paul Huchon sait qu’il doit faire vite pour mettre en place ces mesures. Pour cela le président réélu de la région Ile-de-France compte sur son nouveau vice-président chargé du dossier, le valdoisien Emmanuel Maurel : les principales mesures devraient être effectives en septembre ou octobre 2010

Ces 3 projets n’ont pas encore été précisément chiffrés. Jean-Paul Huchon parle de plusieurs dizaines de millions d’euros, le nombre des bénéficiaires reste encore à estimer : la seule mesure concernant la gratuité des transports pour les jeunes en insertion concerne déjà plus de 150 000 personnes.

Christophe Rigaud

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