Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

Recherche

22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 11:38

Gérard Sebaoun a souhaité ne pas se représenter au terme du mandat 2012-2017. Son travail parlementaire a cependant été remarquable et nous tenons à lui apporter sincèrement notre reconnaissance.

Il a ouvert un site dédié au bilan de ses cinq années de travail parlementaire, nous vous invitons à le consulter.

 

Frédéric FARAVEL

"Madame, Monsieur,

Le 20 juin 2017 mon mandat prendra fin et je ne suis pas candidat à un nouveau mandat.

Je mesure l’honneur d’avoir été pendant 5 ans votre député et le titre de l’introduction résume à la fois cette belle aventure, mon engagement et le travail fourni au sein de l’assemblée nationale.

J’ai pratiqué comme chaque fois au cours de ma vie professionnelle ou d’élu local (Franconville) et départemental (Val-d’Oise), en commençant par un apprentissage accéléré avant de me plonger dans les dossiers avec un seul fil rouge, mes convictions et mes engagements de campagne.

J’ai souhaité innover en mettant en ligne ce site entièrement dédié à mon compte rendu de mandat. Il ne prétend pas à l’exhaustivité mais donne à voir la réalité du travail parlementaire, loin de l’effervescence médiatique quotidienne.

Vous retrouverez facilement de façon fluide et chronologique ou par entrée thématique les informations sur mes votes, mes interventions en commission et en hémicycle, mes questions orales et écrites, mes travaux parlementaires en qualité de responsable pour mon groupe ou de rapporteur, mes amendements, les groupes d’études, les missions et commissions auxquels j’ai appartenu.

Membre de la commission permanente des affaires sociales, je me suis investi en priorité sur les questions liées à la santé et au travail, mais sans délaisser les grands sujets qui ont marqué le quinquennat, tels que le vote sur la ratification du TSCG, les lois de finances, le mariage entre personnes de même sexe, la réforme pénale, la fin de vie, l’état d’urgence et la déchéance de nationalité pour n’en citer que quelques uns. Parallèlement et comme je m’y étais engagé, j’ai suivi de près les dossiers environnementaux qui impactent directement les habitants de notre circonscription à savoir les nuisances aériennes et le classement de la forêt de Montmorency. Ainsi le plafond de la TNSA aura augmenté de 47 à 55 M€ et la procédure de classement est près d’aboutir.

Je tiens à remercier pour leur sérieux et leurs compétences les trois collaborateurs qui m’ont soufflé cette belle idée de site dédié et qui m’ont accompagné sur la presque totalité du mandat. J’y associe également celles et ceux, stagiaires et autres, qui ont renforcé l’équipe de façon plus sporadique.

Ne détenant plus désormais aucun mandat, je redeviens un simple citoyen engagé qui aspire comme vous tous au meilleur de notre vie démocratique.

Encore une fois merci de la confiance que vous m’avez témoignée.

Gérard Sebaoun"

Bilan de mandat de Gérard Sebaoun, député socialiste valdoisien
Repost 0
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 15:50

Dimanche 23 avril, les Français ont désigné les deux candidats qui s’affronteront lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. Quinze ans après l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour le 21 avril 2002, le scénario se répète. Une nouvelle fois, les républicains doivent faire barrage au Front National.

 

Cependant, nous ne pouvons nous résoudre à commettre la même erreur qu’en 2002. Si nous devons voter contre le Front National, il ne s’agit en aucun cas d’un vote d’adhésion pour le candidat d’En Marche ! Je me suis opposé au tournant libéral de François Hollande, j’ai soutenu Arnaud Montebourg lors de la primaire et Benoit Hamon lors du premier tour et j’ai toujours été constant dans mes choix. J’en appelle donc aujourd’hui à une mobilisation pour défaire le Front national.

 

Les inquiétudes soulevées par la présence de Marine Le Pen au second tour ne doivent cependant pas nous faire oublier que ce sont justement les politiques libérales et austéritaires qui sont à l’origine du basculement du vote populaire à l’extrême-droite partout en Europe.

Nous devons donc aujourd’hui voter pour un candidat ni de gauche, ni de droite qui aura profité du vide laissé par le délitement des grands partis traditionnels. La fracture politique s’est aggravée depuis 15 ans, les Français n’ont plus confiance dans le personnel politique. 

 

Dès le lundi 8 mai la gauche devra se remobiliser pour s’assurer une présence significative à l’Assemblée nationale lors des législatives des 11 et 18 juin prochains.Pour cela, de nombreuses questions devront être posées et des ambiguïtés devront être levées sur le programme du candidat d’En  Marche ! et de ses soutiens, qu’ils proviennent de la droite ou du parti socialiste : 

 

Comment garantir le fonctionnement des services publics quand on prévoit la suppression de 50.000 postes de fonctionnaires dans les services de l’État et de 70.000 dans les collectivités territoriales ? Faut-il réellement poursuivre les politiques d’austérité imposées par l’Europe en économisant 60 milliards d’euros aux dépends des Français ? Comment le candidat compte-t-il flexibiliser le marché du travail sans remettre en cause la protection des salariés ? Comment parviendra-t-il à transformer l’Europe et son dogme libéral sans modifier les traités ?

 

Il est évident que je ne pourrais soutenir des candidats issus du parti socialiste qui participeraient à une majorité qui prône la fin du droit du travail, dérégule, affaiblit les services publics et défend une Europe libérale et austéritaire.

 

Jean-Pierre Blazy

Député et maire socialiste de Gonesse

Jean-Pierre Blazy, député & maire socialiste de Gonesse

Jean-Pierre Blazy, député & maire socialiste de Gonesse

Repost 0
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 10:15
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA MOTION B – MARDI 16 MAI 2017 À CERGY

Chers camarades, chers amis,

 
Comme je vous l'avais annoncé hier, nous aurons une assemblée générale MARDI 16 MAI 2017 elle se tiendra à 20h30 dans les locaux de la fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste 29 rue Francis-Combe à Cergy.
 
L'ordre du jour sera le suivant :
  • situation politique après la présidentielle ;
  • campagne des élections législatives ;
  • positionnement dans le PS et pour l'avenir de la gauche ;
  • questions diverses.
Comptant sur votre présence nombreuse au regard des enjeux de la période...
 
Amitiés socialistes,
Frédéric FARAVEL
mandataire fédéral de la motion B
Repost 0
6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:01
Paul Magnette, ministre-président socialiste de Wallonie © BELGAIMAGE

Paul Magnette, ministre-président socialiste de Wallonie © BELGAIMAGE

entretien donné à L'Echo (Belgique), recueilli par Frédéric Rohart et publié le 3 février 2017 à 22h30

Vingt-cinq ans après le traité de Maastricht qui a lancé l’aventure de l’euro, où va l’Union européenne ? L’Echo a demandé à plusieurs personnalités de se projeter dans le quart de siècle à venir pour imaginer comment l’Union pourrait évoluer. Aujourd’hui, l’avis d’un "fédéraliste meurtri", un homme politique wallon qui mène un bras de fer obstiné avec les institutions européennes. Et qui est convaincu qu’il faut des cendres pour permettre au phœnix de renaître.

Après avoir consacré l’essentiel de sa carrière à étudier l’Europe, Paul Magnette se demandait en mai dernier s’il n’était pas en train de devenir "le premier des eurosceptiques socialistes". Mais si le ministre-président wallon est en guerre contre l’Europe "libérale-conservatrice", il n’en reste pas moins un Européen convaincu. Un Européen "meurtri" d’assister à la désintégration de l’Europe, mais convaincu qu’elle permettra l’indispensable renouveau.

L’euro, vous le voyez plutôt comme une réussite ou un échec ?

C’est une monnaie mal pensée. Elle a été conçue selon une logique monétariste : créons une monnaie et l’économie suivra. Cela n’a pas marché. La convergence économique ne s’est pas réellement produite par l’effet de l’euro. Cela n’a pas non plus amené à créer une vraie politique économique européenne : il n’y a pas de vrai budget, pas de vraies ressources propres. Une union monétaire sans union économique a pour seul effet de neutraliser la variable monétaire dans les ajustements entre les Etats membres. Du coup, l’ajustement se fait sur des législations sociales et fiscales qui n’ont pas convergé. Cela a produit ce qu’on pouvait craindre : l’euro a accéléré une dérégulation sociale et fiscale, il a inversé la logique de l’Union européenne.

C’est-à-dire ?

Toute la logique de l’Union européenne est une logique de convergence et de protection. Aujourd’hui, il y a une asymétrie fondamentale : la monnaie est contraignante ; la libéralisation se décide à la majorité absolue des États membres ; mais l’union sociale et l’union fiscale, c’est l’unanimité. Donc il y a quelque chose de bancal dans le système. Ce sont une vingtaine d’années qui ont complètement retourné le sens de l’Union européenne. Parce que jusqu’alors, la logique des traités fondateurs, l’idée c’était toujours : je dé-régule au niveau national mais je re-régule en même temps au niveau européen.

Cette période est aussi celle qui mène aux élargissements de l’Union européenne, une erreur ?

D’un point de vue géopolitique, il fallait faire ces élargissements. Le problème, ce sont les conditions qu’on y a mis qui étaient très faibles. Il aurait fallu dire : il faut un jour entrer dans l’euro, on va vous aider — et vous forcer — à atteindre les conditions économiques, à faire de la convergence. Au lieu de ça, on s’est dit : les travailleurs (roumains, bulgares, polonais, hongrois…) vont aller là où on manque de travail, en Europe occidentale. Et le capital (français, allemand…) va aller là où on manque de capital, en Europe centrale.

C’est précisément ce qui s’est passé.

Oui, du point de vue de l’économie abstraite, c’est formidable : les facteurs s’allouent naturellement là où ils doivent aller. C’est la magie de la main invisible. Sauf que pour les gens, c’est brutal. Dans nos pays, ça déstructure complètement les systèmes de sécurité sociale. Et pour les pays d’Europe centrale, c’est une catastrophe : la Roumanie a perdu les 15% les plus jeunes et les plus costauds de sa population! Et les conséquences politiques sont dramatiques. On est dans un moment de désintégration politique complet. Jusqu’ici l’Europe n’avait jamais reculé, là elle recule. Et ce n’est pas fini à mon avis.

L’Europe recule : vous ne parlez pas seulement du Brexit ?

Non, qui croit encore en l’Europe aujourd’hui ? Moi qui suis un fédéraliste meurtri et un peu désespéré, quand je parle à des étudiants, l’Europe ne représente plus rien pour eux. Par contre elle représente pour tous les perdants de la mondialisation, la cause de tous les problèmes. Donc elle est en train de se désintégrer. Les gens ne le voient pas encore, mais c’est comme un feu de cheminée : ça a pris, c’est invisible, mais à un moment donné, on le verra. Et le Brexit en est le premier symbole.

"J’espère que le Brexit sera suivi par un Polxit, un Hongrexit, un Bulgxit, un Roumaxit…"

À qui la faute ?

Je crois qu’il y a une responsabilité énorme dans le tournant libéral-conservateur. Sans faire tout remonter à Maastricht, le Six Pack, c’est la mort de l’Europe.

Le Six Pack, c’est notamment la menace de sanctions pour les Etats qui ne respectent pas les règles du Pacte de stabilité. Pourquoi était-ce une telle erreur selon vous ?

Parce qu’il a poignardé la catégorie sociale qui avait soutenu le projet européen : la classe moyenne d’Europe occidentale. Le Six Pack a comprimé leur pouvoir d’achat, a prolongé la récession, a aggravé les inégalités. L’Europe s’est privée elle-même de ce qu’était son soutien historique.

Vous visez Angela Merkel, qui l’a porté ?

Merkel a été logique : elle a défendu les intérêts de l’Allemagne. Ce sont ceux qui n’ont pas résisté à Merkel qui sont responsables. José-Manuel Barroso et Herman Van Rompuy d’abord. Et puis François Hollande, qui n’a rien corrigé alors qu’il avait promis qu’il allait renégocier les traités. Plus largement, ces années-là, 2008-2015, sont tragiques: moins parce qu’on a fait que ce qu’on n’a pas fait. Il y a une crise fiscale, il y a des "leaks" partout et on ne fait rien d’ambitieux. On a une récession et on fait un plan Juncker minimaliste. C’est la crise des réfugiés et on confie le problème à Erdogan. On fait démonstration de l’impuissance, de l’inutilité de l’Union européenne telle qu’elle est aujourd’hui. Mais je reste un Européen convaincu.

À condition que l’Europe soit sociale, donc. La recette porteuse pour la gauche, c’est la confrontation, comme vous l’avez faite avec le CETA : montrer aux gens le rapport de force ?

Ce n’est pas la confrontation pour le plaisir: il faut renvoyer la balle à l’Europe. C’est quand même dingue : à la Commission, ils font de l’ingérence dans les matières nationales qui sont extrêmement sensibles. Et ils ne sont pas capables de lutter contre la fraude fiscale ou de gérer le problème des réfugiés.

La Commission s’en prend à Apple, pousse à plus de transparence fiscale, à ce que les profits soient taxés où ils sont produits…

Oui mais c’est mou ! On doit récupérer 1.000 milliards d’euros par an qui nous sont volés. Pour faire avancer la convergence fiscale, il ne faut pas dire : "Bon, je mets une proposition sur la table, qui est d’accord ?" Évidemment qu’il y en aura toujours un qui sera contre, puisque c’est à l’unanimité. La seule manière de faire, c’est de faire de la conditionnalité : "Bon l’Irlande, vous voulez encore des fonds de cohésion ? La condition, c’est que vous acceptiez une norme sociale supérieure." Et il faut faire pareil avec le commerce extérieur. "Bon le Canada, vous voulez faire un accord avec nous ? Alors on met un chapitre fiscal dans le traité commercial." Il faut faire du régime fiscal un objectif absolu. C’est quand même comme ça que Delors arrivait à négocier: il faisait des packages : "Tu veux ça, eh bien tu prends ça."

Depuis votre confrontation sur le CETA, est-ce que vous avez vu un changement d’attitude de la part de la Commission européenne ?

Elle a mis en place un vrai travail sur les mécanismes d’arbitrage. Mais pour le reste, quand je lis Cécilia Malmström encore récemment dans un grand quotidien, le journal me tombe des mains. C’est de l’autisme politique. Il n’y a rien qui change dans son discours et son attitude. Et c’est hallucinant parce qu’il n’y a rien qui va changer dans la nôtre non plus. Donc on va vers de nouvelles confrontations, et je pense qu’on sera de moins en moins seuls.

Trump, Erdogan, Poutine : l’Europe est entourée de leaders qui lui cachent peu leur hostilité. Que peut faire l’Europe à court terme pour reprendre pied ?

À court terme, rien. Que Federica Mogherini ne se fâche avec personne, c’est la moindre des choses qu’on puisse faire pour le moment. Laissons faire le Brexit, après on pourra discuter.

Quel scénario pour l’Europe après le Brexit, dans un horizon de 25 ans ?

J’imagine bien le Brexit être suivi par un Polxit, un Hongrexit, un Roumaxit, un Bulgxit… Si on arrive à négocier un accord dur mais équilibré entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, certains pays se diront qu’un modèle à la britannique est enviable. Donc la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie – et peut-être le Danemark et la Suède – sortent de l’Union et nouent des accords commerciaux ou de partenariat.

C’est souhaitable, selon vous ?

Oui, ça permet d’arrêter un peu la concurrence interne : on se retrouve alors avec des pays beaucoup plus proches en termes de niveau de PIB et de modèle socio-économique. L’Union regroupe quand même encore 400 millions d’habitants, on est encore plus nombreux que les États-Unis. On en profite pour signer des accords d’association avec des pays de la Méditerranée. Et avec un peu de chance – c’est horrible ce que je vais dire – mais les Etats-Unis décident d’une intervention unilatérale au Proche-Orient, et les Européens disent NON. Il y a des manifestations un peu partout en Europe : c’est la naissance d’une conscience civique européenne qui ne naîtra que dans l’affrontement. Il faut un "nous contre eux". Et il vaut mieux que ce soit nous Européens, multilatéralistes, légalistes, contre les États-Unis isolés et agressifs. Par la même occasion, on arrête toutes les négociations des traités multilatéraux et bilatéraux et on fait des accords commerciaux purs et on en profite pour renforcer le développement endogène de l’Union européenne.

Comment ?

L’Europe réinvestit massivement, elle mutualise une partie des dettes, et elle finance des grands travaux. Pas des grosses infrastructures type TGV mais des grands chantiers comme la rénovation de l’ensemble du parc énergétique des logements sociaux. On explique aux classes moyennes et populaires que grâce à l’Europe leur facture d’énergie va baisser. On commence doucement à réconcilier les citoyens avec l’Union européenne, on crée de l’emploi, on assure notre indépendance énergétique. Et on redevient les leaders du combat climatique mondial de manière crédible. On doit se donner des objectifs. Mais en mettant de l’argent. Sans quoi ça n’est pas attractif.

"La naissance d’une conscience civique européenne ne naîtra que dans l’affrontement. L’Europe multilatéraliste, légaliste, contre les États-Unis isolés et agressifs."

Dans votre scénario, il faut donc revoir à la hausse le budget de l’Union européenne, qui plafonne à 1% du PIB…

Oui, il faut au minimum le tripler. L’Europe doit rester un cheval léger, garder une administration légère, par contre elle doit avoir un vrai budget d’investissement : un plan Juncker puissance 100. Alors les gens vont commencer à voir des résultats… L’Europe ne fonctionne plus sur la mémoire de son héroïsme, elle ne fonctionne pas sur un patriotisme européen, elle ne fonctionne qu’en démontrant qu’elle est efficace, or elle ne l’est pas.

Le rêve que vous exposez, vous y croyez ? C’est un euphémisme de dire que ce n’est pas un discours dominant…

Je pense que ces élites européennes, qui vivent complètement déconnectées du monde, finiront par être obligées de comprendre. On va aux devants d’une désintégration politique, des pays qui vont devenir ingouvernables, gouvernés par des dingues comme les États-Unis aujourd’hui. Et il y aura des mobilisations civiques massives. Je crois que l’Europe n’échappera pas à une forme de grande désintégration politique, un réveil de la société civile, et l’apparition d’une nouvelle génération politique qui sera plus en phase avec la société civile.

En réponse au Brexit, les États planchent sur une Europe de la défense, ce n’est pas une bonne piste ?

Il faut plus d’Europe sur un pacte énergétique, plus d’Europe des investissements, plus d’Europe des législations sociales, de lutte contre le dumping fiscal, de présence aussi sur la scène étrangère. Mais je crois plus en des accords de partenariat avec les pays du Maghreb, et demain les pays africains qu’en une Europe de la défense. Avec les moyens militaires un peu dérisoires qu’on a sans les Britanniques, l’Europe de la défense, c’est la France…

Manque-t-il aussi une scène politique européenne ? Une circonscription fédérale comme la demande Guy Verhofstadt ?

Il met tout à l’envers. C’est typique des gens qui ne comprennent pas la société. Dire qu’on va changer les institutions pour changer le monde, ça ne marche pas : c’est la société qui bouge. Benoît Hamon, Antonio Costa et même Alexis Tsipras – malgré tout le mal qu'on a pu dire de lui – l'ont compris, eux.

Repost 0
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 09:47

Chronique "figure libre" dans L'Opinion publiée le lundi 30 janvier 2017 à 16h21

csuumfpwiaehdhaInstruits que nous sommes de la « complexité du monde », nous nous perdons parfois dans des explications alambiquées là où il faudrait faire simple.

Je suis le premier à traquer structures, fractures et références que révèlent un fait politique. Au point, trop souvent, d’obscurcir une réalité d’une limpide clarté. Ainsi, si Benoît Hamon a gagné, c’est avant tout parce qu’il a fait une excellente campagne, mûrie de longue date, qu’il a su imposer des thèmes qui correspondaient à l’horizon d’attente de celles et ceux qui se déplacent pour une primaire de gauche. Il a su, aussi, bénéficier de trois incontestables points d’appui.

Premier point qu’on finirait presque par oublier : les électeurs de gauche (car les sympathisants socialistes ne sont pas les seuls à s’être déplacés) ont d’abord et avant tout voté pour sanctionner le bilan du quinquennat. Certes, la plupart des candidats avaient participé au gouvernement. Mais soit qu’ils aient occupé un poste mineur, soit qu’ils aient quitté le pouvoir plus tôt, ils sont parvenus à le faire un peu oublier. Ce n’est pas le cas de Manuel Valls, perçu, en dépit de ses efforts, comme le candidat de remplacement du Président sortant, et pour qui le bilan contesté aura été comme le sparadrap du capitaine Haddock. Ajoutons de surcroît que l’ancien Premier ministre avait, en son temps (et il doit sûrement s’en mordre les doigts aujourd’hui), appelé à une clarification entre deux gauches qualifiées par lui d’irréconciliables. Or l’électorat de gauche, même en proie au doute, reste profondément unitaire.

Attrait pour la nouveauté. La deuxième raison évidente, c’est l’attrait pour la nouveauté, qui est la conséquence de ce que j’appellerais la démocratie de la déception. Depuis des mois, chacun allait répétant que les Français ne voulaient pas d’une réédition de la présidentielle de 2012 : les primaires (de droite comme de gauche) en ont offert une éclatante illustration. Tentés de tourner la page à peine ouverte, les votants ont tendance (normale chez les Français) à couper les têtes à partir du moment où elles sont connues. Élimination de Sarkozy, empêchement d’Hollande, défaites de Duflot et de Juppé : on peut sourire de ce plaisir un brin sadique à dégommer les favoris, à ne pas s’en laisser compter, que les amis de Jean-Luc Mélenchon appellent, en référence à des mouvements sud-américains, le « dégagisme ». Mais il en dit long sur la crise de l’efficacité politique, sur la colère qui naît de la distorsion entre les promesses et les actes.

La troisième raison, c’est évidemment l’erreur des concurrents de Hamon, qui n’est pas seulement de l’avoir sous-estimé, mais surtout de l’avoir caricaturé en « candidat de l’utopie ». D’abord parce que les électeurs, et singulièrement ceux de gauche, ne voient pas négativement les candidats qui prétendent imaginer le monde de demain. Il y a, dans une certaine frange de la population, un regain d’intérêt pour les « utopies concrètes », comme en témoigne le succès d’un film documentaire comme Demain.

Il y a dans le succès d’Hamon comme une social-démocratisation de Nuit debout, qui en embrasse à la fois les thèmes et la méthode

Écologie, partage, frugalité : cette version post-marxiste de la critique du système ne fait pas seulement un carton dans la petite bourgeoisie citadine, elle inspire bien des citoyens inquiets de la dynamique effarante du capitalisme d’aujourd’hui. Et, comme c’est souvent le cas à gauche, les victoires politiques prolongent des mouvements sociaux qui se sont souvent soldés par des défaites. Il y a dans le succès d’Hamon comme une social-démocratisation de Nuit debout, qui en embrasse à la fois les thèmes et la méthode.

Proximité bonhomme. Très habilement, le candidat, réfutant l’argument de la « présidentialité » verticale, a au contraire joué de sa proximité bonhomme, un « boy next door » sincère et accessible. De toute façon, Sarkozy et Hollande ont, malgré eux, contribué à dé-jupitériser la fonction. La droite l’accepte moins, mais la gauche s’y résout, voire le désire, tant elle est génétiquement hostile au pouvoir personnel. Et les attaques en « manque de crédibilité » ratent d’autant mieux leur cible quand elles sont proférées par ceux qui ne furent guère efficaces au pouvoir.

Déjà les commentateurs frétillent : et si c’était, enfin, la fin du PS ? Les prémisses du grand schisme ? Et chacun d’évoquer les grands repères de l’histoire récente, à commencer par 1969, date à laquelle Gaston Defferre réalise à peine 5 % à la présidentielle, précipitant la disparition de la SFIO croupissante.

Ceux qui cherchent à réduire le débat d’aujourd’hui à un affrontement entre « gauche de gouvernement » et « gauche radicale » font erreur

Mais la vérité est que nous n’en savons rien. Dans ce paysage politique mouvant incertain, rien ne dit que la centralité du PS à gauche sera réellement remise en cause.

Ce que je sais en revanche, c’est que ceux qui cherchent à réduire le débat d’aujourd’hui à un affrontement entre « gauche de gouvernement » et « gauche radicale » font erreur. Rappelons d’ailleurs qu’à l’exception de l’extrême gauche trotskiste, tous les partis dits « progressistes » engagés dans la campagne ont participé à l’exercice du pouvoir d’Etat, ou à défaut à celui du pouvoir local, avec ce que cela implique de prise en compte des contraintes et d’élaboration de compromis.

En réalité, la gauche tâtonne pour répondre aux trois crises auxquelles tous les partis d’Europe héritiers du mouvement ouvrier sont confrontés. Crise idéologique d’abord, liée à la sidération devant la puissance (et la violence) du capitalisme financier transnational et les conséquences (écologiques, sociales, culturelles) de cette « mondialisation libérale » dans la vie des hommes et des sociétés.

Electorat friable. Crise sociologique ensuite, qui touche davantage la gauche que la droite (laquelle peut s’appuyer sur un socle électoral moins friable), et qui révèle a la fois des fractures de classe et des fractures territoriales. Crise stratégique enfin, qui voit s’affronter les tenants du recentrage libéral, les promoteurs de la synthèse à gauche, les partisans de la social-écologie.

La campagne présidentielle ne réglera évidemment pas ces problèmes structurels. Mais le cap que choisira Benoît Hamon permettra peut-être d’esquisser un début de réponse.

Repost 0
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 11:00

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande a fait un constat lucide : il n’est pas en situation d’assurer le rassemblement des forces de gauche et écologistes. Ce qui lui est impossible l'est donc tout autant pour son premier ministre Manuel Valls, concepteur de la thèse des deux « gauches irréconciliables ».

Nous l'affirmons, aucune victoire, aucun rassemblement à gauche ne sont envisageables si le candidat – ou la candidate – soutenu par le PS en 2017, s’inscrit dans la ligne politique, économique et sociale qui prévaut depuis juin 2012, s'il ne cherche pas une fois désigné à rassembler toute la gauche.

Pour plusieurs d'entre nous – qui soutenions la candidature de Marie-Noëlle Lienemann ou qui attendions que les multiples candidats de gauche à la primaire s'accordent enfin – l'heure des choix est venue. Nous saluons donc l'initiative prise par la sénatrice socialiste de Paris d'appeler à l'unité des candidats alternatifs à la ligne Hollande-Valls-Macron et d'avoir annoncé en conséquence qu'elle renonçait à se présenter pour permettre cette unité.

Ce qui unit les propositions d'Arnaud Montebourg, de Marie-Noëlle Lienemann ou Benoît Hamon constitue un base sérieuse pour ce projet alternatif que la gauche doit présenter au pays. Il ne s’agit en rien de nier les différences d’approche mais il faut aujourd’hui aller à l’essentiel, privilégier l'élan du rassemblement et construire un mouvement de convergence. Un mouvement pour aller au-delà de là stricte affirmation de nos conceptions respectives.

Nous reconnaissons qu'un mouvement s'est opéré autour de la candidature d'Arnaud Montebourg, mais il ne serait pas possible de choisir une candidature plutôt qu'une autre à la seule lecture de sondages, dont on a vu à quel point ils étaient trompeurs, ou sur des sympathies personnelles.

Depuis longtemps, nous partageons avec lui un regard et des approches communes sur la nécessité de restaurer la souveraineté populaire, une démocratie vivante, face aux dérives présidentialistes de la Vème République et à la lente agonie du projet européen sous l'effet des politiques libérales et austéritaires. Ce combat nous rassemble.

Depuis son entrée en campagne, Arnaud Montebourg a pris en compte de nouvelles dimensions nécessaires dans le projet qu'il soumet aux électeurs de gauche : la relance par le pouvoir d'achat et la nécessité de coups de pouce au SMIC, le renforcement des protections sociales et des services publics, l'abrogation de la loi Travail, et une volonté d'engager profondément la transition écologique et numérique qui sont des enjeux majeurs pour les Français et notre pays.

Ce socle proposé par Arnaud Montebourg nous paraît aujourd'hui solide – et financé, puisqu'il s'agit d'assurer à nos concitoyens que la gauche ne prend pas d'engagements à la légère – pour engager le rassemblement. Et nous appelons l'ensemble des militants et sympathisants de gauche à franchir cette étape avec nous.

Comment parviendrions-nous à conjurer la menace d'une droite réactionnaire et de l'extrême droite si nous ne prenons pas aujourd'hui l'engagement de l'unité ? Si nous, qui sommes si proches, ne savons pas dépasser nos petites différences, comment pourrons-nous le faire avec d’autres ensuite et convaincre nos concitoyens que notre projet est majoritaire à gauche face au libéralisme ?

Le succès à la primaire de gauche est un préalable, une première étape. Il doit créer un électrochoc, être le point de départ d’une nouvelle donne, du dépassement des multiples candidatures des écologistes à la gauche radicale pour vaincre les droites mobilisées.

Frédéric FARAVEL, membre du bureau fédéral du PS95 et du conseil national du PS (Bezons) – Sébastien LOMBARD, secrétaire de la section PS Haut-Val-d'Oise, membre du conseil fédéral du PS95 (Persan) – Jérôme HAINE, membre du conseil fédéral du PS95 (Méry-sur-Oise) – Manon COMTE, secrétaire de la section PS Eaubonne-Montlignon, membre du bureau fédéral du PS95 (Eaubonne) – Sébastien FONTAGNEU, secrétaire de la section PS d'Enghien/Deuil-la-Barre (Enghien-les-Bains) – Marianne BAK, adjointe au Maire PS d'Écouen, membre du conseil fédéral du PS95 – Didier DAGUE, conseiller municipal de Courdimanche, conseiller communautaire délégué de l'agglomération de Cergy-Pontoise, membre de la commission fédérale des conflits du PS95 – Adélaïde PIAZZI, conseillère municipale et secrétaire de section PS de Montmorency, membre du bureau fédéral du PS95, membre de la commission nationale des conflits du PS – Ousmane DIAGANA, secrétaire de la section PS de Montmagny, membre du conseil fédéral du PS95 Élise PIETROBON, membre du conseil fédéral du PS95 (Montmagny) Denis FÉVRIER, membre du conseil fédéral du PS95 (Cergy)Calvin JOB, conseiller municipal PS de Beaumont-sur-Oise, membre du conseil fédéral du PS95

les candidats alternatifs à la politique Hollande-Valls-Macron à La Rochelle le dimanche 11 septembre 2016

les candidats alternatifs à la politique Hollande-Valls-Macron à La Rochelle le dimanche 11 septembre 2016

Repost 0
16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 13:59

Intervention de Gérard Filoche

Gérard Filoche intervenait le dimanche 11 septembre 2016 vers 10h00 devant les militants et sympathisants de la motion B "à gauche pour gagner !" du Parti Socialiste, lors des Journées d'été de ce courant organisées à La Rochelle. 
Il introduit la première table ronde de la matinée intitulée "pour en finir avec le chômage de masse".


Intervention de Gérard Filoche aux Journées d... par agauchepourgagner

Intervention d'Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg, candidat à la présidence de la République dans le cadre des primaires de la gauche, intervenait le dimanche 11 septembre vers 11h pour conclure la plénière intitulée "En finir avec le chômage de masse" lors des Journées d'été de la Motion B "à gauche pour gagner !" à La Rochelle.


Intervention d'Arnaud Montebourg à La Rochelle... par agauchepourgagner

Intervention de Benoît Hamon

Benoît Hamon, député PS des Yvelines, intervenait le dimanche 11 septembre 2016 vers 11h10 du matin devant les militants et sympathisants de la motion B "à gauche pour gagner !" du Parti Socialiste. 
Il introduisait la table ronde "Pour une nouvelle offensive démocratique".


Intervention de Benoît Hamon aux Journées d'été... par agauchepourgagner

Intervention de Marie-Noëlle Lienemann

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris et candidate aux primaires de la gauche pour l'élection présidentielle de 2017, intervenait, devant les militants réunis lors des Journées d'été organisées par la motion B "à gauche pour gagner !" du Parti Socialiste, pour conclure la table ronde "Pour une nouvelle offensive démocratique".


Intervention de Marie-Noëlle Lienemann aux... par agauchepourgagner

Intervention de Christian Paul

Christian Paul, député socialiste de la Nièvre et premier signataire de la motion B du PS, intervenait dimanche 11 septembre 2016, devant les militants et sympathisants de la motion "à gauche pour gagner !" pour conclure les Journées d'été organisées par ce courant du PS à La Rochelle.


Intervention de Christian Paul aux Journées d... par agauchepourgagner

Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Christian Paul et Arnaud Montebourg, après la conclusion des Journées d'été de la motion B du PS dimanche 11 septembre à La Rochelle

Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Christian Paul et Arnaud Montebourg, après la conclusion des Journées d'été de la motion B du PS dimanche 11 septembre à La Rochelle

Repost 0
15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 14:17
La motion B du PS a lancé un nouvel appel le samedi 10 septembre 2016 à des primaires de toute la gauche

La motion B du PS a lancé un nouvel appel le samedi 10 septembre 2016 à des primaires de toute la gauche

La Rochelle, samedi 10 septembre 2016,

 

Seule une grande primaire de toute la gauche et des écologistes peut garantir l’espoir d’une alternative crédible et prémunir contre l’immense défaite annoncée.

Car tout l’indique désormais : si rien ne change, la gauche française sera effacée de l’élection présidentielle, absente du second tour. Nous devons briser cette fatalité. Personne ne peut ignorer que derrière notre effacement durable, viendraient la revanche de la droite ou la conquête du pouvoir par le Front National.

Sourd à nos alertes, l’exécutif persévère dans son erreur. Il est le principal responsable de la dislocation de la gauche et de l’affaiblissement sans précédent du Parti socialiste.

Ce quinquennat tant espéré a suscité une déception d’une ampleur inédite. La France, pays meurtri, a besoin d’un projet optimiste.

Partout existent des énergies, des idées, des volontés de progrès et de transformation. C’est l’idée même de rassemblement qu’il faut désormais faire vivre.

Nous, À Gauche Pour Gagner, adressons cet appel à tous, Françaises et Français, qui se reconnaissent dans nos valeurs, et à toutes les forces politiques de la gauche sans exception :

  • Nous appelons à une grande primaire citoyenne et ouverte, de toute la gauche et des écologistes, sans exclusive et sans préalable. Son organisation doit garantir une loyauté totale et une transparence que chacun pourra contrôler. Il est grand temps de la mettre au cœur du débat public.

  •  La primaire ouvre la perspective d’une alternance venue de la gauche. En France et Europe, les gauches sont confrontées à des choix historiques. Nous pouvons convaincre. Nos idées sont des antidotes aux crises économiques, sociales ou écologiques qui frappent d’abord les plus faibles. Elles sont majoritaires dans la gauche française. Aux citoyens de le confirmer. Nous ne devons pas craindre la primaire. Avec À Gauche Pour Gagner, nous la préparons en allant, par étapes, vers une candidature unique.

  • Seul un grand événement démocratique, un débat franc et fécond, peut devenir attractif pour des millions de citoyens et redonner à la gauche l’espoir qui lui fait cruellement défaut.

L’esprit de responsabilité conduira au rassemblement, pas à une unité éphémère. La primaire le rend possible. A nous de rendre ce rassemblement désirable !

Repost 0
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 11:07

Voici bien longtemps que nous n'avons pas eu l'occasion de nous retrouver en Assemblée Générale, le premier semestre de 2016 ayant été largement happé par la mobilisation nécessaire contre le projet de loi travail - son contenu et la méthode anti-démocratique appliquée pour l'imposer.

La gauche sort de ce premier semestre en état critique ; tous les sondages l'indiquent. Il est temps de nous ressaisir et de reprendre un combat pour le progrès et la justice sociale, visiblement oublié par l'exécutif actuel. Les primaires sont un des moyens offerts, en espérant qu'elles soient organisées loyalement.

C'est pourquoi je vous propose de nous réunir le

JEUDI 15 SEPTEMBRE 2016
à 20h30

dans la salle du conseil de l'Hôtel de Ville de Gonesse

(66, rue de Paris)

L'ordre du jour sera le suivant :

  1. actualité politique ;
  2. retours sur les journées d'été d'AGPG à La Rochelle ;
  3. préparations des primaires ;
  4. préparations des élections législatives et sénatoriales;
  5. questions diverses...

​Je vous attends nombreux,

Amitiés socialistes,
Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion B
à gauche pour gagner !

 

Assemblée Générale de la motion B dans le Val-d'Oise
Repost 0
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 08:44
TAFTA-CETA : two sides of the same coin ?

TAFTA-CETA : two sides of the same coin ?

L’optimisme feint de la Commission européenne – toujours officiellement confiante quant à une conclusion des négociations fin 2016 – ne trompait plus grand-monde. Par la voix de Matthias Fekl puis de François Hollande, la France semble avoir définitivement porté un coup de grâce au funeste projet d’Accord commercial entre l’Union européenne et les USA. Le TTIP/TAFTA est en état de mort clinique. C’est une victoire pour ceux qui, comme moi, considèrent que le projet d’accord, tel qu’il était négocié, risquait de déposséder les États de leurs capacités à réglementer et à protéger, et ce faisant, contenait davantage de dangers que d’opportunités pour les travailleurs et consommateurs européens.

Maintenant que les négociations TAFTA sont nettement – et apparemment définitivement – dans l’impasse, le débat doit se déplacer vers un autre accord transatlantique dont les négociations, elles, sont définitivement conclues. L’Accord économique et commercial global (AECG/CETA) avec le Canada est encore largement méconnu du grand public mais son entrée en vigueur est bien moins hypothétique que celle du TAFTA. Pour l’instant, deux sons de cloche se font entendre : pour les uns, le CETA serait un « anti-TAFTA » ; pour les autres, il s’agit du « petit frère du TAFTA ».

Après examen attentif de l’accord, il semble bien que l’accord UE-CETA réponde à un agenda tout aussi libéral que celui qui a dicté les négociations de son grand frère états-unien. Certaines dispositions contenues dans le CETA – notamment sur le commerce des services – vont bien-delà de tout ce qui a été envisagé dans le TAFTA. Ce n’est pas un hasard si l’accord a été négocié par l’ancien commissaire De Gucht – un idéologue notoire – avec le gouvernement conservateur de Stephen Harper, dans une opacité plus importante que le TAFTA. Le mandat de négociation a ainsi été rendu public… après la conclusion de l’accord ! Gardons-nous enfin de tout manichéisme : il s’agit d’un accord qui bénéficiera également aux multinationales américaines, puisque 40 000 d’entre elles possèdent des filiales au Canada.

Dès lors, il est tentant de se demander si le CETA et le TAFTA ne sont que deux faces de la même stratégie de dérégulation et d’harmonisation par le bas de la Commission européenne. C’est la question à laquelle nous tenterons de répondre lors de la conférence « CETA, TTIP, two sides of the same coin » que nous avons organisé mardi 6 septembre 2016 dans le cadre du Progressive Caucus, un espace de discussion entre députés européens de gauche* (http://www.unravellingceta.eu/press-release-progressive-members-european-parliament-come-together-unravel-ceta/).

Emmanuel Maurel

* Dans ce même cadre, nous avons lancé la campagne « Unravelling CETA » (« Décortiquer le CETA ») et créé un site en 6 langues pour informer les citoyens européens sur le contenu de l’accord UE-Canada.
Le site ici : http://www.unravellingceta.eu/?lang=fr
La page facebook de la campagne, là : https://www.facebook.com/unravellingCETA/?fref=ts

Emmanuel Maurel concluait mardi 6 septembre au Parlement européen la réunion du Progressive Caucus sur le TAFTA et le CETA, deux faces de la même pièces

Emmanuel Maurel concluait mardi 6 septembre au Parlement européen la réunion du Progressive Caucus sur le TAFTA et le CETA, deux faces de la même pièces

Repost 0