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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 10:33

Maurel_UEPS_2015_Fraternite_29-08-2015Devant une salle plénière peu fréquentée (les précédentes n'ayant pas non plus attiré les foules des années passées), ce qui rappelle la moindre mobilisation des militants pour cet université d'été 2015, les intervenants se sont succédés de manière inégale avant qu'Emmanuel Maurel ne conclut cette dernière plénière de l'université. Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu mis en ligne par le PS et la vidéo de la table ronde.

Latifa Ibn Ziaten, la mère du soldat assassiné par Mohammed Merah a ouvert les débats sur la fraternité, lors de la dernière plénière sur la République, samedi. Elle a livré un plaidoyer émouvant en faveur de l’éducation. « Si Mohammed Merah avait été bien élevé, bien éduqué, mon fils serait encore là. » Et aujourd’hui, elle est au chevet de ceux qui n’ont rien avec l’association « Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix » qu’elle a fondée. 

La fraternité est la dernière venue dans la devise de la République, a rappelé Sandrine Mazetier. Or, « la société de défiance percute la fraternité, ce ciment qui devrait nous rassembler ». Pour Yann Algan, économiste spécialiste du bien être, c’est une valeur essentielle, qui « ne se décrète pas ». « Nous sommes très loin de la fraternité en France », a-t-il souligné : « les Français se distinguent par leur défiance forte envers les institutions et les autres en général ». C’est un paradoxe, ils se disent heureux dans le privé, mais très méfiants envers ceux qu’ils ne connaissent pas. « Beaucoup considèrent qu’il faut être corrompu pour réussir, mais ne sont pas plus tendres pour les laissés pour compte puisqu’une majorité de Français estime que les chômeurs sont responsables de leur situation », a souligné l’économiste. En outre, « nous sommes encore dans une société très hiérarchique où nous n’apprenons pas la collaboration. » Mais il y a encore de l’espoir car « la fraternité se construit ». Cela commence « dès l’école », en encourageant le travail collectif, comme le fait Najat Vallaud-Belkacem dans sa réforme du collège, ce qui réjouit Yann Algan. 

Nacer Kettane président de Beur FM a jugé pour sa part que la fraternité n’était pas un penchant naturel de l’homme. Elle ne doit donc pas être « une posture », ni « une déclaration pieuse », mais se décliner en actes. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo a lui insisté sur la différence entre fraternité et solidarité, car « la fraternité n’attend pas de contreparties, c’est un effort éthique ». Il a constaté « un manque de mobilisation » de la société qui devrait « faire pression sur les politiques », notamment pour agir sur la situation des migrants. Il a estimé que cette « effondrement de l’imaginaire de la fraternité » était lié à la fois à un certain discours politique – Nicolas Sarkozy, entre autres, et ses nombreuses attaques contre des communautés pointées du doigt - et à une série de « nœuds passionnels », que l’on préfère mettre sous le tapis : la colonisation, les débats entre juifs et arabes, la question de l’islam etc. 

Nadia Bellaoui, secrétaire nationale de la Ligue de l’enseignement, a cité en exemple les associations comme « lieux où se construisent le mieux la fraternité ». « Pour que reculent les inégalités, il faut construire un rapport de force en faveur de la solidarité, développer un sentiment de responsabilité vis à vis de gens que l’on ne connaît pas », a-t-elle ajouté. Une œuvre forcément collective.  

Revenant sur les interventions de ses prédécesseurs, Emmanuel Maurel a contesté la vision de Nacer Kettane sur le penchant naturellement anti-fraternel des hommes. Il a abondé dans le sens de Dominique Sopo, différenciant fraternité, « je peux être heureux si les autres le sont », et solidarité, « l’Etat considère qu’il faut coopérer pour une société viable ». Il a ajouté qu’en France, « une politique fraternelle nécessitait une législation différente sur les étrangers ». Et en conclusion, il s’est interrogé sur la compatibilité entre la fraternité et la société capitaliste. Pour lui, « il n’y a pas de fraternité dans une société de marché dominée par les forces de l’argent, qui chosifie les gens ». La réponse socialiste « doit être fraternelle » et a une implication politique car elle passe par la régulation du marché. 


Université d'été 2015 : La République pour la... par PartiSocialiste

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 10:07

Emmanuel Maurel, député européen, membre du Bureau national du PS et premier signataire de la motion 3 "Maintenant la Gauche", est intervenu sur la question des institutions et de notre aspiration à une VIème République démocratique et sociale pour la 4e séance de l'école de formation de Maintenant la Gauche le lundi 3 novembre 2014.


"Après une cinquième République monarchique... par école de formation de Maintenant la Gauche

"Après une cinquième République Monarchique... par école de formation de Maintenant la Gauche

Bibliographie sur les institutions pour l'école de formation de Maintenant la Gauche

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 16:29

logo_ecole_formation_MLGL'école de formation de Maintenant la Gauche a commencé ses séances depuis le lundi 29 septembre dernier. La première animée par Frédéric Faravel était consacrée à "l'histoire du socialisme français des origines à 1969" ; la seconde, qui s'est déroulée le lundi 6 octobre, était animée par David Cayla et consacrée aux "origines des crises économiques internationales : accidents ou logique du système ?"

Maintenant-la-Gauche-2-2820.JPGAnnoncée et attendue, tant par les participants que par les camarades en région qui n'ont pu assister à ses séances, la plateforme web de l'école de formation est désormais en ligne ! Vous pouvez dès maintenant y accéder à l'adresse http://ecole-formation-maintenantlagauche.fr/

Vous y trouverez les premières vidéos des séances de formation, ainsi que des documents pédagogiques complémentaires. Vous pouvez évidemment utiliser ce support pour des formations collectives en région.

Vous y trouverez également - et la mise à jour sera faite au fur et à mesure - la liste des formateurs et intervenants de l'école et le calendrier des futures séances.

Cette plateforme web est bien évidemment améliorable, elle a vocation à évoluer avec le temps ; dans tous les cas, nous tenons à remercier vivement nos camarades Jean-Pierre Coté et Sébastien Fontagneu qui ont permis qu'elle voit le jour dans des délais relativement courts.

Pour mémoire les prochaines séances actuellement programmées sont les suivantes :

  • Lundi 20 octobre, Réforme territoriale : progrès ou danger pour la République ?, avec Marie-Noëlle Lienemann
  • Lundi 3 novembre, Après une cinquième République monarchique, quelle VIème République pour les socialistes ?, avec Emmanuel Maurel
  • Lundi 17 novembre, L’évolution du droit du travail. Le «dialogue social», outil de progrès ou instrument de régression ?, avec Étienne Colin, avocat spécialisé en droit social
  • Lundi 24 novembre, Le socialisme français depuis le congrès d'Epinay. Quel avenir pour le PS ?, avec Frédéric Faravel
  • Lundi 1er décembre, La gauche et la construction européenne : repères et concepts, avec François Lafon, historien

Nous vous rappelons qu'il est nécessaire de s'inscrire avant chacune des séances de l'école de formation en écrivant à l'adresse électronique de l'école : formation.maintenantlagauche@gmail.com - vous pourrez également le faire depuis la plateforme web. Les séances se déroulant jusqu'à nouvel ordre dans des salles de l'Assemblée Nationale, il est impératif d'avoir sur soi une pièce d'identité pour accéder au lieu de formation.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:21

LE MONDE | 21.02.2014 à 15h07| Par Jacques Julliard (Historien)

Comme tous les mots d'usage courant dans la polémique politique – songeons à libéralisme, ou bien encore à populisme –, celui de social-démocratie est aujourd'hui usé, galvaudé, dénaturé, jusqu'à l'insignifiance. Il a suffi que, lors de sa dernière conférence de presse, François Hollande s'en réclame – quel scoop ! – pour que la machine à commentaires démarre au quart de tour. Pensez donc ! Nous avions un président social-démocrate et nous ne le savions pas…

Il faut recourir à l'Histoire, comme à l'ordinaire, pour y voir un peu plus clair. A l'origine, la social-démocratie désignait l'aile gauche du socialisme allemand, qui se réclamait de Marx et de la IIe Internationale. Son programme, d'inspiration marxiste, comprenait des concessions importantes aux lasalliens et fit l'objet de critiques de Marx restées célèbres. C'est ce programme qui fut fondamentalement révisé après la seconde guerre mondiale à Bad Godesberg, en 1959 : adhésion à l'économie de marché ; volonté de s'adresser au peuple tout entier et non à la seule classe ouvrière.

On notera au passage que la toponymie symbolique du socialisme international est tout entière allemande : Eisenach ou la radicalité, Gotha ou l'unité, Bad Godesberg ou la révision sont des figures classiques. Dans l'univers socialiste, l'Allemagne a presque toujours été la règle et la France l'exception. Et faut-il rappeler que, jusqu'en 1918, c'est-à-dire au-delà de la Révolution, Lénine adhérait à un parti social-démocrate en Russie ?

A partir de la fin du XIXe siècle, la social-démocratie désigne, à la notable exception de la France, un mode d'organisation du socialisme européen, fondé sur un triple pilier : le parti, le syndicat, la coopérative. Toute la vie de l'ouvrier se déploie dans cet univers bien réglé. Il est censé adhérer au parti, militer au syndicat, acheter à la coopérative. Ainsi se constitue à l'intérieur du monde capitaliste une contre-culture sociale-démocrate fondée sur un recrutement massif et la priorité donnée à l'action politique légale, dans le cadre des élections et de la représentation ouvrière.

Parti et syndicat y sont les deux faces d'un même mouvement ouvrier. Depuis l'apparition du mouvement communiste au lendemain de la première guerre mondiale, la social-démocratie désigne les socialistes qui ont refusé de rallier Moscou et la IIIe Internationale. La polémique lancée par Lénine contre ces «renégats» a fait rage, et le mot, en France notamment, a pris à l'extrême gauche un sens péjoratif, ou tout au moins condescendant. Le social-démocrate porte en lui le gène de la trahison, comme la coccinelle celui du nombre de points sur sa carapace. C'est un «social-traître», un «social-fasciste», bien qu'historiquement, ce soient les communistes allemands, non les sociaux-démocrates, qui, par leur sectarisme, ont fait la courte échelle à Hitler.

Plus sérieusement, ce sont les pays scandinaves qui, dans l'entre-deux-guerres, ont remodelé la pensée sociale-démocrate, en renonçant au renversement révolutionnaire du capitalisme, en portant la protection des travailleurs à un niveau jamais atteint nulle part, et en refondant la politique socialiste sur les bases d'un compromis permanent entre l'Etat, le patronat et les organisations ouvrières. Pour l'extrême gauche révolutionnaire, il porte la tare originelle de n'avoir pas été acquis par la violence.

Et la France ? La France est, dans le concert européen, une exception. Au sens numéro deux, elle n'a jamais été sociale-démocrate et ne le sera jamais ; au sens numéro trois, elle l'est depuis le début du XXe siècle. Pourquoi ? Parce que partis et syndicats ne sont jamais parvenus à se constituer en organisations de masse, sauf lors de brèves éruptions ouvrières comme en 1936, en 1945, voire en 1968.

Le Parti socialiste français, à direction presque exclusivement bourgeoise, sans représentation ouvrière réelle, est à saute-mouton par-dessus la social-démocratie : plus à gauche politiquement, plus à droite socialement. Seul le Parti communiste français a réussi, pour un bref laps de temps, à se constituer en contre-société à l'intérieur du monde capitaliste.

De plus, la social-démocratie suppose un parti unique, ou largement dominant à l'intérieur de la gauche. Or, le succès du communisme en France a rendu impossible cette condition presque tout au long du XXe siècle.

Enfin, parti et syndicat ne vivent pas en symbiose comme en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Grande-Bretagne sous le nom de travaillisme. Depuis la charte d'Amiens (1906), ils vivent dans l'indépendance réciproque, la méfiance, parfois la concurrence. Non, il n'y a pas de structure sociale-démocrate en France.

A cette situation, deux causes principales : le retard économique français qui, pendant la première moitié du XXe siècle, a empêché l'affirmation de la grande industrie ; l'héritage politique de la Révolution française, qui a substitué au schéma classe contre classe la figure du Front populaire, c'est-à-dire l'alliance du prolétariat avec la bourgeoisie progressiste.

Or, ce sont ces deux mêmes causes qui ont favorisé l'affirmation du réformisme à l'intérieur du mouvement ouvrier français. Depuis Hollande ? Vous plaisantez. C'est Jaurès qui, au congrès de la IIe Internationale à Amsterdam (1904), défend contre Bebel la participation du socialiste Millerand au gouvernement bourgeois de Waldeck-Rousseau (1899-1902) au nom du continuum de la révolution française ; et le même Jaurès qui affirme contre Guesde que le socialisme sera le prolongement de la démocratie ; c'est Blum qui, en 1920, à Tours, défend contre les partisans de l'adhésion à la IIIe Internationale le même schéma et les valeurs de liberté ; c'est Mitterrand qui, arrivé au pouvoir, proclame, à partir de 1983, la légitimité du profit capitaliste ; c'est Rocard qui, dans sa phase autogestionnaire, souligne l'importance du développement autonome de la société par rapport au volontarisme politique et partisan ; c'est Jospin qui accepte une économie de marché en refusant une société de marché.

La droite française ne cesse de déplorer l'absence en France d'un Bad Godesberg, c'est-à-dire d'une conversion des socialistes français au réformisme, mais l'histoire du socialisme français dit le contraire : c'est un Bad Godesberg permanent.

Et maintenant ? Certes, il existe toujours une opposition d'extrême gauche qui se réclame des valeurs révolutionnaires, sinon de la Révolution elle-même. Mais elle ne paraît plus capable de créer une dynamique. C'est un satellite géostationnaire qui gravite autour de la planète sociale-démocrate, plus étatiste, plus volontariste, plus fort en gueule. Mais rien d'autre.

De plus, les problèmes ont changé de nature. Les plus hardis des socialistes français ne sont plus des révolutionnaires, ni même des nationalisateurs : ce sont des keynésiens à tous crins, qui préconisent, à l'intérieur de l'économie de marché, le primat de la demande sur l'offre, et la solution des problèmes français par l'inflation. L'alternative n'est plus Marx contre Adam Smith, mais Keynes contre Milton Friedman.

Bobos contre populistes, écolos contre industrialistes : tout cela fait au total d'excellents sociaux-démocrates. Mais le peuple, lui, a quitté la scène ; il est ailleurs, très loin parfois ; et c'est là le problème commun aux uns et aux autres.

Jacques Julliard - Il est éditorialiste à Marianne, est l’auteur des Gauches françaises, 1762-2012. Histoire et politique (Flammarion, 2012)

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:04

A quelques mois des élections européennes, les partis d’extrême droite opèrent une structuration, à l’initiative d’Andreas Mölzer, député européen du FPÖ, qui a réuni différents partis le 14 novembre 2013, à Vienne, pour lancer une Alliance européenne pour la liberté. Gaël Brustier analyse cette évolution pour l’Ovipol.

noteFJJGbrustier-212x300.jpgSynthèse :

Le défi de Mölzer lancé à la gauche européenne : le dépassement des vieilles extrêmes droites ?

Andreas Mölzer, l’un des membres les plus radicaux du FPÖ, a entrepris de rassembler les partis d’extrême droite en Europe. L’objectif consistait à adapter le discours, l’idéologie et la conception de la société qu’ils ont développés jusqu’à présent afin que la nouvelle extrême droite, composée du FPÖ autrichien, du PVV néerlandais, du FN français, du Vlaams Belang flamand, la Lega nord italienne, forme un groupe au Parlement européen. L’Alliance européenne pour la liberté en est la synthèse et se distingue de l’Alliance européenne des mouvements nationaux menée par Bruno Gollnisch, plus «archéo». En effet, l’Alliance européenne pour la liberté s’inscrit dans les cadres de l’Union européenne et entend défendre la transparence, le contrôle démocratique, la subsidiarité, la diversité mais aussi les «valeurs historiques, traditionnelles, religieuses et culturelles» des nations d’Europe.

Efficacité d’un programme ou rentabilité d’un univers d’images ?

Les partis d’extrême droite en Europe ont évolué suivant la mutation de la société tout en préservant les revendications patriotiques et nationalistes inhérentes à leur constitution. Durant l’Affaire Snowden, les partis d’extrême droite ont défendu les droits individuels de manière controversée. Concernant l’Union européenne, ils dénoncent le déficit démocratique et la gestion de la crise de l’euro pour renforcer l’échelon national et délégitimer l’action européenne. Ils empruntent, ainsi, des thématiques des autres partis pour élargir leur électorat. L’extrême droite européenne ne dispose pas d’un programme commun mais d’un ciment idéologique lié à l’hostilité envers l’islam.

Agir : un défi pour les socialistes, la social-démocratie et la gauche radicale en Europe

La refondation de l’extrême droite européenne, qui a intégré l’Union européenne dans son discours, représente une opération de conquête électorale. L’auteur plaide pour une repolitisation des questions européennes qui doivent être portées dans le débat public et se rapprocher davantage du citoyen.

vous pouvez télécharger la note en cliquant sur l'image

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:19

Politis.fr - Par Philippe Marlière - 15 janvier 2014

TRIBUNE. Le néolibéralisme «de gauche» du chef de l’Etat n’a rien à voir avec la tradition sociale-démocrate, explique Philippe Marlière, professeur de science politique à University College London.

arton25278-551d2.jpgL’éditocratie en a frétillé d’aise au terme de la conférence de presse de François Hollande à l’Élysée : le président assumerait son «tournant social-démocrate». L’usage des mots pour qualifier un personnage politique ou son action pose un enjeu symbolique de premier ordre. Ici, si Hollande est "social-démocrate", c’est qu’il est encore de gauche. S’il n’est pas cela, qu’est-il devenu alors ?

Dans le cas présent, l’offensive éditocratique redouble d’ardeur car ses soutiens, à gauche et à droite, entendent suggérer le point suivant : Hollande a abandonné la "vieille" gauche égalitaire de transformation sociale, pour une gauche "moderne" et "réaliste". En sous-texte, nos bons propagandistes préparent leurs lecteurs au grand saut inévitable : la gauche - incarnée par François Hollande - doit être compatible avec un capitalisme financier prédateur et conquérant. Peine perdue, empaqueter le fuite néolibérale du président dans une jolie boîte sociale-démocrate est abusif. Un rappel historique s’avère nécessaire pour déconstruire cet acte de piratage idéologique.

Anticapitalisme

L’idée sociale-démocrate s’est développée à partir du dernier quart du XIXème siècle. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, elle est enrichie aussi bien par les partisans d’un socialisme réformiste que par ceux qui préconisent une rupture radicale avec le capitalisme. Au-delà des divergences doctrinaires repérables dans l’ensemble des partis ouvriers européens, il est possible de dresser le cadre idéal type de la pensée sociale-démocrate de cette première période.

À l’origine, les différents courants de la social-démocratie se querellent avant tout sur les modalités du combat contre l’État bourgeois : convient-il de le réformer ou faut-il, tout simplement, le détruire ? Tous s’accordent, cependant, sur la finalité de leur action : faire reculer, voire terrasser le capitalisme. Selon des approches diverses, ils estiment tous que la socialisation des moyens de production et d’échange doit se substituer au système capitaliste.

Après la dissolution de la Ire Internationale (1864-1876), le terme social-démocrate est couramment associé à celui de marxisme. À partir des années 1880, le marxisme devient le courant dominant au sein de la social-démocratie, en particulier en Europe centrale. Après 1896, il devient la doctrine officielle de la IIe Internationale. Il existe cependant plusieurs interprétations du marxisme, qui renvoient à l’opposition majeure entre réformistes et révolutionnaires. La véritable ligne de fracture est liée à la question de la démocratie politique. Certains acceptent de mener leur action dans le cadre de la démocratie parlementaire des régimes capitalistes. D’autres, au contraire, pensent que le libéralisme politique est étranger au mouvement ouvrier et doit être rejeté. Dans les années 1875-1914, on observe parmi les dirigeants du SPD allemand un large éventail d’orientations idéologiques : Ferdinand Lassalle, un ex-libéral devenu socialiste, mais non marxiste ; le marxiste August Bebel ; Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, les fondateurs de la Ligue spartakiste qui se transformera en Parti communiste en 1918 [note du blog : mais non bolchévique jusqu'à l'assassinat des deux fondateurs]. Les spartakistes combattent le «révisionnisme réformiste» d’Eduard Bernstein qui, à leurs yeux, remet en cause la nature révolutionnaire du SPD.

Démocratie et pluralisme

Les équilibres doctrinaux d’avant guerre vont se défaire à la suite de deux événements historiques : la Première Guerre mondiale, qui sape l’internationalisme prolétarien, en soulignant l’attachement des partis sociaux-démocrates au cadre national ; la révolution bolchevique, qui marque une rupture irréconciliable entre les socialistes réformistes et ceux qui prennent pour modèle le jeune régime soviétique. Entre 1919 et 1921, la rupture est définitivement consommée entre socialistes et communistes ; les seconds rejoignant l’Internationale communiste créée par Lénine. La tendance sociale-démocrate réformiste réfléchit à une nouvelle synthèse théorique entre le libéralisme des partis bourgeois et le communisme. La démocratie et le pluralisme politique deviennent deux notions phares dans la pensée sociale-démocrate. Se démarquant peu à peu du marxisme, la social-démocratie est taxée de «doctrine libérale bourgeoise» par ses détracteurs communistes (Lénine, La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, 1918). Dans son discours au congrès de Tours, en 1920, Léon Blum voit dans le communisme une entreprise dictatoriale érigée en système permanent de gouvernement. Il estime que ce mode de gouvernement est étranger à l’héritage des Lumières, à la source du socialisme français.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’heure est à la reconstruction des économies sous la direction d’États dirigistes. L’ensemble des partis sociaux-démocrates opte pour des politiques de nationalisation. Ces politiques permettent de renouer en pratique avec l’objectif ancien de socialisation des moyens de production et de transformation de l’intérieur du capitalisme. Dès l’entre-deux-guerres, le parti suédois avait établi une nette distinction entre socialisme et socialisation des moyens de production, dont s’inspirera la social-démocratie à partir de 1945. L’approche suédoise repose sur une procédure de négociation permanente entre le patronat et les syndicats, destinée à limiter les conflits. Le "compromis social-démocrate" apparaît ici : d’une part, les syndicats obtiennent la sécurité de l’emploi et l’extension de l’État social. De l’autre, le patronat se voit assurer la paix sociale et la modération salariale.

L’économiste John Maynard Keynes fournit à la social-démocratie un cadre théorique important (Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936). Les politiques dites "keynésiennes" reposent sur la relance de la consommation des ménages par le biais du financement public des investissements et de politiques budgétaires nourrissant la demande. La guerre froide et les succès de l’économie mixte incitent nombre de partis à rompre avec un radicalisme politique qui n’existe souvent plus qu’en paroles. Anthony Crosland, un travailliste britannique, redéfinit l’idéal socialiste, en insistant sur la coexistence harmonieuse entre secteurs privé et public (The Future of Socialism, 1956). Cet ouvrage relance le débat sur la réécriture de la clause IV des statuts du Parti travailliste, qui, depuis 1918, établit comme finalité du socialisme la «propriété commune des moyens de production». Ce révisionnisme doctrinaire échoue. En Allemagne, une tentative similaire est couronnée de succès. Lors de son congrès à Bad-Godesberg en 1959, le SPD cesse de se référer principalement au marxisme et cite parmi ses autres «influences philosophiques», «l’éthique chrétienne» ou «l’humanisme de la philosophie classique». L’économie privée est, dans certains cas, encouragée, l’économie mixte est louée.

Une idée en déshérence

À partir des années 1970, le compromis social-démocrate est bousculé par la forte progression du néolibéralisme aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Subissant le contrecoup du choc pétrolier, de la crise économique et de l’apparition de nouvelles thématiques dans le champ des idées de gauche, la social-démocratie enregistre un net déclin. Elle doit répondre à de nouveaux défis politiques selon un triple axe programmatique : un axe social-démocrate classique se préoccupe de croissance économique, de justice sociale et d’emploi. Un deuxième axe tente de se réapproprier les thèmes postmatérialistes et anti-autoritaires les plus populaires dans l’opinion (défense de l’environnement, égalité entre les sexes). Le troisième axe est d’inspiration néolibérale et accepte dorénavant la stabilité monétaire, la compression des dépenses publiques, les privatisations, la baisse des impôts, un État social "actif" mais restreint.

20070826_Giddens-e98d9.jpgAnthony Giddens, concepteur de la «troisième voie»

Cette nouvelle synthèse sociale-démocrate est activement prônée par Tony Blair au Royaume-Uni à la fin des années 1990 sous le nom de "troisième voie". Anthony Giddens, son concepteur, la positionne à équidistance entre le néo-libéralisme et la "vieille" social-démocratie keynésienne (The Third Way, 1998). En réalité, ce nouveau compromis se démarque bien de l’ultralibéralisme hayékien, mais il rejette avant tout l’interventionnisme d’État et les politiques redistributives de la social-démocratie des années 1960-1970.

Comme force politique, la social-démocratie a progressivement abandonné ses politiques traditionnelles de redistribution des richesses et son ambition de réforme radicale du capitalisme. Elle a même adopté des pans entiers du néolibéralisme, longtemps combattu. Au début du XXIème siècle, l’idée sociale-démocrate apparaît largement affadie ; elle est devenue quasiment impossible à définir, car elle ne se distingue pratiquement plus de ses concurrentes libérale et conservatrice.

En France, aujourd’hui, le néolibéralisme "de gauche" de François Hollande n’a clairement rien à voir avec la tradition sociale-démocrate. Ironie de l’histoire : il se positionne même à droite du révisionisme blairiste. Comme Hollande, Tony Blair a engagé son pays dans des aventures militaires impérialistes et a fait de multiples cadeaux aux patrons. La ressemblance s’arrête là : Blair, bon gré, mal gré, a investi dans les services publics et a fait quelques réformes sociales. François Hollande, à ce jour, ne peut se prévaloir de la moindre réforme sociale et économique de gauche.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 11:29

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Chers Amis, Chers Camarades,

Notre camarade Bernard MATHONNAT s'est proposé d'animer dans la perspective des élections municipales une formation afin de vous aider à intégrer la Culture dans vos programmes municipaux.

Nos camarades d'Île-de-France sont également invités.

Nous vous proposons de nous retrouver le

Jeudi 12 décembre 2013
à 19h30
Maison des Associations
Rue du Four-Gaudon
à Écouen
(à droite après le gymnase)

invitation et plan joint

matonnat.jpgLes thèmes abordés dans cette formation seront les suivants :

  • paysage culturel départemental,
  • rôle de la culture dans une collectivité territoriale,
  • quelles  structures institutionnelles et leurs rôles ? quels financements ?
  • les divers secteurs de la culture... l'éducation populaire... l'Europe et la culture....
  • que veut dire mise en réseau ?
  • Culture et aménagement du territoire ?
  • Un budget culturel comment s'y prendre ? les grands ratios des villes moyennes...
  • des complémentarités pourquoi ?
    culture et petite enfance,
    culture et éducation nationale,
    qu'est-ce qu'un plan lecture ?

Etc.

Comptant sur votre présence nombreuse,

Amitiés socialistes,   
Frédéric FARAVEL   
Mandataire fédéral de la motion 3

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 12:44

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Le 9 février dernier, Rémi Lefèvre, Professeur en Science politique  et animateur de Maintenant la Gauche dans le Nord, co-animait un temps de formation sur la gauche et les couches populaires. Le sujet de cette intervention a également fait l’objet d’une publication  dans la revue Regards sur la droite. (p.13 à 15).


>>> Lire en ligne : Regards sur la Droite n° 14

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:43

LE MONDE | 17.05.2012 à 15h25 • Mis à jour le 17.05.2012 à 15h26

Par Gaël Brustier, chercheur en sciences humaines.

A droite, plus rien ne sera comme avant. L'évolution des courants est d'ampleur. Elle est idéologique, s'inscrit dans la géographie sociale du pays, prend sa source dans l'évolution économique de l'Europe et dans les représentations collectives qui en émanent. Elle est donc corrélée à l'établissement, en France, d'un nouvel imaginaire, lié à la mondialisation financière et à la crise déclenchée en 2008.

Constatons que la défaite de Nicolas Sarkozy n'est pas une défaite totale. Avec 48,4 % des voix, la défaite du président sortant est d'abord celle d'un homme qui n'a pas su incarner la fonction présidentielle aux yeux de ses concitoyens. Selon un sondage IFOP, les ouvriers qui se sont exprimés le 6 mai se sont détournés de lui à 57 %. Les employés ne l'ont fait qu'à seulement 52 %. La stratégie culturelle frontale de Patrick Buisson [conseiller du président sortant] n'a pas permis de contrecarrer le problème d'incarnation de Nicolas Sarkozy.

Il faut néanmoins observer que cette stratégie a renforcé l'unité culturelle des droites. François Bayrou a vu son score amputé de moitié au premier tour par rapport à 2007, au profit de Nicolas Sarkozy dans des proportions raisonnables. Ses électeurs de 2012 se sont autant reportés sur François Hollande que sur Nicolas Sarkozy au second tour. Le total du vote pour Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen est, quant à lui, supérieur à celui de 2007. La stratégie de Patrick Buisson a créé un "bloc historique" compact, culturellement unifié et mû par un antisocialisme radical.

En quelques semaines, la droite et l'extrême droite françaises ont donc accéléré leur mutation, retardée pendant des décennies par Jacques Chirac et... Jean-Marie Le Pen. Leur fond culturel s'est unifié et leurs électorats ont poursuivi leur long processus de fusion. Au coeur du maelström droitier se trouvent les zones périurbaines situées entre 30 et 70 kilomètres des grandes métropoles et qui rassemblent un tiers de nos concitoyens. Elles sont à la fois le cadre d'une forte résistance du vote UMP et d'un survote marqué en faveur de Marine Le Pen. Les nouvelles classes populaires y vivent des difficultés économiques et sociales souvent mésestimées. Elles développent un imaginaire droitier volontiers contestataire. C'est en effet là que la dynamique conservatrice demeure la plus forte.

Le Nord-Est industriel a, quant à lui, voté massivement Marine Le Pen mais également fourni d'importants contingents de votes blancs et nuls le 6 mai. Quant au Sud-Est, la fusion droite-FN est électoralement quasi achevée. Le discriminant entre le vote blanc/nul et le vote Sarkozy le 6 mai, de la part des électeurs lepénistes du 22 avril semble être social, la droite parvenant plus difficilement à capter l'électorat du Front national le plus en difficulté socialement. C'est cette réalité qui prévient tout virage économique libéral du Front national.

La crise a accéléré la mutation de l'imaginaire collectif du pays. La mondialisation financière, la peur du déclin collectif et du déclassement individuel ont nourri un occidentalo-centrisme propice aux rétractations identitaires. La clé de l'évolution de la droite parlementaire réside donc dans l'évolution de l'imaginaire collectif français, c'est-à-dire d'un univers de connotations qui détermine in fine le comportement électoral de nos concitoyens. Preuve des bouleversements en cours : le "centre-droit libéral et humaniste" a disparu de la vie politique, tout comme le gaullisme, dont le candidat [Nicolas Dupont-Aignan] n'a réalisé que 1,8 % des voix le 22 avril. Les adaptations tactiques des uns et des autres ne seront, en juin, que la résultante de cette évolution profonde du pays. Les paniques morales (réactions disproportionnées le plus souvent en rapport avec l'immigration d'origine arabo-islamique) ont été savamment exploitées par l'ancien président et la droite. Elles ont servi d'accélérateur à une reconquête d'un électorat périurbain et rural, davantage demandeur encore d'une unité nationale, traduite - par défaut - en termes identitaires.

Le Front national lui-même évolue. La "préférence nationale", théorisée par Jean-Yves Le Gallou dans les années 1980, se mue en "priorité nationale" sous l'impulsion de Marine Le Pen, qui la rend ainsi compatible avec nombre d'élus locaux UMP ou apparentés. Cette dernière reprend en fait la stratégie que Bruno Mégret avait tenté d'imposer voilà une quinzaine d'années au parti de son père. Elle mêle à cette stratégie de conquête culturelle de la droite parlementaire une tactique électorale comparable à celle du "Rassemblement national" de 1986, moins aisée cependant à mettre en place avec un scrutin uninominal à deux tours qu'avec le scrutin proportionnel.

C'est dans ce contexte que les candidats UMP vont partir en campagne pour les législatives. Marine Le Pen n'a pas écarté la possibilité de soutenir, "au cas par cas", tel ou tel des candidats UMP, accentuant ainsi la pression sur la droite parlementaire plongée en pleine schizophrénie : refus de négociation avec l'appareil frontiste mais reconnaissance implicite de la validité supposée de la "préférence nationale". La "droite populaire" semble dans ce contexte être le canot de sauvetage des députés les plus exposés dans les urnes au "Rassemblement bleu Marine", en particulier dans le Sud-Est. Le slogan de l'UMP, "Ensemble, choisissons la France", tend autant à dénoncer une gauche multiculturaliste qui n'aimerait guère la France qu'à reconnaître les bienfaits de la stratégie Buisson...

La pression sera plus forte encore aux élections locales, car c'est à ce moment que cet univers de connotations largement diffusé par la droite va produire ses effets concrets. Les cadres locaux de l'UMP, davantage perméables à l'idée d'une alliance avec des listes d'extrême droite, choisiront la survie électorale plutôt que des triangulaires. Pour le Front national, trente ans après la percée de Dreux [élections municipales partielles de 1983], le chemin du pouvoir sera ouvert. Une majorité de sympathisants de l'UMP souhaite d'ailleurs des alliances locales avec le Front national (54 % selon l'IFOP). Ils sont 77 % chez les sympathisants du FN à les souhaiter. Les ouvriers (à 36 %) sont la catégorie sociale la plus favorable à de telles alliances. Les "digues" s'affaisseront vraisemblablement en juin mais devraient surtout s'effondrer au cours des élections locales de 2014 et 2015. Si plus rien ne peut empêcher la droite de suivre son destin, la seule question désormais est celle de la prise de conscience de la gauche française.


Gaël Brustier est le coauteur de Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2011)

Gaël Brustier, chercheur en sciences humaines.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 13:04

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L'enterrement de Karl Marx en mars 1883 rassembla au total... onze personnes. Cependant ses disciples de Paris envoyèrent un télégramme : son influence dans le socialisme français commençait à s'affirmer, la greffe à prendre, lentement.

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KarlMarx.pngPortrait de Karl Marx extrait de "Reminiscences of Carl Schurz Vol. 1" © Bob Burkhardt - 2012

A l'occasion de ses séjours féconds à Paris, la machine-Marx avait engouffré les livres de Fourier, Saint-Simon, Proudhon et les avait régurgités à sa façon.

Marx concevait de l'admiration pour la parole et l'action des ouvriers français mais il voulait, par son travail sur l'économie politique, leur montrer ce pour quoi ils avaient en réalité lutté, ce pour quoi ils continueraient de lutter.

Sous l'histoire de France officielle, il lisait le combat perpétuel entre deux nations qui s'opposaient sourdement.

Il pouvait arriver que la polarisation débouche sur la guerre civile.

Ainsi analysa-t-il la Commune de Paris qu'il aurait souhaitée plus radicale.

Mais là, ce n'était plus le philosophe qui réagissait mais l'interprète de la Première Internationale, qu'il venait de fonder.

Peu avant sa mort, il donna sa dernière interview.

C'était sur une plage anglaise. Le vieux Marx plongea son regard sur l'horizon, le continent... la France et son dernier mot au journaliste fut... "Lutte"...

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