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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 12:51

Une majorité qui se bouge pour l'école primaire...?


En 2008, la droite assassine l'école primaire, en supprimant les cours le samedi matin, dans l'indifférence générale... Avec 7 h de cours/jours et une coupure dans la semaine, les enfants sont exténués et désynchronisés. Les plus fragiles, comme toujours, paient le prix fort (cf. tribune juillet 2014). En 2013, la réforme des rythmes scolaires rétablit une demi-journée d'école et allège chaque journée de 45 minutes d’apprentissage. Avec retard, la majorité municipale relève le défi avec un Projet Educatif Territorial, des activités périscolaires gratuites et fait unique dans le Val d'oise : accès à la cantine le mercredi midi y compris pour les enfants qui ne vont pas au centre aéré. D'ailleurs, face à nos critiques sur l'absence totale de vision politique lors du vote du budget, la seule réponse de la majorité fut : « et la cantine le mercredi midi c'est pas une vision politique cela ? »

… puis qui fait volte-face sans concertation

 

La majorité municipale qui ne cesse de se vanter de mettre l’humain au cœur de ses décisions, en toute transparence, vient, une fois de plus, de prendre une décision sans l’ombre d’une concertation. Ainsi, dans le mensuel du mois de juin, les familles apprennent que l’accès à la cantine le mercredi midi sera interdit à ceux qui ne vont pas au centre aéré. Pour les familles qui avaient fait le choix de re-travailler le mercredi matin, il faudra dire à l'employeur : «  le 1erseptembre, le mercredi j'arrive à 9h et je repars à 10h30 car je vais chercher mon enfant à 11h30 » : quel respect pour l'entreprise de la part d'une liste de droite !

Un choix néfaste socialement, inefficace financièrement et qui annonce le pire

Des contraintes budgétaires dicteraient le choix de cette majorité au pouvoir depuis… toujours. Il est vrai que depuis 5 ans, les dépenses de fonctionnement de cette mairie explosent : de 22 millions en 2010 à 26 millions en 2014 et surtout 1,5 million d'euros d'augmentation en 2014 ! Face au péril, la mairieemprunte 10 millions d'euros les deux prochaines années et tente d'en économiser 157 000 le mercredi midi. Ce renoncement laisse présager la fin des rythmes scolaires : tout d'abord les activités périscolaires payantes et concentrées le vendredi après-midi (comme prévu en mai 2014) puis leur disparition. Enfin, en 2020… la suppression de l'école le mercredi matin et le retour d'une politique productrice d'inégalités sociales dès l’école.

Fabrice Rizzoli
conseiller municipal socialiste de Deuil-la-Barre


 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 14:57

Rythmes scolaires : ne pas s’arrêter en bon chemin! !

Être socialiste, c’est vouloir améliorer la société. Faire en sorte que le monde de demain soit meilleur qu’aujourd’hui.! !
Et en matière d’éducation, nous devons, comme nous l’avons fait pour l’école maternelle et élémentaire, repenser les rythmes auquel nous soumettons nos jeunes concitoyens français.! !
La réforme pour le primaire n’a pas été facile, et pour cause : nous avons en réalité commencé par le plus dur. Nous ne pouvions pas relâcher des élèves entre 3 et 11 ans à la fin du temps scolaire, d’où la mise en place des Activités Pédagogiques Complémentaires.! !
Nous ne devons pas plier sous la difficulté. Le plus dur est fait, nous devons maintenant poursuivre ce que nous avons entamé.! !
La réforme des rythmes scolaires répondait à un but : le décalage entre les rythmes que nous mettons en pratique, et les rythmes chronobiologiques des enfants. Or, s’il est un âge où les rythmes chronologiques sont bouleversés, c’est bien l’adolescence.! !
En effet, pendant l’adolescence, le big bang hormonal fait que les ados ont plus besoin de sommeil, et de manière décalés. Ils se couchent plus tard et se lèvent par conséquent plus tard.
Ce n’est pas, comme nous avons tendance à le percevoir, une rebellion contre les rythmes des adultes ou comme de la fainéantise assumée, mais en réalité, liée à leur sécrétion de mélatonine, l’hormone qui se déclenche en l’absence de lumière, et qui permet l’endormissement. On remarque chez les adolescents que cette hormone se déclenche plus tardivement, ce qui retarde leur endormissement (selon de nombreuses recherches américaines, notamment celles de Mary Carskadon, chercheuse à l’université de Brown, et directrice du Laboratoire du Sommeil et de Chronobiologie du Bradley Hospital). ! !
Dès lors, les rythmes scolaires du secondaire (collège-lycée) ne correspondent pas au rythme biologique des élèves. En tant qu’enseignant du secondaire, je le constate tous les jours : les élèves arrivent à 8h30 encore endormis, et sont complètement épuisés à la fin de la journée, ce qui fait que la dernière heure de cours est en général beaucoup moins efficace qu’elle ne le serait si elle était située à une autre heure de la journée. Et chaque année, je vois de très nombreux élèves en difficultés, voire décrocher, parce que les rythmes scolaires ne leur conviennent pas. En réalité, nous nous épuisons, élèves et enseignants, pendant 6 à 8 semaines, pour profiter de 2 semaines de vacances qui ne suffisent en général pas à récupérer l’énergie dépensée. Nous faisons un sprint, quand nous devrions faire un marathon.! !
Il faut opérer un changement dans ces rythmes scolaires. Certains de nos élèves viennent de très loin, et doivent parfois effectuer une heure, une heure et demie de trajet pour arriver à l’heure à 8h30. Certains doivent donc se lever vers 6h pour pouvoir arriver à temps. Il faut donc supprimer cette première heure, de 8h30 à 9h30. Deux solutions s’offrent alors pour compenser le temps scolaire. La plus pratique : décaler cette heure de 17h30 à 18h30. Les élèves seront moins fatigués à la fin de la journée, car leur cycle de sommeil n’aura pas été interrompu dans sa phase la plus récupératrice. Cependant, on n’allège pas la journée. L’autre solution serait de rogner sur les vacances scolaires d’été. Il y a de la marge sur 2 mois, ôter 2 semaines n’est pas inconcevable, d’autant que les deux mois constituent une durée minimale, quand certaines classes qui n’ont pas d’examens se retrouvent en vacances bien souvent début juin. Cette solution pose néanmoins deux problèmes : d’une part, l’organisation et la correction de ces examens, et d’autre part, nous ferions tomber le tabou que sont les deux mois de vacances d’été, et nous exposerions à une contestation sans doute forte de la part des syndicats lycéens. ! !
Mais la perspective de la difficulté ne doit pas nous faire renoncer. Car en effet, être socialiste réside en cela : peu importe à quel point ça paraît difficile, si cela peut changer pour le mieux la vie de milliers et faciliter la réussite scolaire. Pour une école adaptée aux rythmes de tous !

Jérôme Haine

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 18:35

vonews.fr - 21/05/2014

En septembre, les maires devront en théorie appliquer la réforme des rythmes scolaires dans leur commune. Pourtant, plusieurs élus valdoisiens ont déjà fait part de leur intention de ne pas appliquer la mesure, au grand dam du député Gérard Sebaoun.

Principale cible de l'élu, le sénateur maire d'Ermont, Hugues Portelli, dont le conseil municipal a annoncé, en avril dernier, la suspension de la réforme. «Le nouveau président de l’Union des Maires du Val d’Oise, Hugues Portelli, par ailleurs sénateur et professeur de droit, semble avoir délibérément choisi la voie de l’illégalité comme de nombreux maires de droite élus ou réélus», tacle Gérard Sebaoun, pour qui «la droite valdoisienne déclare la guerre à la réforme des rythmes scolaires».

Dénonçant une «posture politicienne», il met en avant «de nombreux travaux convergents» et «un consensus des parlementaires de tout bord» sur la question. A quelques mois de la rentrée, le député estime que les maires incriminés «prennent en otage les enfants, les parents et les personnels de l’Education Nationale».

Des réponses claires de l'Etat

Suite aux débats et aux interrogations formulées par les élus sur la réforme, Gérard Sebaoun assure que «le gouvernement a apporté deux réponses claires». «La première avec le financement, tant de l’Etat que de la Caisse des Allocations Familiales, couvrant en moyenne un peu plus de 50% des dépenses nouvelles liées à cette réforme, notamment celles des Temps d’Accueil Pédagogique», précise-t-il. La seconde, «avec le décret Hamon du 8 mai 2014» [qui prévoit un assouplissement de la réforme], ajoute-t-il. «Les communes volontaristes telles Gonesse, Cergy (expérimentation) ou Bessancourt ont ouvert la voie et réussi cette réforme dès 2013».

Le député appelle désormais les maires à saisir l’opportunité du Projet Educatif Territorial (PEDT) «au bénéfice de tous les élèves dans toutes les écoles».

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:33

Nous relayons ici le courrier électronique d'alerte que la FCPE a adressé à ses membres face à une offensive, lancée par une association qui sert de paravent à l'alliance entre islamistes et ultra-droite,contre les "abcd de l'égalité" mis en place dans l'école publique.

Cette action lamentable a accéléré la diffusion d'une rumeur et provoqué de nombreux phénomènes d'absentéisme hier dans plusieurs zones d'éducation prioritaires. Ou quand la Réaction éloigne nos enfants de l'école.

"aux CDPE

>>> Chers toutes et tous,

Nous avons reçu plusieurs signaux d’alerte concernant une offensive importante, menée dans de nombreux départements contre le programme « abcd de l’égalité » lancé par le ministère des droits des femmes. Liées pour certaines à l’extrême-droite et aux mouvements de « la manif pour tous », ces personnes font un amalgame entre ce programme et un enseignement de la « théorie du genre » dont l’objectif serait d’apprendre l’homosexualité aux enfants dès la maternelle. Ils invitent les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école un jour par mois (voir tract joint).

Les abcd de l’égalité visent à éduquer à l’égalité garçon-fille et à travers elle à lutter contre les discriminations sexuelles. Vous trouverez en pièce jointe différents documents de présentation. Ces modules seront proposés cette année dans plus de 600 classes de la grande section de maternelle au CM2, avant d’être généralisés. L’objectif affiché du ministère des droits des femmes est d’ « amener dès le plus jeune âge les élèves à s’interroger sur leurs représentations du monde, les freins qu’ils s’imposent à eux-mêmes parce que filles, parce que garçons, le respect qu’ils se portent, etc. » et de « prévenir très tôt les phénomènes d’autocensure comme ceux de violence, donner confiance en eux, aux filles comme aux garçons, pour simplement être soi en ne se laissant pas enfermer dans des carcans et des rôles prédéterminés et inégalitaires. »

Ce programme s’inscrit dans le cadre des enseignements existants : en éducation physique et sportive, dans les cours d’éducation artistique, d’histoire, etc.

Les opposants à ce projet ne disent pas qu’ils sont contre l’égalité entre les femmes et les hommes (inscrite dans le préambule de la Constitution). Ils cherchent à faire peur aux parents d’élèves en expliquant que la « théorie du genre » vise à remettre en cause les fondements naturels biologiques de l’identité des sexes afin de nier la différence entre un homme et une femme et à imposer l’homosexualité comme nouvelle norme sociale.

Il n’existe pas une « théorie du genre » en sciences sociales (ni en sciences), mais il existe de nombreux travaux dits « sur le genre » reposant sur l’idée que les stéréotypes sexués (par exemple : un garçon ne peut pas jouer à la poupée, les filles ne sont pas faites pour être ingénieur, etc.) sont socialement construits, et que la différenciation sexuelle des places occupées dans la société par les hommes et les femmes n’est pas prescrite par la nature.

Nous considérons, nous, que ce type de projet pédagogique développe l’esprit critique et peut permettre de lutter contre tous les stéréotypes : racistes, d’âge, de classe, etc."

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 07:32
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 13:31
(VoNews.fr - 4/05/2011 12:00)

Emmanuel Maurel, vice-président chargé de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’alternance visite le chantier-école du Parc Gérard Philipe à Cergy (Rue du bac de Genecy) vendredi à 10h30.

 Ce chantier est réalisé par des jeunes stagiaires en insertion professionnelle qui restaure une roseraie d’une cinquantaine de mètres au Parc Gérard Philipe. Ces stagiaires sont accompagnés par des professionnels et acquièrent, par ce travail, « de nouvelles compétences tout en travaillant sur leur parcours professionnel ». Les objectifs des chantiers-écoles sont de favoriser l’insertion professionnelle et valoriser le patrimoine local. Le budget régional consacré à ce type de formation est de près de 700 000€. Emmanuel Maurel soutien cette initiative « non-seulement parce qu’ils proposent des approches alternatives qui ont fait leurs preuves en matière d’insertion professionnelle, mais aussi parce qu’ils sont créateurs de richesses au niveau local. »

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 08:50

LeoMoreau.jpgCertains au PS soulignent que nous devons prendre en compte dans la construction de notre projet les contraintes inhérentes à la situation budgétaire catastrophique que laissera la droite en 2012 si nous revenons au pouvoir. Mais au-delà des comptes publics, c'est l'ensemble des systèmes de protection collective mis en place depuis 1945 que la droite attaque et démantèle, ce qui doit nous inciter non pas à réduire nos ambitions faute de moyens mais bien à restaurer une protection sociale efficace pour tous, appuyée sur les ressources dégagées par une politique fiscale de gauche.

La proposition d'une allocation autonomie qui permette à chaque jeune de se consacrer pleinement à ses études fait partie des propositions phares qui s'inscrivent dans cette logique. L'inscription de l'allocation d'autonomie dans le texte de la convention, grâce à un amendement du MJS adopté par le CN, est un signal clair vers la mise en place d'un vrai statut social de la jeunesse en formation.
Si le diplôme demeure aujourd'hui la meilleure garantie contre le chômage, il est en effet essentiel que la société permette à tous à travers cette allocation d'acquérir des qualifications sans être obligé de se salarier pour payer ses études. Alors qu'un étudiant sur deux est aujourd'hui dans ce cas et que les dépenses obligatoires augmentent trois fois plus vite que les aides depuis 2001, alors que 90.000 jeunes arrêtent chaque année leurs études pour des raisons financières, le gouvernement ne propose rien d'autre aux jeunes qu'un droit à l'endettement à travers des prêts bancaires.
Face à cette politique irresponsable qui sacrifie le droit à l'avenir des jeunes, nous devrons porter l'allocation d'autonomie comme le moyen de permettre à chacun d'accéder à une formation et d'y réussir quelle que soit sa situation sociale et familiale. Cette allocation doit être universelle, car chaque jeune en formation ou en insertion doit y avoir droit, individualisée en fonction de la situation propre de chaque bénéficiaire, et d'un montant suffisant pour vivre et étudier sans avoir besoin de travailler.
Il faut saluer également l'inscription dans le texte de la convention d'une aide financière à la recherche du premier emploi, versée durant la période d'insertion professionnelle pour protéger les jeunes et leur éviter l'obligation d'accepter des emplois précaires. Ces propositions trouvent un large écho dans la jeunesse et il est désormais de la responsabilité du PS de les mettre en œuvre lors de son retour au pouvoir.

Léo Moreau
Section de la Vallée du Sausseron

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 12:05

Le changement oui, la régression non ! Dans le projet de réforme du lycée, le gouvernement a choisi de rendre optionnel en terminale l’enseignement de l’Histoire Géographie pour les filières scientifiques. Cette décision confirme, s’il en était besoin, que le débat sur l’identité nationale ne correspond à aucune volonté sincère d’approfondir les principes et les valeurs de notre république, mais qu’il se réduit à une cynique manipulation politique, dont le seul objectif est la mobilisation des pires instincts d’une société en crise. Dans une période trouble, où les faits historiques sont régulièrement remis en cause par les obscurantismes de tous bords, où la compréhension du monde contemporain est plus complexe que jamais, la droite s’apprête à priver la moitié des bacheliers généraux d’enseignements indispensables pour l’appréhension de notre histoire collective.

A travers ce débat, s’opposent en réalité des conceptions différentes de l’éducation, que les positions des uns des autres sur la réforme du lycée ne recoupent d’ailleurs pas. Certains de nos amis, parmi les syndicats d’enseignants notamment, soutiennent cette initiative. La crise qui frappe l’école est si grave que tout mouvement serait bon à prendre. Nous disons que des réformes profondes sont nécessaires, mais que le sens qui leur est donné est primordial. Il ne faudrait certes pas qu’au nom du nécessaire maintien des enseignements d’histoire géographie en terminale S, nous sombrions dans un béat soutien aux conservatismes et aux corporatismes disciplinaires. Précisions ainsi la raison de notre opposition : c’est le refus de la suppression d’apprentissages aidant à l’acquisition d’une culture générale et d’outils de compréhension indispensables aux citoyens de demain. L’enseignement de l’histoire-géographie, aussi perfectible soit-il tant dans son contenu que dans sa démarche pédagogique, en fait partie.

Au-delà de quelques aménagements horaires, la réelle question posée est celle de la finalité de l’école et des missions du service public d’éducation. L’école doit permettre la construction de l’esprit critique, du raisonnement, de la citoyenneté éclairée. Nous devons définir ce que l’école doit apporter comme culture commune à l’ensemble des jeunes générations : savoir-faire, savoir être, connaissances nécessaires dans la société du xxie siècle. Donner les outils aux jeunes pour préparer leur vie citoyenne et leur orientation professionnelle nécessite de mettre l’accent sur l’acquisition de compétences générales d’expression et de communication, de raisonnement, de recherche. Si nous voulons accompagner chaque jeune dans son autonomie et son émancipation, la capacité de structuration des informations et de construction d’un regard critique est indispensable dans une société où les sources d’informations et d’éducation sont multiples et complexes.

Détourné de ses ambitions initiales en le limitant à une juxtaposition de connaissances disciplinaires minimales, le socle commun des connaissances et des compétences doit être remis en chantier. Une partie non négligeable de l’échec scolaire de notre système éducatif est due à une incapacité de transformation de l’école et d’adaptation à des publics nouveaux, socialement et culturellement hétérogènes. Au nom de l’accès de tous à l’excellence disciplinaire dès le collège, on a en réalité manqué la démocratisation de la réussite scolaire. Un débat profond doit s’engager sur les contenus, les objectifs des programmes, ainsi que sur les modalités de leur acquisition par les élèves. Seule une profonde remise en question des structures disciplinaires et pédagogiques actuelles permettra une réelle amélioration.

Ce défi doit être celui de la gauche. L’éducation, subissant de plein fouet les politiques de la droite, traverse une crise majeure. Le gouvernement s’est attaqué à l’école dans un double mouvement budgétaire et idéologique. Parce que nous croyons dans les fondements de l’école gratuite, laïque, ouverte à tous, il est urgent de redonner de l’espoir à l’école, à ses élèves, à leurs familles, aux enseignants, aux acteurs du monde éducatif. Cela ne pourra voir le jour sans ruptures tant la société a évolué au cours de ces quarante dernières années sans que le système ait été remis en chantier dans ses profondeurs et tant les aspirations des jeunes et des familles ont changé. Notre système éducatif est aujourd’hui dépassé et force est de constater qu’il est devenu injuste : il sacrifie les élèves en difficulté à défaut de leur donner les moyens de réussir. Si la gauche et le Parti socialiste ont pu eux-mêmes par le passé manquer d’audace, il nous faut aujourd’hui cesser de retoucher à la marge, d’ajuster, de compléter sans rien changer en profondeur d’un système éducatif désuet.

Bruno Julliard

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 17:21
Point de vue
Le divorce est consommé entre les universitaires et le gouvernement, par Bertrand Monthubert
LE MONDE | 23.04.09 | 17h27

epuis plus de deux mois, le conflit universitaire que nous vivons a atteint un point de non-retour. En allant au bout d'une politique qui renie les principales valeurs du monde du savoir, Nicolas Sarkozy et la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, chantres de la rupture, sont en instance de divorce avec les universitaires et chercheurs.

En publiant, en pleines vacances scolaires, le décret sur le statut des enseignants-chercheurs qui continue à soulever les protestations, c'est un divorce pour faute grave aux torts exclusifs du gouvernement. Car c'est la capacité des universitaires à développer la recherche, le rôle des organismes comme le CNRS dans la politique scientifique nationale, l'avenir des jeunes chercheurs, et la qualité de la formation universitaire qui sont en jeu. Ici se joue la France de demain.

Comment sortir de l'impasse ? La gauche, le Parti socialiste le répètent depuis des semaines. D'abord, en suspendant les réformes incriminées, notamment sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants, les organismes de recherche, le contrat doctoral, et en rétablissant tous les emplois supprimés.

RÉFORMES COLLECTIVES

L'emploi scientifique : voilà un enjeu majeur ! Alors que le doute sur notre avenir monte dans le pays, voilà que notre gouvernement sacrifie les emplois qui façonneront la France de demain. Et tout cela au nom d'une promesse de campagne, la suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux, qui était déjà mauvaise lorsqu'elle a été formulée, mais devient ignoble lorsque la crise est là. Face à cette crise, il faut soulager le présent, grâce à des services publics qui fonctionnent bien, et préparer l'avenir, en investissant dans l'éducation et dans la recherche.

Mais suspendre les réformes, rétablir les emplois, n'est pas suffisant. Nous devons refonder entièrement la politique d'enseignement supérieur et de recherche. C'est à cela que le Parti socialiste s'attelle : depuis plusieurs semaines nous avons lancé, avec nos partenaires du PCF et des Verts, une grande consultation.

Nous avons entendu des représentants des étudiants, des universitaires, des chercheurs, des présidents d'université, des directeurs d'IUT, des directeurs de laboratoire, nous écouterons dans les jours qui viennent des responsables d'école d'ingénieurs, de classes préparatoires, des industriels...

Nous établissons un dialogue riche avec une communauté qui a perdu confiance envers le gouvernement, puis nous proposerons des réformes élaborées collectivement, prenant en compte à la fois les principes généraux qui régissent le fonctionnement des universités et laboratoires dans le monde, comme la collégialité et la liberté d'initiative scientifique, et qui seront adaptées à la complexité et à la diversité des situations géographiques et disciplinaires.

Ces réformes vont s'appuyer sur quelques grandes orientations, qui ont été définies par Martine Aubry dans sa lettre ouverte aux étudiants et personnels des universités et organismes de recherche. Notamment, le remplacement de la loi LRU et de la loi sur la recherche de 2005 par une loi de développement de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'amélioration de l'encadrement pédagogique dans les universités, l'allocation d'autonomie pour les jeunes, le développement de la coopération entre les universités petites ou grandes à l'intérieur de pôles territoriaux, le rapprochement entre les universités et les classes préparatoires et les écoles, le renforcement de l'indépendance des universitaires et des chercheurs vis-à-vis des intérêts privés, l'autonomie des organismes de recherche, le plan pluriannuel de l'emploi scientifique.

Cette démarche ouvre la voie pour sortir de la crise actuelle, que la propension du gouvernement à passer en force ne fait qu'attiser. Elle donnera au monde du savoir la place qui est la sienne dans une civilisation : terreau de l'émancipation des hommes et des femmes, ferment de notre développement économique et social ; générateur de notre avenir, tout simplement.


Bertrand  Monthubert est mathématicien, secrétaire national du PS à l'enseignement supérieur et à la recherche.

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 11:21

Cergy - Darcos chahuté par les profs à l’Essec

D.P. | 14.01.2009, 07h00 - Le Parisien Val d'Oise
 

C’est sous les huées des enseignants que Xavier Darcos a fait son entrée dans l’amphithéâtre de l’Ecole supérieure de commerce (Essec) de Cergy, hier à 20 h 30. « Je suis habitué à ce qu’il y ait des gens mécontents de ma politique. Je suis prêt à l’expliquer et je souhaite qu’on puisse se parler… » a déclaré le ministre de l’Education nationale, en préambule au débat sur la réforme de l’école.

Des dizaines d’enseignants avaient pris place au milieu des étudiants. La première prise de parole du ministre a toutefois été ponctuée de timides applaudissements se mêlant au brouhaha des mécontents. Venu débattre à l’invitation des étudiants, dans le cadre des Mardis de l’Essec, Xavier Darcos était attendu dès 19 h 30 par une centaine de manifestants postés à l’entrée de l’école. Aux côtés des professeurs, des étudiants de l’IUFM, des jeunes socialistes et une poignée d’élus PS de Cergy et de Menucourt, ceints de leur écharpe tricolore. « Seuls dix nouveaux postes d’enseignants sont prévus pour faire face à une augmentation de 1 103 écoliers », indiquait Kamel Ould Bouali, le représentant des instituteurs. Deux chiffres tirés du Comité technique paritaire académique (CTPA), qui se tenait la veille à Versailles (Yvelines).
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