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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 19:50

Header.jpgConférence Internationale

« Vers un monde sans armes nucléaires »

Assemblée Nationale (salle Victor Hugo)

101 rue de l’Université – Paris (7ème)

                                            

Je vous invite à une conférence exceptionnelle qui réunira des personnalités internationales de haut niveau, pour débattre de la réalité et des perspectives d’un désarmement nucléaire mondial. Cette conférence, qui se tiendra les 26 et 27 juin à l’Assemblée Nationale, sera ouverte par Claude Bartolone.

Je pense que vous pouvez être intéressé(e) par cet évènement, dont vous trouverez ci-dessous le programme.

Le bulletin d’inscription ci-dessous est à retourner par email à arretezlabombe2013@orange.fr

Bien cordialement

Paul Quilès


 Thèmes des panels:

    Journée du 26 juin

  • Panel 1 – « Le développement de l’arme nucléaire depuis 1945 »
  • Panel 2 – « Les freins au désarmement nucléaire »
  • Panel 3 – « Les idées reçues à propos de la dissuasion nucléaire »

 

    Matin du 27 juin

  • Panel 4 – « Vers un monde sans armes nucléaires » 

 

Les intervenants:

Paul Quilès (ancien Ministre de la défense),

Bernard Norlain (Général d’armée aérienne – 2S),

Jean-Marie Collin, (Directeur France du PNND),

Michel Drain (chercheur associé à l’IFRI),  

Shlomo Ben-Ami (ancien Ministre des affaires étrangères Israélien),

Patrice Bouveret (Directeur de l’OBSARM),

Des Browne (ancien Ministre de la défense britannique),

Paolo Cotta-Ramusino (Secrétaire Général de Pugwash),

Steward Dave (Directeur Exécutif de la Fondation de Klerk),

Marc Finaud (ancien diplomate, conseiller principal du GCSP,membre de l’Unidir),

Louis Gautier (conseiller maître à la cour des comptes),

Nicolas Imbert (Directeur exécutif Green Cross France etTerritoires),

Ian Kearms (Directeur de ELN),

Yasuyoshi Komizo (Secrétaire général de Mayors for Peace),

Lou Maresca (CICR),

Luc Mampaey (Directeur du GRIP),

Oliver Meier (Chercheur à SWP, Berlin),

Hervé Morin (ancien Ministre de la défense),

Ursula Plassnik  (Ambassadeur d’Autriche en France,ancienne ministre des Affaires étrangères),

Michel Rocard (ancien Premier ministre),

Jennifer Simons (Presidente The Simons Foundation,Canada),

Hubert Védrine (ancien Ministre des affaires étrangères),     

Alyn Ware (Directeur international du PNND),

Ward Wilson (Expert international).


Bulletin d’inscription 

A envoyer par email à : arretezlabombe2013@orange.fr

Inscription dans la limite des places disponibles

 

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Arrêtez la Bombe” (ALB), association loi de 1901


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Published by MLG 95 - dans Défense
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 16:36

Le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN : inutile et dangereux

Posté par Paul Quiles

Le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN : inutile et dangereux

Le 7 mars 1966, le général de Gaulle retirait la France du commandement militaire intégré de l’OTAN, c’est-à-dire des comités et des groupes où prenait corps l’intégration des forces armées des pays de l’Alliance atlantique. Les forces françaises étaient déliées des contraintes de la planification militaire commune et n’avaient plus à occuper des positions prédéterminées dans le dispositif de défense allié. Notre pays restait cependant tenu par les obligations de l’article 5 prévoyant une clause d’assistance mutuelle en cas d’agression.

Durant les années 90, si la France a réintégré le comité militaire, où se réunissent les ministres de la défense des pays membres de l’Alliance, elle est restée à l’écart de trois structures :

- le comité des plans de défense, où s’élabore la planification de défense, c’est à dire les objectifs de forces à atteindre en fonction des missions et des scénarios ;

- le commandement militaire permanent intégré, qui comprend la chaîne de commandement permanente et où s’élabore la planification opérationnelle ;

- le groupe des plans nucléaires, où les pays non‑nucléaires sont informés de la politique nucléaire suivie par les Etats‑Unis et la Grande Bretagne dans le cadre de l’OTAN.

Ce qui est annoncé aujourd’hui, c’est le retour dans ces organisations, à l’exception du groupe des plans nucléaires. Déjà en 1997, J. Chirac avait tenté sans succès cette opération, les Américains refusant de céder à un général français le commandement opérationnel de Naples.

Pour justifier son choix du retour dans le commandement militaire intégré, N. Sarkozy invoque trois arguments :

1. L’influence de la France ne serait pas à la hauteur de son engagement militaire et financier et ce retour lui permettrait de gagner de l’influence, notamment pour transformer et « européaniser » l’Alliance.

Il se trouve que l’influence dans l’Alliance est liée aux capacités militaires et non au statut par rapport au commandement militaire intégré. On l’a vu en 1999, lorsque, au moment du conflit du Kosovo, la France avait plus de poids que l’Allemagne dans les décisions prises par l’Alliance.

Quant au poste de « commandant suprême allié transformation »[1], envisagé pour la France, il peut sembler prestigieux, mais il est dans les faits secondaire. Localisé à Norfolk, en Virginie, actuellement occupé par un général américain, il a pour mission de faire évoluer le dispositif militaire de l’Alliance, pour le rendre apte à des opérations lointaines, mais ce n’est pas un commandement opérationnel. En réalité, ce sont les Etats-Unis qui détiennent l’essentiel de l’expertise et du pouvoir de décision en matière de réorganisation des forces et d’actualisation des doctrines militaires dans l’OTAN, ce qui explique la localisation de ce commandement.

Le commandement opérationnel suprême est détenu par le Saceur, dont personne n’envisage qu’il soit détenu par un autre militaire que le commandant des forces américaines en Europe. Son adjoint, le deputy Saceur, a une mission importante, puisqu’il commande les opérations de l’Europe de la défense, quand l’UE fait appel aux moyens de l’OTAN en activant les accords dits « Berlin plus », mais il est traditionnellement britannique ou allemand, par rotation. En dessous de ces commandements, on trouve celui de Brunssum, également britannique ou allemand, et surtout celui de Naples, traditionnellement dévolu aux Américains, qui conduit les opérations en Méditerranée orientale, c’est à dire en direction du Proche-Orient. C’est celui de Lisbonne, d’importance nettement moindre, qui reviendrait à un Français.

La véritable question n’est pas celle de l’influence dans l’OTAN, mais celle de la capacité d’influencer les Américains pour faire évoluer l’OTAN, ce qu’ils n’ont pas fait depuis 1989, en maintenant une structure très lourde de 15 000 militaires. Quant à espérer influencer le processus de planification de défense, c’est tout simplement illusoire, parce que cette planification est en fait dictée par la doctrine d’emploi de l’armée américaine. L’européanisation de l’Alliance est donc un leurre, à l’image de la politique pratiquée par Tony Blair, qui a échoué, alors que celui-ci pensait influer sur la politique des Américains en étant leur allié le plus fidèle.

2. Le retour dans le commandement intégré serait une condition posée par nos partenaires européens pour faire progresser l’Europe de la défense.

N. Sarkozy a annoncé ce retour de manière implicite lors du « discours aux ambassadeurs » en août 2007. Depuis lors, tous nos partenaires considèrent que la décision est prise et qu’il n’est donc pas nécessaire de faire des concessions à la France pour ce qui concerne la défense européenne.

C’est pour cela que la France n’a pas pu obtenir la création d’un état-major de commandement permanent pour la PESD (politique européenne de sécurité et de défense), à laquelle se sont opposés les Britanniques. Sans cet état-major, la défense européenne n’a pas d’autonomie et dépend de la planification et des moyens collectifs de l’OTAN pour les opérations lourdes. Depuis lors, les Britanniques essaient de pousser l’idée d’une harmonisation des planifications de défense de l’OTAN et de la PESD, ce qui enlèverait toute autonomie et donc tout intérêt au processus de construction de l’Europe de la défense.

Au total, on voit que la perspective de retour de la France dans l’OTAN, loin de renforcer la PESD, l’a affaiblie et peut être même compromise définitivement.

3. Le retour dans le commandement intégré serait un gage de la réconciliation transatlantique et permettrait à la France d’établir avec les Etats-Unis des relations de meilleure compréhension, dans le respect des intérêts de chacun.

Militairement parlant, ce retour n’a pas d’importance. Quand la France participe à une opération, des officiers français sont intégrés dans les chaînes de commandement opérationnel.

Politiquement parlant, il n’en va pas de même. L’appartenance au commandement intégré introduit une présomption de disponibilité des forces françaises « assignées » à l’OTAN. Pour une mission militaire donnée, la participation française sera supposée acquise et le rôle du contingent français largement prédéterminé. La capacité de la France à infléchir la conduite de la mission –dans une interposition au Proche-Orient, par exemple- serait réduite d’autant. On ne voit pas en quoi cette situation réduirait les « malentendus transatlantiques ».

Symboliquement surtout, l’effet serait considérable. Jusqu’ici, le statut spécifique de la France dans l’OTAN était vu, notamment dans les pays arabes, comme le symbole d’une certaine indépendance de la France par rapport aux Etats-Unis et comme la preuve d’une volonté d’autonomie de la PESD. Cette perte d’image risque donc d’affaiblir la France et l’Europe et de déséquilibrer davantage encore la relation transatlantique.

Faire le pari d’une rupture majeure de la politique étrangère des Etats-Unis, qui laisserait plus d’autonomie à l’Europe et s’engagerait vers un multilatéralisme de compromis, est hasardeux. Rien n’indique que la nouvelle administration américaine ait décidé de renoncer aux privilèges de son « leadership ». Tout en promettant les plus larges consultations au sein de l’Alliance, le Vice-président Biden ne vient‑il pas de déclarer à Munich que « les Etats-Unis agiraient en partenariat chaque fois qu’ils le pourraient, mais seuls quand ils le devraient » ? Quant à la mission de l’OTAN en Afghanistan, s’il paraît aujourd’hui acquis que les Etats-Unis demanderont aux Européens d’y contribuer plus largement, il ne semble pas qu’ils envisagent de les associer davantage aux décisions essentielles. En revenant dans les structures intégrées de l’OTAN, la France ne serait pas dans la meilleure position pour faire prévaloir, conjointement avec ses partenaires européens, les voies d’une solution politique au conflit afghan, si jamais les Etats-Unis espéraient venir à bout de la rébellion en ayant principalement recours à l’action militaire.

La décision de N. Sarkozy est donc dangereuse, parce que porteuse de risques pour la qualité des relations transatlantiques. Elle est de plus inutile, alors même que le statut de la France dans l’OTAN était accepté par les Etats-Unis et ne nuisait en rien à la relation franco‑ américaine.

[1] ACT : Allied Command Transformation

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