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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 17:15

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Communiqué de presse de Maintenant la Gauche

Après plusieurs semaines de débat sur une loi « fourre-tout », selon l'expression du premier secrétaire et député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, François Hollande et Manuel Valls ont décidé d'engager la responsabilité du Gouvernement. L'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution est un passage en force qui sonne comme un aveu de faiblesse.

Ce qui est en cause, c'est le fond du texte. Le projet de loi Macron ne s’inscrit en rien dans nos engagements de campagne de 2012, et va même directement à leur encontre (extension du travail de soirée et du dimanche sans contreparties minimales, privatisation d’aéroports rentables, réforme par ordonnance du droit du travail, facilitation des licenciements collectif, distribution d’actions gratuites sans ciblage…), François Hollande et Manuel Valls ont donc opté pour le passage en force en recourant à l’article 49-3 de la constitution.

Ce recours manifeste clairement un désaveu cinglant pour le gouvernement de Manuel Valls. En divisant les socialistes, en s’éloignant volontairement du rassemblement de la Gauche et des écologistes, le premier ministre a cru pouvoir imposer une ligne politique contraire à tous les engagements de 2012. A l’évidence, cette voie est une impasse. Il faudra bien que le président de la République en tire les conséquences.

La projet Macron est une mauvaise loi qui divise la gauche et le pays, qui ne créera ni emploi, ni croissance et qui met en cause notre modèle social et républicain. Sur des sujets comme le travail du dimanche, tous les syndicats sont opposés et même la CGPME du côté patronal.

Nous n’avons cessé d’avertir le gouvernement et le président de la République sur les graves risques de division qu’elle générait et surtout sur les inacceptables régressions sociales qu’elle organisait.

Le gouvernement persiste donc dans sa volonté de passer en force, sans même prendre en compte les demandes du Parti Socialiste et moins encore les contre-propositions qui ont été présentées pour rétablir plus de justice sociale. Visiblement, il ne prend pas la mesure des graves difficultés du pays et singulièrement des couches populaires, des plus modestes qui attendent autre chose que cette loi qui renforce le poids des financiers, la dérégulation sociale et ré-ouvre une vague importante de privatisations.

Nous avons la conviction qu’on ne règle pas des problèmes politiques à gauche en employant l’une des armes les plus coercitives de la 5ème République. A quoi bon débattre pendant plus de 200 heures à l’Assemblée nationale pour lui enlever in fine le droit de vote ?

Ce tour de passe-passe constitutionnel ne saurait éteindre l'indispensable débat à gauche sur la nécessaire inflexion de la politique du gouvernement pour relancer l'économie et créer de l'emploi.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 20:22

nous_sommes_Charlie.jpgAppel de Citoyens Valdoisiens :

« Nous sommes Charlie : défendons les valeurs de la République ! »

Relayez cet appel et retrouvez-nous  sur facebook : Appel-des-Citoyens-valdoisiens-nous-sommes-tous-Charlie

 

L’attentat terroriste, qui a décimé le 7 janvier 2015 la rédaction de Charlie Hebdo et coûté la vie à des fonctionnaires de police, est un crime inqualifiable qui porte atteinte aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

 Nous - associations, organisations syndicales, partis politiques -appelons les Valdoisiens à venir avec des stylos et des crayons le samedi 10 janvier à 15h sur le Parvis de la Préfecture à Cergy, en signe de soutien à la liberté d’expression et pour y réaffirmer les valeurs républicaines et le Vivre ensemble dans notre pays.

 Nous - associations, organisations syndicales, partis politiques -appelons également les Valdoisiens à se retrouver à la marche républicaine silencieuse le dimanche 11 janvier à 15 heures, de la Place de la République à la Nation.

 Face à la barbarie, défendons les valeurs de la République !

Premiers signataires : Rachid Adda, (MRC) - Lionel Barbet, (Ligue de l’Enseignement) - Pierre Barros, (Association Départementale des Elus Communistes et Républicains) -Jean-Pierre Bequet,  (Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains)  - Yannick Brard, (MDP) - Caroline Besse Priem, (Francas) - - Manon Comte, (MJS95) - Eric Couderchon, (FSU 95) - Olivier Dacheux, (CFDT 95) - Dominique Damour, (EELV) - Pascal Deboeuf, (Usep) - Serge Dombrowski, (M’Pep) - Eric Forti, (Ligue de l’enseignement) - Pascal-Eric Lalmy, (PRG) - Jocelyne Loquien, (UFOLEP) - Ayda Hadizadeh, (PS)- Véronique Houttemane, (SNUIPP-FSU95) - Meriem Khaldi, (CPCV) - Marjorie Noël, (PCF) - Michèle Loup, (Du Côté des Femmes) - Denis Mahieu, (Adapte95) - Bernard Mathonnat, (Festival Théâtral du Val d’Oise) - Jean-Christophe Poulet, (FD) - LoeizRapinel, (EELV) - Jean-Michel Ruiz, (PCF) - Pierre Sandrini, (Ensemble95) - Evelyne Seguin, (UNSA-éducation) - Rachid Temal, (PS) - William Unterwald, (LDH) - Jean-Claude Vitran, (LDH)...

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 20:38

je_suis_Charlie.jpg

Aujourd'hui, à la mi-journée, en plein cœur de Paris, les locaux de Charlie Hebdo ont été victimes d'une attaque terroriste perpétrée à l'arme de guerre.

À l'heure qu'il est, le procureur de la République fait état de douze morts, des membres de la rédaction de l'hebdomadaire satirique et deux policiers morts dans l'exercice de leurs fonctions, et quatre blessés très graves. Le bilan peut encore s'alourdir.

En s'attaquant à Charlie, c'est la liberté d'expression, la liberté de la presse, la liberté de conscience, la République, qu'ont voulu assassiné les terroristes ! En visant Charlie, ce sont aussi des figures de la gauche intellectuelle, sociale, critique, atypique, un brin « libertaire » et « paillarde », que les assassins ont ciblé ; c'est une part de nous-mêmes qu'ils ont voulu tuer, car ils ont accompagné nombre d'entre nous dans notre adolescence et à l'âge adulte.

« Nous avons tué Charlie Hebdo » ont-ils hurlé… nous devons leur donner tort ; et nous devons, dans les jours, les semaines, les mois qui viennent, apporter notre soutien total pour que ce journal continue de vivre et de porter avec indépendance et irrévérence sa légendaire liberté de parole. Charlie Hebdo a été touché au cœur et va affronter, au-delà de la peine immense de ce jour, de longs moments difficiles.

Nous devons continuer à vivre, le peuple, la société française ne doit pas céder à la paranoïa et au repli, mais démontrer la force au quotidien de la République française et de ses valeurs démocratiques et sociales.

Je voudrais ici citer les mots très justes de notre camarade parlementaire valdoisien, Gérard Sebaoun : « La République ne doit jamais rien céder à la terreur d'où qu'elle vienne. Unis sur nos valeurs, nous allons faire face ensemble sans nous laisser déborder par la panique et les réactions irrationnelles, malgré la tristesse et la colère.
Le danger d'attentats est permanent, la France est exposée mais nous avons le devoir de continuer à vivre debout en hommes libres, en démocrates et en citoyens.
J'ajoute que notre vigilance ne doit pas céder un pouce de terrain à ceux qui tenteraient d'instrumentaliser ces assassinats pour nourrir l'islamophobie.
 »

L'attentat d'aujourd'hui ne doit évidemment pas effacer ou éteindre les débats qui nous animent, les questions qui sont posées au pays pour sortir de la crise qu'il traverse depuis trop longtemps.

Mais ce soir, nous sommes aux côtés de Cabu, de Charb, de Tignous, de Georges Wolinski, de Philippe Honoré et de Bernard Maris, dans le recueillement et la détermination ; nous pensons à leurs familles, leurs amis et leurs collègues, qui traversent une épreuve inimaginable. Ce soir, nous avons de la peine et nous sommes emplis d'émotion. Nous sommes avec tous les véritables républicains rassemblés sur les places de France pour refuser l'innommable, pour rejeter les amalgames et réaffirmer l'unité des citoyens français.

Face à la barbarie, nous devons faire front et démontrer aux ennemis de la Liberté que la France – qui a donné au monde tant de ses idéaux démocratiques – dans la réponse qu'elle leur opposera n'abandonnera pas son âme et ses valeurs républicaines. La France doit être et sera à la hauteur hauteur du message universaliste qu'elle porte.

C'est dans cet état d'esprit que nous participerons samedi après-midi à la marche silencieuse à laquelle appellent les partis de gauche français.

Vive la Liberté ! Vive la République !

pour Maintenant la Gauche Val-d'Oise,

Frédéric FARAVEL

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 18:12

4631533.jpgEmmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, a donné un nouveau coup de canif cet après-midi qui met à la fois en cause les protections nécessaires dont bénéficient les salariés. En effet, il a invité jeudi les partenaires sociaux à « améliorer » l'accord national interprofessionnel (ANI) de 2013 et s'est prononcé pour que le temps de travail puisse être modulé par des accords majoritaires dans l'entreprise ou la branche.

Au prétexte que l'obligation pour une entreprise de passer devant un juge pour suspendre un accord de maintien de l'emploi et procéder à des licenciements rebuterait une partie du patronat, il s'est prononcé pour l'extension de la durée de tels accords au-delà de deux ans.

Il a dans le même mouvement introduit une nouvelle brèche dans la législations du temps de travail ; faisant mine de vouloir préserver la durée légale, il a affirmé que « le cadre légal des 35 heures n'est pas suffisant car les salariés comme les entreprises ont besoin de plus de souplesse […] Le vrai progrès, c'est de donner à chacun la possibilité de choisir, dans un cadre organisé et sécurisé par l’État et par les partenaires sociaux. […] Ces accords, qu'ils soient de branche ou d'entreprise, peuvent fournir des cadres plus adaptés à la négociation du temps de travail et ils ne sont pas pour autant synonymes de remise en cause des 35 heures. »

Ces déclarations, dans la droite ligne des précédentes, sont mal venues car elles mettent à nouveau à mal l'application concrètes des 35 heures, alors même que les salariés français travaillent déjà en moyenne 38 heures par semaine.

Elles mettent gravement en cause la hiérarchie des normes, en donnant la prééminence aux accords d'entreprise et de branche face à la loi, qui est pourtant la garantie qu'offre la puissance publique aux salariés de notre pays. Elles aggravent l'affaiblissement du principe de faveur (déjà contenu dans les amendements Warsmann, dans l'ANI et sa transcription dans la loi) qui implique que c'est la mesure la plus favorable – entre la loi, la convention collective, l'accord de branche ou d'entreprise – qui s'applique au salarié.

Enfin, elles mettent à nouveau les syndicats de salariés en position défensive, alors que le rôle d'un gouvernement de gauche devrait être de prendre mieux en compte les attentes des salariés qu'ils représentent. Les confédérations syndicales elles aussi ont des propositions pour faire face à la crise économique et sociale, mais nous déplorons que systématiquement ce soit les revendications du MEDEF qui soient relayées au plus haut niveau de l’État (comme on l'a entendu encore récemment lorsque le Président de la République a annoncé que l'application du compte pénibilité serait soumise à « l'expertise » d'un parlementaire et d'un patron, sans associer de syndicaliste).

Maintenant la Gauche réaffirme son attachement à la durée légale des 35 heures et à leur application concrètes, qui ont déjà été excessivement assouplies sans que cela n'ait apporté aucun résultat économique. Au contraire, nous sommes favorables à de nouvelles avancées dans la réduction du temps de travail.

Nous appelons également au retour du respect de la hiérarchie des normes et du principe de faveur, mis à mal par l'ANI et les amendements Warsmann.

Nous incitons au contraire le ministre de l'économie à s'occuper prioritairement de la compétitivité hors coûts de l'appareil productif français pour que notre économie retrouve la dynamique nécessaire au retour de la croissance et des créations d'emplois.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 09:12

Emmanuel-Maurel-sur-la-surenchere-liberale-du-gouvernement-.jpgIl a eu beau reculer, se défendant de vouloir "stigmatiser" les chômeurs, François Rebsamen fait hurler la gauche. Pour Emmanuel Maurel, eurodéputé et animateur du courant Maintenant la gauche, à gauche du PS, la volonté du ministre du Travail de "renforcer les contrôles" à Pôle Emploi pour sanctionner davantage les chômeurs qui ne cherchent pas de travail, s'inscrit dans une semaine de "surenchère libérale" pour son gouvernement, après le discours amoureux de Manuel Valls face au Medef et la remise en cause des 35 heures par celui qui allait devenir ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

Interrogé par les caméras de l'AFP avant le bureau national du PS le 2 août au soir, Emmanuel Maurel lance :

"Décidément, tout le monde se lâche. Le Premier ministre a ouvert la voie avec son discours au Medef. Et là il y a une sorte de surenchère libérale sur des sujets qui n’en sont pas et qui, en plus, brouille le message du gouvernement le jour de la rentrée scolaire.

Franchement je pense qu’il est temps d’arrêter les conneries."

Interrogé également par l'AFP, Gérard Filoche, autre représentant de l'aile gauche du PS, estime que le gouvernement "n'est pas celui du PS" :

"Cela fait quatre fois que l’on s’oppose au gouvernement : sur les seuils sociaux, sur le travail le dimanche, sur le chômage et sur les 35 heures ! Quatre fois que le PS dit en quelque sorte que ce gouvernement n’est pas notre gouvernement."

Avant eux, l'ancien ministre François Lamy, proche de Martine Aubry, s'est réjoui d'avoir refusé un ministère dans le gouvernement Valls II. La maire de Lille a quant à elle ironisé sur la disparition de la rose, symbole du Parti socialiste.

Le 2 août sur i>Télé, François Rebsamen avait provoqué son tollé en déclarant :

"Moi, je vais vous dire je pense qu'il faut renforcer les contrôles. Quand on est chômeur, au sens du Bureau International du Travail, on recherche un emploi. Et donc c'est négatif pour ceux qui recherchent un emploi d'être à côté de personnes qui ne cherchent pas d'emploi. Donc je demande à Pôle Emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi."

Une "demande" suivie d'un rétropédalage dans la soirée, le ministre précisant à RTL qu'il voulait faire un simple "rappel à la loi". Un peu plus tôt, son entourage avait précisé à l'AFP que "ces contrôles existent déjà" et que "aucun nouveau dispositif n'est prévu".

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 20:04

240px-Jérôme Guedj 2010

Vous trouverez ci-dessous la réaction de Jérôme Guedj aux propos génocidaires de Jean-Marie Le Pen tenus à Marseille lors d’un meeting du Front national le 20 mai. Les républicains ne peuvent garder le silence.

Tribune publiée dans Médiapart.

logo mediapart«Monsieur Ebola peut régler tout ça en trois mois». Jean-Marie Le Pen, qui faisait estrade commune avec sa fille hier à Marseille en meeting, donne donc du «monsieur» au virus mortel qui a fait sa réapparition il y a quelques mois en Afrique. Il lui donne du «monsieur» car il est selon Jean-Marie Le Pen la solution face au «risque de submersion» de la France par l’immigration et au «remplacement de la population qui est en cours».

Il ne s’agit pas d’un dérapage, d’une parole raciste de plus dans la bouche d’un multirécidiviste en la matière. Non, on est bien au delà dans le domaine de la haine. Il vient de faire un vœu génocidaire. Ce personnage, qui serait grotesque si le parti politique et les héritières qui l’a engrangées n’étaient des dangers mortels pour la République, a exprimé le souhait qu’en Afrique des millions de personnes disparaissent.

Le Président d’honneur du Front national, fondateur et incarnation historique du parti que les sondages placent en tête à l’élection européenne de dimanche, claironne donc à qui veut l’entendre lors d’un rassemblement de sa formation politique, que la solution à une question politique, l’immigration, est une solution finale, l’éradication d’une partie de l’humanité, les Africains.

Si certains avaient encore besoin de clarification sur la nature du Front national, sur les idées puantes qui règnent dans ses rangs et la matrice idéologique de ses cadres, Jean-Marie Le Pen vient de leur rafraîchir la mémoire. Le Front national se réclame de la République, emprunte désormais nombreux de ses thèmes à la gauche, joue à plus laïque que moi tu meurs, palabre à haute voix sur la défense du monde ouvrier, envoie sur les plateaux télé des cadres bien proprets ? Chassez le naturel, il revient au galop. Le Front national n’est rien de ce qu’il affirme être. Prononcez le mot immigration, et la fable du parti dé-diabolisé, avec ses personnages et ses thèmes fictifs, s’effondre. Prononcez le mot immigration, et la vraie nature de ce parti ressurgit, son logiciel originel se remet route, avec, intégrée, toute la panoplie de l’extrême droite, dont le génocide, héritage programmatique des nazis. On y est, il n’a pas fallu gratter bien longtemps.

Je ne prendrai pas temps de répondre ici au mythe des invasions barbares, à la trouille des musulmans et du « remplacement de la population » européenne. Rappelons juste que si quelques valeurs nous unissent encore, c’est bien celles qui président au fait qu’on se fout bien de savoir en France qui sont vos parents ou vos grands parents, mais quels sont vos droits et vos devoirs. Que s’il existe une identité à la Nation française, elle est fondée sur la citoyenneté, la responsabilité civique qui en découle et s’incarne dans la République, ce vieux projet universaliste que nous ont légués une bande d’illuminés qui décidèrent à la fin du XVIIIe de renverser le cours de l’histoire et d’embarquer l’humanité dans le projet d’une «société des égaux». Je le rappelle car nous ne sommes pas issus de nulle part. L’Europe non plus, celle pour laquelle nous votons dimanche. C’est malheureux de devoir remettre sans cesse le couvert, mais si aujourd’hui nous avons le privilège, l’immense privilège, de vivre librement dans le plus grand espace démocratique du monde, c’est loin d’être un hasard et ce n’est pas un acquis éternel. Avant nous, avant que les démocraties européennes ne décident de s’associer pour ne plus se faire la guerre, la spécialité continentale était justement la guerre.

646419-le-fondateur-du-front-national-francais-jean-marie-l.jpgLorsque Jean-Marie Le Pen fait un vœu génocidaire, il se place non dans l’histoire que nous construisons depuis 70 ans, mais dans celle que les nazis voulaient construire pour «mille ans» en Europe. Un monde où on éradique des peuples, des populations parce qu’on estime qu’elles sont un problème pour le genre humain. Ainsi, lorsqu’il déclare hier à Marseille que ce «phénomène d’immigration massive est aggravé chez nous par un fait religieux : une grande partie de ces immigrés sont des musulmans, une religion qui a une vocation conquérante, d’autant plus conquérante qu’elle se sent forte et qu’ils se sentent nombreux. Elle va jusqu’à conquérir jusque dans nos propres rangs – pas au FN mais en France – de nombreux et nouveaux fidèles» (Le Monde, 21/05), il ne fait que reprendre le thème de la «vermine» qui viendrait tarir une «race pure», sous couvert de différences religieuses et culturelle. Dans l’Europe dominée par les nazis, il s’agissait de la «vermine juive», elle a juste été recolorée, mais c’est la même chose. Et en lieu et place du génocide industriel organisé dans les camps de la mort, il souhaite un génocide infectieux, permis par un virus.

Devons-nous laisser de tels «rossignols du carnage» s’ébrouer impunément ? Assurément que non, il faut une réponse pénale, car il est interdit en France d’en appeler au génocide, comme à la haine raciale, et une réponse politique. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un crime. Si nos lois l’affirment, c’est pour une bonne raison, c’est que nous en connaissons les funestes conséquences.

Ces paroles doivent être condamnés par tous, et nous devons rappeler aux électeurs, que quels que soient les frustrations et reproches que nous pouvons, et devons, faire à l’Union, ce n’est pas en envoyant des représentants qui prônent la barbarie humaine que nous trouverons les voies qui permettront de ré-enchanter le rêve européen. Bien au contraire. Le FN n’est pas contre le système, il en est la pire des expressions, comme l’extrême droite l’a toujours été depuis son apparition dans le champ politique.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:42

Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche - mercredi 9 avril 2014

Alors que mercredi dans la journée, Harlem Désir s’est vu propulsé secrétaire d’Etat aux Affaires européennes pour mieux libérer son poste à la tête du PS, la manoeuvre ne passe pas du tout à la gauche du parti. L'exécutif a laissé à Harlem Désir le soin d'officialiser le passage de témoin avec Jean-Christophe Cambadélis. Marie-Noëlle Lienemann dénonce un "coup d’Etat permanent".

Jean-Christophe-Cambadelis-Harlem-Desir.jpgLe petit rayon de soleil n’adoucit pas Marie-Noëlle Lienemann. Devant le siège du PS, alors qu’un big bang se prépare en ce doux mercredi d'avril - (Cambadélis doit remplacer Harlem Désir "promu" secrétaire d’Etat) - la sénatrice de l’aile gauche est en colère. Et la voilà qui, paraphrasant Mitterrand, dénonce "un coup d’Etat permanent". Avant de s’en prendre "aux combines d’appareil".

MNL_BFMTV_09-04-2014.jpgArrive tout sourire Carlos Da Silva, un proche de Manuel Valls. Passant devant Lienemann, il balance goguenard et assez fort pour que la presse puisse l’entendre : "Elle est encore au PS ?" Réponse de la sénatrice : "Pour plus longtemps que toi mon pauvre ami. Moi, je n’ai jamais perdu mes élections."

"Une seule personne décide de tout"

Bref, avant le Bureau national du PS, l’ambiance est aux petits meurtres entre camarades. Le chassé-croisé, sans consultation des militants, n’est pas du goût de tous. "J’aime être sûr que ce qui se passe au PS soit décidé au PS", s’étrangle Guillaume Balas, le chef du courant de Benoît Hamon, nommé ministre de l'Education nationale. Alors qu’on donne Vincent Peillon potentiellement tête de liste en Ile-de-France pour les européennes, Guillaume Balas qui figure en n°3 sur la liste, enrage : "Personne ne m’a appelé. Je suis dans un parti politique, pas dans une officine de communication." Camarade de courant, Pouria Amirshahi enfonce le clou : "Je ne veux pas d’un arrangement sur un coin de table." Ce qu’un de leur proche résume : "C’est une seule personne qui est en train de décider de tout", se lamente-t-il en pensant à François Hollande. "Il faut que les militants puissent se prononcer", demande Jérôme Guedj, l’un des leaders de l’aile gauche, rejoint en cela par Marie-Noëlle Lienemann qui veut ce vote avant l'été. 

Harlem Désir parti, que va-t-il se passer ? "Il faut appliquer les statuts", tente un membre du Bureau national. Mais dans ce cas, que disent-ils ? "Là, je ne sais pas mais il faut les appliquer. C’est une bonne réponse, non ?", sourit-il avant de tourner les talons. "Il faut un vote au Bureau national puis un vote au Conseil national pour installer un premier secrétaire par intérim", croit savoir une autre. L'exécutif qui a mené l'opération de bout en bout a eu la délicatesse de laisser à Harlem Désir le soin d'officialiser le passage de témoin avec Jean-Christophe Cambadélis. Au delà des questions de procédures et de légalité - qui ont tout de même leur importance - le PS vient de s’offrir une petite crise de nerfs, avec une aile gauche plus remuante que jamais. 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 15:39

logo MLG 95-copie-1Maintenant la Gauche Val-d'Oise, représentant la motion 3 du PS au sein de la fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste, apporte son plein et entier soutien moral et politique à la de conseils de parents d’élèves (FCPE), suite aux menaces dont a été l'objet la principale fédération de parents d'élèves du pays.

Plusieurs sections franciliennes de la FCPE ont reçu mercredi en début d’après-midi un mail de menaces leur enjoignant de «ne pas jouer à s’opposer aux programmes de la journée de retrait». «Nous avons relevé les noms des activistes FCPE qui défendent la théorie du genre école par école, collège par collège, département par département en Ile-de-. On en restera pas là (sic)», poursuit le mail anonyme intitulé «Répression FCPE».

Lundi, à l’appel de Farida Belghoul, une enseignante proche d’Alain Soral et Dieudonné, de nombreux parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école. Ils protestaient contre la volonté supposée de l’Education Nationale «d’apprendre la masturbation en maternelle» ou «déguiser les garçons en petites filles» ou encore de faire venir «des intervenants homo ou lesbienne qui viendront leur bourrer la tête d’idées monstrueuses».

Nous dénonçons les agissements de cette activiste communautariste et de son association, alliées aux pires réactionnaires d'extrême droite et antisémites.

Nous voulons rappeler en quoi consiste les ateliers "ABCD de l'égalité" lancés par le ministère de l'Education Nationale et le ministère des Droits des femmes. Les ABCD de l’égalité visent à éduquer à l’égalité garçon-fille et à travers elle à lutter contre les discriminations sexuelles. L’enseignement de l’égalité entre les femmes et les hommes est prévu par la loi depuis 1989 et les ABCD de l’égalité s’inscrivent dans le cadre des enseignements existants : en éducation physique et sportive, dans les cours d’éducation artistique, d’histoire, etc.

En aucun cas, l'objectif de ces ateliers serait d’apprendre l’homosexualité aux enfants dès la maternelle ni de proposer des «travaux pratiques sexuels» en classe, comme le colportent des rumeurs et une instrumentalisation politique.

Il n’existe pas de « théorie du genre » mais il existe de nombreux travaux dits « sur le genre » reposant sur l’idée que les stéréotypes sexués (par exemple : un garçon ne peut pas jouer à la poupée, les filles ne sont pas faites pour être ingénieur, etc.) sont socialement construits, et que la différenciation sexuelle des places occupées dans la société par les hommes et les femmes n’est pas prescrite par la nature.

Nous considérons que les ABCD développent l’esprit critique des enfants et peuvent permettre de lutter contre tous les stéréotypes : racistes, d’âge, de classe, etc.

Bref, ils participent pleinement au rôle d'émancipation individuelle et collective que doit prendre en charge l'école de la République, tel que le conçoivent les socialistes.

Nous demandons au Ministre de tout mettre en œuvre pour informer les familles du contenu réel des ABCD de l’égalité et pour soutenir le  travail pédagogique des enseignants au service de la réussite de leurs élèves. Enfin, face à la diffusion de fausses nouvelles, visant à provoquer des troubles à l'ordre public, il convient également d'envisager toutes les démarches et poursuites juridiques.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 12:11

Marie-Noëlle Lienemann était l'invitée de 19h15 de France Info, le mercredi 8 janvier 2014

sénat-mnl-280x140La sénatrice socialiste de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, réagit à la décision du bureau du Sénat qui a refusé de lever l’immunité parlementaire de Serge Dassault, accusé d’avoir acheté des voix à Corbeil-Essonnes.

Le bureau du Sénat a voté contre la levée de l’immunité du sénateur Serge Dassault. Ce dernier est soupçonné d’avoir acheté des votes à Corbeil-Essonnes.

Marie-Noëlle Lienemann se dit “très étonnée de ce vote“. Sur les 26 membres du bureau, 13 se sont opposés à cette demande qui aurait permis de placer Serge Dassault en garde à vue et de perquisitionner ses locaux.

Je ne comprends pas l’attitude homogène de mes collègues de droite, et encore moins que mes collègues de gauche aient pu se laisser abuser par je ne sais quelles pressions.”

Source: http://www.franceinfo.fr/politique/l-invite-de-19h15/serge-dassault-sauve-son-immunite-parlementaire-la-senatrice-marie-noelle-1274569-2014-01-08

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 13:52

mnlienemann.pngD’abord parce que l’on voit bien comment les réactionnaires reprennent du poil de la bête partout en Europe et dans le monde et qu’ils grignotent les acquis des luttes et des lois émancipatrices.

On sait en Europe que l’offensive contre le droit à l’IVG est présente dans de nombreux pays et a fait l’objet de tentative de votes de motion au Parlement Européen qui n’a pas eu une audience marginale. Aux USA, certains Etats ont considérablement restreint les capacités de procéder à des IVG et les cliniques et médecins les pratiquants y sont soumis à une pression et des menaces incessantes. Peu à peu, nos pays sont touchés par cette révolution conservatrice.

N’attendons pas que le fléau se propage encore davantage. Il faut une mobilisation citoyenne européenne permanente d’abord pour tenter d’influencer les parlementaires espagnols, d’autre part pour mettre ce pays en accusation permanente, avec une campagne d’opinion soutenue. L’Espagne doit mesurer le discrédit durable qui la touchera si elle  persiste dans cette législation hyper restrictive. Nous devons pouvoir, avec tous les progressistes, les faire reculer.

Cette question doit aussi être un des enjeux des futures élections européennes et obtenir des engagements précis de tous les candidats.

Je souhaite que le PSE prenne rapidement, avec les mouvements féministes, les associations, la société civile, une grande initiative militante européenne pour lancer cette campagne, qui pour être efficace doit être massive.

Chacune et chacun de nous est concerné, il en va de nos libertés !

Marie-Noëlle Lienemann

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