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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 08:34

Vous trouverez ci-dessous le texte du courriel adressé à tous les militants socialistes valdoisiens pour éclairer leur réflexion avant de voter sur le rapport d'activité fédéral présenté par Dominique Lefebvre.

banniere_MLG_95_recto_verso.jpgLors du congrès fédéral du vendredi 19 octobre 2012, nous avons assisté au spectacle affligeant d'une motion 1 divisée. Cette motion dite du « rassemblement » était incapable de le faire vivre en son sein et a imposé aux délégués des autres motions un retard important, près de trois heures qui semblent avoir été insuffisantes pour purger les querelles personnelles qui minent cette motion.

Le congrès fédéral n'a pas débattu du Rapport d'activité fédéral qui, pourtant, aurait déjà dû être soumis au vote des militant(e)s valdoisien(ne)s en même temps que les motions, le rapport d'activité national et les modifications statutaires nationales, comme cela se fait dans toutes les autres fédérations du Parti Socialiste.

La motion 3 a donc exigé et obtenu vers 1 heure du matin que le Rapport d'Activité Fédéral vous soit adressé et soumis à votre vote le 15 novembre 2012 en même temps que les candidatures aux fonctions de Premier secrétaire fédéral et de Secrétaires de sections.

En conscience, les délégués de la motion 3 ont décidé de ne pas soutenir ce document, soumis par le premier secrétaire fédéral sortant. Ils proposent aux militant(e)s socialistes du Val-d'Oise d'en faire autant.

L'activité fédérale avait au départ tout pour être glorieuse, elle s'achève de manière piteuse !

La fédération a besoin d'un sursaut qui prenne en compte à la fois les enseignements du congrès et ses enjeux propres qui découlent de notre analyse du bilan de l'équipe fédérale sortante.

Voici l'analyse des quatre années du mandat fédéral qui nous conduit à cette position.

jevotem3congrestoulouse2.jpgjevoteemmanuelmaurel.JPGLES 16% RÉALISÉS PAR LA MOTION 3 ET 28% RECUEILLIS PAR EMMANUEL MAUREL démontrent l'aspiration des militants pour un Parti Socialiste fort qui aide le gouvernement à tenir bon face aux conservatismes et aux lobbies, qui l'aide à se dépasser. Cette envie s'est exprimée alors que nous ne disposions pas du soutien appuyé des « grands élus » du département : parlementaires, maires ou conseillers généraux… Ce soutien nous oblige et impose que nous agissions avec responsabilité pour offrir à la fédération du Val-d'Oise le nouveau souffle dont elle a besoin en tirant les conséquences de 4 ans d'activité fédérale.

Nous avons participé à l'animation de la fédération, nous en connaissons donc les forces et les faiblesses. Le mandat écoulé a commencé dans l'espoir et s'achève dans la déception.
Car, oui, c'était avec l'espoir que les erreurs passées auraient servi de leçons que nous avions conclu au lendemain du congrès de Reims un accord politique pour faire rebondir la fédération. Nous nous sommes engagés sur un plan d'action fédéral ambitieux qui répondait aux enjeux des socialistes valdoisiens.
Nous voulions :

  • renforcer nos sections, former nos militants et faire vivre le débat politique ;
  • renforcer et élargir nos positions électorales ;
  • renforcer notre action militante et notre communication dans le cadre d'une fédération conviviale et efficace ;
  • enfin, ouvrir la fédération sur la société et rassembler la gauche départementale.

bandeau_SF_2008-2012_UMA-copie-1.jpgSur chacun de ces quatre chapitres qui structuraient notre plan d'action fédéral commun, nous pouvons mesurer les réussites, les insuffisances et les échecs.

Le premier chapitre nous force à un constat inquiétant.

Nos sections ne sont pas aujourd'hui plus fortes qu'hier, le PS sort des élections victorieuses du printemps 2012 avec moins d'adhérents qu'il y a 4 ans ; quelques sections ont fortement accru leur recrutement mais uniquement en raison de conflits internes.

La formation des militants a été la principale défaillance de ce mandat, rien n'a été fait pendant 3 ans ; quelques initiatives ont été lancées depuis fin 2011 et nous saluons les efforts du délégué fédéral, mais il s'est trouvé bien isolé.

Le débat politique a connu des hauts et des bas : d'abord, les « rencontres départementales » et la fête de la rose ont offert un réel espace mais ces évènements ont disparu ; les conventions nationales n'ont pas reçu non plus de la fédération l'écho que l'élaboration du projet du PS aurait mérité.

Enfin, le secrétariat fédéral aux sections ne peut justifier d'aucune activité sérieuse.

Le bilan électoral de ce mandat est également ambivalent.

Sans faute sur les élections régionales : notre représentation a progressé, notre camarade Emmanuel Maurel s'est vu confier une vice-présidence plus importante, nos conseillers régionaux sont plus écoutés au sein du groupe PS et de la commission permanente.

Nous pouvons nous réjouir également de la partielle victorieuse qui a permis à nos camarades de Goussainville de prendre les rênes de cette commune.

Gare d'Ermont-Eaubonne - 22 mai 2012Du point de vue parlementaire, c'est PRESQUE un sans faute apparent. Mais on peut discuter de la manière de conduire certaines investitures. Nous avons conservé 3 sénateurs à gauche et d'avoir porté 6 députés de gauche, mais nous avions prévenu que la stratégie présentée par le premier secrétaire fédéral conduirait à l'absence de parité dans notre représentation parlementaire. De même, les élections sénatoriales et législatives ne portent pas la marque du renouvellement et du rajeunissement de nos cadres et de nos élus, qui fait office de slogan par ailleurs.

Nous avons été écartés de l'élaboration de la stratégie électorale dès l'automne 2010. On ne peut pas dire que cela ait amélioré la qualité de l'analyse.

La gauche a perdu le Conseil Général : certains cantons ont été perdus (ou n'ont pas été conquis) de peu de voix et l'on pourra toujours invoquer la malchance ou l'injustice du découpage électoral. Il y eut pourtant des insuffisances dans notre camp : un manque de coordination avéré entre la fédération et l'exécutif départemental, un programme électoral peu lisible et mobilisateur. Les défauts antérieurs perdurent, renforcés par un manque de coordination avec nos partenaires politiques dont nous revendiquons le soutien.

Enfin, la coordination entre territoires et élus socialistes n'a pas été suffisamment au rendez-vous : réunir un Conseil Départemental des Territoires, pour harmoniser les positions de nos collectivités et accorder la plupart d'entre elles pour construire des projets de territoires dans le sens de l'intérêt général, a rapidement fait long feu. Cette bonne juste intuition a manqué du volontarisme fédéral nécessaire pour faire face aux intérêts particuliers et aux conflits qui animent malheureusement certains élus locaux.

L'action militante et la communication ont connu un progrès réel mais incomplet.

contrib 10-09-2012 2L'acquisition d'un nouveau siège fédéral, pour accueillir les militants, leur offrir des ressources et un cadre convivial et pour permettre à nos permanents de travailler efficacement, est le vrai point fort de ce mandat. Le soutien logistique et financier en direction du Mouvement des Jeunes Socialistes – dans le respect de son autonomie – est également un choix positif qu'il faudra renforcer.

Une refonte totale de la presse fédérale a été tentée ; elle reste inachevée. La newsletter et l'intranet militant ont remplacé le rôle tenu par feu Agir-Unir (qui avait disparu peu à peu depuis 2005).

Mais l'expérience d'un magazine fédéral trimestriel de qualité a fait long feu. Pourtant, c'est outil essentiel de promotion de nos idées et de nos propositions non seulement auprès de nos sympathisants mais aussi auprès de nos partenaires politiques, associatifs, syndicaux, etc. Le PS devrait nourrir le débat des acteurs sociaux et politiques du Val-d'Oise. Ce magazine armerait les militants sur les grands enjeux de nos territoires, mais serait aussi le vecteur pour défendre nos politiques sur les territoires.

Le travail mené pour l'organisation de la campagne et du vote des Primaires citoyennes fut très positif, tout comme l'effort pour renforcer la pratique du porte-à-porte : elle a porté ses fruits dans les élections.

L'ouverture et le rassemblement ont connu deux périodes.

logo-pse.jpgDe fin 2008 à l'automne 2010, nous avons pu apporter aux militants et aux sections des éléments de fond pour mener campagne aux élections européennes qui se tenaient cependant dans un contexte dégradé pour notre parti. Plusieurs sections ont trouvé auprès de Fanny Boyer, secrétaire fédérale à l'international, le soutien nécessaire pour construire un jumelage européen.

Nous devions dans le Val-d'Oise tisser des liens plus étroits avec le mouvement syndical et associatif.

contrib 10-09-2012 7Un premier travail a été mené avec Adélaïde Piazzi notamment à l'occasion des luttes communes pour la défense des services publics (La Poste, l'hôpital). Mais ces actions nécessaires ont peu à peu perdu le soutien d'une partie de l'équipe fédérale qui s'est concentrée sur les enjeux des investitures électorales.

Nous devons reprendre cette voie, avec encore plus de détermination car c'est notre camp qui est aux responsabilités. Nous devrons impérativement reprendre des chantiers totalement abandonnés en direction de la vie associative ou de l'égalité femmes-hommes.

Enfin, le Val-d'Oise avait innové en proposant avec Frédéric Faravel dès janvier 2009 un comité départemental de liaison de la gauche, qui a bien fonctionné pendant deux ans, avec nos camarades du PCF, d'EELV, du MUP, et du PRG. Plusieurs positions, déclarations et communiqués communs ont été débattus, élaborés et souvent adoptés sur le Grand Paris, la LGV, La Poste, les retraites, le financement de l'enseignement privé. Elles auraient mérité d'être plus lues et soutenues par beaucoup de nos élus.

Pourtant, à compter de l'automne 2010, le premier secrétaire fédéral a choisi de concentrer en sa personne les relations avec nos partenaires politiques et la préparation des élections, sans que l'on puisse considérer que cela ait débouché sur un progrès.

* * *

L'activité fédérale avait au départ tout pour être glorieuse, elle s'achève de manière piteuse !

Le document qui est soumis à votre vote n'est pas fidèle à la réalité, il n'est pas non plus à la hauteur de ce que l'on pourrait attendre d'un Rapport d'Activité fédéral. Il ne relate pas la privatisation progressive des décisions de la fédération au gré des intérêts politiques du seul premier secrétaire fédéral.

La fédération a besoin d'un sursaut qui prenne en compte à la fois les enseignements du congrès et ses enjeux propres, découlant de notre analyse du bilan de l'équipe fédérale sortante.

pour la motion 3,
le mandataire fédéral
Frédéric FARAVEL

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 15:09

lienemann-toulouse.jpgLa hausse de la TVA annoncée hier par l’exécutif déplait à la gauche du PS. «Quand on fait l’inverse de ce qu’on a dit, cela pose un problème politique», prévient la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, membre de l’aile gauche du PS. «Cette hausse aura un effet injuste», ajoute-t-elle, parlant de «cadeau de 20 milliards aux entreprises». Entretien établi pour Public Sénat par François Vignal.

La TVA va augmenter pour financer une partie de la baisse du coût du travail. Quelle est votre réaction ?

Je considère que la TVA n’est pas la bonne méthode. Ce qu’on a dit avant l’élection est toujours valable. La TVA est un impôt injuste qui pèse sur tout le monde. Cela peut paralyser une part de la demande sans laquelle les entreprises n’auront pas de débouchés. Cela aura un effet négatif, injuste et anti économique sur la croissance. Je n’approuve pas l’arbitrage qui a été pris par le premier ministre et l’exécutif.

D’autant plus que dans certains secteurs, cette hausse va s’avérée catastrophique : dans le logement sociale, la TVA va passer à 10%, elle aura quasiment doublé en un an et demi. Ça va être un handicap pour l’objectif de construire 150.000 HLM par an fixé par le gouvernement, sauf à  considérer que le logement social soit un bien de première nécessité. Le taux intermédiaire concerne beaucoup de secteurs créateurs d’emploi. Certes, il ya des allégements de cotisation, mais c’est un système de gribouille : les HLM vont payer plein pot la TVA et ne vont pas avoir de baisse significative de leur masse salariale.

La baisse systématique du coût du travail me paraît une mauvaise décision. On a auditionné Louis Gallois ce matin au Sénat. Il nous explique que sur l’ensemble des 20 milliards d’euros, il n’y a que la moitié vraiment destinée au secteur industriel. Je considère que cette mesure est un cadeau aux entreprises un peu systématique. Elle n’est pas ciblée sur les vrais secteurs qui en ont besoin. Cette mesure coûte trop cher.

Après avoir supprimé la TVA sociale en juillet, conformément à son engagement de campagne, François Hollande se contredit aujourd’hui

Il n’a pas échappé à nos concitoyens que nous avions dit que nous étions  contre la hausse de la TVA et on le fait. Je regrette que le débat engagé lors du congrès du PS, où des personnes comme Martine Aubry avaient émis les plus vives réserves, n’ait pas été pris en compte par le gouvernement. Il aurait dû entendre davantage son électorat et rester fidele à sa ligne.

La TVA ne couvre que 7 milliards. Et les autres 10 milliards vont être une baisse des dépenses publiques. Elles vont s’ajouter aux baisses considérées comme indispensables au regard de la volonté d’équilibrer le budget. Ça risque d’être une sérieuse hémorragie dans les dépenses publiques. Je crains une réduction des investissements publics, des grandes infrastructures et pour la qualité des services publics.

Cette hausse de la TVA sera-t-elle un danger pour le pouvoir d’achat ?

Oui, on ne prélève pas 7 milliards d’euros sans conséquences.

Comment expliquez-vous cet arbitrage du gouvernement sur la TVA ?

Je suis étonnée du flottement et du changement de pied. J’observe que cela s’est fait sans concertation. On nous explique qu’on ne fait pas de mesure sur les licenciements boursiers car on ne peut pas le faire sans concertation et en même temps on fait un cadeau de 20 milliards aux entreprises et là, pas de consultation syndicale ! Cette précipitation a peut-être une explication : les avertissements d’Angela Merkel sur la fragilité française et les pressions du FMI pour faire des réformes structurelles. Ce sont certainement des éléments qui ont influé sur les décisions du gouvernement. Je ne comprends pas qu’ils y cèdent, c’est une affaire sans fin. On va vers un dumping fiscal et social redoutable pour notre modèle social et notre croissance. Si on ne relance pas la consommation intérieure par des redistributions de richesses, on ne peut pas compter sur que sur l’extérieur. C’est une politique de court terme sous pression d’une politique européenne qui n’a pas été réorientée.

Pensez-vous qu’il manquera des voix au Parlement lorsque ces mesures seront examinées ?

Non, on ne va pas traiter chaque désaccord par un vote différent. La solidarité gouvernementale s’imposera à nous. On a dit ce qu’on avait à dire sur le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, ndlr), qui était un combat de longue haleine. Mais ces mesures viennent se rajouter au flottement politique qu’il y a au sein des forces de gauche au regard du soutien gouvernemental. Il est important d’avoir un débat sur les mesures qui peuvent être améliorées et de renouer avec nos partenaires un climat de confiance, fortement entamé. J’ajoute qu’aucune mesure de redressement économique ne peut se faire sans soutien populaire et syndical.

Mais n’y a-t-il pas un problème de coût du travail auquel il faut apporter des réponses ?

Si, mais la bonne méthode est de modifier le calcul des cotisations sociales, en partie sur la valeur ajoutée. Beaucoup d’entreprises ne paient pas de cotisations car elles sous-traitent à des PME qui elles, les paient plein pot. Il faut mieux répartir les efforts et mieux cibler les secteurs qui auraient besoin d’être soutenus à l’exportation.

La hausse de la TVA risque-t-elle d’être difficile à défendre  sur le terrain ?

Je n’en sais rien. Mais il est  clair que quand on fait l’inverse de ce qu’on a dit, cela pose un problème politique.

Globalement, les mesures proposées par Jean-Marc Ayrault vont-elles dans le bon sens ?

Il y a des tas de choses très positives : les mesures hors coût, la politique de soutien des filières, le développement de la Banque publique d’investissement, les mesures bancaires, le Small busines act à la française. Mais des choses manquent : quelle stratégie européenne pour lutter contre l’euro fort et le dumping fiscal ? Et sur la nature de capitalisme français, qui est de moins en moins un capitalisme national, alors que les Allemands ont gardé un capital plus national, notamment via leurs banques des régions. Chez nous, avec les privatisations, la plupart des fleurons de notre industrie sont partis.

Vous pouvez retrouver cette interview sur http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/tva-lienemann-tonn-e-flottement-changement-pied-334337

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 09:17

fond_foule_MLG_v2.jpgLe gouvernement vient d’annoncer une série de mesures susceptibles de « relancer la compétitivité », au lendemain de la présentation du rapport de Louis Gallois. La gravité du bilan de 10 années de droite exige un sursaut. La réussite du changement demande un soutien populaire réel.

Signataires de la motion « Maintenant la Gauche », nous regrettons le caractère précipité de ces annonces et l’absence de négociations préalables avec les organisations syndicales.

C’est pourquoi nous estimons que les annonces faites aujourd’hui doivent désormais faire l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux et un débat approfondi avec l’ensemble des forces de gauche et écologistes. Ce qui vaut pour la loi contre les licenciements boursiers, retardée pour laisser la place à une négociation sociale, doit aussi valoir pour une démarche visant à accorder près de 20 milliards de crédit d’impôts pour les entreprises. Clairement, la question des contreparties en termes d’emplois et d’investissements doit être posée.

Face à cette crise sans précédent, nous soutenons avec force l’action de redressement productif, le soutien à la croissance et à la création d’emploi, et l’amélioration de la compétitivité. Améliorer la compétitivité c’est investir dans la recherche et dans la formation. C’est relancer l’investissement et la production industrielle.

De ce point de vue, le lancement d’une stratégie industrielle de filières, la création d’une banque publique d’investissement ou l’accès des PME aux marchés publics constituent des avancées importantes.

Mais nous réitérons notre désaccord sur l’augmentation de la TVA, impôt particulièrement injuste qui, de surcroit, va pénaliser de près de 7 Milliards le pouvoir d’achat des Français. Nous estimons que les arguments développés pendant la campagne électorale contre la hausse de la TVA sont toujours valables et que la compétitivité des entreprises françaises comme la relance des exportations passent par d’autres dispositions que la baisse généralisée du «Coût» du travail.

Nous souhaitons en particulier que soient engagées rapidement des démarches au sein de l’UE pour une politique monétaire et douanière favorable aux exportations, et une lutte effective contre le dumping social et fiscal. C’est un enjeu majeur pour notre compétitivité.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 09:43

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 14:21

Le Figaro - lundi 5 novembre 2012

INTERVIEW - La sénatrice de Paris, membre de l'aile gauche du PS, demande à Hollande et Ayrault «de se souvenir de l'échec électoral de Schröder».

5661328894992Marie-Noëlle Lienemann :
"La gauche ne réussira que rassemblée"

À l'image de Marie-Noëlle Lienemann, la gauche du PS sera très vigilante sur les mesures annoncées par le gouvernement.

LE FIGARO. - Y a-t-il un problème de compétitivité en France?

MARIE-NOËLLE LIENEMANN. - Oui. Ce manque de compétitivité tient avant tout à un problème d'investissement. Nous devons reconstituer des filières industrielles dignes de ce nom dans les technologies vertes, le médical, l'agroalimentaire, etc. Pour cela, il faut développer l'innovation, consolider des services publics de qualité, à des prix abordables, en particulier s'agissant de l'énergie. Il faut aussi moins dépendre des fonds de pension et du capital financier étranger, obnubilés par le profit à court terme et prompts à délocaliser.

Comment financer ces filières?

La France est un des pays où l'épargne des ménages est la plus abondante. Il est tout à fait possible de réorienter cette épargne vers ces filières stratégiques ou autour de grands défis collectifs, par exemple l'indépendance énergétique et la lutte contre l'effet de serre.

Le coût du travail est-il trop élevé en France?

L'idée selon laquelle le coût du travail plomberait notre compétitivité ne tient pas. Regardez ce qui se passe actuellement en Espagne. Les salaires ont été réduits de 30 % et l'économie s'enlise de plus en plus.

Que proposez-vous?

Il ne faut pas réduire la protection sociale mais mieux repartir son financement. Les grandes entreprises paient peu de cotisations parce qu'elles sous-traitent beaucoup. Mais elles réalisent beaucoup de valeur ajoutée. Ce n'est pas le travail mais cette valeur ajoutée qui doit servir de base de calcul aux cotisations.

Comment réagiriez-vous si le gouvernement annonçait mardi une hausse de la CSG et/ou de la TVA?

Au sein de l'aile gauche du PS, la réaction serait très négative. Nous ne serions pas seuls. Martine Aubry, lors du congrès du PS à Toulouse, a redit qu'elle était contre toute hausse de la TVA et de la CSG. Il n'est pas question de démanteler notre système de protection sociale sous prétexte de faire revenir une hypothétique croissance. François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent entendre leurs électeurs et se souvenir de l'échec électoral durable de Gerhard Schröder en 2005!

Les critiques contre Ayrault se multiplient dans la majorité, et à gauche. Comment peut-il reprendre la main?

Il est urgentissime de retisser les liens de confiance mutuelle entre l'exécutif et toutes les composantes de la gauche, qu'elles appartiennent ou non à la majorité. L'aile gauche du PS demande la création d'un comité de liaison permanent, à laquelle seraient associés les écologistes et les partis de gauche. La gauche ne réussira que rassemblée. Je pense que François Hollande aurait dû chercher avec plus d'insistance l'entrée des communistes au gouvernement.

Que pensez-vous des propos qu'a tenus la ministre de l'Écologie, Delphine Batho, aux sénateurs communistes qui ont refusé de voter le texte sur la tarification progressive de l'énergie?

C'est maladroit de provoquer nos alliés en les accusant de mêler leurs voix à celles de l'UMP. Ils ont rétorqué que le traité européen a été voté avec la droite! Arrêtons tout cela et travaillons au rassemblement.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 14:31

Emmanuel-Maurel JDDFrederic Faravel 14-07-2012Emmanuel MAUREL, secrétaire national aux universités d’été et permanente, vice président de la Région Île-de-France, conseiller municipal de Persan, premier signataire national de la motion 3 « Maintenant la gauche »

Frédéric FARAVEL, secrétaire fédéral aux relations extérieures (section de Bezons), mandataire fédéral de la motion 3, membre du bureau national des adhésions

Membres des instances fédérales :

fanny boyerfabien rousselFanny BOYER, secrétaire fédérale à l’international et à l’Europe, conseillère municipale du Plessis-Bouchard

Fabien ROUSSEL, conseil fédéral, adjoint au Maire d’Eaubonne – Abdenour CHIBANE, secrétaire de section et conseiller municipal de Louvre – Xavier COSTIL, secrétaire de section et adjoint au Maire de Courdimanche


sylvie fromentelleMichele GreneauSylvie FROMENTELLE
, conseil fédéral, trésorière de section de Cormeilles-en-Parisis – Thierry GARCIN, bureau fédéral des adhésion (section de Bouffémont) – Michèle GRENEAU, Maire de Fontenay-en-Parisis – Michel RENOU, commission fédérale des conflits, secrétaire de section de L’Isle-Adam/Parmain – Bernard MATHONNAT, commission fédérale de contrôle financier (section de Jouy-le-Moutier)


solene levaillantSolène LEVAILLANT, conseil fédéral (section de Courdimanche) daniel boulainDaniel BOULAIN, conseil fédéral, conseiller municipal de Deuil-la-Barre – Manon COMTE, conseil fédéral (section de Soisy-s/s-Montmorency) – Laurence JUNG, conseil fédéral (section de Pontoise) – Sébastien FONTAGNEU, conseil fédéral, bureau fédéral des adhésions (section de Deuil-la-Barre/Enghien-les-Bains) – Didier DAGUE, adjoint au Maire, commission fédérale des conflits (section de Courdimanche), Jean-Calvin JOB LI LIBOCK, commission fédérale de contrôle financier (section du Haut-Val-d’Oise) - Jérôme HAINE, secrétaire de section de Méry-sur-Oise – Georgette BRAZIER, secrétaire de section et conseillère municipale de Vémars – Michel BOUTON, secrétaire de section d’Eaubonne-Montlignon – Pierre VALÉRY, conseiller municipal et secrétaire de section de Saint-Gratien – Laurent ORTALDA, secrétaire de section d’Éragny-sur-Oise – Sébastien LOMBARD, secrétaire de section du Haut-Val-d’Oise

Premiers signataires valdoisiens :
AKAKPO Emmanuel (PLAINE DE FRANCE) – APARICIO Jean-Michel (HAUT-VAL-D’OISE) – AZZOUZI Hakim (HAUT-VAL-D’OISE) – BARON Anne (CORMEILLES) – BAUER Patrick, trésorier de section (SAINT-GRATIEN) – BELLIER Jean-Noël, adjoint au maire (ÉCOUEN) – BERTHOUMIEU Véronique (PONTOISE) – BIOGET Alain (SAINT-OUEN-L’AUMÔNE) – BONNEFOND Annick (FRANCONVILLE) – BOYER Christine (LE PLESSIS-BOUCHARD) – BOYER Marcel, adjoint au Maire (ÉCOUEN) – CALVET Axel (EAUBONNE) – CARRIER Nathalie, conseillère municipale (LOUVRES) – CASTELLANT Jean (DOMONT) CHABBERT Claude (MÉRY-SUR-OISE) – CHEVALIER Ghislaine (FRANCONVILLE) – CHEVRIER Jean-Claude, adjoint au Maire (PIERRELAYE) – CISSÉ  Abderamane (BOUFFÉMONT) – COHAT Émile (VAUREAL) – COULON Bastien (MAGNY) – CROSNIER Camille (MAGNY) – DARGNAT Gérard (ERMONT) – DA SILVA Virginie (EAUBONNE) – DE PAZ Georges (LE PLESSIS-BOUCHARD) – DELMAS Anne-Marie, conseillère municipale (EAUBONNE) – DESCLOS Bernard (CANTON DE VIARMES) – DUCHÊNE Charles (MONTMORENCY) – EL HEDJIM Reda (COURDIMANCHE) – FONTAGNEU Sébastien (DEUIL-ENGHIEN) – FOTSO Patrick (PONTOISE) – FRICOT Luc, conseiller municipal (EAUBONNE) – FRICOT Monique (EAUBONNE) – GASQUET Pascal, adjoint au Maire (VALLÉE DU SAUSSERON)– GIROT Nadine (BOUFFÉMONT) – GLIZE Jean-Michel, conseiller municipal (HAUT-VAL-D’OISE) – GOASDOUÉ Sylvie (VALLÉE DU SAUSSERON) – GOURDET Christian (ARGENTEUIL) – GRIARD Jérémie (DEUIL-ENGHIEN) – GUICHARD Bernadette (HAUT-VAL-D’OISE) – GUILLANEUF Nadine (EZANVILLE) – GUILLEMIN Jacques (DOMONT) – HARIR Mohamed (MÉRY-SUR-OISE) – HENAUX Jean-François (VALLÉE DU SAUSSERON) – HENAUX Laure (VALLÉE DU SAUSSERON) – HERGOT Sylvain, trésorier de section (HERBLAY) – IGUEL Jean-Claude (HERBLAY) – ISSERTIAL Nicolas (ERMONT) – JAMAS Charlotte (PLAINE DE FRANCE) – KEBE Hussen (COURDIMANCHE) – LAVALETTE Monique (CORMEILLES) – LE MORILLON Julie (VALLÉE DU SAUSSERON) – LE PERFF Yannick (ANDILLY-MARGENCY) – LEMOINE Gérard (BEAUCHAMP) – LERÉVÉREND Clémentine (HAUT-VAL-D’OISE) – LEROY Didier (LOUVRES) – LOMBARDI François, trésorier de section (JOUY) – MAGNE Michel, adjoint au Maire (PLAINE DE FRANCE) – MEULEMAN Patrick (CERGY) – MICHNOWSKI Sylvie (VALLÉE DU SAUSSERON) – MILKOWSKI Lucette (PLAINE DE FRANCE) – MOREAU Léo (PONTOISE) MORIN Michel (CORMEILLES) – NEGMARI Naïma (MÉRY-SUR-OISE) – PHAM Toan (CORMEILLES) – PHAM-LE COZ Catherine (CORMEILLES) – PIERRE-LOUIS Djeamson (HAUT-VAL-D’OISE) – PIERSON Gilles (CERGY) – PIETROBON Élise (MONTMAGNY) – QUIVRIN Jean-Claude (FRANCONVILLE) – QUIVRIN Laurette (FRANCONVILLE) – RAFFROIDI Catherine (VALLÉE DU SAUSSERON) – RANDON Luc (EZANVILLE) – RICHARD Patrice, adjoint au Maire (GONESSE) – RICHET Catherine (ERMONT) – RIEUCAU Guy (BOUFFÉMONT) – RODRIGUES Stéphane (L’ISLE-ADAM/PARMAIN) – ROGEON Benoît (BOUFFÉMONT) – ROUCHETTE Patrick (MONTMORENCY) – RIFFAUD Jean-Charles (COURDIMANCHE) – ROUSSEL Martine (EAUBONNE) – SARR Alhassan (HAUT-VAL-D’OISE) – SCHAAF Paule, conseillère municipale (EZANVILLE) – SIRE Élisabeth, conseillère municipale (MONTMORENCY) – SONDER Marc (ARGENTEUIL) – TAICLET Michèle, conseillère municipale (JOUY) – TERRASA Xavier (BEAUCHAMP) – THAUVIN Alain, conseiller municipal (GONESSE) – TIRVAUDEY Aline (HAUT-VAL-D’OISE) – TORVIC Sonia (HAUT-VAL-D’OISE) – TOURNADRE Jacques (VALLÉE DU SAUSSERON) – VASTRA Marie-Christine (MÉRY-SUR-OISE) – WURTZ Alain (COURDIMANCHE) et d’autres encore à venir…

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 17:43

Emmanuel_Maurel_France_Culture.jpg

Emmanuel Maurel, vice président du Conseil Régional d'Île-de-France, premier signataire de la motion 3 "Maintenant la Gauche", était ce midi l'invité du journal d'information de France Culture.

Retrouvez le podcast de l'entretien ci-dessous...

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 16:18
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 11:48
RESOLUTION DEPOSEE PAR LA MOTION 3 « MAINTENANT LA GAUCHE » AU CONGRES DE TOULOUSE DU PARTI SOCIALISTE

Conformément aux règles habituelles des congrès socialistes, les représentants de la motion 3 ont demandé que soit soumis au vote des délégué une résolution, s’appuyant sur les débats qui se sont déroulés depuis 3 jours. Cette demande a été rejetée par la direction et le premier secrétaire, ce que nous regrettons.
Voici le texte que nous avons déposé sur le bureau du Congrès

La compétitivité de notre économie a été, tout au long de ce congrès, au cœur de nos débats.
Nombreux ont été les intervenants de toutes les motions qui ont évoqué cette question. Délégués socialistes réunis en congrès ici, à Toulouse, nous tenons à réaffirmer que la politique économique ne se mène pas avec des « chocs ».
Face à cette crise sans précédent, nous soutenons avec force l’action de redressement productif, le soutien à la croissance et à la création d’emploi, et l’amélioration de la compétitivité. Mais, c’est de la compétitivité hors coût dont nous parlons.
Améliorer la compétitivité c’est investir dans la recherche et dans la formation.
Améliorer la compétitivité c’est relancer la production industrielle nationale pour la demande et non pour l’offre.
Les socialistes réunis en congrès refusent toute tentation, évoquée par la Droite et par le MEDEF, de baisses des salaires et des cotisations sociales.
Nous refusons qu’une hausse de la CSG ou de la TVA, faussement qualifiée de sociale, portée injustement par tous et notamment par les plus défavorisés, puisse compenser de nouveaux avantages au patronat , sans jamais se traduire par de réelles créations d’emplois.
Le travail est une valeur à laquelle tous les socialistes sont attachés.
Le prix du travail est plus bas en Espagne et pourtant le chômage y est dévastateur.
Le prix du travail est plus haut en Scandinavie et pourtant le chômage y est plus bas.

Socialistes réunis en congrès, nous réaffirmons que l’amélioration de notre compétitivité ne peut et ne doit, en aucun cas, être portée par une dégradation du pouvoir d’achat.
Ensemble, tournons-nous vers les investissements publics, la recherche et l’éducation. Attaquons-nous au poids des frais financiers, changeons la politique monétaire et douanière pour soutenir les exportations.
L'intérêt de tous les Français exige que nous agissions dans la durée, pour une société plus juste et plus redistributive.
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Published by MLG 95 - dans Parti socialiste
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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 20:45

Vous pouvez retrouver le site de campagne pour devenir la Première Secrétaire Fédérale de tous les socialistes valdoisiens sur http://adelaidepiazzi.wordpress.com/

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