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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 15:45

2013-04-22lienemannTout plaide pour une engagement fort des collectivités locales en faveur des économies d’énergie, de pratiques nouvelles moins polluantes et soutenant les échanges de proximité, ainsi que pour le développement des énergies renouvelables.

Les dépenses d’énergie pèsent de plus en plus lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages, sur les coûts des entreprises et des services publics. La transition énergétique permet la création d’emplois et soutient les entreprises locales. La lutte contre l’effet de serre et le changement climatique sont un impératif qui suppose une mobilisation de tous et partout.

Mais une fois énoncée la volonté d’agir, il faut trouver les moyens de passer à l’acte et là, c’est une autre affaire.

Les obstacles sont nombreux: difficultés de préfinancer des travaux dont la rentabilité ne sera assurée que dans un temps long, manque de connaissance et de maîtrise des problèmes et des choix possibles, motivation hétérogène, nécessité d’un seuil d’investissement pour soutenir des filières, des créations d’emplois et des formations adaptées, fragilité énergétique particulière pour les plus pauvres, etc…

C’est là que la puissance publique est indispensable: elle doit tout à la fois planifier à long terme, coordonner et favoriser toutes les initiatives, investir directement mais aussi permettre l’investissement privé, contribuer à une culture locale et à une conscience partagée, assurer une juste solidarité, promouvoir des comportements et actions exemplaires. C’est vrai à tous les niveaux.
Bon nombre de collectivités se sont déjà engagées, en particulier avec les plans « climat énergie », ou comme certains villages qui ont fait le pari de l’autonomie énergétique. Mais, il est souvent indispensable de créer des outils publics dédiés.

STRASBOURG
Je veux saluer l’initiative de la ville de Strasbourg qui a annoncé, courant juillet, la création d’un nouveau pôle public de l’énergie qui interviendra pour le développement des réseaux de chaleur, la rénovation thermique des bâtiments et le soutien aux énergies renouvelables.
La ville a créé une filiale commune entre deux structures publiques, d’une part la société d’économie mixte (SEM) Gaz distribution services, qui achemine du gaz naturel dans une centaine de communes et la Société d’aménagement et d’équipement de la région de Strasbourg (SERS). Dotée d’un capital de 2 millions d’euros, cette nouvelle structure a pour objectif l’efficacité énergétique et proposera aux communes et bailleurs des contrats de performance et d’optimisation énergétique.
Ce pôle est aussi constitué d’une seconde filiale « Biogénère » qui sera créée à l’automne pour soutenir la production du biométhane. Elle fera fructifier l’expérience acquise dans le cadre du projet pilote Biovalsan, qui purifie le biogaz issu des boues de la station d’épuration pour relever sa teneur en méthane, afin de l’injecter dans le réseau de gaz naturel.

Une nouvelle dimension du service public avec la transition énergétique:
Les profits réalisés seront réinvestis soit au profit d’une politique tarifaire juste, soit pour préparer l’avenir et développer les services.

MONTDIDIER (80)
J’ai aussi en souvenir une initiative plus ancienne. A l’initiative de la nouvelle équipe autour de la Maire Catherine Quignon-le tyran la ville de Montdidier ( 2500 Habitants) dans la Somme a transformé , en 2003, sa régie communale en un outil public exemplaire. Non seulement, cette régie offre aux usagers des conseils opérationnels ( techniques, tarifaires et thermiques, sur les économies d’énergie, sur les énergies renouvelables) mais aussi des subventions sur les projets de chauffe-eau solaire, de chauffages électriques performants, de pompes à chaleur, ou de géothermie.
Mais la commune a été plus loin en diversifiant la production énergétique locale.
Elle a d’abord mis en place une chaufferie bois pour son école, puis un réseau de chaleur au bois en 2008 desservant le centre hospitalier, la maison de retraite, le lycée, des écoles et des bâtiments communaux. En 2010, elle a mis en place le premier parc éolien public de l’Hexagone au travers de sa régie. Mise en service en 2011, les éoliennes (2 mégawatts chacune) produisent 53 % de l’électricité consommée annuellement par les 6 500 habitants de la commune. Pour la mairie, ce n’est qu’un premier pas vers l’objectif de l’indépendance énergétique de Montdidier en 2015 et la perspective d’un bilan énergétique positif en 2020.
Le solaire n’est pas en reste. Des panneaux photovoltaïques ont été réalisées au sol et en toiture, partout où c’était possible ( sur des écoles, la station d’épuration, la chaufferie bois). en ajoutant les gros efforts de réhabilitation thermique des bâtiments publics, 985 mégawatts ont été économisés et environ 3 000 tonnes de CO2 évitées chaque année.

Le prochain projet est une éolienne de 200 m de haut et d’une puissance de 7,5 mégawatts. Et c’est là qu’on voit aussi la nécessité d’articuler les efforts locaux à la constitution de filières industrielles d’avenir. Actuellement ces éoliennes géantes ne sont construites qu’en Belgique. Le plan qui doit soutenir la transition énergétique devrait permettre le lancement d’une filière hexagonale de méga-éolienne. Pour ce faire, il faudrait que de nombreux projets comparables a ceux de Montdidier soient engagés et soutenus.

L’objectif est aussi tarifaire, par cette intervention publique le prix de l’énergie et les factures des usagers sont contenues, sans compter les emplois induits.

DES SERVICES ET OUTILS PUBLICS LOCAUX POUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
A travers ces deux exemples, d’une part celui d’une grande agglomération et d’autre part d’une plus petite commune, on mesure la dynamique et l’efficacité que peut avoir un engagement local pour réussir la transition énergétique.
Au moment où le gouvernement va devoir faire des choix sur cette question majeure et à près de six mois des élections municipales, il est urgent de défendre la nécessité de créer des outils publics et singulièrement des outils publics locaux qui seront garant d’une part de l’efficacité de l’action, de l’affectation des profits et bénéfices dégagés au service de l’accès de tous les citoyens à l’énergie à un coût abordable et juste, de l’investissement a long terme pour la sobriété, la performance énergétiques et le développement de filières et technologies innovantes. Évidemment, ces outils doivent être adaptes aux territoires et peuvent être tout a la fois un levier pour le développement local et une véritable occasion d’une implication citoyenne.
En tout cas, le lancement de grands dispositifs fiscaux, ou autres, au niveau national n’aura que peu d’efficacité sans un soutien à la réalisation de ces outils publics et sans une volonté politique majeure en faveur de services publics de la transition énergétique.
En revanche, une réelle coordination, des contractualisations non seulement sur des objectifs mais aussi sur des choix technologiques privilégiés doit a travers une planification rénovée contribuer a la réindustrialisation de la France et la consolidation de filières d’avenir.

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Published by Marie-Noëlle Lienemann - dans Ecologie
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 14:36

le Vendredi 6 Septembre 2013 à 07:25

La sénatrice socialiste affirme que "le nombre des millionnaires a augmenté en France". "Nous sommes un des pays qui possède le record de millionnaires". Vrai ou faux ?

Vrai sur l'augmentation

C'est écrit dans le dernier Rapport sur la richesse dans le monde, publié par Capgemini et RBC Wealth Management, juste avant l'été.

En France, le nombre de millionnaires a augmenté de 6,4% en 2012 par rapport à 2011. Ils sont 430.000. Ce sont des millionnaires en dollars car cette étude internationale compte en dollars.

Dans ce rapport, les millionnaires sont des personnes qui disposent d'au moins un million de dollars à investir, ce qui  exclut la résidence principale, les biens de collection, les produits de consommation et les biens de consommation durable. Ces millionnaires sont appelés des IF (Individus fortunés).

 
Vrai sur le nombre record

Dans le Rapport sur la richesse mondiale, la France est 6eme en nombre d'individus fortunés, alors qu'elle est la 5eme puissance économique mondiale en PIB. Elle fait bien partie du peloton de tête mondial.

Les Etats-Unis restent sans surprise le premier pays producteur de millionnaires. 3,436 millions, en hausse de 12% sur un an.

  • 2eme : le Japon : 1,902 million
  • 3eme : l'Allemagne : 1,015 million
  • 4eme : la Chine : 643.000, en hausse de 14%
  • 5eme : le Royaume-Uni : 465.000

Au total, il y a 12 millions de millionnaires dans le monde. C'est l'équivalent de la population du Sénégal.

 Dernière chose, entre 2007 et 2012, pendant les crises financière et économique, le nombre d'IF (individus fortunés) a augmenté de près de 20%, passant de 10,1 millions et 12 millions.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 08:48

Entretien avec l’élu socialiste Emmanuel Maurel

Publié le 05 septembre 2013 à 17:00 - Causeur.fr - Eugénie Bastié

EmmanuelMaurelCauseur.fr : Dans son engagement présidentiel n°18, le candidat Hollande promettait une réforme des retraites au «cadre financier durablement équilibré». Or, si le régime général peut prétendre à l’équilibre en 2020, il reste que les régimes spéciaux et ceux des fonctionnaires seront eux financés par le déficit. Tant qu’à réformer, ne faut-il pas viser l’équilibre du système entier ? Ne faudrait-il pas toucher aux régimes spéciaux, notamment dans la fonction publique ?

Emmanuel Maurel : Le Gouvernement est bien inspiré de n’avoir pas remis en cause des droits acquis depuis plusieurs générations de travailleurs. L’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de remettre en question les droits du voisin mais de répartir différemment les richesses afin que l’ensemble des salariés voient leurs droits progresser. J’ajoute que lorsqu’on regarde la retraite que touchent effectivement les fonctionnaires ou les salariés relevant des régimes spéciaux, il n’y a pas beaucoup de différence avec le montant des pensions servies aux salariés du privé.

Vous semblez plus dubitatif sur le reste de la réforme. Le courant Maintenant la gauche que vous dirigez au sein du PS a même dénoncé dans un communiqué l’allongement de la durée de cotisation jusqu’à 43 annuités prévue par le gouvernement après 2020. Mais cette solution n’est elle pas inévitable ? Peut-on réellement envisager d’autres solutions que le «travailler plus» pour financer durablement le système ?

«Travailler plus», c’était le slogan de la majorité précédente, et les Français ne nous ont pas élus pour faire la même politique que la droite. La priorité, c’est la bataille pour le plein emploi et pour une plus juste répartition des richesses.

Promouvoir l’allongement de la durée de cotisations au prétexte du "bon sens", c’est aller dans la mauvaise direction. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas parce que l’on vit plus longtemps que l’on doit travailler plus longtemps. Historiquement, c’est même plutôt le contraire. La gauche n’a cessé de le répéter pendant des décennies. La productivité horaire des travailleurs français est une des meilleures au monde, notre démographie est excellente. Par ailleurs, la durée moyenne de travail des salariés qui ont pris leur retraite en 2012 équivaut à 151 trimestres en 2012 selon la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse), donc à 38 ans de cotisations environ. Dans ces conditions, l’allongement de la durée de cotisations n’est pas une bonne solution, surtout quand dans le même temps on prétend lutter contre le chômage des seniors et faciliter l’entrée des jeunes sur le marché du travail.

Le vrai réalisme, c’est de ne pas faire reposer le financement des retraites sur les seuls travailleurs et d’oublier de mettre à contribution les revenus du capital contrairement à ce qu’exigeait le PS cet été. D’autres sources de financement existent, mais surtout, n’oublions jamais de rappeler que c’est l’emploi qui est la solution ultime. Moins il y a de chômeurs, moins il y a de problèmes pour financer nos retraites.

Autre motif de mécontentement, les salariés et les retraités seront lourdement mis à contribution : hausse des impôts des retraités, report de six mois de la revalorisation des pensions, hausse des cotisations salariales… Est-ce équitable d’ainsi amputer le pouvoir d’achat des Français ?

Depuis des mois, je plaide, avec mes amis, pour un report de la réforme des retraites que nous ne jugeons ni urgente ni opportune ; la priorité doit demeurer selon nous la relance économique, la lutte pour l’emploi, et la victoire contre le chômage.

Si je note avec satisfaction le frémissement de la reprise, il faut se donner les moyens de l’amplifier, en relançant la consommation populaire (par la revalorisation des salaires et des minimas sociaux) et l’investissement productif. Enfin, une grande réforme fiscale est nécessaire pour assurer un meilleur partage des richesses, plus favorable au monde du travail.

Pour compenser la hausse des cotisations patronales prévu par la réforme, le Medef a obtenu la promesse d’une réduction du coût du travail dès 2014. En s’engageant à baisser les cotisations sociales de la branche familiale, le premier ministre ne vous parait-il pas céder davantage à la pression du patronat qu’à celle des syndicats ?

Il est vrai que le résultat des négociations estivales apparaît aujourd’hui déséquilibré en faveur du patronat. Je ne vois pas ce qui pourrait justifier des concessions supplémentaires, sauf à considérer que la réforme des retraites doit être exclusivement portée par les salariés !

Il serait bon d’avoir un débat sérieux sur le niveau prétendument élevé du « coût du travail » dans notre pays. Je suis à cet égard stupéfait de voir un ministre socialiste de l’économie reprendre à son compte, sans aucun recul critique, les analyses du patronat.

Ce qui fait la compétitivité d’une entreprise, et d’un pays, c’est la qualité de la main d’œuvre, celle de ses infrastructures, c’est aussi la qualité de son modèle social. Plutôt que de s’engager dans une course folle au moins disant social, sachons valoriser nos atouts. Et investissons massivement dans la recherche, dans la formation, dans les services publics : à long terme, c’est ce qui garantira à la France de rester une grande nation.

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 10:15

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, ancienne ministre du gouvernement Bérégovoy, est souvent présenté comme la pasionaria du Parti socialiste. Elle se situe à la gauche du PS,  et elle manifestera mardi 10 septembre contre la réforme des retraites.

lienemann_france_info.jpgSocialiste depuis 1971, elle était contre la candidature de Mitterrand en 1981, contre le tournant de la rigueur en 1983. Elle a dégommé la campagne de Jospin après 2002,  comme elle l'a fait avec la campagne de Ségolène Royal après 2007. Elle a voté non à l'Europe, et elle réclame désormais la fin de la politique de rigueur de Hollande.

La CGT et FO appellent à manifester mardi 10 septembre contre la réforme des retraites. "J'irai apporter mon soutien sans être dans la manifestation", déclare Marie-Noëlle Lienemann. "La tradition fait que les parlementaires mènent leur bataille au Parlement, mais sur le fond je suis d'accord avec les organisations qui militent contre l'allongement de la durée des cotisations".

Des promesses à tenir

Nombreux sont les présidents de la République qui ont déçu et qui n'ont pas tenu leurs promesses. Mais pour Marie-Noëlle Lienemann les vraies questions sont : Est-ce que l'on peut tenir ses promesses ? et est-ce que le pouvoir doit être concentré dans un seul homme ?

"La Ve République est un système mortifère. Il faut avoir le courage de tenir ses promesses car si ce n'est pas cela ce sera l'extrême droite un jour. Nous sommes dans une crise profonde où il faut avoir le courage de faire des choix. Il faut créer un rapport de force politique pour changer cette société."

Fermer l'ENA

En 1994, elle a publié un livre Coup de gueule contre la technocratie,  les cannibales de l'Etat dans lequel elle proposait de fermer l'ENA. Aujourd'hui, elle travaille avec des énarques, mais ce n'est pas pour cela qu'elle a changé d'avis.

"Je reste convaincu que le système des grandes écoles à la française est une erreur. Cela vous produit des fonctionnaires monomaniaques dans leur culture dominante. Très peu sont ceux qui ont un esprit critique développé et vous reproduisez socialement et en terme de pratique administrative les mêmes concepts."

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Published by MLG 95 - dans Parti socialiste
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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 07:03

logo MLG 95-copie-1Chers amis, Chers Camarades,

Le 10 septembre prochain aura lieu la première manifestation contre la réforme des retraites à l'initiative de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires.
La manifestation parisienne aura lieu à 14H et partira de République vers Nation.

Notre courant, Maintenant la Gauche, tient à se rendre à ce rendez vous pour venir saluer les manifestants et les organisateurs. Les responsables nationaux du courant seront présents à ce titre.
Si nous n'appelons pas à défiler en tant que Maintenant la Gauche courant du Parti Socialiste, les camarades du courant syndiqués et qui le souhaitent le feront d'ailleurs avec leur organisation syndicale, nous tiendrons un point fixe à côté du défilé de la manifestation.

Rendez vous est donc donné le 10 septembre à 14H devant le Léon de Bruxelles de la place de la République, 8 avenue de la République.

Je vous rappelle le communiqué de presse du courant sur la réforme annoncée le 27/08 par le Premier Ministre.

Je vous invite également à diffuser autour de vous l'appel des socialistes pour les retraites et à le faire signer.

Amitiés socialistes,
Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 08:17

Si l’université d’été du Parti fut, comme chaque année, un moment de retrouvailles militantes, elle a été, d’un point de vue politique, très insatisfaisante.

mntlagauche-la-rochelle-664x300.pngD’abord parce que les grands sujets économiques et sociaux (retraites, réforme fiscale, politique de croissance, mesures en faveur de l’emploi) ont été largement occultés par des débats périphériques ou de vains affrontements.

Ensuite parce que les dirigeants du Parti ont passé trois jours à expliquer qu’il fallait désormais mener une «bataille culturelle» contre la droite et l’extrême droite….sans jamais donner de contenu à cette injonction.

Les premiers jours ont été rythmés par l’affrontement Valls/Taubira dont la gauche et les militants se seraient bien passé tant est stérile l’opposition entre police et justice et dangereuse l’idée qu’il y aurait une gauche angélique et de l’autre une gauche sécuritaire.

Du coup le débat qu’Harlem Désir voulait mettre au centre d’université d’été, à savoir le combat politique et culturel contre le FN a pris une autre tournure.

Ensuite, le ministre des finances a repris à son compte reprend l’idée relayée par les tenants de l’idéologie dominante (FMI et Commission européenne en tête) sur le prétendu « niveau insupportable » des prélèvements en France. Dénoncer le supposé « matraquage fiscal » dont seraient victimes les Français : en matière de «combat culturel», on a vu mieux ! Il aurait été plus utile de poser la question de la justice fiscale ! Au même moment, le gouvernement envoyait le ministre de l’environnement annoncer, à l’université d’Europe Ecologie Les Verts, la création d’une contribution “climat- énergie” dont les contours sont plus que flous…

En fait, toute la communication du gouvernement et de la direction du parti visait à lier les meilleurs chiffres de croissance au dernier trimestre à la politique économique suivie. Estimant que la  sortie de crise se profilait, ils écartaient toute discussion sur la réorientation de la politique de réduction massive des dépenses publiques, sur la relance de la consommation populaire et une nouvelle stratégie de croissance permettant un rebond sérieux et significatif de l’emploi.

Enfin, la question des retraites a été marginalisée pour éviter que les militants ne manifestent leur inquiétude devant les risques d’un nouveau recul des pensions et de l’allongement des durées de cotisations. On aurait pu attendre, au moins, que la Motion 1 et le premier secrétaire défende avec force le texte qui a été voté en juillet et qui contient de bonnes choses : prise en compte de la pénibilité, refus la désindexation, mise à contribution du capital, allongement de la durée de cotisations qu’après 2020 conditionné à la situation économique.

Ainsi, on est encore loin de l’affirmation du PS comme acteur politique du changement, anticipant et discutant les choix gouvernementaux, initiateur d’un rapport de force contre la droite, l’extrême droite, promoteur efficace du rassemblement des forces de gauche.

En dépit de cette stratégie de contournement des enjeux sociaux, notre courant s’est fait entendre et a pu mesurer que bon nombre des positions que nous défendions étaient largement partagées par les militants.

Ainsi, les interventions des animateurs de notre courant dans les ateliers et les plénières ont été particulièrement appréciées.

Nos rendez-vous internes ont été un succès.

Le repas amical du vendredi soir a réuni plus d’une centaine de nos camarades. Plus de 60 fédérations étaient représentées à cet évènement convivial. Merci à nos camarades de Charente maritime pour leur accueil. La présence de Suzanne Tallard, députée de la circonscription de Rochefort, nous a fait chaud au cœur.

copy-bandeau2Samedi, la conférence presse pour présenter la pétition : ”les socialistes pour les retraites”, lancée à l’initiative de nos camarades des Pyrénées Atlantiques,  a réuni des signataires des différents courants du parti. Chacun repart convaincu de diffuser rapidement et largement cet appel www.lessocialistespourlesretraites.fr

Samedi soir, dans la salle de l’Oratoire, près de 250 militants venant de plus de 70 fédérations se sont retrouvés pour une rapide réunion de courant.  Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Marianne Louis, Jérôme Guedj prennent la parole, analysent notre feuille de route pour la rentrée, pour les prochaines échéances électorales et mettent en évidence l’importance de nos responsabilités comme courant de gauche du PS afin d’obtenir une réorientation profonde et rapide des politiques économiques menées et de faire obstacle à la stratégie  austéritaire en Europe.

logo MLG 2Le chemin parcouru depuis un an.

Collectivement, nous avons mesuré le chemin parcouru en un an.

Ainsi, nous avons démenti les pronostics défaitistes qui nous promettaient une déroute au congrès. Nous sommes aujourd’hui écoutés et respectés par les adhérents du PS qui connaissent notre cohérence.

Nous menons des combats qui entraînent un nombre croissant de parlementaires et surtout de militants, comme nous avons pu le mesurer au moment du vote du TSCG, de l’ANI, du CICE, ou de l’amnistie sociale mais aussi, grâce à la mobilisation dans les fédération sur nos amendements lors de la convention Europe.

Nous avons noué des relations confiantes et engager des actions et initiatives communes avec nos camarades du PCF et d’EELV, incarnant notre orientation: le rassemblement des forces de gauche et écologistes.

Il ne s’agit pas de verser dans l’autosatisfaction : ce qui compte, c’est de de faire bouger  concrètement les lignes, de créer un rapport de force permettant l’émergence d’une politique d’alternative et une nouvelle majorité rouge rose vert. Le chemin parcouru a renforcé notre détermination et nous avons la conviction que nos objectifs peuvent être atteints.

En tout cas, rendez-vous est pris pour l’université d’automne de Maintenant la Gauche les 12 et 13 octobre en région parisienne. Cela permettra d’allier des temps de formation et des débats politiques sur notre action cette année.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 07:10

bandeauGA.pngCYCLE INFORMATION, DÉBAT, ÉTUDES

Débats sur le contrôle de la finance

F2_Finance_01.jpg_carousel_program.jpgPour Gauche Avenir, le contrôle de la finance et des banques constitue un enjeu majeur pour la redistribution des richesses, la création d’emploi, le soutien à l’économie réelle. Notre club souhaite contribuer à l’information des citoyen, des militants et à l’élaboration de propositions ambitieuses, opérationnelles et rassemblant largement à gauche.

lucile-schmid-2.jpgC’est dans cet esprit que Gauche Avenir ouvre un cycle de réflexion et de débats “Contrôler la  finance” animé par Lucile SCHMID, membre du conseil d’orientation de Gauche avenir, membre du Conseil d’orientation politique de EELV.

Les  deux premières rencontres de ce cycle se tiendront :

à l’Assemblée Nationale, 126 rue de l’Université, Paris VIIème, 6ème bureau.

Entrée sur présentation d’une pièce d’identité.

Inscription préalable obligatoire à contact@gaucheavenir.org.

Philipponnat.jpgJeudi 19 septembre à 18h  avec notamment Thierry PHILIPPONNAT, Secrétaire Général de «Finance Watch» (Finance Watch est une association à but non lucratif dont la mission est de remettre la finance au service de la société).

2013-04-22lienemannPrésentation rapide par Marie-Noëlle LIENEMANN, sénatrice de Paris,  de la loi bancaire votée.

Berruyer-2.jpgJeudi 3 octobre à 18h avec Olivier BERRUYER, actuaire (gestion du risque dans la finance et l’assurance), créateur et animateur du b log « les-crises.fr ».

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:45

DES MESURES DE PROGRES SOCIAL

logo MLG 95-copie-1Les mesures annoncées par le Premier Ministre à l’issue des concertations avec les partenaires sociaux comportent incontestablement des éléments de progrès, au service de la justice et de la lutte contre les inégalités. C’est vrai bien sûr avec la prise en compte de la pénibilité pour tous les salariés, des modes de calcul plus favorables pour les salariés à temps partiel (souvent des femmes) et les validations de trimestres pour les jeunes entrant sur le marché du travail (pour les périodes d’alternance et d’apprentissage).

UNE NECESSAIRE VIGILANCE SUR LES MODALITES DE FINANCEMENT

Pour répondre aux déficits financiers des régimes de retraite, nous rappelons notre attachement premier à une politique de lutte contre le chômage et pour la croissance, la plus à même d’accroitre significativement et mécaniquement les recettes engrangées.

Dans l’immédiat et pour résorber les déficits attendus d’ici à 2020, le Gouvernement a fait le choix d’une augmentation limitée des cotisations sociales des salariés et des employeurs. Ce choix, cohérent avec la logique du système par répartition et des retraites qui constituent un salaire différé, est bien plus pertinent et adapté que l’augmentation de la CSG un temps évoqué.

Toutefois, toute compensation de l’augmentation des cotisations employeurs « retraites » par la réduction d’autres cotisations employeurs (pour la branche famille notamment), serait économiquement et socialement injuste si elle s’opérait par une baisse des dépenses de la branche famille ou un transfert vers les seuls ménages (via la CSG ou la TVA).

La réforme du financement de la protection sociale ne doit pas être centrée sur la baisse du coût du travail mais sur des modalités de financement plus juste, dans le cadre d’une réforme d’ensemble des prélèvements fiscaux et sociaux qui est urgente.

Par ailleurs, alors que la réforme présentée aujourd’hui fait l’impasse sur cette question, il est souhaitable de compléter les sources de financement par une mobilisation des revenus financiers et du capital, conformément aux propositions faites par le Parti Socialiste en 2010 comme en juillet 2013.

UN ALLONGEMENT DE LA DUREE DE COTISATION INACCEPTABLE

En revanche, le choix d’un allongement de la durée de cotisation au-delà de 2020 et jusqu’en 2035 va inéluctablement réduire le niveau des retraites d’un grand nombre de français, va à rebours du grand progrès toujours défendu par la gauche à savoir la réduction du temps de travail tout au long de la vie et pénalise l’emploi des jeunes.

Alors que le PS a été entendu sur la non-désindexation des retraites, la situation des femmes où la CSG, nous regrettons que le gouvernement accepte quel que soit la situation économique et de l’emploi en 2020 un allongement quasiment automatique et irréversible (alors que la structure démographique des régimes redevient favorable après 2035), et particulièrement élevé puisque correspondant à 2/3 des gains d’espérance de vie ( or on sait que l’espérance de vie en bonne santé, elle n’augmente pas).

Le Parti socialiste, tout comme les groupes parlementaires, ont vocation à débattre désormais des propositions gouvernementales.

Télécharger le communiqué >>>

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 07:18

Le premier ministre vient d’annoncer une réforme des retraites qui devra être examinée par le Parlement.

Si des décisions positives sont prévues comme une véritable prise en compte de la pénibilité, du temps de travail des jeunes apprentis ou en contrats aidés, et de la situation des femmes en particulier celles qui travaillent à temps partiel, la décision de rallonger la durée de cotisations, après 2020 faire peser de graves risques de baisse des retraites de nos concitoyens.

Les propositions faites par le gouvernement sont très en deçà des positions du PS qui n’envisageait cette hypothèse qu’au cas où le niveau de croissance et d’emploi, à cette échéance, ne permettait pas de financer le système par répartition et limitait de manière stricte l’accroissement de cette durée bien en deçà des règles automatiques fixées par la loi Fillon, que la gauche a fortement contesté. Nous ne pouvons accepter un allongement d’un trimestre tous les 3 ans après 2020 et les 43 annuités en 2035.

S’agissant du financement, si un accroissement des cotisations paraît nécessaire, il est indispensable de mieux faire participer le capital, comme les entreprises qui font d’importants profits et ont peu de salariés.

En tout état de cause, le gouvernement doit clarifier son intention et sa position après les déclarations du MEDEF qui prétend obtenir une nouvelle baisse du « coût » du travail , dont on sait qu’il n’est pas la cause principale des difficultés de compétitivité. Il serait inacceptable qu’on fasse payer aux salariés et aux consommateurs un substitut aux cotisations des entreprises, car cela reviendrait à leur faire payer l’intégralité de la réforme des retraites.

Marie-Noëlle Lienemann
Sénatrice PS de Paris, animatrice du courant "Maintenant la Gauche"

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 07:32
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Published by MLG 95 - dans Education
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