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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:11
intervention de Frédéric FARAVEL en conseil fédéral le 1er avril 2015

le texte de cette intervention est également disponible sur le blog de Frédéric FARAVEL

Je ne rajouterai pas à ce qu'a présenté le premier secrétaire fédéral sur la campagne des départementales dans le Val-d'Oise, si ce n'est, à mon tour, pour remercier nos candidats, qui se sont engagés dans une période particulièrement difficile, et aux militants qui les ont soutenu ; les campagnes menées ont souvent été exemplaires et originales, et dans quelques territoires a priori hostiles à la gauche, certains résultats posent des jalons intéressants pour l'avenir.

 

Reste que ces élections départementales viennent marquer une quatrième défaite nationale en un an. Elle est à nouveau sans appel : la gauche passe de 61 départements à 31 ; jamais un camp politique n'avait perdu autant de départements en un seul scrutin. Nous perdons des départements symboliques : la Seine-Maritime, chère au cœur de Laurent Fabius, les Côtes-d'Armor, département qui a toujours été le plus à gauche de Bretagne et le seul des départements bretons à basculer de gauche à droite, le Nord, l'Essonne, la Corrèze ou encore les Bouches-du-Rhône (qui était depuis quelques années devenu symbolique pour d'autres raisons que d'être à gauche depuis des lustres).

On peut évidemment se satisfaire que le FN n'ait au final emporté aucun département, notamment le Pas-de-Calais et le Gard où la gauche conserve une majorité relative. Mais il serait faux de dire que la progression du FN aurait connu un coup d'arrêt : sans assise locale antérieure solide, l'extrême-droite partait avec un sérieux handicap en terme d'implantation, indispensable pour l'important. Au premier tour, il récolte 25,07% (plus qu'aux européennes) et a gagné 400 000 voix par rapport au 25 mai 2014. Le FN a bel et bien été le premier parti de France lorsque l'on décortique sérieusement et honnêtement les résultats du premier tour. Il a été le seul parti ou rassemblement de partis en capacité de présenter plus de 2 000 tickets.

On peut légitimement s'interroger sur la stratégie du Premier ministre de faire du score du FN l'alpha et l'oméga – et bien d'autres s'interrogent comme moi au-delà de la motion que je représente : il a sans doute remobilisé une partie de notre électorat déstabilisé – essentiellement dans le sud-ouest – mais dans le nord, l'est ou le sud-est du pays, dans les territoires rurbains, il a avant tout mobilisé l'électorat FN, en plaçant les projecteurs sur ce parti.

La nationalisation excessive de la campagne a par ailleurs largement occulté notre capacité à défendre des projets de territoires solidaires et des bilans honnêtes et souvent positifs, achevant de fragiliser certaines équipes sortantes qui n'en demandaient pas tant. La nationalisation des enjeux, accrue par la personnalisation autour du Premier ministre, a pu aussi limiter les reports de voix à gauche entre les deux tours, qui sans sauver de départements nous auraient pourtant permis de sauver un ou deux cantons, plutôt que d'être éradiqués comme ce fut le cas notamment dans le Var ou les Yvelines.

 

Il serait enfin trop facile de faire porter la seule explication de la déroute sur les divisions de la gauche : à l'évidence, elle ne nous a pas aidés – et le Val-d'Oise peut être un exemple de partenaires locaux pas fiables. Mais l'effondrement de la gauche socialiste dans les urnes s'explique avant tout par la déception de l'électorat socialiste, qui étaient au rendez-vous des précédents scrutins, quand déjà nos partenaires présentaient des candidats au premier tour.

Ce scrutin vient à nouveau confirmer que l'hypothèse de deux gauches irréconciliables est infondée, thèse défendue d'ailleurs à front renversé tout à la fois par certains amis du Premier ministre et par Jean-Luc Mélenchon. Comme le dit Emmanuel Maurel, dans son entretien au magazine Regards, l'électorat de gauche «est bien plus unitaire que nous» c'est-à-dire que les appareils politiques et leurs militants : nos électeurs ne comprennent pas qu'ils puissent exister une gauche alternative quand la gauche au gouvernement déçoit, aussi font-ils porter la même opprobre à tous les partis de gauche, quels qu'ils soient. Ils ne comprendraient pas non plus des accords d'appareils sans contenu au seul prétexte de faire barrage au FN, sans jamais se poser la question des raisons pour lesquelles atteint à 25% ou était annoncé à 30% dans les sondages.

J'ai pu discuter avec notre secrétaire national aux élections, Christophe Borgel, député de Haute-Garonne sur ce sujet : autant il avait raison de considérer qu'il était irresponsable de se diviser quand on avait géré ensemble une majorité et un exécutif départementaux (et l'union plus ou moins partielle a d'ailleurs été réalisée dans l'Essonne ou dans la Somme, sans pouvoir contrecarrer la vague nationale cependant), mais concédait-il l'union était souvent illusoire là où l'on ne dirigeait pas les départements et que le poids des désaccords nationaux étaient déterminants.

 

Alors que faire maintenant ?

Aurons-nous l'intelligence de comprendre qu'on ne peut – sauf à se condamner à l'autodestruction – poursuivre une politique économique incomprise, qui ne donne pas de résultats et ne peut en donner !

Non, l'exécutif a assuré qu'il allait garder le cap. Pourtant, il semble que le Premier ministre, mardi, devant les députés socialistes décontenancés, jusque parmi les plus « légitimistes », ait commencé à concéder de maigres autocritiques.

  • «La feuille de route de l'Union Européenne [serait] inacceptable en l'état» :

Mais, quand donc engagerons-nous le bras de fer avec la Commission européenne et les conservateurs allemands, que nous aurions dû engager dès notre arrivée au pouvoir et que nous aurions pu à nouveau engager le lendemain de la victoire de Syriza, sans qu'aucun de ces moments n'aient été mis à profit ?

  • «Rien ne sera fait contre la croissance» :

Mais pourtant les pactes de compétitivité et de responsabilité jouent contre la croissance : ils ne font que nourrir les dividendes plutôt que les investissements privés ; ils restreignent l'investissement public, notamment celui des collectivités dont les marchés publics remplissaient les carnets de commande des PME ; ils brident le pouvoir d'achat par la hausse de la TVA, le blocage de fait des salaires, le gel du point d'indice des fonctionnaires, ou encore un calcul de la CSG défavorable aux petites retraites…

On ne peut pas se contenter d'une simple inflexion ou correction, d'un meilleur contrôle, ou de «signes» ou «marqueurs» qui rassureraient à la marge une partie de notre électorat pour limiter la casse sans résoudre le problème de fond. Il faut désormais engager une relance écologique et sociale par l'investissement public et le pouvoir d'achat, sans attendre une relance européenne qui ne vient pas. Nous sommes pas Godot, nous ne devons pas attendre la croissance. C'est maintenant qu'il faut agir avec un euro moins cher et un pétrole moins cher.

  • «Le Parti Socialiste doit créer les conditions du rassemblement de la gauche» :

Mais comment le parti le pourrait-il quand aucune inflexion majeure de la politique économique ne viendrait appuyer cette tentative ?!?

Comment le faire si le Parti ne semble même pas avoir de prises sur les choix du gouvernement, et l'on a vu dans le débat parlementaire sur le projet de loi Macron durant lequel le memorandum (très sévère) du PS sur ce texte a été purement et simplement ignoré par le gouvernement, jamais relayé par les députés dits « légitimistes », et seulement en partie par les « Frondeurs » !?

Comment le faire quand le Premier secrétaire lui-même ne peut dans sa contribution que regretter l'absence de réforme fiscale, alors même qu'il revendique le soutien des deux tiers des parlementaires socialistes !?

 

Tout cela plaide pour que les militants socialistes reprennent la main et choisissent de remettre au cœur de l'orientation et des exigences du parti notre projet de 2011 et nos engagements de 2012. La direction actuelle a démontré qu'elle n'avait ni l'énergie ni la volonté de le faire. Il faut donc en changer.

Certains camarades voulaient ce soir que nous nous engagions dans la préparation des élections régionales de la fin de l'année ; ils ont sans doute raison. Mais je le dis avec fermeté, sans changement dans le parti et dans l'action gouvernementale, les mêmes causes produiront les mêmes effets et les résultats de la politique social-libérale aboutiront aux mêmes résultats que ceux que nous venons à nouveau de subir.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 13:37

Christian Paul sera le 1er signataire de la motion commune de l'aile gauche du PS et des "frondeurs"

Le député de la Nièvre Christian Paul a été désigné, mardi 7 avril, premier signataire de la motion "aile gauche-frondeurs" pour le congrès du PS. Il croit "possible" une "nouvelle majorité pour le Parti socialiste", un parti qu'il entend "revitaliser".

  • T.S. (avec AFP)
  • Publié le 08/04/2015 | 18:04, mis à jour le 08/04/2015 | 18:06
Les gauches du Parti Socialiste se rassemblent pour proposer une alternative

 

Christian Paul, proche de Martine Aubry, a été désigné mardi soir premier signataire par plusieurs sensibilités, dont le collectif Vive la gauche (les "frondeurs") et les deux courants de l'aile gauche. Il va donc affronter, au nom de sa motion, le suffrage des militants socialistes le 21 mai, tout comme Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire candidat à sa succession et comme la députée Karine Berger, première signataire d'un pôle auto-désigné "les non-alignés".

"Je souhaite construire une nouvelle majorité pour le parti socialiste. Je la crois possible", a déclaré le député de la Nièvre. "Ma mission est de redonner fierté et confiance à tous ceux qui au PS ne se résignent pas, ni aux défaites électorales, ni au rétrécissement de la majorité", a-t-il ajouté. Selon lui, l'accord obtenu sur une motion commune est "la bonne surprise de ce congrès. Cela fait mentir toutes les prophéties selon lesquelles c'était joué d'avance. Tout le monde pariait sur la division. Le PS offrira le visage du débat""J'ai accepté cette mission en disant qu'il n'y aurait pas de déchirement, mais plutôt un PS qui offre le visage du débat", a déclaré Christian Paul. "Nous voulons le réveiller, le revitaliser". Car pour lui, "depuis trois ans, le parti n'a pas trouvé sa juste place entre le parlement et le gouvernement."

 

"Un signal à l'électorat de Martine Aubry et d'Arnaud Montebourg"

Selon le calendrier du PS, les motions pour le congrès de Poitiers (5 à 7 juin) doivent être déposées d'ici samedi, jour d'un conseil national (parlement) du parti. Les courants de l'aile gauche du Parti socialiste et les "frondeurs", en se mettant d'accord sur une motion commune, estiment avoir réussi un "coup", qui ne laisse pas présager d'un congrès facile pour la majorité. "Ce n'était pas joué d'avance. On a quand même réussi un bon coup", se félicitait mercredi un membre de "Maintenant la gauche", l'un des deux courants de l'aile gauche, qui est parvenu dans la nuit à faire "motion commune" avec l'autre sensibilité, celle de l'ex-ministre Benoît Hamon, Un monde d'avance, et les "frondeurs" de Vive la gauche.

Signe de leur réussite à leurs yeux : le premier signataire de celle-ci est le député Christian Paul, un des animateurs des "frondeurs", ces socialistes qui contestent, au PS, et en particulier à l'Assemblée, la politique économique du gouvernement, en particulier depuis la déroute du parti aux municipales en mars 2014. C'est "un signal à l'électorat de Martine Aubry et d'Arnaud Montebourg", se félicitait-on à l'aile gauche. CarChristian Paul est un proche de Martine Aubry (lorsqu'elle était patronne du PS, il dirigeait le "Laboratoire des idées" en vue du projet du PS pour 2012). Ce député de la Nièvre revendique par ailleurs une "fraternité ancienne" avec son voisin de circonscription Arnaud Montebourg, qu'il a aussi côtoyé au sein du Nouveau parti socialiste au début des années 2000.

 

Une alliance inespérée il y a encore quelques mois

D'où un "rassemblement plus large qu'escompté" de signataires du texte qui va, au-delà de l'aile gauche traditionnelle, de certains proches de Martine Aubry (Daniel Goldberg), d'Arnaud Montebourg (Aurélie Filippetti, Patrice Pratt), à l'ex-strausskahnien Laurent Baumel... L'alliance des deux "ailes" gauche n'était pas non plus gagnée il y a quelques mois. "Il a fallu rabibocher plusieurs fils", admet un membre de l'une des deux.

En 2012, au congrès de Toulouse, le courant d'Emmanuel Maurel, qui avait fait un score honorable avait peu goûté au fait que Benoît Hamon et ses amis rejoignent la motion majoritaire d'Harlem Désir. Et peu apprécié sa participation au premier gouvernement de Manuel Valls. Benoît Hamon, pourtant poussé par son entourage -depuis l'automne dernier et sa sortie du gouvernement- à postuler au poste de premier secrétaire, tout comme Emmanuel Maurel, ont également mis de coté leurs ambitions personnelles.

Leur motion, "en voie d'être bouclée", demandera des "inflexions fortes pour essayer de sauver le quinquennat", avec des mesures à court terme pour "les plus défavorisés, sur le logement, l'équilibre territorial", selon l'eurodéputé Guillaume Balas, proche de M. Hamon. Le texte veut aussi en finir avec "la stricte allégeance"du parti au gouvernement, selon lui. "Du fait de cette alliance, ce ne sera pas un congrès piloté d'avance. Ce sera un congrès assez dur, avec un vrai débat politique", a confié à l'AFP un conseiller ministériel fin connaisseur du parti.

"A Jean-Christophe Cambadélis, on apporte la preuve non seulement que le congrès n'est pas joué d'avance mais aussi que la situation n'est pas simple pour la majorité sortante", a estimé M. Maurel. Gros bémol à ce stade : Martine Aubry et ses proches n'avaient toujours pas fait connaître leurs intentions, mais n'ont jamais évoqué un rapprochement. "Nous continuons à dialoguer jusqu'à vendredi minuit", date limite de dépôt des motions, a assuré Christian Paul. "C'est mieux si elle en est (de la motion commune), mais ce n''est pas perdu si elle n'en est pas", se rassurait un "hamoniste". "Elle se détermine toujours sur le fond. Je sais, ça agace, c'est embêtant. Mais elle n'a pas encore la motion que je vais proposer, nous sommes en train de l'écrire", a mis en avant sur RTL le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, candidat à sa succession, qui compte bien rallier l'ex-première secrétaire.

Les militants voteront sur les motions dans chaque section le 21 mai. Une troisième motion sera déposée, celle des "non-alignés", animée par la députée des Hautes-Alpes Karine Berger.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 13:19
Un congrès de qualité nécessite que l'on respecte quelques règles

Vous trouverez ci-dessous le mail que j'ai adressé au Premier secrétaire fédéral suite à l'envoi, avec l'utilisation plus que probable du fichier fédéral, d'une convocation pour l'assemblée générale départementale de la motion Cambadélis qui n'a même pas encore été déposée (copie du mail en fin d'article).

Frédéric FARAVEL
mandataire départemental de la motion 3 dans le Val-d'Oise

"Bonjour Rachid

 
J'avoue avoir été un peu surpris en recevant ce courrier électronique ce matin qui annonce la convocation d'une assemblée générale fédérale de présentation d'une motion qui n'est pas encore déposée avec l'utilisation évidente du fichier fédérale pour l'envoi.
Cette manière de faire ne me paraît pas correcte alors que la commission fédérale d'organisation du congrès n'a même pas encore été installée et n'a de fait pas définie les règles d'utilisation du fichier fédéral et des envois d'information aux militants dans la perspective du congrès de Poitiers.
 
Ce courrier électronique me paraît donc créer un précédent fâcheux en terme d'égalité de traitement entre les futures motions, qui seront déposées samedi 11 avril, en privilégiant de manière évidente les supporters la direction nationale sortante, et en faisant peu de cas de la lettre et de l'esprit de nos règles communes. Il est vrai que notre premier secrétaire actuel nous avait déjà annoncé voici quelques mois que les statuts du PS n'avaient qu'une valeur indicative.
Je suis donc particulièrement déçus que cet esprit peu fraternel ait été importé dans une fédération qui jusqu'ici avait présenté un comportement plutôt exemplaire.
 
Aussi, il me paraît indispensable qu'un nouveau courrier électronique adressé à tous les militants socialistes valdoisiens précise :
  • qu'il s'agit bien d'un envoi d'une motion non encore déposée qui n'engage en rien la neutralité des instances fédérales ;
  • dans quelles conditions et sur quelles bases cet envoi a été réalisé.

Dans le même mouvement, je demande que la commission fédérale d'organisation du congrès soit réunie au plus vite pour fixer formellement les règles d'utilisation du fichier fédéral ; il me paraît nécessaire, au regard du précédent créé par le courrier électronique de ce matin, que les mandataires départementaux des futurs motions aient un accès complet et libre au fichier fédéral.

Je me permets au passage de t'adresser à toutes fins utiles la circulaire fédérale de la fédération de Seine-Saint-Denis, qui me paraît une base pertinente pour préciser nos règles communes dans le Val-d'Oise.
 
Dans tous les cas, nous alerterons les militants socialistes et les membres des instances nationales de l'impair de ce matin et de la nécessité d'y remédier.
 
Amitiés socialistes,
Frédéric FARAVEL
mandataire fédéral de la motion 3 (congrès de Toulouse)
membre du BNA
membre du bureau fédéral du PS95"

Convocation Motion Cambadelis Val d Oise 08-04-2015

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 12:45
Emmanuel Maurel dans Regards : «Notre électorat est plus unitaire que nous»

entretien par Loïc Le Clerc | 30 mars 2015

Le frondeur Emmanuel Maurel s’attriste de voir l’exécutif mener le Parti socialiste de revers électoral en revers électoral. Mais espère lui faire changer son cap social-libéral grâce à une entente entre les différentes forces de gauche... rangées derrière le PS.

 

Regards. Quel est votre sentiment après ces élections départementales, concernant les scores du PS et ceux de la gauche en général ?

Emmanuel Maurel. Mon sentiment, au lendemain de la défaite, c’est d’abord de la tristesse, parce qu’il y a beaucoup de candidats qui avaient de bons projets, pour certains de bons bilans, qui sont au tapis. Tristesse mélangée d’un peu de colère parce que, hélas, s’ils ont perdu hier, ce n’est pas tant pour des raisons locales que pour des raisons nationales. La "nationalisation" du scrutin fait qu’on n’a pas parlé du tout de la réalité de l’enjeu des élections départementales. La plupart des candidats socialistes sont sanctionnés pour une politique économique et sociale qu’ils ont subi plus qu’ils ne l’ont choisie. Le constat global est que notre électorat s’abstient surtout, et que le désamour du PS n’aboutit pas à une alternative à gauche. Je pense que notre électorat est plus unitaire que nous : en réalité, il ne fait pas tellement la différence entre les différentes forces politiques à gauche. Cela nous invite à réfléchir collectivement sur la façon de sortir de cette situation par le haut.

« On ne peut pas rassembler la gauche sur une ligne qui la divise »

Dans un "contrat", la gauche du PS appelle à ce qu'une "grande Gauche se rassemble sans retard". Une fois de plus, la seule issue pour la gauche d'opposition se trouve derrière le PS ?

Non, pas du tout. Je pense qu’il n’y a aucune tentation hégémonique aujourd’hui. Il y a la reconnaissance de deux phénomènes : premièrement, si nous ne rassemblons pas la gauche dans toutes ses composantes, nous allons au devant de graves déconvenues. Deuxièmement, aujourd’hui encore le PS reste le principal parti à gauche, et de loin. Il faut faire à partir de ces deux données objectives, c’est-à-dire mener l’action sur deux niveaux, dans et en dehors du PS. La vraie divergence que j’ai avec Hollande et Valls, une divergence très importante, est que l’on ne peut pas rassembler la gauche sur une ligne qui la divise, qui la fracture.

Alors pourquoi ne pas vous opposer plus fortement à l’exécutif ? Les frondeurs n’auraient-ils pas intérêt à faire scission ?

Mais je ne vois pas pourquoi nous ferions cela ! Le PS, c’est mon parti, je me reconnais dans son histoire, dans ses valeurs, et surtout je prends plaisir à côtoyer les militants et les élus qui ne sont pas sociaux-libéraux. La vérité, c’est que la base socialiste reste attachée à ce qui a fait notre identité. Le problème, c’est que l’on a une césure de plus en plus importante entre l’exécutif qui fonce droit devant et une base électorale et militante qui a du mal à suivre, parce qu’elle est réticente envers cette politique. Nous, nous essayons de convaincre le plus grand nombre possible de socialistes d’exprimer ce mécontentement, de créer un rapport de force pour changer de politique. C’est difficile, mais ce n’est pas impossible.

« Valls veut nous convaincre que sa politique est la seule possible »

La gauche du PS peut-elle seulement infléchir la politique du gouvernement ? On l’a vu lors de la loi Macron, Valls fait ce qu’il veut, avec ou sans vous.

De toute façon, Valls, premièrement, veut rester premier ministre. Et deuxièmement, il est chef de la majorité jusqu’à preuve du contraire. Son objectif est de convaincre les députés et les militants socialistes que la politique qu’il mène, même si elle n’a pas de résultats et nous conduit à des défaites électorales, est la seule politique possible. En réalité, peu de gens y croient. Beaucoup de socialistes sont circonspects envers la politique économique menée. D’autres sont en colère, c’est plutôt notre cas. Et puis il y a une frange, très minoritaire, qui la soutient. La difficulté pour nous est de faire en sorte que les socialistes circonspects plaident résolument en faveur d’une inflexion de cette politique. Aujourd’hui, nous sommes à un moment d’hésitation. Le 49-3 fonctionne un temps, mais il ne peut pas être utilisé sur tous les textes. C’est un peu la méthode Coué érigée en mode de gouvernement, c’est-à-dire que le lendemain de la défaite, on dit : « Ça ne nous empêchera pas de continuer comme avant. »Cela vaut une fois, deux fois… Valls nous a fait le coup une troisième fois. Je ne suis pas sûr que l’on puisse continuer longtemps ainsi. Pour une raison très simple : cela va fracturer durablement la gauche et nous allons nous retrouver en 2017 dans une situation très préjudiciable, notamment pour le président sortant.

Pourquoi les frondeurs ne participent ni aux chantiers d'espoir, ni aux manifestations contre la loi Macron ?

Je n’y participe pas dans le sens où je n’ai pas signé cet appel, mais tant qu’il y a du débat à gauche, cela m’intéresse. Cela ne m’empêchera pas de m’y rendre. Quant à la manifestation du 9 avril, c’est une manifestation plus générale que contre la loi Macron. Mais il n’est pas inutile que le mouvement social se mobilise dans ce pays, que les syndicats fassent part de leur mécontentement, y compris quant la gauche est au pouvoir.

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:01
Emmanuel Maurel sur LCP-AN : "on va au devant de graves déconvenues"
Hier soir, en duplex depuis le siège du Parti Socialiste, Emmanuel Maurel répondait au question de LCP-AN. Il critique le "message" de Manuel Valls qui maintient son cap politique au soir du deuxième tour des élections départementales : "Il est temps d’avoir l’intelligence et la lucidité de changer", estime-t-il. 


Emmanuel Maurel (frondeur PS) : "On va au... par LCP

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 09:38

logo MLG 2014 95

Chers amis, chers camarades,

La situation politique exige que nous nous retrouvions rapidement pour en débattre ensemble. Après la réunion publique organisée en janvier à Vauréal avec Emmanuel MaurelVal-d_Oise_solidaire.jpgnous avons, avec tous les socialistes, concentré notre action sur la campagne des élections départementales et d'ici les 22 et 29 mars. Nous avons connu une grave défaite hier soir et nous sommes tout à la fois tristes et en colère que des camarades compétents et des projets de territoires utiles aux habitants aient pu ainsi être foulés aux pieds à cause des choix libéraux du gouvernement.

Parallèlement, nous avons défendu dans notre parti nos analyses et nos propositions, portées dans la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le Socialisme !", qui a été rejointe par de nouveaux camarades.

congres PoitiersDès le 11 avril, le Conseil National de synthèse fixera une nouvelle étape du congrès du Parti Socialiste, qui se réunira à Poitiers les 5, 6 et 7 juin prochains, avec le dépôt des motions. Dans cette optique, il n'aura échappé à personne que nous travaillons à rassembler largement les camarades autour d'une orientation qui reprenne le fil des engagements socialistes de 2011 et 2012, en cohérence avec ce que nous avons toujours défendu dès les premiers mois du quinquennat.

Nous avons donc choisi de réunir notre Assemblée Générale la veille du conseil fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste pour faire le point sur les enjeux de la période.

Nous vous proposons donc de nous retrouver, militants de Maintenant la Gauche et signataires de la contribution générale "Le Sursaut Républicain"

MARDI 31 MARS 2015

à 20h30

Salle Pierre-Mauroy de la fédération du Val-d'Oise du PS
29, rue Francis-Combe à Cergy

L'ordre du jour sera évidemment le suivant :

  1. bilan et analyse des élections départementales ;
  2. contexte du congrès du PS ;
  3. questions diverses.

Nous espérons vous retrouver nombreux, nous partagerons le verre de l'amitié en fin de réunion.

Amitiés socialistes,

pour Maintenant la Gauche Val-d'Oise
le mandataire fédéral
Frédéric FARAVEL

MLG-95_2015.jpg

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 09:31
Défaite au second tour des élections départementales : Maintenant la Gauche appelle au sursaut !

Communiqué de presse d’Emmanuel Maurel et de Maintenant la Gauche

Les résultats des élections départementales, après l’échec des municipales, exige de l’exécutif, du PS et de la gauche lucidité et sursaut. On ne saurait trouver des alibis pour atténuer la gravité de la situation, l’ampleur de la défaite et l’exigence de changement de cap.

Sur le terrain politique, comme sur le plan économique, il serait dramatique d’attendre sans réagir, au motif qu’un frémissement de certains indicateurs macro-économiques règlerait les graves problèmes qu’il nous faut surmonter.

Constater la désunion de la gauche et des écologistes en cherchant des boucs émissaires ne peut qu’accentuer les divisions, alors même qu’il revient au PS, principal parti de la gauche et au Président de la République, élu grâce à la mobilisation des électeurs de toutes ces forces, de proposer une stratégie et un contenu au rassemblement sans lequel aucune victoire n’est envisageable en 2017.

Après avoir appelé au rassemblement avant les élections et avec insistance entre les deux tours, il n’est pas possible, une fois les élections passées, de continuer comme si de rien n’était. C’est une question d’éthique politique mais aussi d’efficacité.

Le poids du Front national, même s’il ne se concrétise pas par la conquête de départements, est très alarmant. Le nécessaire combat moral et idéologique ne sera pas suffisant pour réduire le poids du FN.

Il est indispensable d’entreprendre la reconquête des couches populaires, de plus en plus nombreuses à ne plus voter et à ne plus voter à gauche ; Plus que d’autres, elles ont besoin d’une politique qui place la justice sociale, la relance du pouvoir d’achat et la création d’emplois au premier plan. Elles attendent des mesures immédiates et des perspectives d’avenir.

Le temps n’est pas aux calculs opportunistes, ni aux demi-mesures. De façon continue, « Maintenant la gauche » a fait des propositions, concrètes, sérieuses, qui pourraient servir de base à la discussion d’une plateforme de sursaut économique, social et républicain rassemblant toute la gauche et les écologistes.

Les socialistes ne peuvent plus attendre encore une fois un rebond venu d’ailleurs, ni se résigner à la défaite. Le temps presse désormais.

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 09:26
Emmanuel Maurel dans Le Monde : "Valls est dans le déni"

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  | Propos recueillis par 

Emmanuel Maurel, député européen et conseiller régional d’Ile-de-France, réagit vivement aux résultats du second tour des élections départementales et à la déclaration de Manuel Valls. Pour lui, « il faut faire preuve de lucidité et avoir l’intelligence de changer de politique ».

Comment réagissez-vous à la défaite du Parti socialiste ?

Emmanuel Maurel : Je suis en colère, je pense aux conseillers généraux et aux militants, qui avaient un bon bilan et un beau projet départemental, et qui ont été sacrifiés sur l’autel d’une politique nationale qu’ils n’ont pas choisie.

C’est la troisième défaite d’ampleur consécutive. Il ne faut pas la minimiser ou la relativiser. Pourtant le message envoyé est : « On a perdu, mais on va continuer comme avant. » Cette obstination à poursuivre une politique qui ne produit pas de résultats et qui ne convainc même pas dans notre propre camp me paraît au mieux navrante au pire irresponsable.

 

Sur quelles bases, un rassemblement de la gauche est-il possible ?

Tout le monde va en appeler au rassemblement de la gauche. La difficulté, c’est qu’on ne la rassemble pas sur une ligne qui la divise et la fracture. On ne peut pas demander aux différentes forces politiques et à notre électorat de se rassembler juste parce qu’il y a le FN en face. Il y a un combat nécessaire contre l’extrême droite, mais ce n’est pas ça qui fera revenir notre électorat.

 

Qu’avez-vous pensé de l’intervention de Manuel Valls ?

D’abord, il y a cette façon de ramener tout à lui, de parler sans cesse de lui, qui est un problème. Ensuite, il est quand même dans le déni quand il affirme que les indicateurs sont au vert et que la situation repart. Les électeurs ne s’en rendent pas compte. Il faut faire preuve de lucidité et avoir l’intelligence de changer de politique. Si vous voulez rassembler et être à la hauteur des responsabilités, il y a un certain nombre de domaines où il y a des mesures à prendre immédiatement, sur le logement, l’emploi et les services publics. Mais il faut surtout sortir de la logique dans laquelle est le gouvernement, une logique de dérégulation, de déréglementation, qui appauvrit les salariés.

 

Si une défaite d’ampleur aux départementales ne produit aucun effet sur la ligne du gouvernement, n’est ce pas la preuve que rien ne va bouger ?

On a l’impression que le hollandisme, se résume à : « C’est mieux que si c’était pire ». A chaque défaite électorale ou à chaque revers économique, on nous explique que ça pourrait être pire, qu’il faut attendre, et que ça va s’améliorer. Si on veut être à la hauteur des enjeux, il faut s’arrêter un moment, regarder la situation avec lucidité, prendre langue avec nos partenaires, et oser une inflexion de la politique nationale et européenne. Est ce que l’exécutif en aura le courage ? Nous sommes en tout cas un certain nombre à le vouloir. S’il n’y a pas d’aspiration à ce sursaut, on va vers une situation de blocage qui sera préjudiciable à François Hollande dans deux ans.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 10:21

D'ici le 29 mars, tout doit être mis en œuvre pour faire battre la droite et l'extrême droite !

Les résultats du 22 mars 2015 ont à nouveau résonné durement pour les socialistes, tout particulièrement dans le Val-d'Oise. Tous nos candidats ont, aux côtés des militants socialistes, mené des campagnes dynamiques et exemplaires, insuffisamment récompensées par les électeurs. Dans un contexte national difficile, ils ont cependant posé des jalons pour l'avenir et pour pouvoir reconstruire tôt ou tard une force socialiste au plus près de nos concitoyens.

Nous avons une pensée fraternelle pour tous nos camarades socialistes qui – confrontés à la progression de l'extrême droite – ont été injustement éliminés le soir du premier tour ; ici encore, l'élimination de nombreux conseillers généraux sortants ou encore la présence du Front National dans 16 cantons sur 21, quand la gauche n'arrive à se maintenir que dans 9 cantons, démontrent que, loin d'avoir été ralentie, la progression du FN se poursuit.

Aujourd'hui, toute notre énergie doit être concentrée pour faire battre la droite et l'extrême droite dans les 9 cantons où la gauche est en capacité de se maintenir.

Aussi, avec tous les camarades socialistes, en espérant que le rassemblement de la gauche pourra enfin se faire pour stopper le FN et une UMP si peu républicaine, nous ferons campagne avec conviction toute la semaine pour porter encore et toujours un projet solidaire et juste pour les Valdoisiens.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 10:50

logo MLG 2014 95

Chers amis, chers camarades,

La situation politique exige que nous nous retrouvions rapidement pour en débattre ensemble. Après la réunion publique organisée en janvier à Vauréal avec Emmanuel Maurel, Val-d_Oise_solidaire.jpgnous avons, avec tous les socialistes, concentré notre action sur la campagne des élections départementales et d'ici les 22 et 29 mars, nous allons encore nous mobiliser pour porter les propositions pour un Val-d'Oise solidaire et dynamique.

Parallèlement, nous avons défendu dans notre parti nos analyses et nos propositions, portées dans la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le Socialisme !", qui a été rejointe par de nouveaux camarades.

congres PoitiersDès le 11 avril, le Conseil National de synthèse fixera une nouvelle étape du congrès du Parti Socialiste, qui se réunira à Poitiers les 5, 6 et 7 juin prochains, avec le dépôt des motions. Dans cette optique, il n'aura échappé à personne que nous travaillons à rassembler largement les camarades autour d'une orientation qui reprenne le fil des engagements socialistes de 2011 et 2012, en cohérence avec ce que nous avons toujours défendu dès les premiers mois du quinquennat.

Nous avons donc choisi de réunir notre Assemblée Générale la veille du conseil fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste pour faire le point sur les enjeux de la période.

Nous vous proposons donc de nous retrouver, militants de Maintenant la Gauche et signataires de la contribution générale "Le Sursaut Républicain"

MARDI 31 MARS 2015

à 20h30

Salle Pierre-Mauroy de la fédération du Val-d'Oise du PS
29, rue Francis-Combe à Cergy

L'ordre du jour sera évidemment le suivant :

  1. bilan et analyse des élections départementales ;
  2. contexte du congrès du PS ;
  3. questions diverses.

Nous espérons vous retrouver nombreux, nous partagerons le verre de l'amitié en fin de réunion.

Amitiés socialistes,

pour Maintenant la Gauche Val-d'Oise
le mandataire fédéral
Frédéric FARAVEL

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