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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 09:14
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 09:23

Nous remercions les camarades qui sont venus, nombreux, assister à cette journée du 22 Septembre. La table ronde du matin, avec Clémentine Autain (app. communiste), Laurent Baumel (PS - Socialisme et Démocratie), et Pascal Cherki (PS - Pour un Nouveau Parti Socialiste), a introduit les débats de façon très intéressante et lucide. Par exemple : quelle est la cible des politiques que nous voulons développer ? Par "classe ouvrière" ne vaut-il pas mieux entendre aujourd'hui, plus largement, celles et ceux dont la survie financière ou l'émancipation ne tiennent qu'à la place qu'ils occupent dans le monde du travail ? Pouvons-nous porter un projet qui rassemble les entreprises assurant une redistribution des richesses, prioritairement, en direction de l'investissement et du travail, les artisans et très petites entreprises, les salariés de tous secteurs économiques (primaire, secondaire, tertiaire) ? Quelles politiques élaborer pour sortir du néo-capitalisme financier ? La gauche peut-elle gagner en France en 2012 sans un programme et un candidat communs ? Les divergences à gauche ne doivent pas cacher les convergences. Le travail sur un "pot commun" idéologique est nécessaire de toute urgence.

***

Les trois ateliers de l'après-midi ont permis d'aborder plus en détail les questions de la redistribution des richesses, de la place de l'individu dans la société, et du fonctionnement interne d'un grand parti de la gauche. Et ces questions sont liées, bien sûr.

Vous pouvez consulter les comptes-rendus des tables rondes et des ateliers de cette journée de réflexion en cliquant sur les liens ci-dessous :

La politique de redistribution des richesses - comment renouveler le pacte social ?
présentation de l'atelier - compte-rendu

Comment reconquérir le vivre-ensemble dans une société qui fait primer l’individu sur le tout ?
présentation de l'atelier - compte-rendu

Comment reconquérir le vivre ensemble ?
présentation de l'atelier - compte-rendu

Réinventer le PS
présentation de l'atelier - compte-rendu - contributions 1 - 2 - 3 - 4 et 5 de Frédéric FARAVEL - contribution de Julien Bobot

***

benoit22septembre2007.jpg Guillaume Balas (mandataire fédéral 75) a clos la journée, et nous a conviés au rendez-vous national de Toulouse-Labège les 12-13-14 Octobre et Benoît Hamon, qui a repris les thèmes de réflexion abordés en ateliers et en plénière, proclamant, entre autres un "back to basics" qui "n'a rien d'archaïque dès lors que moderne veut dire un peu plus à droite dans la bouche de certains", et a notamment appelé à une union pour 2012 de toutes les gauches qui voudront bien gouverner ensemble, après avoir tranché sur leurs divisions internes pour en extraire l'essence : claire et identifiable par les français et mettant au coeur de son programme, cette fois, et de ses actions, aussi, la question sociale.

écouter l'intervention de Benoît Hamon en cloture de la journée :

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 14:13

Réinventer la gauche !

Le texte ci-joint a été rédigé au lendemain des présidentielles, et signé depuis quelques jours par les principaux responsables en Île de France (vous avez dans le texte joint une première liste signataires valdoisiens). Le Nouveau Parti Socialiste, courant né en 2002, et qui a représenté en congrès 1/4 des militants du PS, et tel qu'il se perpétue autour d'Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon, va devoir évoluer et chercher à rassembler autour de lui dans les prochains mois. C'est à cette nécessité que le texte "Réinventer la Gauche" souhaite apporter sa contribution.
Vous trouverez également ci-joint le texte de Benoît Hamon pour le lancement de la Forge (vous pouvez lire ici ce qu'en dit Le Nouvel Observateur du 5 juillet 2007),
une fondation qui ne soit pas «une société savante de plu, mais un lieu de débat ouvert à une centaine d'universitaires, experts, élus, syndicalistes et hauts fonctionnaires pour permettre au PS de se réarmer culturellement.

Ancré à gauche et soucieux d'une rénovation sérieuse des pratiques politiques et de l'avènement d'une nouvelle République primo-ministérielle rééquilibrant les pouvoirs, notre sensibilité a assisté, impuissante, à l'inertie d'une majorité de l'appareil du Parti, et aux ralliements des uns et des autres à des présidentiables.
NPS est resté fidèle à une ligne politique claire et identifiable, intransigeante avec les stratégies électoralistes à court terme.

Deux dates à noter sur l'agenda de rentrée :

  • le samedi 22 septembre 2007, nous organiserons une Université de Rentrée, vraisemblablement à Paris, et concernant les militants et sympathisants socialistes basés en Île de France. Plus de renseignements bientôt sur ce blog. Ne pas hésiter à laisser en haut à gauche un e-mail dans la case "newsletter" pour être prévenu.
  • puis à la mi-octobre, un rassemblement national, dans la région de Toulouse, aura l'ambition d'amorcer une démarche collective de refondation, "réinvention" de la gauche.


Dans le Val d'Oise nous prévoyons également des débats ouverts dans le courant du 4ème trimestre 2007.

Bonnes vacances studieuses à tous,
Frédéric Faravel

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 14:08
Universites de rentree Toulouse
 

 

Priorités à gauche

Présentation des rencontres de la refondation

 


Les universités de rentrée du Nouveau Parti Socialiste se tiendront cette année à Labège, près de Toulouse (Haute-Garonne).

La «Ville rose» sera le cadre idéal pour accueillir nos travaux car elle est emblématique des enjeux politiques, économiques et sociaux actuels et futurs. Enjeux politiques, parce que les derniers résultats électoraux ouvrent une perspective à la volonté de la Gauche de proposer une alternative à la gestion de la ville par la droite depuis plus de trente ans. Enjeux économiques, parce que cette principale technopole d’Europe est en proie à une politique industrielle européenne qui va à l’encontre du maintien de l’emploi. Enjeux sociaux, particulièrement parce que la deuxième ville universitaire de France doit et devra faire face au démantèlement de l’enseignement supérieur par le gouvernement.

Lire la suite | Voir aussi : Le site du Nouveau Parti Socialiste

 
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Université de rentrée du NPS
Toulouse - 12, 13 et 14 octobre 2007

Espace de Congrès Diagora
Rue Pierre Gilles de Gennes
31319 Labège
(Toulouse)
Plus d'infosfleche
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 14:06
« La Forge »,
pour réinventer la gauche

logoPSquadrifondsaumon.jpgAprès son double échec aux élections présidentielles puis législatives, la gauche est entrée dans ce moment identifié par Gramsci comme le point critique d’une crise : le vieux est maintenant mort et le neuf hésite toujours à naître. L’élection présidentielle a achevé un cycle dans le désordre intellectuel, la confusion idéologique, le morcellement sociologique et la division partisane. La gauche serait soudain devenue le parti de l’ordre ancien, quand la droite arrivait à convaincre nombre d’électeurs qu’elle incarnait le camp du mouvement.

C'est à une grande transhumance idéologique que nous avons assisté lors de la campagne présidentielle. Cette migration vers la droite d’une gauche en perte de repères, est illustrée par la colonisation de nos discours par des valeurs et des références puisées dans le patrimoine intellectuel traditionnel des conservateurs. Par soumission à l’air du temps, par abandon d’une réflexion qui aille au-delà des seules apparences ou des fausses évidences, la gauche a en effet défendu la compétition individuelle et la restauration de la «valeur travail» au lieu de l’augmentation du pouvoir d’achat ou encore un curieux échange «effort contre progrès social» plutôt que la conquête de nouveaux droits…

Ce consensus entre droite et gauche, ce diagnostic politique «partagé» des maux de la société française, résume la défaite culturelle de la gauche. La gauche a d’ores et déjà perdu l’élection de 2012 si elle esquive la clarification de son projet, si elle échoue à expliquer pourquoi cette vision de la France et de ses difficultés est erronée et si elle rate son rassemblement.

[...]

Vous pouvez lire ici la suite de l'appel de Benoît Hamon pour la création de la Forge, lieu de débat ouvert à une centaine d'universitaires, experts, élus, syndicalistes et hauts fonctionnaires pour permettre au PS de se réarmer culturellement.
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 14:04
logoPSquadrifondsaumonpale.jpgREFONDER LA GAUCHE





Chers Amis,
Chers Camarades,

Nous vous proposons de nous retrouver pour débattre ensemble et analyser plus en profondeur les raisons des deux défaites que la gauche vient de subir au printemps 2007 et pour réfléchir à la dynamique qu'il faut recréer pour préparer l'avenir.

JEUDI 5 JUILLET 2007
à 20h30
Maison des associations
Rue du Four Gaudon
à Écouen

(plan ci-dessous)
La Vague bleue annoncée par les instituts de sondage n'a pas eu lieu. La gauche socialiste et écologiste fait mieux que résister. Les résultats qui sont tombés dimanche soir en ont surpris plus d'un, car la gauche fait un bien meilleur score aujourd'hui qu'en 2002 et surtout après un premier tour extrêmement défavorable. L'électorat de gauche s'est plus fortement mobilisé au 2nd tour, motivé par le rejet de la TVA sociale et d'une assemblée promise au bleu horizon.
La gauche se trouve en position de s'opposer convenablement à la politique réactionnaire annoncée par le président de la République, elle a aujourd'hui le socle solide qui l'oblige et lui permet de se refonder et de tirer les leçons qu'elle n'a pas tiré en 5 ans du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et dernièrement du 6 mai 2007.

Il est important de ne pas se tromper sur la signification des scrutins du printemps. Lors des élections présidentielles, Ségolène Royal a été portée au 1er comme au 2nd tour essentiellement par une logique défensive, l'adhésion n'a pas été le moteur de sa candidature et de son pacte présidentiel.
Le dimanche 17 juin 2007, une fois de plus, le peuple de gauche se sera mobilisé de manière défensive : ne pouvant sérieusement prétendre faire adhérer les électeurs à un programme qu'ils jugeaient avoir été battus le 6 mai (pourtant différent de celui de Ségolène Royal), les leaders socialistes ont martelé le danger que représentait la TVA sociale : preuve qu'on peut mobiliser son électorat quand on a un discours clair et - bien que défensif - clairement ancré à gauche.
Dans le Val d'Oise, cela n'a pas suffit, nous sommes l'un des rares départements où le PS sort affaibli du scrutin ; il y a là aussi un devoir d'inventaire.

Tout déni de réalité prolongé sur la défaite et ses causes plongerait la gauche et notre capacité à transformer la société en France, en Europe et dans le monde, dans une nouvelle impasse. Il est temps de reconstruire la Gauche en parallèle au devoir d'opposition qui nous incombe.
➔ Reconstruire dans le dialogue avec toute la gauche démocratique, sociale-démocrate, écologiste, altermondialiste, républicaine et antilibérale ;
➔ Reconstruire dans la clarté car on ne peut accepter des divergences avec ses camarades qu'à la condition que celles-ci soient clairement et sereinement mises sur la tables ;
➔ Reconstruire en faisant face à la réalité du monde tel qu'il est, en exigeant des conquêtes à réaliser dans notre temps, en faisant face aux erreurs qui nous ont conduits à perdre en 2002 et en 2007.

La campagne électorale nous ayant tous accaparés, cela fait un moment que nous ne nous sommes pas retrouvés ensemble, nous serons donc heureux de vous retrouver. La soirée se terminera par le verre de l'amitié.

Amitiés socialistes,
Charlotte BRUN, Frédéric FARAVEL, Xavier MORIN, Adélaïde PIAZZI,
membres du bureau fédéral pour la motion 5


planmaisonassoecouen.jpg
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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 14:00
LE SOCIALISME FRANCAIS 1797 – 2003

Le socialisme français prend place dans le mouvement ouvrier né au XIXème siècle, qui dénonce le capitalisme et cherche à assurer une répartition plus égale des richesses. Les “Lumières” et la Révolution Française lui donnent un premier ferment : Rousseau émet déjà une sérieuse critique de la propriété privée mais les idées proprement socialistes apparaissent comme telles au cours de la première moitié du XIXème siècle. La «conjuration des égaux» de Buenarotti relate le programme de Gracchus Babeuf (1760-1797) et des insurgés jacobins, exécutés en 1797.

DES HISTOIRES POLITIQUES CONCURRENTES ET COMPLEXES
Sous l’Empire et la Restauration, c’est l’époque des Socialistes “utopiques” qui vont exercer une influence sur les ouvriers-artisans, mais sans jamais envisager les moyens de faire aboutir concrètement leur réflexion... À l’exception d’Étienne Cabet (1788-1856) qui envisage un Etat Communiste autoritaire, où les libertés individuelles sont bannies, tous les penseurs socialistes du temps tentent de conjuguer intervention de l’État et liberté.
Henri de Saint-Simon (1760-1825), noble français, développe le thème de la solidarité sociale et de l’Etat régulateur, il inspirera les premières coopératives ouvrières. Charles Fourier (1772-1837), horloger ruiné, imagine les phalanstères, communautés autonomes assumant toutes les fonctions de la société, il ne condamne pas le capital en lui-même, et si sa réflexion porte en elle un fort courant pour la libération des mœurs, il faut signaler l’antisémitisme qui anime sa haine du “commerce”. Robert Owen (1771-1858), industriel britannique, insiste moins sur l’Etat que sur la nécessité des coopératives...
La génération suivante approfondie encore le débat. Louis Blanc (1811-1882) réclame la nationalisation des grands moyens de production pour contrôler l’économie, et un État qui assure la protection sociale et une législation du travail. Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), ouvrier imprimeur, théorise une société de petits producteurs indépendants, substituant à l’État des associations professionnelles et communales, opposant à une société commandée autoritairement une fédération sur libre consentement de la base. Flora Tristan (1803-1844), féministe et socialiste, propose de constituer en 1843 une Union ouvrière universelle pour obtenir le droit au travail et l’organisation du travail.
Karl Marx (1818-1883) et Friedrich Engels (1820-1895), philosophes allemands, tirent les leçons de l’échec relatif des penseurs français. À travers L’idéologie allemande(1845), Le manifeste du Parti Communiste (1848) et Le Capital (1867) ils développent une vision de l’Histoire, de la Philosophie et de l’Économie qui aboutit à un socialisme «scientifique». La société divisée en classes a vu le pouvoir passer dans les mains de la bourgeoisie détentrice du capital et des moyens de production. 1789 est une «Révolution bourgeoise», la bourgeoisie peut depuis exploiter toujours plus le prolétariat et rabaisser les artisans, leur paupérisation devant aboutir à la Révolution prolétarienne, dirigée par des partis ouvriers révolutionnaires. La dictature du prolétariat dans un État socialiste permettrait d’instaurer la collectivisation des moyens de production ; une société sans classe en sortirait, l’État deviendrait peu à peu inutile et le stade «communiste» de la civilisation permettra à chacun de voir sa liberté et ses besoins satisfaits.
[...]
Télécharger la première partie : histoiresocialistefcse1.doc

VIOLENCE POLITIQUE OU DÉMOCRATIE ?
L’entrée d’Alexandre Millerand dans le gouvernement de Waldeck-Rousseau en 1901, comme ministre du travail, est le principal prétexte d’éclatement le premier regroupement des partis socialistes, mais il s’agit surtout pour chacun de préserver son “pré-carré”. Deux orientations s’opposent :
• celle du Parti Socialiste de France, autour de Jules Guesde (P.O.F., marxiste) mais aussi d’Edouard Vaillant (P.S.R.), qui se veut “révolutionnaire” et condamne le “ministérialisme” ;
• celle du Parti Socialiste Français, autour de Jean Jaurès (socialistes indépendants) et des “possibilistes”, qui soutient le “bloc des gauches” et entend unir les valeurs du Socialisme et de la République, et où se mêlent réformisme et aspirations révolutionnaires.
Les amis de Jean Allémane réunis dans le Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire, tout en restant proches de Jaurès, maintiennent leur autonomie, leur ouvriérisme et leur méfiance vis-à-vis des élus.
Le compromis qui permet l’unité de 1905, imposé par l’Internationale Socialiste, amène le Parti Socialiste Unifié – Section Française de l’Internationale Ouvrière (S.F.I.O.) à adopter une déclaration de principes marxiste qui reconnaît la lutte des classes et qui se donne pour finalité la socialisation des moyens de production et d’échange. Viviani et Aristide Briand quittèrent rapidement la S.F.I.O. pour satisfaire leurs intérêts propres : ils mèneront bientôt des politiques gouvernementales très conservatrices. Les controverses demeurent vives sur la question du pouvoir, sur la place des réformes, sur le rôle du syndicalisme, sur les moyens de lutter contre les menaces de guerre.
Jean Jaurès, cependant, impose peu à peu son ascendant par sa capacité de synthèse entre les idées de réforme et de révolution, entre le patriotisme et l’Internationalisme, qui correspondent mieux que celles de certains marxistes français à un électorat composite où se côtoient ouvriers, paysans, fonctionnaires et intellectuels. À la veille de la guerre, le socialisme devient une force notable (avec 100 députés, il est le deuxième groupe de la Chambre) : un rapprochement s’esquisse avec la C.G.T. syndicaliste révolutionnaire (reprise en mains par Edouard Vaillant et les allémanistes, après la parenthèse anarcho-syndicaliste) et la gauche du Parti Radical dans la lutte contre la «loi des trois ans».
[...]
Télécharger la deuxième partie : histoiresocialistefcse2.doc


UNE TROISIÈME FORCE ?
Les espoirs et les désillusions marquent les socialistes de l’immédiat après-guerre. Leurs idées influencent très largement les programmes et les politiques de la Libération. Ils jouent un rôle majeur dans les gouvernements du général De Gaulle et ceux du tripartisme (P.C.F./S.F.I.O./M.R.P.). Vincent Auriol devient le premier Président de la IVème République. Mais les socialistes se trouvent aussi confrontés à la concurrence à gauche d’un parti communiste, qui est au sommet de son influence électorale (28,5%), et au centre d’un nouveau parti, le Mouvement Républicain Populaire (démocrates-chrétiens). Leurs médiocres résultats électoraux précipitent une crise identitaire, au regard des ambitions qui les animaient. À Léon Blum et Daniel Mayer – qui veulent ouvrir le parti, lui donner une définition humaniste et en faire un parti de gouvernement qui s’assume – une majorité composite, animée par Guy Mollet (1905-1975) premier secrétaire du Pas-de-Calais, oppose l’identité traditionnelle du parti, défend une ligne marxiste pseudo-orthodoxe et l’unité d’action avec le P.C.F. Le congrès d’août 1946 enregistre la victoire de Guy Mollet, donc des cadres fédéraux contre la direction nationale (ce sera l’unique fois dans l’histoire du parti).
Mais la rupture du tripartisme, en mai 1947, et l’entrée dans la guerre froide, avec la montée du Rassemblement du Peuple Français, amènent la S.F.I.O. à entrer dans des coalitions de “Troisième Force” (S.F.I.O./Radicaux-U.D.S.R./M.R.P.) et développe un anticommunisme assez primaire qui se décalque dans le syndicalisme : les socialistes quittent la C.G.T. désormais à direction communiste et créent Force Ouvrière (avec l’aide de financements américains) tandis que la Fédération de l’Éducation Nationale devient indépendante. La S.F.I.O. vit un malaise permanent, prise entre une doctrine obsolète et les contraintes de politiques médianes qui lui ôtent toute initiative : elle connaît rapidement un déclin électoral et militant.
En 1954, le radical Pierre Mendès-France (1907-1982), plus que Guy Mollet, paraît incarner le renouveau de la gauche non communiste. La guerre d’Algérie accuse les divisions de la gauche : héritiers d’une conception évolutionniste de la décolonisation, analysant le nationalisme algérien dans le contexte de la guerre froide, une majorité de socialistes derrière Guy Mollet, président du Conseil du Front républicain (1956/57), acceptent les contraintes (pouvoir militaire, censure, tortures…) d’un conflit qui ne veut pas dire son nom. Une minorité (Daniel Mayer, Robert Verdier, Gilles Martinet, Alain Savary) met en accusation la politique menée en Algérie et dénonce l’usage de la torture. La scission est inévitable avec la crise du 13 mai 1958 et l’attitude de la direction du parti face au retour du Général De Gaulle : le Parti Socialiste Autonome est fondé à l’automne 1958.
Les premières années de la Vème République sont difficiles pour les socialistes. La S.F.I.O. quitte finalement le gouvernement pour retourner dans l’opposition en décembre 1959. Affaiblie, elle doit faire face à la concurrence du Parti Socialiste Unifié, né en 1960 de la fusion de la fusion du P.S.A., l’Union de la Gauche Socialiste et de différents groupes et clubs de gauche, qui veulent renouveler la politique. Après la fin de la guerre d’Algérie, deux débats majeurs agitent la gauche non communiste jusqu’en 1971 : Comment tenir compte des institutions nouvelles, tout particulièrement de l’élection du Président de la République au suffrage universel ? Comment rassembler les électorats de la gauche ?
François Mitterrand (1916-1996), contre Mendès-France, G. Mollet et Gaston Deferre (1911-1986), impose sa stratégie d’Union de la Gauche avec le Parti communiste en mettant à profit le coup d’éclat que représente sa «glorieuse défaite» devant le Général De Gaulle en 1965. Cependant, la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (F.G.D.S.), qu’il constitue la même année, n’est qu’un cartel électoral entre la S.F.I.O., le Parti Radical et "sa" Convention des Institutions Républicaines (C.I.R.). La forte progression de la gauche aux législatives de 1967 est remise en cause par les divisions issues des hésitations de la gauche traditionnelle face à Mai 1968.
[...]
Télécharger la troisième partie : histoiresocialistefcse3.doc

L’EXPÉRIENCE JOSPIN OU LA RECONSTRUCTION INCOMPLÈTE DU PARTI SOCIALISTE

Lionel Jospin, surfant sur l’exercice de démocratie militante et son score au 2nd tour de l’élection présidentielle, impose un nouveau processus de rénovation, fondé à la fois sur un “droit d’inventaire” des années Mitterrand et sur la revendication d’un “réalisme de gauche”. Mais la base électorale du parti continue de subir une érosion dans les catégories populaires et chez les jeunes, se centrant de plus en plus sur les classes moyennes et moyennes supérieures. Cependant l’autorité de Jospin permet un apaisement interne propice à un travail politique dans les domaines programmatique, stratégique et structurel.
[...]
Télécharger la dernière partie : histoiresocialistefcse4.doc
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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 13:57
Se poser la question d’une alternative au capitalisme, c’est d’abord savoir définir le capitalisme. Pour nous le capitalisme n’est ni une personne ni une institution. Il ne veut ni ne choisit. Il est une logique d’accumulation à l’œuvre à travers un mode de production. Il n'a aucune morale, et, ne se préoccupe pas de la recherche du bien être collectif son seul objectif étant l’augmentation de la plus-value ou profit. Il y a deux questions sous-jacentes quand on examine la logique capitaliste : celle de la propriété des moyens de production, du capital initial ; celle de la répartition de la plus-value ou profit.

Ce texte est le produit d'un groupe de travail de Nouvelle gauche qui s'est réuni au cours de l'année 2004 pour tenter de répondre à la question suivante : "Y-a-t-il une alternative au capitalisme ?"

Télécharger le texte : aternative_capitalisme.doc

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