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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:00

Chers camarades, chers amis,

Nous vous convions à participer l'assemblée générale de la motion C dans le Val d'Oise, qui se tiendra le

 

 

 

 

Mercredi 4 mai 2011
à 20h30

Foyer des Anciens
à Auvers-sur-Oise

Parc Van Gogh, Rue du Général-de-Gaulle
(entre la Mairie et la Gare, face au Café de la paix, derrière la halle du marché) plan ci-joint


Nous n'avons pu organiser plus tôt d'assemblée générale après les élections cantonales, les agendas de nombre d'entre nous étant quelque peu contraints et les vacances de printemps suivant rapidement.
Il est cependant nécessaire de nous retrouver pour traiter les différentes questions politiques du moment.

Nous vous proposons donc de nous retrouver pour aborder les questions suivantes :

  • Débat de politique générale ;
  • Bilan des élections cantonales ;
  • Situation fédérale ;
  • Préparation de 2012 :
    • Projet des socialistes ;
    • Choix de la/du candidat(e) des socialistes ;
    • Rassemblement de la gauche ;
  • questions diverses.



Amitiés socialistes,
pour "Un Monde d'Avance Val d'Oise"

Frédéric Faravel

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 15:47

mercredi 20 avril 2011 à 20h35 sur France 3
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Synopsis

Le logement est la première préoccupation des Français après l'emploi. Au sommaire :
Paris flambe-t-il ? - Le marché des biens haut de gamme explose dans la capitale. Ils sont vendus en quelques jours et le mètre carré se négocie jusqu'à 30 000 euros.
La guerre du logement - Pour beaucoup de Français, la flambée des prix de vente et l'augmentation des loyers les obligent à s'installer en périphérie des grandes villes.
Qui veut la peau des HLM ? - Les demandes de logement social atteignent des records : plus d'un million de personnes sont inscrites sur la liste d'attente. Quels sont les critères d'attribution ?
Tous propriétaires ? Une promesse de campagne - «La France de propriétaires», promise au cours de la campagne présidentielle de 2007 est-elle une utopie ?

La critique TV de télérama du 16/04/2011

1T

Paris flambe-t-il ? Que font les riches en période de crise boursière ? Ils se replient sur la pierre, bien sûr. Voilà pourquoi les appartements les plus chers de la capitale se vendent comme des petits pains, alors que l'augmentation du prix de l'immobilier confine au délire (20 % en 2010 à Paris). Une plongée mi-écoeurée mi-fascinée au pays du luxe.

La guerre du logement. La commune de Bezons, dans le nord-ouest parisien, a beau être l'une des communes de France qui construit le plus de HLM, elle échoue à faire face à la demande de logements sociaux. Ceci car l'Etat envoie à cette bonne élève les mal-logés des communes avoisinantes. Qui rechignent, elles, à bâtir pour les plus pauvres de leurs administrés... On apprend par ailleurs qu'en 2010, les préfectures ont payé environ 4 000 amendes pour n'avoir pas appliqué la loi Dalo, qui défend le droit au logement pour les personnes sans domicile.

Tous propriétaires ? Une promesse de campagne. Les « maisons Borloo » devaient permettre aux ménages à revenus modestes d'accéder à la propriété moyennant 100 000 EUR. Une belle arnaque, à en croire les familles interrogées dans leurs pavillons construits au rabais.

 

Il ne nous a pas été possible de visionner le quatrième reportage, Qui veut la peau des HLM ?.

Marc Belpois

Prochaines diffusions TV de l'émission
Pièces à conviction

mercredi 20/04/2011 à 20:35 sur France 3 Ajouter ´ mes alertes
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169 Malentendant -TP

 


mercredi 27/04/2011 à 02:40 sur France 3 Ajouter ´ mes alertes
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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 07:19
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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 08:01

Quelques réflexions sur la montée du Front national

Le Monde - ATTAC | 08.04.11 | 10h54

Les récentes élections cantonales ont été l'occasion d'une forte montée du Front national. Vote de désespoir, fait de rejets, de dégoûts, et qui s'explique avant tout par la terrible fermeture de l'horizon politique, où il y a peut-être une alternance, mais certainement pas d'alternative. Cependant, on ne peut rendre compte des points marqués par le FN par cette seule configuration, qui valait avant les cantonales et vaudra sans doute après. Un changement rapide et récent du positionnement politique de cette formation a contribué à ce succès, une évolution sans doute facilitée par les modifications à la tête du parti, mais qui ne s'y réduit pas.

Le programme raciste et xénophobe du FN est bien connu, qu'il s'agisse de la guerre contre l'immigration et les immigrés, de la dénonciation de "l'étranger" ou de la "préférence nationale" (à l'emploi, au logement, aux prestations sociales). S'y ajoute une politique familialiste et "le retour des femmes au foyer", amplifiée par la demande de Marine Le Pen de "cesser de rembourser l'avortement". Ces tendances lourdes sont toujours présentes (Marine Le Pen demande "un moratoire" sur l'immigration et que les clandestins soient "repoussés" hors des eaux territoriales) et s'il y a bien un glissement récent des énoncés politiques, il a lieu ailleurs. Sous l'égide de Jean-Marie Le Pen, le programme économique du FN était d'inspiration nettement libérale : il fallait "libérer le travail", l'État était accusé de "prendre à la gorge" des entreprises victimes des taxes mais surtout soumises à "une législation du travail pesante et empêchant toute souplesse". Ainsi que le dit Jean-Richard Sulzer, professeur de finance à Dauphine et conseiller économique du Front, "alors que son père était ultralibéral, par réaction au communisme, Marine Le Pen est dirigiste, dans le sens colbertiste du terme. C'est-à-dire qu'elle n'est pas contre un État fort ". Ainsi, face à la hausse des prix de l'énergie, elle propose une nationalisation des entreprises "stratégiques" de l'énergie et des transports, voire de certaines banques.

Rien n'est encore définitivement fixé, l'évolution se fait par à-coups, mais le sens dans lequel elle se fait est clair : l'accent est mis désormais sur l'intervention de l'État et sur "le social". Ainsi, en ce qui concerne les retraites, en-dehors de 40 annuités de cotisation et du développement de régimes de retraite complémentaires par capitalisation, le FN demandait un âge légal de départ à la retraite à 65 ans Lors du grand conflit sur les retraites, ce passage a mystérieusement (et significativement) disparu du programme en ligne. Ensuite, dans la présentation faite par Challenge, bien plus récente, la position du FN est énoncée de la façon suivante : 40 années de cotisation pour tous, mais suppression de tout âge légal de départ. Enfin, lors de sa campagne des cantonales, Marine Le Pen a simplement demandé "la retraite à 60 ans", comme les innombrables manifestants l'avaient fait il n'y a pas si longtemps. Du temps de Jean-Marie Le Pen, les 35h étaient considérées par le Front comme une source de "désorganisation des entreprises et d'augmentation injustifiée de la masse salariale".

Après son enquête auprès du FN, Jérôme Lefilliâtre affirme le 11 mars sur Challenge.fr : "Le Front national ne touchera pas à la durée légale du travail" et Jean-Richard Sulzer précise "nous ne sommes pas opposés aux 35 heures, sauf accord de branche". Du temps de Jean-Marie Le Pen, il s'agissait surtout de dénigrer l'emploi public. L'État, disait le programme du FN, avait été "progressivement paralysé par la masse arthritique des fonctions publiques hypertrophiées, véritables troupeaux de mammouths". Il fallait abolir les "privilèges" de la fonction publique, et s'il y avait accord pour maintenir les services publics c'étaient ceux, "stratégiques", liés à la fonction régalienne et, prioritairement (bien évidemment) la police. Pour le reste, étaient prévus "introduction du principe de mobilité" et "non-remplacement d'une partie des départs en retraite". Pour la campagne des cantonales, ce langage a disparu et Marine Le Pen, s'adressant aux fonctionnaires, promet (selon Le Parisien) "la fin des réductions d'effectifs" ainsi que "des hausses de salaires". D'ailleurs, l'économiste Nicolas Pavillon, qui travaille également au projet du FN, affirme "nous défendons le retour à l'échelle mobile des salaires", qui est une vieille revendication syndicale.

UNE VÉRITABLE TRANSFORMATION

Nous sommes face à une véritable transformation du FN, d'ampleur, qui n'est pas d'ordre conjoncturel, ou seulement liée au changement de direction à la tête de la formation ou encore d'ordre strictement opportuniste, pour "tromper son monde", "faire social". Il s'agit d'une évolution de fond, par laquelle le FN, loin de prendre ses distances avec l'idéal fasciste, s'en rapproche au contraire et trouve ses véritables bases. N'oublions pas que le parti nazi allemand s'appelait "national-socialiste". Ramassée en 2 mots accolés, nous avons ici l'articulation contradictoire qui forme le fascisme. En effet, le discours fasciste a deux ennemis, et c'est le combat sur ces deux fronts qui en fait l'originalité.

D'un côté, l'ennemi c'est le capitaliste, sous la forme du riche, du manipulateur d'argent, du spéculateur ; de l'autre côté, l'ennemi c'est l'autre travailleur, avec qui on est en situation de concurrence directe, pour l'emploi, le salaire, le logement, les allocs, etc. Il est frappant de constater que nous sommes ainsi confrontés aux deux dimensions constitutives du prolétaire : opposé à la bourgeoisie, mais aussi aux autres travailleurs, avec qui il est en situation de concurrence perpétuelle, cette seconde opposition prenant la forme du racisme ou de la xénophobie. Le syndicat ne se fixe-t-il pas comme première mission de constituer un front de classe face au patronat, et, pour cela, de surmonter les divisions qui scindent les rangs ouvriers ? Qui dit surmonter ne désigne-t-il pas des divisions qui ne sont pas effacées, mais seulement dépassées, ne désigne-t-il pas cette tendance permanente, créée et encouragée par le système, à se faire la guerre les uns les autres ?

Le public fasciste est celui des "petites gens", qui demandent qu'on les protège, d'un côté des "gros" (et de leurs connivences) et de l'autre, de ceux qui sont encore plus démunis qu'eux et peuvent, de ce fait même, les menacer. N'est-il pas intéressant de relever que c'est sur ces deux dimensions que s'ouvre et se ferme le manifeste du parti communiste, de Marx et d'Engels ? Il débute par la formule bien connue : "L'histoire de l'humanité jusqu'à nos jours est l'histoire de la lutte des classes", désignant d'entrée de jeu l'ennemi, c'est-à-dire un système d'exploitation et la classe qui en tire profit. Mais le même Manifeste se clôt en nous disant, au contraire, qui n'est pas l'ennemi, en lançant l'appel : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !".

Cela explique pourquoi le vote populaire de rejet de la politique suivie en commun par la droite et la gauche auquel nous assistons est un vote d'extrême droite et non d'extrême gauche. En effet, s'il s'agit d'exprimer une radicalisation, une colère, le refus d'une politique au service des riches, pourquoi voter FN plutôt que révolutionnaire ? C'est que le vote FN vise 2 ennemis, alors que le vote révolutionnaire appelle à la solidarité des travailleurs de tous pays. Un tel vote révolutionnaire a surtout un sens quand nous sommes dans une phase montante de la lutte des classes, quand les travailleurs ont l'impression qu'on peut "sortir par le haut", en s'y mettant "tous ensemble". Il perd de son sens, au contraire, quand nous sommes dans un phase de reflux, même temporaire : le grand mouvement sur les retraites s'est quand même terminé sur un échec et le vote FN est un vote de défaite.

Ceci étant dit, la montée du FN n'est pas seulement due à une conjoncture qui lui est favorable. Le nouveau programme qu'il a mis en avant a aussi joué son rôle. Tel a été plus particulièrement le cas pour un point de ce programme, qui a eu un très grand impact : le protectionnisme. Le FN demande "l'arrêt du dumping social des pays où la concurrence de la main-d'œuvre ruine des pans entiers de nos industries" et "le rétablissement de nos frontières qui permettrait de réguler ces dumping sociaux, économiques et environnementaux", en particulier à l'aide de droits de douane élevés. Voilà un discours qui demeure en porte-à-faux quand, de façon totalement contradictoire, il se combine avec une orientation libérale, comme c'était le cas de l'ancien programme du FN. Mais voilà un discours qui, au contraire, fait mouche (y compris auprès de militants syndicaux) quand, renonçant à la visée libérale, il se combine avec des propositions en apparence "sociales". Alors que les programmes de gauche se contentent, soit d'entériner la mondialisation libérale (cas du PS), soit de la dénoncer (mais sans guère faire de propositions), le FN, avec ce thème, donne l'impression d'apporter une solution concrète, à portée de main. "Y a qu'à" fermer les frontières, se protéger de l'extérieur. Dès lors, la lutte contre l'immigration, contre "l'étranger" trouvent leur place, n'apparaissant plus que comme des dimensions d'un programme plus vaste : l'ennemi, c'est ce qui vient du dehors, replions-nous, restons entre nous.

LA QUESTION DU PROTECTIONNISME

Ce discours porte d'autant plus qu'à gauche la question du protectionnisme est pratiquement taboue. Le PS entérine sans discussion le modèle néolibéral actuel ; même la plus grave crise économique depuis celle de 1929 n'a pas suffi à le remettre en cause à ses yeux. A la gauche du PS, la critique du néolibéralisme est radicale, mais la question du protectionnisme est rarement débattue ouvertement en tant que telle. C'est pourquoi quelques mots sur le sujet peuvent être utiles. N'oublions pas que le mouvement altermondialiste a d'abord été désigné comme antimondialiste, et qu'il a fallu toute une bataille pour que, dans les médias, il prenne son véritable nom. Le FN est contre la mondialisation, nous sommes pour une autre mondialisation. Nous sommes contre une mondialisation gouvernée par des forces de marché, pour une mondialisation maîtrisée par les peuples, par le biais de débats et d'une entente politique.

Pour autant, nous ne sommes pas dupes. Pouvons-nous construire un système social au service des travailleurs avec une économie ouverte à tous les vents ? Pouvons-nous sauver la protection sociale dans le cadre d'une économie dévastée par la concurrence universelle de tous contre tous ? Ce n'est guère envisageable. C'est pourquoi, dans mon dernier ouvrage La grande crise du XXIe siècle j'avais fait la proposition suivante : "Nous devons remettre en cause l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et conserver l'option d'un contrôle des flux de capitaux. La politique actuelle de l'émergence (telle que pratiquée, par exemple, par la Chine) installe la guerre féroce de tous contre tous. Il faudrait faire basculer son centre de gravité du 'tiré par les exportations' vers un développement autocentré, qui se tournerait vers les immenses besoins non satisfaits des populations concernées. La traduction de ces principes devrait être, dans les rapports avec les pays en voie de développement, des accords commerciaux bi ou multilatéraux fréquemment révisés, des accords qui soumettraient à contrôle et à encadrement les flux commerciaux dans les deux sens. Le pendant du décrochage de la locomotive exportations serait l'instauration d'une véritable aide publique au développement. Il ne s'agit pas simplement de revenir en arrière, en restaurant les anciens volumes de l'aide : il faut faire bien plus et mieux, en insistant sur les projets locaux et la participation des populations concernées, en contrôlant l'utilisation des fonds, en surveillant l'application (souvent inconsidérée) des techniques des pays développés. Évidemment, le préalable à toutes ces mesures c'est faire face aux besoins les plus urgents, et en particulier, abroger la dette des pays pauvres et mettre en pratique la souveraineté alimentaire."

On le voit : il ne s'agit pas d'une orientation de repli, d'isolement, mais d'un plan d'ensemble, qui concerne les rapports entre grands blocs dans le monde. Il ne s'agit pas d'agressivité et de rapports de force, mais de mettre la politique au poste de commande, il s'agit de négociations qui placeraient au premier plan l'incontournable vie en commun sur le même globe. Il ne s'agit pas de nationalisme, mais de solidarité, conscients que nous sommes de nos responsabilités envers les plus démunis de la planète. L'Europe devrait être le principal protagoniste d'une telle redistribution des cartes, la tâche étant trop lourde à porter pour un seul pays.

Le thème du protectionnisme n'est que l'un de ceux qui ont été propulsés sur le devant de la scène par la récente montée du FN : la sortie de l'euro, également demandée par le Front, en est un autre, qui fait polémique (je renvoie sur ce point aux très bons articles de Catherine Samary et de Pierre Khalfa). Preuve, s'il en était besoin, de l'urgence qu'il y a à alimenter le débat sur le programme et à fournir à la gauche des propositions pour faire barrage à la nouvelle formule du poison FN.

Isaac Johsua, Attac

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 06:57

 

28 mars 2011

Mes chers camarades,

 

Permettez à un militant de longue date d’éducation populaire membre du parti socialiste depuis 1971 et de la place où je suis DAC et directeur du Festival Théâtral du Val-d'Oise, président des FRANCAS du Val-d’Oise qui à travers le prisme de son analyse de « cultureux » de réagir  face à la situation que nous sommes en train de vivre.

 

Je vous demande l’autorisation de faire une intervention un peu plus longue que d’habitude, d’une part par ce que je n’ai pas pris la parole depuis très longtemps mais aussi que j’en ressens l’urgence, dans ma famille. Prenez cette intervention comme une sorte de cri d’alarme ou d’angoisse. D’un militant qui se désespère d’une telle situation et de son parti.

 

Aussi, je vous adresse à vous mes camarades, cette lettre ouverte.

 

En effet, cette nette victoire « en pourcentage » de la gauche, sur le plan national est ternie par notre échec dans notre département où nous perdons dans les quartiers populaires notamment d’Argenteuil mais aussi à cause de nos divisions ce qui est un comble. Toute fois, cette victoire s’obtient face à une abstention redoutable et à une montée du front national non moins dangereuse et l’effondrement des partis républicains de droite qui globalement ne représentent plus un rempart démocratique entre la gauche et les partis d’extrême droite…

 

Je souhaiterais attirer votre attention sur certains points de fonds qui me semblent essentiels.

 

En un mot sur des valeurs de gauches sur lesquelles j’en suis sur, il nous faut revenir et réifier au premier plan avant qu’il ne soit trop tard et notamment dans notre programme.

 

Car la prochaine fois où nous serons au pouvoir, ce que j’espère proche, comme vous tous ici, si nous devions par malheur décevoir, il ne faudra, alors, pas s’étonner que le recours « aux enfants de Marine » soit devenu une évidence pour bon nombre de nos citoyens.

 

Tous perdus dans les affaires, les compromissions, nous complaisant dans les eaux tièdes sans la moindre saveur et couleur, nourrissant les manques de perspectives, d’espoirs et oui n’en déplaise à d’aucun, je n’ai pas peur de l’employer : de rêve d’une société meilleure, plus juste, plus égalitaire. Nous allons au casse-pipe.

 

Car que constatons nous à l’analyse des résultats de ces dernières élections que sur les territoires où monte populisme de droite comme de gauche, les communautarismes, là ou interviennent de plus en plus les religieux radicaux, évangélistes de tous poils, là ou l’économie parallèle fleurit sur ces terreaux de banlieues comme des mauvaises herbes.

 

Car ces terrains qui semblent en friche sont des terrains fertiles si on prend la peine de les valoriser.

 

Certes ils sont confrontés aux difficultés d’intégration de leurs jeunesses, au chômage, à l’exclusion, au repli identitaire, à des processus douloureux d’acculturation.

 

Territoires qui du coup font de plus en plus peur ou les problèmes sont certes les plus criant, lieu d’abandon des services publics de non droit républicain.

 

Mais ce sont aussi sur ces territoires aussi où l’on communique le plus mal.

 

C’est sur ces territoires et parallèlement dans ceux qui en ont le plus peur que les taux d’abstention sont les plus grands et où paradoxalement le front national est le plus fort ! D’où la montée de cette vague bleue dans des zones improbables et absolument pas touchées par ces problématiques.

 

Ce constat est malheureusement vrai, chez nous, là sur nos territoires, à nos portes. A nous citoyens quelque soit nos origines ce constat devraient nous mobiliser en revisitant nos valeurs de classes notamment dans notre parti qui reste essentiellement un parti de cadres moyens et supérieurs et de retraités ! Plus enclin à se répartir des postes de notables qu’à se poser de vraies questions.

 

Or, le plus souvent et en croyant bien faire « le politique », nous même, avons voulu gérer en direct la formation du citoyen.

 

« Vous allez voir ce que vous allez voir » !

 

Mais parallèlement nous devenions de moins en moins crédibles, noyés dans nos affaires, nos divisions, nos divers échecs de gestion, nos promesses non tenues, ou pris dans nos conflits d’égo, et parfois de surcroît avec l’aide, objective, de conseillers qui refusent d’écouter les gens de terrain persuadés qu’ils ont raison contre tous et que eux savent.  L’ensemble de ces raisons nous rendant le plus souvent aveugles !

 

Certain, chacun d’entre nous, d’être porteur, dans chacune de nos chapelles de « la Vérité ».

 

En oubliant même dans cette instance de discuter réellement et sérieusement de ces grands enjeux car à quel moment avons-nous pris le temps nécessaire de l’aborder, depuis 15 ans que je la fréquente cette famille « valdoisienne » qui me tient à cœur, mes camarades jamais !

 

Pour moi mes camarades nous avons abandonné les valeurs « d’éducation populaires » considérées comme ringardes, inutiles, voire superfétatoires. Toutes ces grandes valeurs, la formation du citoyen dès la plus jeune enfance, l’intergénérationnel, mais surtout les pratiques et les outils permettant la construction du citoyen portant jugement, capable de discernement.

 

Nous avons jeté l’eau de la baignoire avec notre bébé, en confondant les méthodes d’approche et les contenus qui bien sur, eux avaient vieillis, voire qui étaient périmés. Nous avons noyé ces valeurs dans un magma de langage pseudo participatif.

 

Or parallèlement, au moment où toutes les idéologies s'effondrent, où tous nos vieux paradigmes sont remis en cause, il peut sembler paradoxal d'affirmer que la culture, faisant par ailleurs parti intégrante de l’éducation au sens large, devient l'élément fondamental de la connaissance réciproque qui fait tomber les préjugés et rend possible l'échange. Ce n'est qu'à travers du pluralisme des formes d'expression que l'on peut espérer approcher l'imaginaire collectif.

 

En effet, face à l'attitude et à la pensée, d’un bon nombre de nos principaux leaders (de droite comme de gauche) économistes, scientistes, technocrates à la vision réductrice, néo libéral, voire uniquement comptable, mais le plus souvent tout simplement raisonnable, en un mot gestionnaire et qui prévaut souvent jusqu'à maintenant, nous avons laissé faire !

 

Concrètement nous avons laisser s’imposer la vision d’un monde rationaliste, résumée par le philosophe Bertrand Russell, et bien cette vision qui porte en elle les germes d'un pessimisme désabusé qui ne manque pas de sévir ! Comme il nous est facile de le constater à ce jour !

 

Au contraire mes camarades de gauche cela va de soit mais c’est mieux en le disant, nous devrions défendre coûte que coûte et en entrant en résistance, de plus, l’attitude disais-je, beaucoup plus positive et qui néanmoins émerge, vaille que vaille, de la cosmologie contemporaine, bien plus mobilisatrice en politique, en culture, en art comme en science… Celle qui nous inciterait plutôt à considérer la nature comme une ascension incessante vers les hauts sommets de la complexité et non les simplifications démagogiques et populistes qui ont trop souvent cours.

 

Aussi, sans surestimer l'importance du culturel dans la dynamique économique et sociale d'une ville ou d'un territoire départemental je constate notamment du poste que j’occupe que la demande sociale à l'égard de la culture est trop forte pour qu'elle puisse être considérée comme accessoire dans nos politique territoriale et dans nos conceptions de changement social.

 

La démocratisation de la culture constitue à la fois un enjeu d’avenir, mais aussi un facteur puissant d’accès à la citoyenneté.

 

En effet, la diffusion de ces éclatements de formes, de cultures, cette multiplication de diversité d’expressions semble se nourrir dans une nouvelle éthique, une rigueur où la liberté que prend avec les règles celui qui les connaît bien est sans commune mesure avec le laisser-aller de celui qui les ignore.

 

Camarades, je réaffirme une nouvelle fois devant vous qu’il est clair et surtout dans ce contexte, mais malheureusement il me semble que pas assez d’entre nous en soient convaincu, qu’en raison de l’effondrement de nos certitudes, la Culture est devenue l’un des derniers points tangibles de la construction de l’individu et de sa citoyenneté.

 

En effet le dialogue avec l’autre et avec soi-même, provoqué par la fréquentation des œuvres et de leur pratique sont des “ colloques singuliers ” qui concourent à l’intelligence de soi et de l’autre, au monde.

 

 

En effet, être citoyen actif, c’est avoir une capacité de vigilance, donc un esprit critique, une liberté de pensée, une aptitude à s’exprimer, à trouver sa place, à se bâtir des repères et un système de valeurs respectant les fondements de la démocratie.

 

Pour cela, il faut être acteur de son existence sur la base d’une identité solidement construite.

 

Oui je réaffirme que le problème actuel et auquel nous avons à faire face a une dimension culturelle essentielle et que nous l’avons par trop abandonnée.

 

Oui la dimension culturelle, d’éducation populaire, les pratiques artistiques et le rapport à l’Art, en participant à la construction du sujet libre, permettent à chacun de s’inscrire dans la vie de la cité pour y exercer ses droits et ses devoirs, car en fin de compte, cette jeunesse constitue un atout formidable pour la collectivité, si les conditions de son émancipation sont réunies.

 

Certes la culture et l’art sont libres, insoumis, ils sont paroles singulières et diverses, ils sont l’expression de l’Autre dans ses multiples singularités, interprétant le monde à travers des regards différents qui nous touchent, nous bousculent, nous décentrent, mettent en jeu nos croyances, nos opinions, nous altèrent et nous révèlent à nous-mêmes, nous libérant des “ assignations à résidence ” de la pensée.

 

 

Ainsi, les rencontres avec l’autre, dans leurs diversités contribuent à construire nos identités. La notion d’identité étant comprise alors, non comme une attitude de repli identitaire, mais comme un mouvement psychique ouvert, toujours en mouvement, avec une distance critique toujours à reprendre, une capacité d’aller vers l’inconnu pour se construire une identité singulière.

 

Camarades réaffirmons que :

  • La démocratisation culturelle et son développement dans un souci d’éducation populaire doit se nourrir d’une très haute exigence de qualité artistique et culturelle.
  • L'affirmation de la nécessité d’un "service public culturel" en direction de tous les publics et notamment des plus défavorisés.
  • Le souci de faire échapper les créateurs, les institutions, la création en général à une logique strictement marchande.
  • La reconnaissance du nécessaire pluralisme culturel, de la richesse des diversités culturelles et des identités présentes sur notre département dans une conception laïque.

Facteur indispensable à la réussite de l'insertion des différents groupes mais en évitant toute politique favorisant la mise en place d’un “ communautarisme ”.

  • La nécessité de faire participer d’une manière intergénérationnelle la population de tous les quartiers.
  • Le rappel de la priorité “ Jeunesse ” de cette action qui est d’ailleurs à mener dès la plus petite enfance.
  • Le souhait que l'École (au sens large), soit un lieu de liaison décisif à l’ensemble de ces politiques.

 

Concrètement à la politique actuelle priorisons enfin un véritable plan « Marshall »de la culture dans nos banlieues. Au lieu de l’abandon des politiques de la ville comme actuellement. Celles-ci étant considérées bien évidemment comme bien trop cher par ce même front national et leurs faire-valoir car ils ont bien évidemment peur de donner les outils d’analyse et de compréhension au peuple dont pourtant ils se réclament. Départementalement, rééquilibrons notamment d’une manière urgente l’est du département par rapport au reste de celui-ci en travaillant au service et au côté des populations les plus en difficultés.

 

Camarades tous les signaux sont au rouge il est urgent d’agir et de se ressaisir et peut être d’écouter les militants sur le terrain.

 

 

Bernard Mathonnat

membre de la commission fédérale de contrôle financier du PS95

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Published by Bernard Mathonnat - dans Réinventer la Gauche 95
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 07:53

Face à la montée des «idéologies inquiétantes», 25 élus, intellectuels et syndicalistes de gauche, du PS à Europe Écologie Les Verts en passant par le PRG, le PCF et la CFDT, lancent un appel unitaire pour la tenue d'«assemblées des gauches» en vue de reconquérir l'électorat.

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Les Français viennent de manifester encore, à l'occasion des élections cantonales, leur refus de la politique de Nicolas Sarkozy et leur attente de véritables changements. Mais le niveau de l'abstention comme l'audience grandissante du Front National exigent un sursaut des forces de gauche et écologistes. La seule volonté de sanctionner la droite et le pouvoir en place ne saurait en effet suffire à leur assurer la victoire.

Notre constat

L'incertitude sur l'avenir, les doutes, parfois même le rejet des politiques et les peurs viennent en écho à la crise sociale, économique, écologique et démocratique qui s'est installée dans notre pays, en Europe et dans de nombreuses régions de la planète. La gauche et les écologistes doivent donc convaincre de leur capacité à transformer en profondeur la société, les conditions de vie et notre mode de développement.

Malheureusement, leurs divisions entretiennent la confusion, la focalisation sur les combats de personnes accroit la défiance, l'absence de plateforme commune portant une alternative décourage les couches populaires, entretient un brouillage des lignes politiques et laisse le champ libre à des idéologies inquiétantes. 

Pour être  au rendez-vous des attentes populaires, la gauche et les écologistes doivent prendre conscience que deux exigences s'imposent à eux:

- celle du rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et écologistes, sans lequel aucune victoire électorale n'est possible

- celle de la formulation d'une véritable alternative de pensée et de gouvernement.

Dans les discours, l'unité est souvent invoquée, mais les actes tardent à venir. Or, il y a urgence à lancer une telle démarche, même sans préjuger de la nature de l'accord final. Désormais, tout retard devient un lourd handicap! Voila pourquoi nous appelons les responsables des différents partis à prendre des initiatives concrètes, afin d'engager cet indispensable rassemblement et de définir ensemble les orientations partagées qui serviront de base à une nouvelle majorité législative et gouvernementale.

Notre proposition

Les institutions actuelles de la Vème République tendent à réduire la démocratie à des choix de personnes. Tout montre les faiblesses et les dangers de cette hyper présidentialisation. C'est par un projet et des propositions de changements réels que l'on pourra mobiliser largement les électeurs et les citoyens. C'est en donnant au travail des idées la place qui doit être la sienne -première- qu'on pourra ramener vers les urnes tous ceux qui ne croient plus à l'exemplarité et à la sincérité de leurs dirigeants. 

Certains d'entre nous ont suggéré, il y a plus d'un an, que soient organisés des Etats généraux pour préparer cette alternative, en associant, au-delà des partis, celles et ceux qui, engagés dans les syndicats, les associations, la vie citoyenne, constituent les forces vives de la gauche et de l'écologie. Il n'est pas trop tard pour que les citoyens fassent entendre aujourd'hui leur volonté unitaire et participent à la préparation des changements qu'une gauche rassemblée devra engager dès son arrivée au pouvoir.

Dans cet esprit, nous proposons la tenue d'«assemblées des gauches », réunissant des responsables et des militants des diverses sensibilités de la gauche et de l'écologie et nous entendons montrer par l'exemple (1) que cela est possible. Ces rencontres permettront:

- une confrontation constructive entre les différents points de vue sur des sujets importants, tels que: l'éducation, l'énergie, les modes de production et la création d'emploi dans un modèle qui préserve l'avenir des hommes et de la planète, la place du travail, les choix en faveur d'une société fondée sur la solidarité et la confiance.

- l'élaboration de propositions unitaires ambitieuses. Les éventuelles différences d'approche seront explicitées. Il ne s'agit en rien de nier les désaccords, mais de clarifier le socle commun d'une action transformatrice, en privilégiant la coopération et en dépassant la stricte concurrence entre les diverses cultures.

Devant le malaise qui traverse notre pays et les grandes difficultés que rencontre un nombre croissant de nos concitoyens, il faut aller à l'essentiel, ne pas se laisser égarer par des enjeux seconds et redonner à la politique toute sa noblesse. C'est le sens de notre appel à la mobilisation de tous ceux qui veulent être acteurs de ce mouvement d'unité, hors duquel il ne peut y avoir ni rénovation ni reconquête. Telle est aujourd'hui l'urgence absolue pour la gauche.

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Les signataires:

Pouria AMIRSHAHI (secrétaire national du PS), Jean AUROUX (ancien ministre), Jean-Paul BACHY (président de la région Champagne Ardenne), Etienne BUTZBACH (maire de Belfort), Gilles CANDAR (président de la société d'études jaurésiennes), Michel CHAMPREDON (maire d'Evreux), Gérard CHARASSE (député de l'Allier), Maxime DUMONT (responsable syndical, CFDT), Anne FERREIRA (vice présidente de la Région Picardie), Daniel FONTAINE (maire d'Aubagne), Eric GAUTIER (président du Conseil général des Deux-Sèvres), Guy GEORGES (ancien syndicaliste), Daniel GOLDBERG (député de Seine- Saint Denis), Eddy KHALDI (militant laïque), Rémi LEFEBVRE (universitaire), Jérôme LAMBERT (député de la Charente), Ivan LEVAI (journaliste), Marie-Noëlle LIENEMANN (ancienne ministre), Alain LIPIETZ (ancien député européen Europe Ecologie Les Verts), Emmanuel MAUREL (vice président de la Région d'Ile de France),  Jean MICHEL (député du Puy de Dôme), Stéphane PEU (vice président de la communauté d'agglomération de Plaine Commune), Paul QUILES (ancien ministre), Lucile SCHMID (Europe Ecologie Les Verts), Emile ZUCARELLI (maire de Bastia)

(1) La 1ère réunion « assemblée des gauches » portera sur le thème du logement et se tiendra le 4 mai 2011 à Paris. La 2ème réunion portera sur le thème de l'éducation et se tiendra le 14 mai à Belfort. La 3ème réunion portera sur le thème de l'énergie et se tiendra le 4 juin à Evreux.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:44
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Published by Rlg 95 - dans Société
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 19:00
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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 10:24
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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 15:44
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