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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 12:53

mlgeurope-700x300-copie-1.jpgUn budget européen en baisse confirmé, avec la complicité du parlement européen : l'austérité continue et donc s'aggrave.

Le sommet européen d’hier a confirmé une baisse des crédits budgétaires pour la période 2014-2020 et les responsables des groupes conservateurs et sociaux démocrates ont estimé le nouveau compromis acceptable. Ils estiment avoir éviter le pire, en obtenant une certaine flexibilité dans la consommation des crédits, et une clause de réexamen en 2016. Ils n’ont rien obtenu sur les ressources propres. Bref, tout cela est une fois de plus de l’agitation sur des broutilles et l’acceptation de l’inacceptable : l’UE ajoute de l’austérité européenne a l’austérité nationale, les dirigeants parlent d’intégration renforcée, voir de fédéralisme, en réduisant les moyens pour des politiques communes, en revanche côté contraintes communes, les choses continuent à aller bon train…

Les militants PS s’étaient  très majoritairement exprimés, lors de la convention nationale sur l’Europe, pour que leurs députés européens votent contre ce budget, en baisse. Ils feraient une grave erreur en acceptant, ou en s’abstenant sur un si mauvais compromis. Qu’ils sachent que les militants regarderont avec exigence leur vote !

Contraintes communes. On aurait pu espérer que François Hollande manifeste clairement son désaccord et son refus d’obtempérer aux recommandations de la commission européenne en particulier sur la nécessité de faire une réforme des retraites qui consacrerait un véritable recul social. On aurait pu espérer qu’il plaide pour une relance européenne dont il avait fait un pilier de sa stratégie pour la France. Tel n’a pas été le cas. Certes il y a du avoir quelques déclarations feutrées mais manifestement rien ne devait troubler la trajectoire actuelle.

Un bilan des mesures prises il y a un an (le fameux plan pour la croissance et l’emploi de 120 Milliards étalé dans le temps qu’on nous a vendu comme justifiant l’acceptation du TSCG) montre qu’une partie des crédits de reports budgétaires avait bien été engagée… Sans la moindre efficacité sur la croissance, car, comme nous l’avions souligné  à l’époque, ces sommes n’étaient que des crédits déjà existants qui avaient été gelés. L’autre avancée prévue était le financement de projets d’infrastructures par des  "projects bonds"  et bien la France a été incapable de déposer rapidement des dossiers. Bravo la relance pour les autres et pas pour notre pays ! Une  des raisons de ce retard à l’allumage est que pour monter des projets, il faut d’autre argent public et qu’en l’absence d’un plan de relance national en particulier par l’investissement, les projets restent dans les cartons.

En tout cas, le bilan est là : croissance très faible, voire la récession, hausse du chômage et pauvreté accrue sans que les déficits budgétaires se résorbent sérieusement.

lienemann-toulouseAlors, la grande annonce devait être un plan pour l’emploi des jeunes. 600 millions d’euros pour toute l’Union. C’est un cataplasme sur une jambe de bois, d’autant que la méthode d’utilisation de ces fonds n’est pas encore définie et quand on connait les lenteurs bruxelloises, ce n’est pas demain que ces sommes seront utilisables. Manifestement le gouvernement espère là des renforts pour financer les emplois aidés. Ce n’est pas une mauvaise idée mais qu’elle bureaucratie pour peu de chose et rien de majeur pour faire reculer le chômage et surtout celui des jeunes.

Il est clair que les décisions prises hier ne s’attaquent ni aux vrais problèmes, ni s’ouvrent une stratégie de sortie de crise. Elles ne  vont qu’aggraver la situation. Comment s’étonner que les peuples ne croient plus aux boniments, déclarations convenues et s’éloignent de la politique ?

Pour redonner confiance en la démocratie, il faut désormais des actes et en Europe des ruptures.

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Published by Marie-Noëlle Lienemann - dans Europe
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