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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 09:29

LE 11 mai PAR Liêm Hoang Ngoc

Trop de rigueur tuera la rigueur Les dirigeants européens se sont mis d’accord sur un plan de secours de la zone euro. Si Liem Hoang Ngoc, eurodéputé, secrétaire national adjoint à l’économie du PS et proche de Benoît Hamon, se réjouit d’« un pas en avant vers plus de fédéralisme politique », il dénonce le « tabou » de l’orthodoxie budgétaire. Et pense qu’«on persévère dans l’erreur en refusant de suspendre le Pacte de stabilité». Entretien sur Public Sénat.

Après l’affolement de la semaine dernière, ce plan de secours est-il cette fois en mesure de rassurer ?

Il permet aux Etats membres de se financer en s’affranchissant de la prime de risque exorbitante que réclament les marchés à certains Etats comme la Grèce. Avec ce plan, deux tabous sont tombés ce week-end

D’abord, la BCE est enfin autorisée à monétiser la dette publique, c’est-à-dire à financer à la place des marchés les déficits publics. Le deuxième, c’est que le fond de stabilisation est financé par l’emprunt, ce qui est une première car les textes européens l’interdisaient.

Cette transgression de ces deux tabous paraît positive, car elle fait faire un pas en avant vers plus de fédéralisme politique pour gérer les problèmes économiques de la zone euro. On a longtemps reproché l’absence de gouvernement économique de la zone euro. La décision de cette nuit montre donc un début d’organisation ?

Il y a un pas en avant. Soit les membres de la zone euro s’entendent pour faire converger les économies des pays du sud de la zone avec ceux du nord, soit la zone euro éclatera. Il reste maintenant à coordonner les politiques macroéconomiques dans le bon sens. Mais on les coordonne dans le mauvais.

Hoang Ngoc

Pourquoi ?

Là où je suis très inquiet, c’est sur les contreparties mises en place par ces mécanismes. Il s’agit d’un durcissement du Pacte de stabilité et de croissance. Les plans de rigueur paraissent irréalistes et inadaptés à la conjoncture où la reprise n’est pas assurée. Trop de rigueur tuera la rigueur. J’ai peur que l’application de ces plans aboutissent au creusement des déficits, car le retournement de croissance que vont provoquer ces plans va se traduire par un tarissement des recettes fiscales. En effet, les déficits s’expliquent notamment par la baisse des recettes fiscales.

Là, on persévère dans l’erreur en refusant de suspendre le Pacte de stabilité et de croissance. Il est aujourd’hui le pire des instruments de coordination des politiques monétaires. Il faut le suspendre pour deux ans au moins, tant que la reprise n’est pas là, pour permettre aux Etats d’emprunter pour financer leur plan de relance. Mais reste un troisième tabou : celui de la discipline budgétaire orthodoxe. On est revenu à une lecture stricte du Pacte de stabilité avec un calendrier de retour à l’équilibre complètement irréaliste. Cela va coûter à la Grèce cinq points de PIB.

Sans ce plan, la zone euro était-elle menacée ?

Oui, la zone euro était menacée d’éclatement. C’est pourquoi l’Allemagne s’est réduite à accepter ces mesures de solidarité. Mais le risque n’est pas éloigné car les pays déficitaires vont souffrir de ces plans de rigueur. Et l’Allemagne amène l’Europe dans une déflation salariale aux conséquences dramatiques. Tout le monde ajuste ses coûts à la baisse. Les déséquilibres persisteront. Si l’Europe se stabilise, les pays du sud de l’Europe continueront à subir les affres d’une situation où ils ne peuvent pas dévaluer. Mais à bien écouter les discussions de couloir au sein de la droite allemande, je ne sais pas dans quelle mesure certains dirigeants de la droite allemande n’ont pas envie que l’Allemagne sorte de l’euro.

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