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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:34

Jean-Marc Ayrault a reconnu mercredi soir que l’objectif d’atteindre 3% de déficit en 2013 ne sera pas “exactement atteint”. Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj et Marianne Louis, tous les quatre membres du bureau national du PS et réunis dans le courant “Maintenant la gauche”, appellent le gouvernement à abandonner ce cap érigé par François Hollande, “un mantra érigé en dogme”. Tribune.

3% DE DEFICIT – “Ce dogme s’est révélé mortifère pour les économies européennes. Les esprits lucides le disaient, l’expérience l’instruisait: la réalité l’a confirmé. En finir avec cet objectif aussi chimérique que néfaste, c’est revenir au pragmatisme. L’abandon du dogme des 3%, c’est le retour à la raison après des années de déraison et d’aveuglement”, juge le courant “Maintenant la gauche”.

Retrouvez cette tribune sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/3-de-deficit-l-appel-de-la-gauche-du-ps-pour-en-finir-avec-les-chimeres_1220484.html

Maurel_Lienemann_Guedj_Louis.jpgEmmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj & Marianne Louis

Nous le disons depuis longtemps déjà les politiques de réduction à marche forcée des déficits publics mènent inexorablement à l’austérité généralisée. Même le FMI l’admet après l’avoir longtemps promue: la rigueur n’est pas “efficace”, puisqu’elle mène tout droit à la récession, à l’augmentation vertigineuse du chômage, et au creusement de la dette qu’elle est pourtant censée combattre!

Au moment où les Etats-Unis, par la voix de leur président, envisagent une augmentation des investissements publics et une hausse du salaire minimum de plus de 20%, l’Europe se plait à demeurer l’idiot du village planétaire. Incapable du moindre sursaut, l’Union s’enferre dans une politique qui échoue: réduction du budget communautaire, euro-fort qui pénalise nos industries, dumping social et fiscal qui encourage les délocalisations !

C’est dans ce contexte que ressurgit aujourd’hui le débat sur “l’objectif des 3%” fin 2013. Le gouvernement prépare les esprits à coups de formules diplomatiques: si l’objectif ne sera pas atteint cette année, il était, de l’aveu même d’un de ses plus éminents ministres, une “chimère nécessaire”! Si la politique se nourrit parfois de mythes et de symboles, il n’est pas bon pourtant de verser dans la pensée magique.

Priorité à la relance de la croissance

Or c’est bien de cela qu’il s’agit. L’objectif des 3% est un mantra qui fut érigé en dogme. Ce dogme s’est révélé mortifère pour les économies européennes. Les esprits lucides le disaient, l’expérience l’instruisait: la réalité l’a confirmé. En finir avec cet objectif aussi chimérique que néfaste, c’est revenir au pragmatisme. L’abandon du dogme des 3%, c’est le retour à la raison après des années de déraison et d’aveuglement.

La priorité est aujourd’hui à la relance de la croissance, préalable indispensable à la restauration de déficits publics soutenables. Les taux d’intérêts exceptionnellement bas la justifient, permettant des investissements publics massifs en faveur d’un nouveau mode de développement.

En décidant de mettre en parenthèse l’objectif des 3%, l’exécutif se donnerait les moyens de trouver de nouvelles marges de manoeuvre

François Hollande a souvent indiqué qu’il se refusait d’opérer un “tournant de la rigueur” après des choix insuffisamment réalistes. Aujourd’hui, c’est le réalisme qui impose “un tournant de la relance”!

Le tournant de la relance pour lequel nous plaidons sera-t-il entendu par la présidence ? Nous le croyons. En décidant de mettre en parenthèse l’objectif des 3%, l’exécutif se donnerait les moyens de trouver de nouvelles marges de manoeuvre. Pour sauver l’industrie, qui en a tant besoin. Pour investir dans l’avenir, en dotant notre pays de nouvelles infrastructures et pour engager la transition énergétique. Pour permettre enfin à nos collectivités locales de continuer à soutenir le développement économique et les politiques de l’emploi.

Le moment est venu pour la France de contraindre le réel plutôt que de le subir, de négocier une nouvelle donne européenne, de tracer une voie pour sortir de la crise plutôt que de s’y enfoncer.

Par Emmanuel Maurel, vice-président de la région Ile-de-France, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, Jérôme Guedj, député de l’Essonne et Marianne Louis, conseillère régionale Ile-de-France, membres du Bureau National pour “Maintenant la Gauche”

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