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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:11

Les Echos - Elsa Freyssenet | 08/01 /2013

Les propos de Jérôme Cahuzac les ont convaincus que ce taux ne serait pas repris. Cette perspective ne fait cependant pas l'unanimité au Parti socialiste.

Faire connaître «au plus vite» le dispositif de remplacement de la taxe à 75% sur les revenus supérieurs à 1 million d'euros censurée par le Conseil constitutionnel. C'était hier la revendication du Parti socialiste formulée par son porte-parole David Assouline. Une façon pour lui d'éviter de s'étendre sur la divergence d'appréciations entre les ministres Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac sur la longévité de cette taxe (le PS s'en tient à un dispositif temporaire). Une volonté aussi de montrer qu'il n'y a, dixit un responsable du PS, «pas de recul» sur cette mesure emblématique de la campagne présidentielle de François Hollande.

Pas de recul ? Le ministre du Budget a laissé entendre qu'il n'y aurait pas de reconduction d'une taxe à 75% par peur que ce taux soit jugé «confiscatoire» et «donc censuré» par le Conseil constitutionnel. Un chiffre symbolique dont les responsables socialistes semblent avoir rapidement fait le deuil, mais pas forcément leurs troupes.

« Pas de fétichisme »

A l'unisson du président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, son homologue du Sénat, François Rebsamen, pense qu'il ne «faut pas faire de fétichisme sur le taux à 75%. L'important est de faire comprendre que des rémunérations à 1 million d'euros sont excessives», souligne-t-il. «Les 75%, c'est mort», tranche le porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, Thierry Mandon, pour qui «il ne sert à rien de foncer tête baissée dans le mur» du Conseil constitutionnel. «On n'aura pas le même résultat symbolique, reconnaît-il, mais on trouvera un outil fiscal qui permettra de prélever fortement les rémunérations exceptionnellement élevées.» Le résultat symbolique, c'est précisément ce qui préoccupe le député du Val-d'Oise Philippe Doucet : «On perd un signal fort vis-à-vis des classes populaires.» Au nom de ce signal «pendant la crise» et «parce que c'était un engagement de François Hollande», le vice-président de la commission des Finances de l'Assemblée, Pierre-Alain Muet, «souhaite qu'on reste, si c'est possible, sur le taux marginal de 75%». «De Roosevelt à Reagan, les Etats-Unis ont appliqué un taux marginal de 80% sur les revenus supérieurs à 1 million de dollars», remarque-t-il.

Au nom de la gauche du PS, Emmanuel Maurel s'inquiète : «J'ai cru comprendre qu'on ne ferait pas la fusion entre l'IR et la CSG, on n'a pas été d'une grande audace sur les niches fiscales. Si, en plus, on renonce à une mesure aussi emblématique que les 75%, la grande réforme fiscale promise par François Hollande finira en peau de chagrin.» Pour lui, «le mieux» serait d'appliquer les 75% à 1 million d'euros par foyer. Tel n'est évidemment pas l'avis des responsables des parlementaires socialistes. Thierry Mandon souhaite que le nouveau dispositif demeure «exceptionnel» et qu'il ne passe pas par les entreprises, contrairement à ce qu'envisage le rapporteur général du budget Christian Eckert. «Il ne faut pas complexifier les choses pour les entreprises», pense aussi François Rebsamen. Le sénateur est, bien sûr, ouvert à une taxe exceptionnelle, mais, dans l'absolu, il rappelle avoir «toujours été favorable à une [nouvelle] tranche supérieure de l'impôt sur le revenu».

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