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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 13:27

La direction du Parti Socialiste a souhaité organiser un débat sur la réforme des retraites avant de connaître le projet de loi du gouvernement. Inlassables militants de l’autonomie du Parti, nous avons salué cette démarche. Nous avons donc participé au groupe de travail mis en place sur le sujet. Nous avons également apporté notre contribution (écrite) avec la lettre adressée aux parlementaires le lundi 8 juillet.

retraites-notre-reforme-108049.pngLe 9 juillet, un texte a été proposé aux membres du Bureau National. Avant d’en discuter le contenu, nous avons souhaité discuté du principe même de l’opportunité d’une « réforme des retraites » dans un climat social très dur. Nous pensons en effet que rien ne justifie socialement, économiquement ou  financièrement, d’en demander plus aujourd’hui aux Français. Nous souhaitions donc soumettre au vote la question du calendrier de la réforme, que nous jugeons largement précipité et essentiellement motivé par le souci de répondre aux « préconisations » de la Commission. Cela nous a été refusé. Nous avons indiqué que nous poursuivrons notre combat au sein du groupe parlementaire et auprès de l’exécutif pour convaincre que la réforme des  retraites n’est ni urgente, ni opportune. L’urgence est à un plan de relance et à la création d’emplois.

Sur le fond, le texte présenté par la direction, s’il est loin d’être satisfaisant, marque néanmoins une rupture nette avec l’esprit et la lettre du funeste « rapport Moreau ». En effet, le PS s’engage à refuser la désindexation des pensions, qui aurait conduit à ne baisse drastique de revenu des retraités. Il reprend largement les propositions que le Parti, alors engagé aux côté des manifestants contre la réforme Fillon,  avait formulées en 2010, tant du point de vue des objectifs (prise en compte de la pénibilité, résorption des inégalités femmes/hommes, âge légal du départ à la retraite) que des moyens financiers (contribution du capital au financement du système par répartition, légère hausse des cotisations).

Restent pour nous deux points de désaccord.

D’abord, nous maintenons que le fameux « déficit de la branche des retraites » est largement conjoncturel. Si, selon les prévisions actuelles, il devrait atteindre 20Mds d’euros en 2020, c’est essentiellement du fait de la rechute de l’activité et de l’emploi. C’est donc en donnant clairement la priorité à la lutte contre le chômage de masse que nous parviendrons à assurer la pérennité du système.

Deuxième point de désaccord, et non des moindres, le texte de la direction précise qu’à partir de 2020, « l’allongement de la durée de cotisations reste est possible : il devra prendre en compte l’environnement économique et ne pas excéder la moitié des gains d’espérance de vie en fonction de la situation économique  ». La prudence de cette position est évidemment préférable à la brutalité des affirmations complaisamment relayées depuis des années, il n’en reste pas moins que nous prônions un engagement plus ferme : selon nous, l’allongement de la durée de cotisation requise pour avoir droit à une retraite à taux plein n’est pas souhaitable et structurellement pas nécessaire ! Pour nous, si l’on vit plus longtemps c’est en partie grâce à la retraite à 60 ans !

Nous savons aussi que l’allongement de la durée de cotisation réduit le niveau des retraites  et risque d’accroitre le nombre de retraités pauvres. On ne peut l’accepter.

En outre, retarder d’une manière ou d’une autre l’âge de départ en retraite, alors qu’on ne peut espérer un retour au plein emploi avant longtemps, ne peut qu’aggraver le chômage : celui des jeunes, confrontés à une pénurie de postes de travail ; celui des seniors, obligés d’attendre  plusieurs années dans une situation précaire entre le moment où ils cessent de travailler et celui où ils peuvent faire valoir leurs droits à la retraite.

Pour cette raison au moins, nous ne pouvions voter en faveur du texte présenté par la direction. Notre ABSTENTION témoigne de notre satisfaction de voir les positions les plus rétrogrades du patronat clairement rejetées par le Parti ainsi que l’idée de toucher, dès à présent, à la durée de cotisation.  Mais elle constitue aussi un appel à la vigilance afin que le gouvernement prenne en compte les mesures immédiates préconisées par la PS et sache résister aux injonctions des libéraux  d’engager une «  réforme structurelle » de notre système de retraite. La gauche au pouvoir doit consolider l’un des éléments essentiels de notre modèle social et à soutenir le pouvoir d’achat de nos concitoyens durement éprouvés par la crise.

Retrouvez ci-dessous la lettre aux parlementaires

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