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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 23:30

INTERVIEW - Emmanuel Maurel, député européen, responsable du courant PS «Maintenant la gauche».
C’est un rescapé. Elu dimanche dans la grande région Ouest, Emmanuel Maurel, l’un des porte-voix de l’aile gauche du Parti socialiste, appelle la gauche à «arrêter d’être obsédée par une logique comptable de l’économie».

Maurel BastamagComment la gauche en est-elle arrivée là ?

J’y vois trois raisons… La première est démocratique. Les gens ont le sentiment que leurs dirigeants n’ont plus aucune prise et qu’ils ont renoncé à changer le monde. Cela touche d’autant plus la gauche qu’elle soulève, à chaque fois qu’elle est élue, un espoir bien plus grand. On attendait François Hollande sur la régulation de la finance et de la mondialisation. Il n’y a pas eu de traduction concrète de ce qu’il avait annoncé dans sa campagne. La deuxième raison réside dans l’indifférenciation droite-gauche qui désoriente l’électorat populaire. La troisième est géographique : le score du Front national augmente à mesure qu’on s’éloigne des centres urbains. Là où le sentiment de relégation est fort, où les gens se sentent délaissés, où les services publics sont absents ou fonctionnent mal. Il faut des politiques publiques différentes… mais cela nécessite de l’argent. Arrêtons d’être obsédés par une logique comptable de l’économie.

C’est-à-dire ?

Il faut tout changer. N’ayons plus les yeux rivés sur nos déficits et le niveau de l’inflation. Prenons des mesures ambitieuses sur le pouvoir d’achat et la relance de notre économie. François Hollande doit également s’attaquer - comme il l’a promis - à la réorientation de l’UE, au refus de cette Europe de la compétition.

Il vous est souvent rétorqué qu’on ne peut dépenser l’argent qu’on n’a pas…

C’est un argument employé pour justifier l’immobilisme. S’endetter, c’est aussi investir et préparer le futur de notre pays ! Je le répète : il faut sortir d’une logique comptable de la politique et de l’économie, avoir une vision dynamique.

A entendre ses responsables, depuis dimanche soir, ce n’est pas le chemin que prend le gouvernement…

On est dans le déni et l’aveuglement. On nous explique qu’il faut continuer comme avant, plus vite, plus fort… Il y a de quoi s’inquiéter, on a tout de même réalisé le plus mauvais score de l’histoire du parti d’Epinay ! Ne pas prendre de réformes radicales, c’est d’une irresponsabilité inquiétante. S’arc-bouter sur des principes comme celui des 3% [de déficit public], cela relève du dogmatisme. Lorsqu’on commence à avoir plus peur des marchés que de la colère du peuple, il ne faut pas s’étonner d’être ensuite sanctionné.

Le problème ne serait qu’économique ?

Il est aussi institutionnel. La Ve République est à bout de souffle. Le seul message envoyé par l’exécutif au législatif est de rester bien sagement debout, le petit doigt sur la couture du pantalon. On ne peut plus fonctionner comme ça. Il faut donner plus de pouvoir au Parlement, laisser plus de libertés au parti majoritaire. Offrir des espaces à la démocratie directe et participative. Et, pour les socialistes, avoir en tête le rassemblement de la gauche.

Comment ?

On ne pourra pas le faire sans changer d’abord d’orientation économique. Et je suis sûr que la majorité des adhérents et sympathisants du Parti socialiste sont eux aussi pour une réorientation de la politique gouvernementale. Il faut qu’ils puissent aujourd’hui s’exprimer.

C’est une manière de réclamer un congrès ?

Au-delà de l’exigence d’un congrès, il faut que les militants aient davantage la parole, qu’ils puissent être acteurs, y compris peser sur les décisions prises par le gouvernement. Qu’ils soient associés à la politique gouvernementale. La force du PS, ce sont ses militants, qui se sont mobilisés et battus durant cette campagne. Il faut les respecter.

Recueilli par Lilian Alemagna

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Published by MLG 95 - dans Parti socialiste
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