Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

Recherche

21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:48

Mediapart.fr - 19 janvier 2013 | Par Stéphane Alliès

logos_partis.jpgCinquante nuances de gauche. À l’ombre de l’unanimisme belliciste (provisoire ?) du Mali, les cérémonies de vœux des ministres, des partis politiques de la gauche de gouvernement et de la gauche non-gouvernementale n’en finissent pas d’interroger sur l’absence de cap compréhensible et assumé. Au cœur de ce questionnement, la rentrée politique du gouvernement, incarnée médiatiquement par un homme, Jérôme Cahuzac, tour à tour invité à la première grande émission politique de janvier, sur Europe 1, puis à un débat avec Jean-Luc Mélenchon, dans une opposition « gauche contre gauche ».

Cahuzac_Melenchon.pngUn moment de télévision, où le ministre délégué au budget a déstabilisé le tribun du Front de gauche sur la forme, recueillant le contentement de très nombreux socialistes interrogés. Mais peut-être aussi un tournant Cahuzac, tant il a incarné et assumé un positionnement « social-libéral », allant jusqu’à confier n’avoir «jamais cru» à la lutte des classes. Une affirmation qui, si elle est cohérente avec la dernière déclaration de principes du PS (en 2008, ce dernier acte du premier secrétaire François Hollande est notamment marqué par la disparition du terme “classes”), n’avait jamais été reprise jusqu’ici par les ténors socialistes français, à l’exception de Jean-Marie Bockel, devenu ensuite ministre de… Nicolas Sarkozy.

Et si le qualificatif social-libéral nourrit de plus en plus les commentaires des observateurs ou des opposants à gauche de la politique gouvernementale, il reste encore tabou. Commenter ce positionnement politique affiché par un Cahuzac envoyé en première ligne sur les plateaux télé ne suscite pas un grand engouement parmi les socialistes interrogés. «Sur la forme, il a défoncé Mélenchon, dit un dirigeant des jeunesses socialistes. Mais sur le fond, c’est effrayant…» «Cahuzac l’a explosé, et pas que sur la forme, aussi sur la façon d’exercer le pouvoir, estime de son côté un haut dirigeant du PS. Le problème, c’est qu’avec sa sortie sur la lutte des classes, il renvoie tout un électorat dans les bras de Mélenchon.» Pour la sénatrice et secrétaire nationale du PS Laurence Rossignol, mieux vaut en sourire : «De toute façon, personne n’a jamais cru que Cahuzac croyait à la lutte des classes… Mais personne ne pense non plus que le gouvernement fait la politique de Cahuzac. Il fait la politique qu’on lui demande de faire.»

Au gouvernement, on réfute également toute "tendance libérale", ainsi que le dit Benoît Hamon, pour qui «il n’y a pas de prise à revers de la part de Hollande. Depuis la primaire, il dit qu’il veut respecter l’engagement des 3% de déficit. Martine Aubry le disait aussi, d’ailleurs. Quiconque rentrait au gouvernement savait ça.» Proche du président, le ministre Stéphane Le Foll l’assure : «La position centrale n'est pas celle de Jérôme. Voilà. Après ce n'est pas nous qui fixons les invitations aux émissions de télévision

Une explication soutenue par diverses sources dans l’exécutif. Si Cahuzac a incarné la rentrée politique, c’est sans préméditation. «Cahuzac est paradoxalement très puissant en ce moment, nous confie un secrétaire national du PS, car toute attaque sur le fond de sa ligne politique serait vue comme une tentative de l’affaiblir davantage.» Un autre, également parlementaire, rajoute même, un brin désabusé : «Il faut être lucide, ça ne pouvait pas être Ayrault face à Mélenchon. Et comme Montebourg est contraint au silence, que Valls n’a pas été brillant face à Marine Le Pen, ou que Peillon se fait cogner dès qu’il l’ouvre, il ne reste plus que Cahuzac comme ministre important capable de débattre…»

Social-libéral, social-démocrate, ou socialiste ?

Maurel Saint-Quentin 17-10-2012 rueMais sur le fond, quid de la lutte des classes, dans les têtes socialistes ? En discuter avec Stéphane Le Foll, c’est l’entendre à plusieurs reprises répéter que «dans la société, il faut dire qu'il existe des intérêts divergents, une lutte d'intérêts». Pour Emmanuel Maurel, chef de file de la nouvelle aile gauche du PS (le courant Maintenant la gauche), «jusqu’à preuve du contraire, le PS défend les intérêts de la classe ouvrière. Mais depuis 6 mois, c’est le patronat qui n’a pas à se plaindre du pouvoir socialiste».

Il emploie les mêmes mots que Guillaume Balas, son alter ego du courant hamoniste Un monde d’avance, aile gauche socialiste rentrée dans le rang au dernier congrès de Toulouse. «Il n’y a pas de théorisation du social-libéralisme, veut croire celui qui est aussi président du groupe PS à la région Île-de-France. La ligne assumée est celle d’être social-démocrate. Ce n’est pas un problème et je pourrais l’assumer volontiers, mais encore faut-il que le compromis social-démocrate issu du rapport de force ne soit pas à chaque fois le plus favorable aux intérêts les plus favorisés…» Et Balas de problématiser : «Avons-nous une structuration syndicale permettant cela ? interroge-t-il. Le fait majoritaire entourant un accord en France est-il le même que dans des pays ou de grands syndicats représentent 80% des travailleurs ?»

Pour Guillaume Bachelay, n° 2 du PS et député suppléant de Laurent Fabius, le terme de «socialiste conserve tout son sens. Ce n’est pas un gros mot». Pour lui, il faut continuer à «travailler à l’unité de la gauche, afin de refuser qu’il y en ait deux». Le ministre délégué à l’économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, voit «surtout une question» restant encore en suspens aujourd’hui, celle «de savoir si c’est la vision de Mélenchon, selon laquelle le gouvernement va échouer, qui va l’emporter. Ou est-ce que ce sera la vision d’Emmanuel Todd sur le “hollandisme révolutionnaire”, misant sur un Hollande profitant de la crise financière européenne pour reprendre en main la globalisation».

Le_Foll.pngPour l’heure, les défenseurs de l’action gouvernementale continuent donc à faire l’éloge de la patience en politique. «On fait le dos rond, on tient la ligne parce qu'on y croit et qu'on pense qu'elle permettra de redresser l'économie», dit un directeur de cabinet ministériel. Pour Stéphane Le Foll, «c'est sur l'emploi qu'on sera jugés. Tant qu'on sait où on va, rien ne m'inquiète». «Le pari de Hollande, détaille une ministre, c’est de profiter d’une amélioration à la fin de l’année, afin de vaincre l’effet récessif actuel par la compétitivité, alors que les autres pays ne prennent pas ces mesures.» Mais le problème, concède-t-elle aussi, est que «de plus en plus d’économistes pronostiquent au mieux une stagnation de la situation économique. Et que l’objectif de réduction à 3% du déficit limite grandement les marges de manœuvre». «On est tenus à être solidaires, à espérer que le pouvoir se renforce, et à ce que ça marche…», veut croire un dirigeant du PS, ayant du mal à faire croire qu’il y croit vraiment.

Pour la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, infatigable égérie d’une gauche gauchie, le gouvernement adopte avant tout «la stratégie du cierge : en guise d’action politique, on brûle un cierge et on se répète en boucle “pourvu que ça aille mieux, pourvu que ça aille mieux”». Mais pour elle, il manque une cohérence et une explication claire de la politique menée. «Même si c’était la même logique, surtout à la fin, Jospin était un vrai leader politique, qui faisait la pédagogie de son action, reproche-t-elle. Là, c’est un catéchisme souvent basé sur des mensonges, comme quand on maintient qu’on a réorienté l’Europe. Ça, ça ne marche que quand la foi est installée. Or elle ne l’est pas

Agacement croissant et dépossession parlementaire

Où que l’on se rende, des alcôves ministérielles aux coulisses solfériniennes, en passant par les couloirs parlementaires, les mécontentements vont croissant, attisés par les renoncements ou les retards pris dans "le calendrier du changement" made in Hollande. «Le changement, c'est plus tard !» s'énerve ainsi un conseiller, interrogé sur le calendrier d'une promesse pour l'instant non tenue. «Ils sont frileux sur tout !» s'emporte une ministre en plein déjeuner. «Chaque jour qui passe me donne un peu plus envie de changer de métier», peste un jeune député PS, lassé des revirements sur plusieurs dossiers. «On a perdu la primaire, on s’en rend compte tous les jours», se lamente un ténor aubryste, qui n’en finit plus de se demander si «Hollande fait un aggiornamento idéologique à marche forcée par volonté, ou par paresse, parce que s’attaquer à la finance, finalement c’est trop dur

Emmanuel Maurel ParisSe disant «bouleversé» par son échange avec les salariés de Pétroplus la semaine dernière, Emmanuel Maurel relaie l’une des interpellations qu’il a entendue. «On n’arrête pas de prendre des buts, et on n'en marque pas un seul»… Son acolyte de l’aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann, ne se remet pas de l’accord social conclu par le Medef, la CFDT, la CGC et la CFTC. «C’est quand même hallucinant : il n’est signé que par des syndicats qui ne votent pas pour nous, et tous ceux qui votent pour nous ne l’ont pas signé !» Au sein du PS, les proches de Benoît Hamon n’ont, eux non plus, pas souhaité voter le communiqué du bureau national du parti, qui se félicite d’un accord qui tiendrait à lui seul pas moins de trois des 60 engagements de François Hollande. «Il ne sert à rien de s’exprimer trop vite, la prudence est préférable, explique Guillaume Balas. Il peut s’en passer des choses en deux mois. Comme l’a dit Michel Sapin lors du dernier bureau national, on va continuer d’ici là à discuter avec les organisations syndicales signataires, mais aussi non signataires. Que ce soit au gouvernement, au parti, ou à l’Assemblée.»

hollande_chereque.pngMais ils sont aussi nombreux chez les socialistes à admettre le compromis «flexi-sécuritaire», concédant le pas de deux entamé avec le capitalisme français. «Ce n’est pas le rapport de force d’il y a dix ans ! constate un secrétaire national. On est obligés de faire confiance aux entreprises, et c’est nouveau pour nous…» Le “hollandais historique” Stéphane Le Foll assume pleinement lui aussi : «On n'est pas dans un système où la relance par la demande publique de Keynes suffit. Parce qu'aujourd'hui l'État emprunte pour son propre fonctionnement !» Et le ministre de l’agriculture de rappeler que «s’il y a une ligne Mélenchon, c'est une belle utopie que de vouloir être l'alternance à gauche. Jamais ça n'a marché et la manif contre le mariage pour tous montre combien la droite existe».

Un des sujets d’inquiétude croissant chez les socialistes dans cette rentrée politique de janvier 2013 tourne enfin autour de la dépossession parlementaire de l’action gouvernementale. Après le pacte de compétitivité, où les contreparties aux crédits d’impôt accordés aux entreprises n’ont pas été autorisées par l’exécutif, la perspective d’une transcription stricte de l’accord social sans intervention des députés et sénateurs agace. «Une progression de la démocratie sociale ne peut pas s’accompagner d’une diminution de la démocratie parlementaire, reconnaît un ministre. Les trajectoires de finances publiques laissent déjà très peu de pouvoir d’amendements. Il faut faire attention à ne pas créer trop de frustation parlementaire

Lors des vœux de Jean-Marc Ayrault, tout en affirmant sa prudence envers les désirs exprimés par le groupe PS comme par le premier secrétaire Harlem Désir de «compléter le texte», un proche conseiller du premier ministre temporisait. «Une transcription fidèle laisse de la place à des amendements possibles, à la marge, dit-il. Mais hors de question que le texte soit détricoté.» Debout sur les freins quand on évoque les textes imaginés par plusieurs députés ainsi que par le PS et ses alliés, pour compléter l’accord social, il balaie : «Il n’est pas opportun de le lier juridiquement avec des lois sur la reprise de sites rentables, comme la gouvernance d’entreprise ou la question des rémunérations.» En résumé, pourquoi pas, mais on verra plus tard (lire aussi notre article). Pour Emmanuel Maurel, qui tient aussi à souligner que «des ministres font des choses bien, comme Benoît Hamon, Christiane Taubira, Arnaud Montebourg ou Cécile Duflot», ce «social-défaitisme» ne pourra pas durer. «Ça va bouger, car les députés rentrent en circonscription…»

lienemann-toulouseÀ la buvette du Sénat, Marie-Noëlle Lienemann avoue son ras-le-bol de ressentir «toujours ce même rapport suspicieux au peuple, toujours cette même méfiance par rapport aux initiatives qui créent de l’unité dans toute la gauche». Le sénateur socialiste Yves Dauge se tourne vers elle : «On va dire que c’est un premier pas…, tente l’ancien maire de Chinon (Indre-et-Loire), 78 ans. Mais t’as raison. Qu’est-ce que tu fais alors ? Tu pars pas ?» «Non, je reste et j’ouvre ma gueule»,réplique l’ancienne ministre du logement de Mitterrand. «T’as raison. Continue…», l’encourage-t-il. «C’est typique du sentiment général dans le parti aujourd’hui, soupire ensuite Lienemann. Il y a ceux qui partent sans rien dire, ceux qui se taisent et n’en pensent pas moins, et ceux qui attendent un an avant de voir.» Du coup, regrette-t-elle, «chacun se positionne pour faire des coups sur tel ou tel texte précis, mais il n’y a pas de défiance organisée ni de remise en cause globale du cadre stratégique actuel… pour l’instant».

Avec son club de la Gauche durable (regroupant des socialistes aubrystes et à sensibilité écolo), Christian Paul entend porter le fer sur la future loi bancaire, qui ne doit pas «rester une œuvre inachevée, en renforçant sensiblement le dispositif, sur la lutte contre les paradis fiscaux ou les plafonnements de frais bancaires». «Les marges de manœuvre, il faut les construire, dit le député de la Nièvre, responsable du laboratoire des idées du PS. On n’a pas l’intention de passer 5 ans à se demander s’il y en a pour tel ou tel texte. Même en période de crise, elles existent. La preuve, quand on débloque 20 milliards pour les crédits d’impôt aux entreprises…» «On veut montrer que tous ces combats sont unitaires à gauche, et ne sont pas irresponsables pour autant… Et qu’on peut les gagner», rajoute Lienemann, en évoquant sa tribune sur l’abaissement de la TVA sur le logement social, co-signée par l’aubryste Daniel Goldberg, le communiste Pierre Laurent, ou l’écolo Jean-Vincent Placé.

En 2014, «gauche exsangue ou remobilisée» ?

Lienemann_Laurent.pngAutour du PS, les partenaires restent dans l’expectative ou dans l’alternative. Même s’il a paru parfois dans les cordes face à Jérôme Cahuzac sur France 2, Jean-Luc Mélenchon est très content de l’opération. Dans son discours de vœux à la presse, il a jugé ce débat gauche contre gauche «fructueux, constructif, éclairant», repositionnant le clivage interne à gauche entre «la première gauche de François Mitterrand et Georges Marchais face à la deuxième gauche de Michel Rocard».

Sur son blog, l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle explique les raisons de son contentement : «Si Jérôme Cahuzac ressort blanchi de l’enquête préliminaire, il aura fait la démonstration (…) qu’il vaut mieux que la plupart des autres prétendants au rôle, les Moscovici, Sapin, et ainsi de suite qui se sont tous défilés face à moi en décembre. En ce sens, l’émission a permis que l’on découvre un “nouveau Cahuzac”, candidat à être chef de file au PS. Ça, c’est bon. Il était inéluctable, et sain à mes yeux, que soit assumée l’orientation qui dans les faits structure l’ère Hollande. Car c’est ce qui rend possible le débat. (…) Sans repères stables et nets, impossible de s’orienter.»

Pour le secrétaire national des écolos, Pascal Durand, «le positionnement entre vraie gauche et social-libéralisme, deux blocs figés dans leurs propres certitudes, est de toute façon daté. C’est une grille de lecture du XIXe siècle». Face à un Mélenchon qui estime dans Nice-Matin que l’écologie politique a désormais à choisir entre son éco-socialisme et l’éco-libéralisme de la majorité gouvernementale, il rétorque : «Nous sommes éco-écologistes. Avec le PS, nous ne somme pas opposés sur la vision du monde, mais sur la manière de le transformer. Nous plaidons pour un réformisme de transformation, et non un réformisme d’accompagnement.» Pour autant, le patron d’Europe Écologie-Les Verts ne se résout pas à «l’arrogance de la technocratie qui ne doute sur rien», incarnée par Cahuzac. «La France crève de cette arrogance. On dirait le Jospin de la fin…» Et ne pas s’y résoudre justifie plus que jamais, selon lui, la présence des écolos au gouvernement. «Si le PS glisse à droite, c’est aussi que la société glisse à droite, analyse-t-il. Plus on laisse faire des Cahuzac, moins on arrangera la situation. Et si on quittait le gouvernement, les lois continueraient de se faire. Mieux vaut être là pour tenter de faire bouger les lignes

Chez les communistes, l’incrédulité reste de mise, face à l’orientation gouvernementale. «On avait conscience de cette ligne, sinon on aurait fait le choix de participer au gouvernement, glisse le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, en marge de ses vœux. Mais c’est vrai que ça évolue très vite… Nous ne sommes pas les seuls surpris, la ligne actuelle du gouvernement n’est pas comprise par les électeurs.» Pour le porte-parole du parti, Olivier Dartigolles, «l’année va être très violente, socialement. La question, c’est de savoir si la gauche attaque 2014 exsangue ou remobilisée». Il maintient mordicus que «la situation politique, économique et sociale va finir par s’imposer. Le gouvernement ne pourra faire autrement que de changer de cap». «Ça doit bouger en 2013, enchaîne Pierre Laurent. Les choses bougent déjà, nous sommes reçus par des ministres, même si je ne peux pas dire qu’ils tiennent compte de nos échanges. Ça va se décanter… Et si ce n’est pas le cas, on rassemblera autour du Front de gauche

Ayant déjà les municipales et les européennes de 2014 en tête, le Front de gauche a lancé mardi dernier une campagne de mobilisation contre l’austérité. Elle va débuter dès le 23 janvier prochain à Metz, par un meeting sur les terres des salariés de Florange, s'appuyant sur 25 propositions, d'urgence ou de long terme. Pour préparer l’alternative, ou au moins espérer pouvoir tirer l’action gouvernementale plus à gauche.

Partager cet article

Repost 0
Published by MLG 95 - dans à Gauche...
commenter cet article

commentaires