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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:50

UnionEuropeenneFace à la récession annoncée en Europe, Marie-Noëlle Lienemann appelle à l’indispensable réorientation de l’Union Européenne en faveur d’une politique de croissance et à sortir du piège de la marche forcée vers les 3% de déficit.

Hélas, c’était prévisible : la  zone Euro entre en récession, et avec elle la spirale austéritaire est engagée.

Or poursuivre la politique menée ne va qu’accentuer les difficultés. Les choix opérés depuis des dizaines d’années, fondés sur le libre-échange généralisé, des politiques monétaristes malthusiennes et un pacte de stabilité censé faire objet de politique économique éternelle ont des conséquences désastreuses: croissance européenne atone, désindustrialisation progressive et accélérée, démantèlement des modèles sociaux, hausse des inégalités entre Etats et au sein de chaque pays.

lienemann-toulouseCe n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme, proposant depuis longtemps une alternative pour la construction Européenne ; mais le débat n’a jamais été accepté au fond et lorsque les peuples refusaient ces orientations, le système poursuivait inexorablement sa route par un mécanisme pervers. Vers le précipice.

L’élection de François Hollande faisait de la relance de la croissance et d’une croissance durable l’élément principal de la réorientation annoncée de l’UE. En refusant d’engager l’indispensable rapport de force qu’en d’autres temps De Gaulle et Thatcher ont su imposer, il n’a pu provoquer des changements majeurs pourtant indispensables. Les faits sont têtus : la croissance est quasi nulle, les déficits perdurent. Ce qui n’a pas été fait au moment du traité TSCG doit être engagé maintenant, sinon les mêmes causes provoqueront les mêmes effets.

Nous devons explicitement proposer à l’UE une alternative de sortie de crise, fondée sur  la croissance et qui étale la restauration de déficits publics soutenables. Cela passe par des investissements d’avenir, des convergences sociales vers le haut,  une politique de change favorable à l’exportation et la  défense du juste échange. Le gouvernement doit dire clairement à la commission que nous demandons une renégociation complète de l’agenda et du cadre macro-économique de la zone euro car partout la preuve est faite que la politique européenne est inefficace et socialement  intolérable.

En tout état de cause, le temps est venu de refuser de poursuivre dans cette impasse et la France doit pour sa part engager une stratégie propre de relance, un véritable tournant de la relance avec un message simple: la croissance d’abord. Il est essentiel de résister aux injonctions d’austérité et de reculs sociaux distillés en permanence par les tenants en Europe d’une ligne économique qui a fait la preuve de son échec.

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Published by Marie-Noëlle Lienemann - dans Socialisme(s) européen(s)
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