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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 14:13

Public Sénat - 11 février 2013 - 18h45

François Hollande a annoncé l’arrivée d’une loi sur la reprise des sites « rentables ». « Bravo », réagit la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann. Elle veut cependant aller plus loin par un texte « contre les licenciements boursiers » et demande « un tournant de la relance » au Président. Entretien.

lienemann-toulouse« Maintenant la gauche », votre courant à la gauche du PS, demande à François Hollande « un tournant de la relance ». Le Président a confirmé ce lundi qu'une loi sur la reprise des sites « rentables » serait inscrite dans le calendrier parlementaire. Cela va-t-il dans le bon sens ?
Oui, ma réaction est très positive. C’est tout à fait utile. Que cette loi arrive rapidement maintenant. Il y a le volet pour obliger un entrepreneur de retrouver un repreneur quand le site est viable. Il faudra y introduire une priorité pour les salariés en cas de reprise en coopérative. On voit bien que dans certain cas, le repreneur ne donne pas toujours pérennité à l’emploi. Donc je dis bravo, mais il faut aller vite. Maintenant, cette loi ne se substitue pas à la nécessité d’une loi encadrant les licenciements économiques abusifs et contre les licenciements boursiers. La moitié du chemin est faite. Quand on voit les déclarations disant que l’accord du 11 janvier (sur l’emploi, ndlr) est de nature à renchérir les licenciements boursiers, ce n’est pas convainquant.

En quoi consiste le « tournant de la relance » que vous préconisez ?
Il faut une relance par les investissements publics. Il faut une stratégie où l’on acte qu’on n’arrivera pas, avec une croissance à 0,8%, à 3 % de déficits. Il faut mettre la priorité sur la croissance et étaler la résorption du déficit. Il faut une relance d’abord industrielle. Une stratégie défensive pour interdire les licenciements boursiers, des crédits complémentaire pour la Banque publique d’investissement et ne pas craindre le capital public, la nationalisation temporaire. Les investissements d’avenir doivent contribuer à la compétitivité du pays, comme par le haut débit partout. Il faut un plan d’investissement public. Sur le pouvoir d’achat, qu’on bloque l’augmentation des loyers, surtout dans les zones où ils sont les plus chers. Le crédit d’impôt pour les entreprises doit comporter des contreparties pour les salariés en termes de pouvoir d’achat. Il faut enfin combattre l’accord national interprofessionnel. Il comprend des régressions dangereuses. Il faut le modifier.

Présenterez-vous des amendements sur cet accord sur l’emploi ?
Oui. Pour consolider les acquis, comme le droit à la mutuelle pour les salariés. Il est hors de question de limiter la taxation des contrats à durée déterminée aux seuls contrats de moins de 3 mois et ne pas toucher l’intérim et les saisonniers. Il faut élargir le champ de taxation des contrats précaires. Nous ne sommes pas d’accord avec les mesures de mobilité interne. Il est hors question d’accepter les contrats de flexibilité en cas de difficulté large.

Diriez-vous que la politique économique de François Hollande est sociale-libérale ?
On a déjà fait connaître nos critiques. Nous redoutons que la logique d’austérité-récession s’installe aussi en France. Le budget actuel de l’Europe va rajouter à l’austérité communautaire. On dit à François Hollande qu’une deuxième étape est nécessaire vue la gravité de la situation en Europe. Le moment est venu. Il ne faut pas attendre d’être au pied au mur. Nous demandons un tournant, une nouvelle politique pour réussir le redressement industriel du pays.

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