Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

Recherche

9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:50

Elsa Freyssenet / Chef de service adjointe | Le 09/06 à 22:00 

Les députés PS de l’« Appel des 100 » ont publié leur plate-forme budgétaire. Ils veulent cibler les aides aux entreprises et relancer le pouvoir d’achat.

1010909_les-frondeurs-du-ps-proposent-leur-contre-budget-we.jpgIls passent à nouveau à l’offensive sur le terrain des propositions. A quelques jours de la présentation en Conseil des ministres des collectifs budgétaires pour l’Etat et la Sécurité sociale, les députés frondeurs du PS ont envoyé hier soir un texte aux président, Premier ministre et premier secrétaire du PS. C’est une plate-forme comprenant une réorientation substantielle (un point de PIB) des textes budgétaires de cette année et des années suivantes.

appel_des_100.png« La politique économique de la France doit rechercher l’efficacité, elle ne saurait aggraver les inégalités », écrivent les auteurs de cette plate-forme. Partant du constat que la croissance reste atone et que la gauche vient de subir deux sanctions électorales, ces députés socialistes estiment que « la stagnation de notre économie provient davantage d’une insuffisance de la demande que de problèmes liés à l’offre ». Ils souhaitent donc augmenter les mesures en faveur des ménages en les faisant passer de 5 milliards à 18,5 milliards d’ici à 2017 et cibler – donc diminuer – les baisses d’impôts et de charges des entreprises, qui passeraient de 41 milliards à 22,5 milliards. Dans une récente interview accordée aux Echos, Michel Sapin avait assuré que les baisses d’impôts seraient presque équilibrées entre entreprises et ménages en 2015. « Nous, nous réalisons cet équilibre, mais en prenant en compte le passé et les années à venir », répond l’un des animateurs du collectif de députés, Laurent Baumel. Concrètement, le texte propose, dans l’immédiat, « la suppression des gels prévus des allocations familiales, logement, invalidité, accidents du travail » qu’ils chiffrent à 2,5 milliards d’euros. Ils souhaitent aussi le financement de 300.000 contrats aidés supplémentaires : 150.000 contrats d’apprentissage et 150.000 contrats d’avenir qui seraient « ouverts à tous les chômeurs de plus de deux ans ». Si le gouvernement n’est pas fermé à certaines de ces propositions, il en va tout autrement de la mesure la plus massive pour le pouvoir d’achat proposée par les frondeurs : « La création de taux réduits de CSG pour les classes moyennes et populaires » avec des tranches identiques à celles de l’impôt sur le revenu, afin d’ouvrir « la voie à une fusion ultérieure ».

Distribuer autrement

Afin de ne pas être taxés d’irréalisme, les frondeurs veillent à respecter les objectifs de baisse des déficits. « On reste dans la trajectoire budgétaire mais on distribue autrement les baisses d’impôts », souligne Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry. Le Cice serait ciblé, les baisses de cotisations patronales conditionnées à un accord d’entreprise ou de branches et la baisse l’impôt sur les sociétés « réservée aux entreprises qui réinvestissent plus de 90 % de leurs bénéfices ».

Les auteurs de cette plate-forme entendent défendre ces mesures sous forme d’amendements aux divers textes concernés (collectifs, PLF 2015, PLFSS 2015) avec l’objectif de les faire voter. Ils comptent une centaine de parlementaires dans leur réseau mais n’ont été « que » 41 à s’abstenir sur la trajectoire budgétaire. Ils espèrent qu’en amenant le débat sur des mesures précises les appels de l’exécutif à resserrer les rangs porteront moins. 

Partager cet article

Repost 0

commentaires