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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 07:03

Par Elsa Freyssenet | 16/05 | 07:00

La récession en France prouve, selon les tenants de l'«autre politique», que l'Europe «va dans le mur».

Maurel_Lienemann_une_autre_Europe_est_possible.jpgLa sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann et le vice-président de la région Ile-de-France, Emmanuel Maurel. - Photo Denis Allard/REA

Comme l'ont souligné ses initiateurs, l'appel «vient à point nommé». Ce mercredi matin, peu après que l'Insee a confirmé l'entrée de la France en récession et quelques heures avant que François Hollande planche devant la Commission européenne, les représentants de l'aile gauche du PS ont présenté à la presse un appel contre l'austérité lancé en commun avec les élus les plus ancrés à gauche du SPD allemand. «Nous allons dans le mur, il est fondamental de ne pas poursuivre dans cette voie», a prévenu la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, entourée du député Jérôme Guedj et du vice-président de la région Ile-de-France, Emmanuel Maurel.

« Une Europe low cost »

L'appel, baptisé «Une autre Europe est possible !», a été lancé à l'initiative d'élus du SPD qui avait voté contre le traité européen de discipline budgétaire. «La crise qui touche l'Europe n'est pas venue par surprise. elle est le fruit d'une politique néolibérale reposant sur la concurrence entre les pays, la foi dans les marchés et sur une industrie financière en grande partie non réglementée. Placer les marchés au-dessus de tout s'avère être une erreur monumentale», est-il écrit dans le texte, qui regrette qu'en dépit «de la récession qui s'installe en Europe», «les dirigeants actuels de l'UE entendent durcir encore cette politique d'austérité et de régression sociale».

Le texte a été signé par cinq députés et quatre autres responsables du SPD, un élu du SPÖ autrichien ainsi que des parlementaires du petit parti de gauche italien SEL. En France, les tenants de l'aile gauche du PS ont été rejoints par le cofondateur des Economistes atterrés Benjamin Coriat, le porte-parole d'Attac Thomas Coutrot et l'économiste Jacques Rigaudiat, membre du PCF. La troupe n'est pas massive mais l'objectif est qu'elle grossisse via les réseaux altermondialistes d'ici le sommet européen des 27 et 28 juin. Plus prosaïquement, l'aile gauche du PS entend prouver qu'elle n'est ni isolée ni anti-européenne. «Ce que nous disons est partagé par d'autres forces en Europe. Il n'y a pas qu'une seule politique possible, ce n'est pas vrai car la politique c'est faire des choix et prendre des risques», a insisté Emmanuel Maurel dans un message implicite à François Hollande.

Histoire d'alerter sur l'enjeu du sommet européen et de tenter d'accroître la mobilisation, les intervenants ont contesté toute réorientation de la Commission, qui est prête à accorder des délais à la France et à l'Espagne pour réduire leurs déficits. Et de souligner que Bruxelles demande en compensation des réformes structurelles. «Ces réformes ne sont rien d'autre qu'un acte de vandalisme contre notre modèle social», a assuré Emmanuel Maurel. «Au moment même où la Commission est obligée de constater que le retour accéléré à zéro déficit public ne marche pas, elle veut renforcer les dispositions pour aller dans cette direction. C'est une Europe low cost qu'on est en train de fabriquer », a insisté Benjamin Coriat. Les auteurs alertent contre une initiative de la Commission pour le sommet de juin : «Une sorte de traité de compétitivité visant à donner à la Commission un droit de surveillance préventive sur les politiques des Etats membres qui ont un impact sur la compétitivité.» A savoir le marché du travail et la protection sociale.

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