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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 09:12

LEMONDE.FR | 16.02.12 | 19h23  •  Mis à jour le 16.02.12 | 19h26

[Note des animateurs du blog : Les représentants de la motion C du Parti Socialiste ont obtenu que le Bureau National du PS se prononce contre un vote favorable sur le mécanisme européen de stabilité (MES). En effet, une disposition juridique lie le MES au traité de discipline budgétaire, le TSCG (traité sur la solidarité et coordination gouvernementale), voulu par Sarkozy et Merkel. Ce traité, qui doit être signé formellement début mars, obligerait les pays signataires à respecter une "règle d'or" sur l'équilibre des comptes publics. L'article 5 du projet sur de loi le MES réserve le benéfice de ce fonds aux Etats ayant ratifié le traité sur la solidarité budgétaire.

C'est un premier pas vers une position cohérente et offensive pour créer les conditions d'une alternative politique permettant de réorienter la construction européenne. Nous regarderons avec attention la mise en oeuvre concrète par les parlementaires socialistes de cette décision du bureau national du PS. Mais ce n'est qu'une étape, il faut renégocier le traité Merkozy et ne pas se contenter de lui adjoindre un chapitre sur la croissance, puis le soumettre à référendum.]

 

Les députés ont adopté, mercredi 18 janvier, une proposition de loi permettant de lever la menace d'interdiction d'exercer qui pesait sur environ 4 000 médecins étrangers exerçant en France

L'abstention ou le vote contre, c'est la position qu'adopteront les députés socialistes, mardi 21 février, à l'Assemblée nationale, où seront discutés les deux projets de loi relatifs au Mécanisme européen de stabilité financière (MES). Cette position a été adoptée par le bureau national du PS, mardi 14 février, au terme d'un débat technique autant que politique.

Harlem Désir, n° 2 du PS et eurodéputé, a préconisé le vote pour. "Tout le monde, depuis le début, est pour un fonds de secours qui puisse venir en aide aux pays en difficulté, et nous avons d'ailleurs voté les différents plans d'aide à la Grèce", rappelle M. Désir, qui estime que, avec le MES, "on va quand même vers un mécanisme plus puissant plus durable, ce qui va dans le sens que nous souhaitions".

Mais les représentants de l'aile gauche sont montés au créneau, en concentrant leurs critiques sur une disposition juridique liant le MES au traité de discipline budgétaire, le TSCG (traité sur la solidarité et coordination gouvernementale), voulu par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Ce traité, qui doit être signé formellement début mars, oblige les pays signataires à respecter une "règle d'or" sur l'équilibre des comptes publics. L'article 5 du projet sur de loi le MES réserve le benéfice de ce fonds aux Etats ayant ratifié le traité sur la solidarité budgétaire.

"Il y a un texte sur le Mécanisme européen de stabilité qui conditionne l'accès à la solidarité au fait d'avoir ratifié le traité Merkel-Sarkozy, a attaqué Benoît Hamon, porte-parole du PS et l'un des dirigeants de l'aile gauche, au bureau national. Par cohérence politique, on ne peut dire oui." Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, prône même un non ferme et définitif. "Si vous voulez renégocier le Traité Merkozy, il faut voter contre dès le début, explique-t-elle. Juridiquement et politiquement, les deux traités sont liés. Je suis contre l'abstention, car cela voudrait dire qu'il y a des choses bien dans ce qu'a fait Sarkozy."

Comme souvent, c'est Jean-Luc Mélenchon - qui, pour sa part, souhaite un référendum sur le traité européen sur la discipline budgétaire - qui a tiré le premier, mettant la pression sur les députés socialistes. Ceux du Front de gauche (Parti communiste et Parti de gauche), qui ont finalement obtenu un vote solennel nominal par scrutin public à l'issue du débat à l'Assemblée nationale, voteront contre le texte sur le MES. Avant le vote, l'eurodéputé tiendra une conférence de presse, au Palais-Bourbon, avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et les présidents des groupes communistes de l'Assemblée et du Sénat. Un rassemblement est aussi prévu devant le siège de l'Assemblée.

" Que la droite vote pour, on le comprend, c'est M. Sarkozy qui l'a négocié. Mais nos concurrents, comme nos adversaires, devront eux-aussi être clairs. C'est [le] devoir [de François Hollande] d'être clair ", a lancé M. Mélenchon, mardi, devant la presse étrangère avant d'ajouter : " Contrairement à ce que dit François Hollande, les deux traités ne sont nullement déconnectés. "

Le candidat du Front de gauche ne s'est pas privé d'en appeler à ceux des socialistes qui avaient voté contre le Traité constitutionnel européen en 2005. "J'attends de voir mes camarades qui ont fait campagne avec moi pour le non de gauche, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Alain Vidalies et combien d'autres ? Je voudrais savoir s'ils ont changé d'avis. Les 115 qui ont voté avec moi, au Congrès de Versailles, contre le Traité de Lisbonne, ont-ils changé d'avis ou bien vont-ils de nouveau voter contre à l'occasion de cette réunion du 21 février ?", a-t-il demandé.

Les arguments de M. Mélenchon, et aussi ceux de Jean Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, qui parle d'"une logique suicidaire", semblent avoir porté. "Le fait que certains prennent position pour le 'oui' pourrait inquiéter les électeurs de gauche, explique au Monde Benoît Hamon. On peut vouloir un mécanisme de stabilité et de solidarité sans pour autant avaler le traité Sarko-Merkel, qui impose l'austérité."

Cette position est partagée bien au-delà de l'aile gauche du PS. Ainsi Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, résume-t-il sur son blog le double "piège" : "Piège juridique, puisque ce fonds ne donnera droit de tirage qu'a ceux qui auront voté le deuxième volet, dont nous disons que nous voulons le renégocier (...) Piège politique, parce que Nicolas Sarkozy, s'appuyant sur l'intransigeance actuelle de Mme Merkel, veut en faire un argument dans l'élection présidentielle. Il me semble peu conforme à nos engagements de voter pour."

Raphëlle Besse-Desmoulières et David Revault d'Allonnes

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