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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 10:35

Le Parisien - Nathalie Segaunes - dimannche 6 janvier 2013

C’est une constante au Parti socialiste, depuis plus d’un siècle : la gauche de gouvernement, une fois le pouvoir conquis, est aiguillonnée (« emmerdée », disent certains au gouvernement) par une poignée de parlementaires se revendiquant plus à gauche que leurs collègues et s’érigeant, parfois jusqu’à la rupture, en gardiens sourcilleux de la doxa socialiste.

Il s’agissait des dogmatiques Jean Poperen et surtout Jean-Pierre Chevènement dans les années 1980, sous Mitterrand. Puis du trio essonnien Dray-Lienemann-Mélenchon entre 1997 et 2002, sous Jospin.

Mélenchon parti sous d’autres cieux, Benoît Hamon, après un long travail d’appareil, a repris le flambeau depuis 4 ans. Aujourd’hui ministre, il prend bien soin de ne pas enfreindre la sacro-sainte solidarité gouvernementale. Mais la vingtaine de députés amis qu’il compte au Parlement prend beaucoup moins de gants. L’acte de naissance du courant hamoniste à l’Assemblée fut le vote contre le traité européen, le 9 octobre, par 17 députés PS, provoquant la fureur de Jean-Marc Ayrault.

Depuis, Jérôme Guedj, 40 ans, ancien assistant parlementaire de Mélenchon, député de l’Essonne, incarne dans l’hémicycle l’aile gauche du PS, tandis que la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann joue le même rôle au Sénat.

« Ce n’est pas un bloc homogène », note toutefois un député PS. Ainsi, Régis Juanico (Loire) ou Barbara Romagnan (Doubs) ne partagent-ils pas toujours les positions très radicales d’un Pascal Cherki, député de Paris et maire du XIVe arrondissement. Déjà isolé au sein du groupe, ce proche d’Henri Emmanuelli s’est illustré en adressant le 1er janvier ses vœux sur Twitter « à toutes et tous, sauf aux exilés fiscaux et au Medef qui ne méritent que notre mépris républicain ». Le même Cherki a d’ailleurs ses propres contradictions : il défendait il y a quelques semaines un amendement visant à abaisser la contribution de Paris au fonds de péréquation en faveur des communes pauvres. Il a été désavoué par le groupe PS… pour une fois plus à gauche que lui !

C’est peu dire que la politique du gouvernement Ayrault provoque quelques frustrations chez les hamonistes. Guedj attend toujours, dit-il, le « choc de confiance en direction du peuple de gauche ». Il passe, selon lui, par « l’interdiction des licenciements boursiers », engagement de campagne du candidat Hollande; par « l’équilibre dans la négociation entre partenaires sociaux : on ne doit pas détricoter le Code du travail »; et enfin par « la vigilance » sur les retombées du crédit d’impôt, que les hamonistes ont eu beaucoup de mal à voter. « On nous a dit qu’il allait permettre de créer 300.000 emplois, rappelle Guedj. Il faudra s’assurer dans un an que cela a bien servi à l’investissement et à l’emploi… »

Au Sénat, Lienemann juge carrément Ayrault « social-libéral, et non pas social-démocrate ». Elle attend elle aussi la loi interdisant les licenciements boursiers (« Ça ne coûte rien ») et estime que l’Etat devrait « exiger des contreparties au crédit d’impôt dans les grandes entreprises ». Surtout, elle n’en finit pas de regretter l’abandon de la nationalisation de Florange. « Cela aurait été un emblème fort, pour la gauche et au-delà. »

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Published by MLG 95 - dans Parti socialiste
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