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Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 14:00

Le nouvel Observateur - Publié le 14-01-2014 à 07h31 - Par Audrey Salor

La conférence de presse organisée ce mardi par l'Elysée devrait être l'occasion de "clarifications" autour du pacte de responsabilité annoncé le 31 décembre.

post-twitter.pngAprès l'annonce, le temps de l'explication. A quelques heures de la conférence de presse qui doit se tenir ce mardi 14 janvier à l'Elysée, la plupart des députés de la majorité attendent du chef de l'Etat qu'il mette à profit l'exercice pour détailler le contenu du "pacte de responsabilité". Les grandes lignes du texte, que Hollande aimerait faire passer en ce début d'année, ont été évoquées par le président lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre : "moins de charges sur le travail pour les entreprises, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d'embauches et plus de dialogue social".

"Redonner du pouvoir d'achat aux classes populaires"

"Nous souhaitons des réponses claires sur la nature de ces contreparties. Ces aides seront-elles remboursables si les objectifs ne sont pas tenus ?", s'interroge la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann, animatrice du courant Maintenant la gauche, aux côtés du député Jérôme Guedj. "Nous ne sommes pas contre l'idée d'aborder le sujet du coût du travail, mais nous attendons confirmation que  la contrepartie sera réelle et les engagements vérifiables, sur le plan des embauches et de l'apprentissage des jeunes", abonde le député socialiste d'Indre-et-Loire Laurent Baumel, animateur de la gauche populaire. Une inquiétude que partage aussi la députée des Pyrénées-Atlantiques Nathalie Chabanne : "Je suis relativement dubitative. Quelles sont ces contreparties ? Quels en sont les bénéficiaires ? Je préférerais qu'elles soient destinées aux PME...". Même son de cloche du côté du chef de file des écolos à l'Assemblée François de Rugy : "Le CICE a été mis en place sans contreparties. Les entreprises ne peuvent pas, d'un côté, revendiquer une baisse du coût du travail et ne pas fournir d'efforts en retour."

Dans la liste des doléances adressées au chef de l'Etat, la confirmation de la "remise à plat de la fiscalité" annoncée par Jean-Marc Ayrault arrive également en bonne place. "Cette réforme ne doit pas être enterrée", prévient Marie-Noëlle Lienemann. Pour François de Rugy, "le sujet et son calendrier" gagneraient à être corroborés : "Les chantiers ont été définis, il est temps de passer au concret", plaide l'écologiste. Satisfait de l'initiative du Premier ministre, Laurent Baumel, qui la réclamait de longue date, l'érige en impératif : "Tant que l'on ne redonnera pas de pouvoir d'achat aux couches populaires, la majorité souffrira d'impopularité."

Une gauche "engagée dans la compétitivité"

Pour certains, tout est à revoir. "J'attends une vision, une stratégie et des moyens pour renouer avec le fil du progrès. Bref, une ambition", lâche en toute simplicité Pouria Amirshahi, député des Français établis hors de France, qui, en désaccord avec la ligne politique et économique de Hollande, espère un "renoncement au dogme de la dette et du déficit". "C'est une hérésie que de vouloir affaiblir la capacité d'action de l'Etat et des services publics", dit-il à propos de la volonté du chef de l'Etat de réduire de 15 milliards les dépenses publiques. Marie-Noëlle Lienemann lui emboîte le pas : "Globalement, on ne dépense pas énormément plus que les autres pays européens".

Moins inquiets sont ceux qui nourrissent un discours plus libéral, et souhaitent surtout que Hollande se saisisse de cette conférence de presse pour entériner le virage amorcé le 31. "Je souhaite qu'il confirme ce qu'il a laissé entendre lors de ses vœux : on peut être de gauche, social-démocrate et s'inscrire dans la mondialisation", lance le député du Nord Bernard Roman. Et d'ajouter : "Face aux cinq millions de Français qui pointent totalement ou partiellement au chômage, il faut que la gauche s'engage pour la compétitivité". Ce n'est pas le député de l'Essonne Carlos Da Silva, proche de Manuel Valls, qui dira le contraire : "Je souhaite qu'il explique comment la relance économique va créer des emplois, comment vont se dérouler les négociations pour un new deal économique et social. Je n'ai pas d'inquiétudes quant aux contreparties du pacte de responsabilité : les salariés ont tout intérêt à ce que l'économie française aille mieux".

"Réaffirmer les valeurs de la République"

L'élu compte par ailleurs sur "une réaffirmation du pacte républicain" après l'épisode Dieudonné. "On peut attendre du chef de l'Etat une certaine hauteur de vue, c'est son rôle de dire ce qui rassemble, de réaffirmer les valeurs de la République", avance, lui, Jean Glavany.

Enfin, si Hollande devrait à coup sûr être interrogé sur sa vie privée, après la révélation d'une relation présumée avec l'actrice Julie Gayet, l'affaire, très médiatisée, est loin d'apparaître comme un sujet pour les parlementaires de la majorité. "Il sera forcément questionné, mais il ne faudrait pas que ce soit le seul aspect que l'on retienne" de la conférence, redoute Bernard Roman. De l'avis général, - hormis sur le ton de l'humour ! -, il n'a été que très peu évoqué, ce week-end en circonscription.

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Published by MLG 95 - dans Parti socialiste
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