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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 09:15

"La vraie menace pesant sur l'Union" - Chronique quotidienne "Géopolitique" de Bernard Guetta, prononcée le jeudi 10 novembre 2011

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disponible jusqu’au 05/08/2014 08h16

Le plus grand danger pour l’Europe n’est peut-être pas celui qu’on voit. Plus haletante que jamais, la crise de la dette publique met à l’épreuve la crédibilité de la monnaie unique mais, l’un dans l’autre, elle a ses effets bénéfiques puisqu’elle amène les pays de la zone euro à affirmer une solidarité financière que les traités avaient pourtant proscrite dans la crainte qu’elle n’ouvre la voie au laxisme budgétaire de trop d’Etats.

Traités ou pas, la dette publique s’est emballée. C’est la crise mais, en en tirant les leçons avant même de l’avoir résolue, beaucoup des dirigeants européens, toujours plus nombreux, envisagent maintenant des changements institutionnels d’envergure qui pourraient, à terme, précipiter l’Union dans une crise politique structurelle autrement plus grave et menaçante pour l’Europe que ses difficultés financières du moment.

Après s’être résolu à la solidarité pour éviter un crash irrémédiable, ils voudraient institutionnaliser au plus vite un pilotage commun des économies des pays de l’euro, ce qu’ils appellent une «gouvernance économique commune». Ils n’ont pas tort. Ils ont même entièrement raison puisque la zone euro ne peut pas avoir une monnaie unique et 17 politiques économiques différentes. Il y a là une salutaire évolution des esprits dont il faut d’autant plus se réjouir que les mêmes dirigeants européens en viennent à prôner, enfin, une Europe à deux vitesses, celle qui voudrait aller plus vite et plus loin dans l’intégration économique et celle qui préférait en rester aux traités actuels.

C’est ainsi que Nicolas Sarkozy déclarait, mardi, à Strasbourg, qu’il «y aura clairement deux vitesses européennes : une vitesse – « fédérale » disait-il [en fait il n'a pas prononcé le mot] – vers d’avantage d’intégration dans la zone euro et une vitesse plus confédérale dans l’Union européenne». C’est exactement ce qu’expliquait hier Guido Westerwelle, le ministre allemand des Affaires étrangères, en estimant que le changement des traités européens pourrait déboucher sur des « coopérations différenciées ». C’est aussi l’idée de Mme Merkel qui ne laisse plus passer 2 jours sans la marteler et celle, aussi, de Joschka Fischer, figure des Verts et ancien ministre allemand des Affaires étrangères qui ne voit «pas comment ces 27 Etats parviendraient à accoucher de réformes d’importance».

On va vers un noyau dur fédéral mais le problème est que, parti comme c’est, ce fédéralisme à quelques uns ne sera pas politique mais uniquement économique. Ce n’est pas pour rien qu’on ne parle pas de «gouvernement économique» mais de «gouvernance commune» car elle n’aura de fédérale que le nom, totalement usurpé en l’occurrence.

Le fédéralisme, c’est un exécutif et un législatif communs, une démocratie commune et non pas du tout des décisions et règles concoctées entre gouvernements nationaux à l’issue de compromis obscurs et qui s’imposeront aux peuples concernés sans qu’ils aient eu leur mot à dire. Non seulement ce vers quoi on se dirige n’est pas le fédéralisme mais ce n’est plus la démocratie. C’est un on ne sait quoi, inacceptable et dont l’inéluctable rejet menacera l’Europe autrement plus que ses dettes publiques.

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Published by Rlg 95 - dans Europe
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