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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 09:22

32293.HR.jpgEntretien réalisé par 
Lionel Venturini – L'Humanité - Lundi, 18 Août, 2014

Vit-on en cet été 2014 un 
moment politique nouveau du quinquennat ?
Marie-Noëlle Lienemann: On sent que le gouvernement cherche à éluder le débat à gauche sur la politique économique. Le front de ceux qui souhaitent une autre politique, avec toute une série de niveaux d’exigence qui vont de l’inflexion jusqu’à la réorientation, s’élargit. La question ne peut plus être esquivée. Chacun voit bien que les institutions de la VRépublique peuvent donner l’illusion que l’on peut se passer de soutien politique – ça ne va pas tenir longtemps. À partir de là, les Français, assez conscients que cette politique menée n’est pas la bonne, ont aussi besoin que soient crédibilisées les contre-propositions. Le bilan des auditions réalisées par le club Gauche Avenir en juillet (voir L’Humanité du 11 juillet) me paraît une base intéressante pour que le débat sur ce que l’on pourrait faire ensemble devienne maintenant la grande question, pour convaincre et rassembler. Il faut encore faire un peu d’efforts pour convaincre davantage les écologistes, un effort en direction des communistes ; mais on voit bien que le cadre d’un accord équilibré, et vers le haut, est possible. C’est à la fois rassurant, et en même temps il va falloir passer à l’étape où l’on est à la fois critique, et porteur de contre-propositions communes.

N’est-ce pas la difficulté à laquelle se sont trouvés confrontés 
les «frondeurs», qui sont une 
centaine lorsqu’il s’agit de signer un appel à une réorientation économique mais trente seulement à s’abstenir lors du vote du projet de loi de finances rectificative 
qui entérine le pacte de responsabilité ?
C’est différent, ce qui sépare les députés, c’est moins les propositions communes que l’on pouvait faire que l’idée que l’on ne peut pas fragiliser le gouvernement à l’excès quand la situation est mauvaise. Une partie de ceux qui n’ont pas suivi les «frondeurs» redoute de susciter une crise politique dans 
la majorité. Sauf que le retournement de conjoncture ne s’opère pas, la déflation se concrétise de jour en jour ; ni François Hollande ni Manuel Valls ne peuvent être durablement aveugles devant la situation.

Vous venez de lui écrire 
une lettre ouverte après la censure partielle du pacte de responsabilité, avec d’autres responsables du courant Maintenant la gauche. 
Qu’est-ce qui vous fait dire que ce pacte est caduc désormais ?
Ce n’est pas tant le Conseil constitutionnel qui est déterminant là, plutôt ce que le gouvernement a dit avant de partir en vacances et répété encore ce week-end : que la rentrée serait alarmante, la croissance très faible, et que l’emploi continuerait à chuter. Manuel Valls considérait qu’il y avait dans le pacte des garanties d’équité sociale et de relance du pouvoir d’achat. Il n’y a plus cet argument aujourd’hui, avec la censure opérée par le Conseil, le pacte, en conséquence, doit être suspendu.

Le rendez-vous des socialistes 
à La Rochelle va-t-il du coup ronronner ou gronder ?
Il peut s’y passer des choses. J’attends beaucoup de la plénière finale sur le rassemblement des forces de gauche que je présiderai, où participeront Jean-Christophe Cambadélis, Pierre Laurent et Emmanuelle Cosse. 
Il faudra alors dire les choses franchement sur les conditions et le contenu du rassemblement. Qui ne soit ni un oukase, ni le sauve-qui-peut électoral.

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