Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

Recherche

6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 10:45

visuel Géopolitique

Géopolitique de Bernard Guetta - chronique internationale et européenne quotidienne sur France Inter - 8h15

L’une de gauche, l’autre de droite, les Français sont maintenant saisis de deux propositions pour l’Europe. Celle que le président de la République et la chancelière allemande ont détaillée hier avant de la soumettre, jeudi, aux autres dirigeants européens se résume au seul mot de rigueur.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy veulent modifier les traités européens afin d’y introduire une automaticité des sanctions contre les pays qui ne respecteraient pas le plafond de 3% du produit intérieur brut auquel les Etats de la zone euro avaient accepté de limiter leur déficit budgétaire en adoptant la monnaie unique. Concession allemande aux objections françaises, ce n’est pas la Cour de Justice européenne, le pouvoir judiciaire, qui imposerait ces sanctions mais il faudrait, pour s’y opposer, une majorité qualifiée des 17 pays de l’euro. Cela suffit à assurer qu’elles seront prises et, parallèlement, les 17 s’engageraient, par cette même modification des traités, à introduire la « règle d’or » dans leur Constitution et à s’obliger ainsi à un retour progressif à l’équilibre budgétaire sous la surveillance de leurs Cours constitutionnelles.

Pour le reste, la chancelière et le président proposent d’avancer d’un an, à 2012, la mise en place du Mécanisme européen de stabilité, le fonds de solidarité financière, dont les interventions ne requerraient plus l’unanimité ; de laisser la Banque centrale européenne libre juge de la nécessité d’intervenir ou non sur les marchés et, enfin, de réunir tous les mois les dirigeants de la zone euro afin d’instaurer un pilotage commun de l’économie européenne.

Si ce dispositif calme les marchés, c’est tant mieux mais, outre que cela ne paraît pas certain, son double inconvénient est de toujours plus assimiler l’Europe à la rigueur budgétaire et sociale et de la rendre toujours moins démocratique car ses politiques communes ne seront pas le fruit d’un choix exprimé par les électeurs européens mais le produit de tractations menées dans le huis-clos de leurs dirigeants. Ce n’est pas cela qui réconciliera les Européens et l’Europe mais qu’en est-il de la proposition de gauche ?

Présentée, hier aussi, par François Hollande devant le congrès des sociaux-démocrates allemands, elle est naturellement plus à gauche puisqu’elle prône des investissements communs dans la croissance, une politique industrielle commune, la taxation des transactions financières et l’augmentation des impôts indûment baissés ces dernières décennies. Ce n’est plus seulement la réduction des dépenses mais c’est pourtant aussi la rigueur puisque François Hollande souhaite refaire passer le déficit sous la barre des 3% dès 2013 et revenir à l’équilibre en 2017. Avec des remèdes sensiblement différents, l’objectif essentiel est bien sûr le même – l’assainissement des finances publiques – et ces propositions ont un second point commun.

L’une et l’autre passent à côté de la nécessité d’instaurer une démocratie européenne, de fédéraliser l’Union, dès lors que ses politiques économiques deviendront communes. Elles le font délibérément car la gauche et la droite restent tétanisées par le « non » de 2005 qu’elles attribuent, à tort, à une montée du souverainisme et non pas au refus, légitime, d’une Union ignorant la démocratie.

Partager cet article

Repost 0
Published by Bernard Guetta - dans Europe
commenter cet article

commentaires