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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:03

Un séminaire sur le pacte de responsabilité est organisé lundi 10 février par la direction du Parti socialiste, en présence de Jean-Marc Ayrault et de parlementaires.

 

Dans un texte intitulé « Il n’y a pas qu’une seule politique possible », l’aile gauche du parti interpelle François Hollande et la majorité sur l’ordre des priorités économiques et sociales.

Le-pacte-de-responsabilite-ne-cree-pas-l-unanimite-au-PS_ar.jpgLe Parti socialiste organise lundi 10 février un séminaire intitulé «réussir le pacte de responsabilité pour la France». Le huis clos a été prévu pour cette réunion du bureau national ouverte aux parlementaires, à laquelle devaient aussi prendre part le premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre du travail Michel Sapin.

Les désaccords sur ce sujet sensible devaient rester confidentiels. Mais l’aile gauche du parti en a décidé autrement, rendant publics ses positions, avant même le début des travaux. Dans un texte intitulé « Il n’y a pas qu’une seule politique possible », une trentaine de ses membres réclament une autre orientation économique. 

«Les contreparties restent floues»

Ils sont une trentaine de signataires, tous issus de la remuante gauche du PS. Des anciens ministres comme Marie-Noëlle Lienemann, Henri Emmanuelli et Paul Quilès. Des membres des courants Maintenant la gauche d’Emmanuel Maurel et Un monde d’avance rassemblant des proches du ministre Benoît Hamon. Des représentants de la motion «Oser. Plus loin, plus vite» que l’ancien résistant Stéphane Hessel défendit au congrès de Toulouse à l’automne 2012.

À leurs yeux, la politique social-démocrate de François Hollande s’est éloignée de son discours du Bourget du 22 janvier 2012, où le candidat à la présidentielle déclarait que son «ennemi» était la «finance». Le pacte de responsabilité qu’il a initié en janvier dernier est selon eux un cadeau offert au patronat. 

Les responsables de la gauche du PS estiment en particulier que «les préconisations contenues dans le pacte de responsabilité sont déséquilibrées» et que «les contreparties demandées restent floues».

«Nous ne nous reconnaissons pas dans le discours qui tend à faire de la baisse des ‘charges’et du ‘coût du travail’ la condition d’un retour de la croissance», écrivent les signataires qui poursuivent : «Nous sommes inquiets quand nous découvrons que la baisse des cotisations promise aux entreprises s’accompagne d’une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques en trois ans, sans même savoir quels sont ceux qui en supporteront les conséquences », au risque de « rogner sur le modèle social français».

Bruno Le Roux propose une «conditionnalité» 

Dimanche 9 février, les ministres avaient tenté de désamorcer les désaccords. Le ministre du travail Michel Sapin avait affirmé, dans Le Parisien, que «ce n’est pas aux patrons que l’on fait un cadeau mais aux entreprises à qui l’on donne les moyens de créer des emplois»

«Ni trique, ni fouet, ni conditionnalité bureaucratiquement vérifiée. En revanche, pas non plus de cadeau unilatéral», avait renchéri le ministre de l’économie Pierre Moscovici sur France Inter.

Quant au président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux, il a esquissé la proposition d’une exonération totale de cotisations sociales pour les entreprises pendant trois ans pour tout emploi créé. «Il faudrait aboutir, notamment pour les PME, à ce qu’à partir du moment où nous nous mettons d’accord sur leurs masses salariales, constatées par nos directions de l’emploi, l’emploi supplémentaire, sur une période de trois ans, peut être exonéré totalement de cotisations sociales», a-t-il expliqué.

Une entreprise n’en bénéficierait «que si (elle) recrute, donc il y a une conditionnalité, même plus, une contrepartie», a insisté Bruno Le Roux. Cette idée «ne se substitue pas au pacte de responsabilité, mais elle apporterait au débat politique un élément très clair», a-t-il conclu.

Corinne Laurent

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Published by MLG 95 - dans Parti socialiste
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