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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 10:51

Aubry fustige l'«inélégance» de Sarkozy et sa «dose de vulgarité»

Libération - 29 mai 2010 - 16h40

 

Martine Aubry, samedi 29 mai.

Martine Aubry, samedi 29 mai. (AFP)

Le PS a ratifié samedi son projet de société, une «première pierre» pour la reconquête du pouvoir en 2012, et sa patronne Martine Aubry s’est livrée à une charge contre Nicolas Sarkozy qu’elle a comparé à Madoff, dénonçant son «inélégance» et une «dose de vulgarité».

«C’est une belle journée qui a permis de fixer ce socle (…) autour d’un projet qui apporte des réponses aux souffrance des Français et surtout à leurs espérances», a affirmé Mme Aubry en clôturant la convention nationale sur un «nouveau modèle de développement» aux Docks de Paris à La Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Puis la première secrétaire s’est lancée dans une diatribe contre le chef de l’Etat, en qui les Français «n’ont plus confiance», qui «n’a plus de cap» et «préfère attaquer nos propositions».

Elle a ironisé sur ses leçons en matière de gestion. «J’ai un peu l’impression quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c’est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité», a-t-elle dit en référence à l’escroc de Wall Street condamné en 2009 à 150 de prison.

L’ex-numéro deux du gouvernement Jospin a aussi fustigé les propos du président qui avait dénoncé l’héritage mitterrandien du départ à la retraite à 60 ans: «A son inconstance, il ajoute aujourd’hui l’inélégance. Et à son inefficacité (…) il ajoute une dose de vulgarité», a-t-elle lancé, vivement applaudie, devant Pierre Mauroy, ancien Premier ministre de François Mitterrand et quelque 500 délégués.

«Nous posons cette première pierre de notre projet»

La convention a entériné définitivement, à l’unanimité moins une abstention, le projet déjà adopté par le Conseil national (parlement) et ratifié par les militants.

«Nous posons cette première pierre de notre projet (…) pour l’alternance en 2012», a affirmé de son côté le numéro deux, Harlem Désir.

C’est «la première brique pour 2012, ce texte est le socle et la matrice du changement», a renchéri l’artisan de la convention, Pierre Moscovici.

Selon le député du Doubs, «une cohérence a été trouvée», «une façon de travailler ensemble s’est affirmée». «Ce talisman, il faut le garder» pour «un changement de président et surtout un changement de politique».

Si certains ténors ont séché ces travaux pratiques, l’unité était quand même palpable: même Ségolène Royal a adressé une contribution à la Convention. Seule voix dissonante: le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb qui reproche à Martine Aubry de s’aligner «sur les positions irréalistes de la gauche du parti qui ne nous permettent pas de gouverner demain».

«Chacun a bien compris que nous devions collectivement porter ce projet ambitieux et réaliste», prévient la première secrétaire. «Le bal des ego» au PS «est fini», «le vrai travail commence».

Après cette première convention très consensuelle, le PS lance mardi la deuxième consacrée à la rénovation: Arnaud Montebourg va présenter à la direction du parti ses propositions sur les épineux sujets des primaires et du non-cumul des mandats. Les commentaires allaient bon train en coulisses.

«Ce n’est pas le calme avant la tempête, c’est le calme des troupes qui préparent les grandes batailles», résume le député Christian Paul, proche de Mme Aubry.

Les modalités des primaires - calendrier, nombre de scrutins, parrainages, date du Congrès - seront au coeur du débat avec le souci de préserver l’unité retrouvée. «La condition de la victoire, c’est l’unité», résume un proche de la direction.

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