Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

Recherche

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 10:50

Contre le chômage, l’urgence d’une politique de relance

photo confdepresse-592x300La lutte contre le chômage est une priorité absolue affirmée par l’ensemble de la gauche. Fidèles au message de la campagne présidentielle, nous pensons que l’indispensable redressement du pays n’est possible que dans la justice.

Dangereuse socialement, la «politique de l’offre» est, en situation de croissance atone, inefficace économiquement. Nous ne croyons pas que la baisse du «coût» du travail et les coupes dans les dépenses publiques permettent la relance de l’activité. Nous craignons même que cette stratégie ait l’effet inverse.

Nul ne peut se satisfaire des récents chiffres du chômage qui montrent, au mieux, une stagnation du nombre de demandeurs d’emploi en France en 2013. Le débat ne doit pas se focaliser sur «l’inversion de la courbe». Cette regrettable expression témoigne d’une vision statistique et comptable de ce qui est, avant tout, un drame humain et économique.

Notre courant a alerté de longue date sur les risques d’une politique essayant de réduire le chômage tout en continuant la marche forcée vers une prétendue réduction des déficits publics au moyen de «réformes structurelles» inspirées par les éléments les plus libéraux de la Commission Européenne.

Ces objectifs sont antinomiques et ne peuvent être atteints simultanément, ce qui impose un choix politique.

Les politiques d’austérité menées aujourd’hui dans la plupart des pays européens n’en finissent pas d’échouer mais continuent à être imposée aux peuples du continent. La nécessité d’un autre modèle a été rappelée avec force par le PS durant des années et singulièrement lors des campagnes présidentielles et législatives : nous ne sortirons pas de la crise sans une réorientation majeure de la construction européenne.

Le vote du TSCG, l’acceptation de la logique du pacte de stabilité, la réduction des déficits publics érigée en dogme ont obéré la possibilité pour François Hollande de jouer dès son élection un rôle moteur dans cette réorientation politique de l’Europe.

Il faut cependant remarquer que l’une des rares bonnes nouvelles du moment, la baisse du chômage chez les jeunes plusieurs mois de suite, fait suite notamment à la montée en puissance du dispositif des emplois d’avenir. En d’autres termes, la seule véritable mesure de relance mise en oeuvre par le gouvernement est aussi la seule à démontrer incontestablement son efficacité malgré sa portée trop limitée. Nous nous battrons pour que des leçons politiques en soient tirées, non seulement en portant sur la durée du quinquennat le nombre d’emplois d’avenir à 300 000 comme le prévoyait le projet socialiste mais aussi plus globalement pour illustrer l’efficacité de la démarche de relance que nous appelons de nos voeux.

logo MLG 2-copie-2Conscients des fragilités d’une politique de lutte contre chômage qui ne se donne pas les moyens d’atteindre ses objectifs, Maintenant la Gauche a publié dès février 2013 un plan de relance économique, sociale et écologique fondé sur 3 piliers : relance de la consommation populaire, relance par l’investissement public et la ré-industrialisation, réforme fiscale redistributive.

Force est de constater que le président de la République a fait des choix différents lors de ses voeux puis de la conférence de presse du 14 janvier.

C’est une politique de l’offre assumée qu’il entend mettre en place avec l’assentiment du patronat, bien loin de la social-démocratie qui suppose un compromis à l’issue d’un rapport de force. Le financement des allègements de cotisations annoncés n’est pas assuré et la réduction prévue de 50 milliards d’euros de la dépense publique va continuer à dégrader la qualité des services publics et pénaliser les collectivités locales. Pour les entreprises et artisans dont le carnet de commandes est lié à la consommation et à l’investissement, il est donc à craindre que cette politique s’avère encore plus pénalisante.

S’attaquer véritablement au chômage suppose de ne pas se contenter d’attendre une hypothétique amélioration de la conjoncture économique mondiale ou européenne en tentant d’ici là de conserver la « confiance des marchés » et des agences de notation. Au contraire, il faut agir maintenant en utilisant les leviers que l’Etat maîtrise ou sur lesquels il peut agir directement pour consolider l’économie réelle comme la demande intérieure ou la mutation écologique de notre tissu industriel.

Nous ne saurions jouer dans ce contexte la politique du tout ou rien. Les institutions de la Vème République auxquelles nous nous opposons montrent leur logique néfaste avec un président qui apparait comme seul décisionnaire, le gouvernement n’ayant plus qu’à exécuter, le Parlement à valider et le parti majoritaire à encenser. L’utilisation du vote bloqué et des ordonnances illustrerait jusqu’à l’extrême cette dérive.

Mais la majorité de gauche sur laquelle s’appuie François Hollande à l’Assemblée ne peut durablement se maintenir sans le soutien des Français qui ont contribué à la victoire de 2012. Nous continuerons donc à être les porte-voix au sein de la gauche au pouvoir de ces électeurs sans lesquels rien n’aurait été possible, qui attendent une véritable politique de transformation sociale.

Nous continuerons à dégager des convergences à gauche autour de l’idée d’une politique de relance à la hauteur des défis exceptionnels du moment.

Maintenant la Gauche

Partager cet article

Repost 0

commentaires