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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 12:26

UnionEuropeenneLe parlement européen vient de voter une résolution refusant d’approuver l’actuel projet de budget de l’UE, issu du dernier sommet Européen. le programme du SPD, plus à gauche, rompt avec l’ère Schröder.

Le Parlement Européen compte bien faire jouer à plein ses pouvoirs de co législateur du budget et il insiste sur certains points clefs :

  • augmentation du budget communautaire, alors que pour la première fois ce budget propose une baisse des crédits.
  • nécessité d’une ressource propre affectée aux politiques européennes.
  • meilleure gestion et transparence du budget.

Cette résolution demande que le projet de budget soit revu. C’est un acte politique important qui met en brèche l’idée que la réduction de la dépense publique qu’elle soit nationale ou européenne est toujours une bonne chose. Le budget européen devrait être un levier d’une stratégie de croissance et d’égalité territoriale.

Après ce premier acte politique, veillons à ce que les décisions politiques suivent.

logo SPD-copie-1Le parti social démocrate allemand (SPD)  vient d’arrêter, le 12 Mars, son programme  pour les élections législatives de septembre et l’aile gauche du parti,  Forum DL-21,  animée par Hilde Mattheis a pesé fortement sur les décisions.

A l’évidence, ce parti rompt avec la période Schröder et constate les effets très négatifs de certains choix. Le bilan sur l’Etat de la société allemande est très comparable à ce que nous rappelons sans cesse à ceux qui ne cessent de nous vanter les performances de notre voisin d’outre-Rhin.

Dans le texte présenté, il est indiqué que « Le taux de pauvreté a en effet progressé entre 2002 et 2012 de 14,3% à 15,6%, alors que le chômage a baissé dans le même temps de presque 10% à 7,3%. Avoir un emploi nest plus en Allemagne une garantie de vie prospére. »

« 7 Millions de salariés touchent un salaire horaire inférieur à 7 de lheure. Certaines branches travaillent avec des salaires horaires inférieurs à 4 , obligeant lagence de lemploi à payer la différence entre salaire et minimum social. »

« Dans le même temps, la répartition des richesses est devenue encore plus inégalitaire. En 1970, les 10% les plus riches possédaient 44% de la richesse nationale, en 2012 66%.En 2003, les 10% les plus pauvres possédaient 3% de la richesse nationale, 10 ans plus tard seulement 1%. Les 10% les plus pauvres ne sont pas devenus 3 fois plus pauvres seulement relativement, mais aussi en terme absolu. »

« Tous les rapports officiels démontrent le mise en panne de lascenseur social allemand avec  la reproduction des classes sociales par le système éducatif et le grippage du système dapprentissage et de formation professionnel des adultes. »

« Enfin, 80% des ressources fiscales sont prises sur les revenus salariés et la consommation, seulement 12% sur les entreprises et les revenus du capital. »

Surtout le SPD prend des positions importantes pour les salariés, retraites et couches populaires allemandes mais aussi pour nous, français et européens.

Citons quelques points majeurs:

  • La création d’un SMIC horaire  qui serait fixé à 8,5€. Le syndicalisme allemand était encore en 2003 opposé à la mise en place d’un salaire minimum légal pour ne pas empiéter sur le dialogue social et les accords de branches. Mais l’explosion des emplois précaires et à bas salaires – secteur où la présence syndicale est faible – ont également amené les syndicats et le SPD à accepter le principe d’une fixation par la loi.
  • Réforme  de la législation pour encadrer le recours aux emplois précaires, aux intérimaires et aux mini-jobs, ainsi que le renforcement des partenaires sociaux.
  • transformer l’assurance chômage en assurance-emploi, avec l’idée d’empêcher la perte d’emploi.
  • Suppression des droits d’inscription aux universités, et garantie de la gratuité de la crèche à l’Université.
  • Garantie légale pour toutes et tous à une formation professionnelle avec protection de la mise en disponibilité.
  • Suppression de la  prime aux mères au foyer, loi sur l’égalité salariale Hommes-Femmes, et création d’un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration et de direction des grandes entreprises.
  • Programme massif de construction de logements sociaux, l’introduction de plafonds légaux aux augmentations de loyers.
  • Relèvement du taux maximal d’imposition de l’impôt sur le Revenu de 45 à 49%, réforme de l’impôt sur les successions et  création d’un impôt sur le patrimoine, relèvement de l’impôt sur les produits financiers de 25 à 32%. Suppression d’abattements fiscaux et niches fiscales, lutte contre la fraude fiscale au niveau international, création de la taxe sur les transactions financières.
  • Introduction de la couverture universelle santé et retraite pour tous les nouveaux assurés (avec le but de mettre fin au systéme actuel avec caisses publiques et caisses privées), et contributions égales patronales et salariales au systéme.
  • Création de départ retraite partielle à partir de 60 ans, départ à la retraite compléte des salariés avec 45 années de cotisation dés 63 ans, financement pour garantir un niveau de retraite au dessus de 850 €, cette proposition s’oppose aux réformes préconisées par Angela Merkel  de relévement de l’âge de la retraite à 67 ans. Le SPD ne peut accepter un allongement de ce départ a la retraite  tant que le taux d’activité des plus de 60 ans est inférieur à 50%.

Sur l’Europe, le texte du programme insiste sur la nécessité d’une Union sociale, empêchant la concurrence salariale et le dumping social, reprend beaucoup de ses positions sur le rôle du Parlement Européen mais ce qui est plus nouveau demande que des services publics soient exclus des compétences de l’UE.

Il y a, a l’évidence un changement de ligne et une affirmation plus à Gauche que le candidat Peer Steinbrück devra prendre en compte. Il est vrai que les sondages ne lui sont guère favorable, lui qui avait fait partie de la grande coalition avec la CDU. Espérons que ce nouveau cap permettra la victoire du SPD et que les orientations actuelles seront tenues et défendues.

Pour les français, ces évolutions devraient encourager des positions plus offensives pour réorienter la construction Européenne, ne pas craindre de proposer des choix radicalement opposés à l’austérité , à la suprématie des politiques monétaristes. N’attendons pas passivement une  victoire des forces de gauche en Europe, contribuons a leur succès et poussons les à assumer avec force l’indispensable mutation qui doit les sortir de la sinistre séquence sociale libérale.

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Published by Marie-Noëlle Lienemann - dans Socialisme(s) européen(s)
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