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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 10:41

LesEchos.fr - Par Elsa Freyssenet | 28/06/2012

Le contenu de la rigueur de gauche, sur fond de bras de fer européen, inquiète les socialistes proches de Benoît Hamon et de Henri Emmanuelli. Si les leaders sont discrets, certains craignent une « austérité » qui ne dit pas son nom.
338657_0202143146466_web.jpgLeaders de l'aile gauche du parti, Henri Emmanuelli et Benoît Hamon cherchent pour l'heure le bon positionnement. - HAMILTON/REA

Gel des dépenses publiques, hésitation gouvernementale sur le calendrier du doublement du plafond du Livret A, craintes sur l'issue du sommet européen... Dans la majorité, quelques voix commencent à s'élever sur le contenu de la «rigueur» de gauche. Les protestations du PCF sur la faiblesse du coup de pouce au SMIC ou les soupirs du chef de file des députés communistes, André Chassaigne, qui voit dans le gel des dépenses «une forme de résignation» laissent le gouvernement de marbre, les socialistes étant majoritaires à eux seuls à l'Assemblée. Mais l'affaire peut se compliquer si l'aile gauche du PS, qui revendique 21 députés et une sénatrice, s'y met. Pour le moment, elle se contente de tordre le nez en faisant part mezzo vocce «d'interrogations» ou «d'inquiétudes».

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann s'est ainsi emparée mardi d'un sujet non encore arbitré - le calendrier du doublement du plafond du Livret A - pour s'«alarmer» des hésitations gouvernementales et réclamer le respect de cette promesse du candidat Hollande. Sur les dépenses publiques, «on savait que Hollande ne serait pas laxiste», glisse-t-elle. Le candidat n'avait cependant pas parlé de gel en valeur absolue. Le député de Paris Pascal Cherki met donc les pieds dans le plat : «Peut-on ramener le déficit public de 4,5 % du PIB à 3 % en 2013 avec une croissance atone ?» Et le maire du XIVe arrondissement d'ajouter : «Pendant la campagne, on a promis le sérieux budgétaire et la croissance, pas l'austérité.» «Le côté rigueur de gauche n'est pas enthousiasmant», glisse aussi Emmanuel Maurel, vice-président de la région Île-de-France.

« Ni trublion ni godillot »

Les leaders du courant, eux, procèdent par allusion. C'est au détour d'une intervention sur le futur congrès du PS que Benoît Hamon a souhaité, mardi soir lors du bureau national, des débats entre l'exécutif, les parlementaires et le parti : «Les premiers actes du quinquennat sont importants et le président le sait. Il y a un contexte de crise qui appelle des réponses budgétaires et un contexte européen explosif.» Une prudence due à son appartenance au gouvernement mais pas seulement. La gauche du PS cherche le bon positionnement, entre affirmation de son existence et «temporisation pour ne pas affaiblir Hollande» - «ni trublion ni godillot», glisse Pouria Amirshahi, élu des Français de l'étranger. «On ne veut pas de la caricature des râleurs systématiques», explique Razzy Hammadi, député de Seine-Saint-Denis. Le courant attend le résultat du Conseil de Bruxelles et réunit ses cadres samedi. D'ici là, l'ancien ministre Henri Emmanuelli préfère critiquer «les politiques d'austérité au niveau européen». «On fait comment dans un ménage pour rembourser les dettes quand on coupe les revenus ?», s'interroge-t-il.

Pas tout à fait sans rapport avec la France.

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