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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:52

logo MLG 2-copie-2Notre camarade Bernard MATHONNAT s'est proposé d'animer dans la perspective des élections municipales une formation afin de vous aider à intégrer la Culture dans vos programmes municipaux. Nos camarades d'Île-de-France sont également invités.
Nous vous proposons de nous retrouver le Jeudi 12 décembre 2013 à 19h30 - Maison des Associations, Rue du Four-Gaudon, à Écouen (à droite après le gymnase). Retrouvez l'invitation ici.

Pour ouvrir la discussion et la formation, notre camarade propose cette petite note à votre réflexion.

 

Quelques réflexions pour des axes d’orientations de  politique culturelle

bernard mathonnatCelle-ci doit être menée en direction de tous les publics qu’ils soient publics jeunes, jeunes publics, adultes, séniors… et comme pour tous les autres pans de la politique culturelle, dans le domaine du théâtre, du cinéma, de  la chanson …, revendiquons un spectacle vivant, ni moralisateur au sens péjoratif de l’instrumentalisation à une intégration, ou pire communautariste, ni enseignant c’est à dire uniquement instructif, ni d’ailleurs uniquement distractif car il mène forcément à l’illusion.

Nous souhaitons présenter un art vivant non mineur, mais d'exigence esthétique et de recherche.

En bref, nous voulons voir triompher une politique culturelle  fait d’évènements vivants de plaisir, de rêve et de magie.

Ceci dit, nous souhaitons promouvoir des formes artistiques qui tiennent compte de la réalité sociale où vivent, s'expriment et se débattent adultes comme enfants.

Le spectacle vivant doit contribuer à lui donner une appréhension de la vie au travers de sa sensibilité, de son imaginaire, pour faire naître, après, plus tard, réflexions, analyses et critiques.

Quoiqu'il en soit, le "voir", le "goûter", "l'écoute" sont autant d'activités créatrices.

Certes, reconnaissons l'existence et le besoin de formes artistiques spécifiques pour les enfants de moins de 10 ans. Pour autant cette reconnaissance de différences sur le plan des intérêts, du vécu, du statut aussi n'implique pas une séparation du monde de l'enfant et de celui de l'adulte, tout juste une autre manière d'appréhender son environnement.

La démocratisation de la culture et notamment le théâtre constitue à la fois un enjeu d’avenir, mais aussi un facteur puissant d’accès à la citoyenneté.

En effet, être citoyen actif, c’est avoir une capacité de vigilance, donc un esprit critique, une liberté de pensée, une aptitude à s’exprimer, à trouver sa place, à se bâtir des repères et un système de valeurs respectant les fondements de la démocratie. Pour cela, il faut être acteur de son existence sur la base d’une identité solidement construite.

Les pratiques artistiques et le rapport à l’Art, en participant à la construction du sujet libre, permettent à chacun de s’inscrire dans la vie de la cité pour y exercer ses droits et ses devoirs, car en fin de compte, cette jeunesse et toutes ces populations et tranches d’ages constituent un atout formidable pour la collectivité, si les conditions de leurs émancipations sont réunies.

Comme toutes les villes de banlieue, nos villes sont confrontées aux difficultés d’intégration de sa jeunesse, au chômage, à l’exclusion, au repli identitaire, à des processus douloureux d’acculturation. Certains jeunes y rencontrent des difficultés tant scolaires, que d’ordre familial, génératrices de marginalisation.

Pour permettre à chaque personne,  quelque soit sa tranche d’âge et d’origine, d’être citoyen à part entière, pour répondre à ces difficultés, à ces exclusions, les municipalités se doivent de mettre en place de nombreux dispositifs destinés à réduire les inégalités d’accès à la culture.

Car dans cette démocratie malade, la culture semble bien être, à elle seule, le dernier rempart aux montées, populistes, communautaristes et xénophobes. Elle sert à la compréhension de l’autre, aux cultures autres et enrichit notre République…

Et n’en déplaise à certains ayatollahs de l’enseignement unique des matières fondamentales, il ne faut pas à mon sens, heureusement à l’inverse de ce qui est entrepris par exemple à Gonesse, reléguer du socle des compétences à acquérir, la culture et les arts. Repousser celles-ci uniquement dans le péri-scolaire ce serait une grave erreur et un recul historique.

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Published by Bernard Mathonnat - dans Culture(s)
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