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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 14:58

Vote de M.-N. Lienemann contre le MES : "Faisons attention à ne pas diviser la gauche"

http://www.francetv.fr/2012/sites/elections/files/styles/512x256/public/images/photos/2011/09/senat2.jpg

Propos recueillis par LILIAN ALEMAGNA mardi 28 février 2012 - Libération

Après les députés, les sénateurs se prononcent aujourd’hui sur le Mécanisme européen de stabilité (MES). Doté de 500 milliards d’euros, ce dispositif doit remplacer en 2013 le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et venir en aide aux pays de la zone euro.

La semaine dernière, les députés PS avaient choisi de s’abstenir. Ils refusaient que le MES soit lié au futur traité de discipline budgétaire que François Hollande veut renégocier. Seuls 16 d’entre eux (dont Henri Emmanuelli et Julien Dray) ont voté contre. Au Sénat, où la gauche est majoritaire, la plupart des socialistes devraient aussi s’abstenir, ce qui permettra l’adoption du texte. Sénatrice PS de Paris, Marie-Noëlle Lienemann votera contre.

Pourquoi ce choix ?

Le MES est une illusion. Il lie le déblocage de l’aide aux pays en difficultés à la ratification du traité «Merkozy» qui nous impose l’austérité. Il faut rejeter tout le paquet.

Mais vos camarades ont opté pour l’abstention…

Il y a toujours eu deux stratégies au sein du PS : d’un côté, ceux qui veulent dire non pour acter un coup d’arrêt. De l’autre, ceux qui ne veulent pas bloquer les institutions européennes. Nous avons déjà eu ce débat en 2005 [lors du référendum sur le traité constitutionnel européen qui avait déchiré les socialistes, ndlr]. Mais, cette fois-ci, personne n’est pour ! Tout le monde est dans une perspective de renégociation du traité. J’aurais préféré que la majorité vote non et que la minorité s’abstienne. C’est l’inverse. Mais ça n’a rien de dramatique.

Le chef du PCF, Pierre Laurent, a demandé hier à la gauche de s’engager à proposer un référendum sur l’UE si elle gagne. Vous le suivez ?

Par principe, je suis pour que les questions sur l’UE qui touchent à la souveraineté soient tranchées par le peuple. Mais ne nous trompons pas d’échéance… Il ne faut pas mettre le couteau sous la gorge de François Hollande.

Le Front de gauche veut soumettre le MES au Conseil constitutionnel avant le Sénat. Allez-vous les aider ?

Je n’apporterai aucune signature à une initiative autre que celle de mon groupe. En revanche, soumettre le texte au Conseil constitutionnel a posteriori, c’est autre chose. Pour la première fois, un traité européen sera ratifié sans son avis préalable. Or, il y a un doute sur sa constitutionnalité : le plafond du MES pourra être augmenté sans consultation des parlements nationaux. C’est une atteinte à la souveraineté budgétaire. Mais, dans cette période, faisons attention à ne pas diviser la gauche. La première urgence est de changer de majorité pour pouvoir renégocier le traité.

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