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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 10:58

LienemannUn cycle s’achève, un nouveau s’ouvre depuis la victoire d’hier. Le changement était devenu possible, il devient impératif.

Comme c’est souvent le cas, le second tour des élections a amplifié le premier. Les français ont fait un choix clair : donner au Président de la République François Hollande une claire majorité pour mettre en œuvre sa politique. C’est heureux, d’autant plus que de nombreux  députés et députées qui viennent d’être élus vont apporter un sang neuf à la vie parlementaire qui en a bien besoin.

Pour autant, il faut regarder avec lucidité les résultats de dimanche car ils fixent les taches politiques de la période.

Le très fort taux d’abstention est inquiétant et révèle les effets très négatifs de la Vème République sur notre vie démocratique. Au yeux de nos concitoyens, le Parlement est considéré comme secondaire par rapport à l’exécutif et au président. Le quinquennat, la coïncidence des mandats et l’inversion du calendrier ont renforcé cette tendance. La revalorisation effective du Parlement ne peut demeurer une vague intention! Le grand décalage entre la composition de l’Assemblée Nationale et la réalité des forces politiques est manifeste.c’est particulièrement vrai si l’on compare le nombre de députés et par exemple les votes recueillis au premier tour de la présidentielle.  Toute crise politique part d’une crise de représentation.

Il y a donc un impératif besoin de modifier très sérieusement nos institutions et nos modes de scrutin. L’instauration d’une part de proportionnelle est indispensable et urgente.  Il y a moyen d’assurer la stabilité d’une majorité sans valider une telle distorsion. Or on le sait, mieux vaut réaliser une réforme institutionnelle en début de quinquennat. On ne pourra pas éluder cette exigence.

Tout particulièrement au sein de la gauche, les conséquences de ce décalage doivent être traitées avec attention et une réelle volonté unitaire. Car, l’affaiblissement du nombre de parlementaires du Front de gauche alors que leur candidat avait réalisé un bon score  doit ne réjouir personne et faire réfléchir. Certains y verront une opportunité de se dispenser de l’effort de rassemblement à gauche. Ce serait ne pas voir que sans ce rassemblement, François Hollande ne serait pas Président. A contrario, le refus de signer un accord législatif, à défaut d’un accord de gouvernement avec le PS, a mis le Front de gauche en situation de faiblesse. Nous sommes un certain nombre à avoir plaidé pour une plateforme législative commune rouge, rose, vert, sans avoir été entendus.

Les citoyens veulent la diversité à gauche,  pas les divisions. Cela doit faire méditer pour l’avenir. Mais, dès à présent une question doit être posée: comment faire vivre une dynamique de convergences à gauche tout en exerçant le pouvoir ? Différentes initiatives peuvent y concourir sans pour autant  faire disparaître les désaccords. Par exemple, constituer un  comité permanent des gauches et écologistes. En tout cas, l’unité de la gauche et des écologistes n’est pas seulement une nécessité pour gagner mais pour durer et pour changer !

La situation politique que nous connaissons est inédite.

La responsabilité du Parti Socialiste n’a jamais été aussi essentielle. Celle de la gauche décisive. Avec un président de la République issu de ses rangs et la majorité absolue à l’Assemblée, très présent à la tête de la plupart des collectivités locales, pilier de la gauche majoritaire au Sénat, le PS est désormais en situation d’incarner non seulement une alternance mais aussi d’engager une réelle alternative.

L’accession au pouvoir de la gauche et des écologistes s’opère dans une période  de crise d’une extrême gravité puis qu’elle plonge un nombre important de nos concitoyens dans des difficultés considérables (chômage, pauvreté, précarité, incertitude etc.), parce qu’elle crée un climat de peur, de méfiance en l’avenir et dans les autres et qu’elle ouvre un espace politique conséquent aux partis ou aux pensées totalitaires, d’extrême droite ou intégristes. Mais elle porte aussi une exigence de transformation profonde de l’ordre dominant et une opportunité pour la gauche d’incarner une voie nouvelle, une alternative au capitalisme financier transnational. Dans ces périodes de grands désordres, d’instabilité, de menace sociale, tout peut basculer vers le pire ou vers le meilleur et la tâche de la gauche française est tout à la fois d’éviter le pire et d’engager le pays, l’Europe vers le meilleur. Ce diagnostic lucide et la volonté d’être à la hauteur de cette tâche historique sont à coup sûr indispensables pour réussir le changement.

Voilà la feuille de route des nouveaux députés, mais sans doute aussi celle des militants, celle de tout citoyen, de gauche ou écologiste, motivé.

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Published by Marie-Noëlle Lienemann - dans Réinventer la Gauche
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