Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

Recherche

11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:08

lefigaro.fr - mercredi 10 avril 2013

INTERVIEW - Le leader de l'aile gauche du PS, Emmanuel Maurel, appelle François Hollande à changer de cap et à former un «gouvernement rouge, rose, vert qui incarnerait enfin le changement attendu par les Français le 6 mai.»

Maurel Saint-Quentin 17-10-2012 rueLE FIGARO - François Hollande a réaffirmé mercredi à l'Élysée qu'il ne changerait pas de politique, alors que plusieurs de ses ministres s'inquiètent des conséquences d'une politique d'austérité. Qu'en pensez-vous ?

Emmanuel MAUREL - Ce débat soulevé par plusieurs ministres rejoint le combat que je mène avec mes amis (de l'aile gauche du PS, NDLR) pour la réorientation de la politique nationale. Le «sérieux budgétaire» est nécessaire mais quand le sérieux se transforme en rigueur extrême, ça a des conséquences dans la vie des gens, notamment les plus modestes. Quand on mène des politiques de rigueur dans une situation de quasi récession, non seulement les déficits sont peu réduits mais le chômage non plus, et la précarité s'aggrave. D'où la nécessité d'un tournant de la relance, par l'investissement et la consommation. Il faut également une vraie réforme fiscale. Le président ne semble pas vouloir revenir sur sa politique et je le regrette.

Vos positions restent-elles minoritaires au sein du PS ?

Non, au contraire. Il y a plusieurs mois, nous avons essayé de soulever un certain nombre de débats. Nous étions les premiers à dire que l'objectif de ramener les déficits à 3% du PIB était intenable, et n'était pas souhaitable. Je constate que de plus en plus de voix s'élèvent dans la majorité pour dire que ce n'est pas forcément l'alpha et l'oméga de la politique économique. Je me réjouis de constater que la quasi totalité des socialistes aujourd'hui reconnaissent que l'austérité en Europe nous mène tout droit à la catastrophe. Ce n'étais pas le cas au moment du vote du Traité européen, à l'automne dernier. Je rappelle que cette austérité budgétaire était inscrite dans le traité. Il y a donc une évolution. On doit tirer aujourd'hui les conclusions politiques de ces critiques, de cette nouvelle donne, et traduire concrètement dans la politique nationale cette inflexion que l'on souhaite au niveau européen. Au moment où on s'apprête à fêter le premier anniversaire de l'élection de François Hollande, il est nécessaire de passer à une nouvelle étape en terme de politique économique et sociale. Je souhaite aussi une nouvelle étape dans l'organisation de la majorité.

C'est-à-dire ?

Je propose un nouveau pacte majoritaire pour une nouvelle politique. François Hollande doit remanier son gouvernement et y associer toutes les forces de gauche qui ont permis sa victoire le 6 mai. Le Front de gauche doit être, lui aussi, associé à cette nouvelle étape. En leur temps, François Mitterrand et Lionel Jospin avaient eu le souci du rassemblement de la gauche pour mener une politique de transformation sociale. Près d'un an après l'élection de Hollande, nous avons besoin de sérieuses inflexions de notre politique économique et sociale. Mais cette nouvelle politique ne sera possible qu'en y associant tous les forces de gauche. En d'autres termes, j'appelle de mes vœux un gouvernement rouge, rose, vert, pour mener une politique qui incarnerait enfin le vrai changement qu'attendaient les Français le 6 mai. J'en ferai la proposition samedi au conseil national du PS.

Partager cet article

Repost 0
Published by MLG 95 - dans à Gauche...
commenter cet article

commentaires