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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 17:00

appel des 10016 septembre 2014

Notre vote exprime des désaccords devant une politique économique et sociale qui ne réussit pas. Membres de la majorité, nous exprimons par notre abstention, l’urgence de réorienter des choix essentiels. Ni efficaces, ni justes, ils s’éloignent des engagements pris devant le pays, et souvent, ces dernières semaines, des principes qui fondent notre ambition socialiste.
Un vote de confiance n’est pas l’appréciation des qualités d’un homme ou d'un discours, mais l'assentiment donné au gouvernement sur la mise en œuvre concrète de sa politique. Assumée depuis l’annonce du «pacte de responsabilité» amplifiant le CICE, confirmée malgré les sanctions électorales, cette politique se trouve encore rigidifiée depuis l’été. Le remaniement récent a rétréci les bases politiques du gouvernement.

La politique de baisse massive et sans contrepartie de la fiscalité des entreprises va d'abord provoquer des effets d'aubaine importants et des augmentations insupportables de la rémunération des actionnaires. Cette politique, financée par des hausses de TVA et des baisses de dotations aux collectivités locales, n'est pas adaptée à la situation des entreprises qui souffrent d'abord de la faiblesse de leur carnet de commandes. Nous soutenons les efforts entrepris pour desserrer le carcan européen, mais nous considérons que le gouvernement ne doit pas s’enfermer dans une politique de contraction excessive des dépenses qui affaiblit la croissance et entretient le déficit.

L’érosion du pouvoir d’achat des catégories populaires et moyennes a compromis le "redressement dans la justice". Nous constatons, comme de nombreux Français, que les corrections apportées dans restent insuffisantes. La fonction historique de la gauche est d’initier des réformes innovantes et justes pour réduire les inégalités, en refusant clairement les réponses libérales dépassées.

Nos propositions ne portent pas sur des détails, mais sur l'équilibre et le sens d'une politique. Les "petits gestes" et les improvisations n’offrent pas une stratégie à la hauteur de la crise. Nous défendons un autre chemin, parfaitement réaliste et possible. Nous proposons de cibler les aides sur les entreprises  qui investissent et créent vraiment des emplois, et de libérer les milliards d'euros correspondants pour un plan d'urgence soutenant la consommation, le logement et l'investissement des collectivités locales. La remise en chantier de la réforme fiscale et de la loi bancaire renouerait avec notre programme.

Seul un changement de politique peut redonner confiance aux Français, ressouder notre majorité et rassembler la gauche. Etre responsables et utiles à la France est la seule raison d'être de la démarche démocratique que nous poursuivrons au Parlement, à travers les débats budgétaires, et au-delà avec le collectif "Vive la Gauche !".

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