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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 13:36

Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche - jeudi 13 décembre 2012

Ceux qui aimeraient infléchir la ligne du gouvernement, de l’aile gauche du PS au Front de gauche, se sont retrouvés mercredi soir pour un premier dialogue.

Pierre-Laurent-et-Emmanuel-Maurel.jpg

Pierre Laurent et Emmanuel Maurel se sont retrouvés mercredi soir. (Maxppp)

Pas l’union mais une réunion

Et un début de dialogue entre l’aile gauche du PS et le Front de gauche, en passant par les écolos. Mercredi soir, à la sortie de ce colloque qui se tenait dans une salle parisienne, Emmanuel Maurel, le nouveau leader de l’aile gauche du PS, a le sourire aux lèvres. "C’est la première fois depuis qu’on est au pouvoir qu’il y a tous les partis de gauche autour d’une table", se félicite-t-il, avant d’en faire beaucoup sur la "qualité" du discours de Pierre Laurent, "très précis", "très bon". En plus de la présence du patron du PCF, Martine Billard, la co-présidente du Parti de Gauche, Denis Baupin pour EELV, quelques économistes et autres politiques se sont réunis à l’invitation de Marie-Noëlle Lienemann et du club Gauche Avenir lors d’une soirée animée par l’ancien ministre de Mitterrand, Paul Quilès. Au menu, débat sur la relance et sur le rapport Gallois pour cette gauche ou ces gauches qui goûtent peu à la social-démocratie sauce Hollande.

"Rien de grand dans ce pays ne se fait sans l’unité de la gauche", entame Maurel alors que le Front de gauche s’oppose de plus en plus à un gouvernement auquel il ne participe pas. "Rien ne serait pire que de créer une frontière artificielle", entre gauche responsable et gauche protestataire poursuit le leader du courant Maintenant la gauche. Contre un "renversement d’alliance" et la création d’une hypothétique "troisième force" entre un "centre introuvable" et une "gauche qui renoncerait à être elle-même", Maurel joue donc l’unité à un moment où ceux qui refusent la ligne "social défaitiste", comme il la qualifie, peine à se faire entendre et à peser. Cette réunion, veut-il croire, marque "le début d’un processus de convergence".

"Le dialogue à gauche est urgent"

Dans une soirée où les mots "nationalisation" ou "interdiction des licenciements boursiers" ont le vent en poupe quand ceux de "rapport Gallois" ou "pacte de compétitivité" cristallisent le rejet, Maurel, après avoir plaidé pour "un choc de solidarité", conclut sa rapide intervention sous les applaudissements de Pierre Laurent. "Le dialogue à gauche est urgent pour trouver des issues à la crise", explique le patron des communistes qui souligne au passage "son plaisir d’être ici".

Jusque-là, difficile de dire que les propositions du PCF ou ses amendements ont trouvé une oreille attentive du côté de la majorité. Et le dialogue entre direction du PS et direction du PC reste plus que poussif. "Le gouvernement devrait être un peu moins à l'écoute des grands patrons et plus à l'écoute de nos propositions", avertissait-il en novembre dernier dans une interview au JDD. Durant son intervention, Laurent exprime un "regret" : il voudrait que la gauche "cesse de fonctionner comme nous le faisons, comme si le débat était clos par les 60 engagements" de François Hollande. "Les idées, les débats, les forces existent pour d’autres choix que ceux faits aujourd’hui. Il faut se mettre en mouvement", pousse Laurent qui voudrait que le gouvernement entende plus les "forces sociales" que Mittal et les "pigeons".

"Nous devons travailler à une alternative, au rassemblement de la gauche et faire des contre-propositions", défend Marie-Noëlle Lienemann qui rêve d’un "nouveau Front populaire". Maurel, Lienemann, Laurent tentent de tirer le gouvernement à gauche quand le PG de Mélenchon ne croit pas cela possible. Alors ce rendez-vous? "Ce n’est pas un grand Front populaire. On se retrouve par moment avec d’autres forces", relativise la co-présidente du Parti de gauche. Invité, Jean-Luc Mélenchon n’est finalement pas venu. Mais les ponts avec Maurel, qui fut son stagiaire au Sénat, et avec Lienemann, qui fut sa complice de courant au sein du PS, ne sont pas rompus. Les trois compères ont très récemment déjeuné ensemble.

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Published by MLG 95 - dans à Gauche...
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