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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:53

14 membres du Bureau National du Parti Socialiste ont voté ce soir pour exiger une stratégie offensive des socialistes sur la question européenne, alors que le sommet de Bruxelles s'est achevé sur un échec pour une vision progressiste de la construction européenne et sur un budget de l'Union Européenne en forte baisse. Parmi eux, les 7 membres de Maintenant la Gauche ont publié ce communiqué de presse pour tracer une perspective claire aux socialistes.

 ”les dirigeants libéraux de l’Union Européenne ne doivent pas ajouter l’austérité communautaire à celle qu’ils ont imposée aux Etats membres”

Au sortir de plusieurs mois de négociations sur le projet de budget européen nous saluons la détermination du Président de la République à défendre un budget européen orienté vers la croissance. Clairement, sans la determination francaise, l’Europe n’aurait même pas tenu les promesses de l’intégration et fait le choix de l’augmentation des fonds de cohésion pour les régions les plus défavorisés.

Le compromis trouvé est le fruit des tensions maintenant explicites entre deux visions très différentes de l’Europe.

 La proposition de budget établie à 960 milliards reste très en retrait par rapport aux préconisations initiales de la Commission Européenne (1033 milliards), et constitue une baisse historique par rapport au budget précédent (994 milliards) et on ne peut que regretter le manque d’ambition pour les grands projets d’infrastructures ou encore la diminution des fonds consacrés aux plus démunis.

En baissant son budget, pour la première fois de son histoire, les dirigeants libéraux de l’Union Européenne ajoutent l’austérité communautaire à celle qu’ils ont imposée aux Etats membres.

L’Europe semble incapable du moindre sursaut : Budget d’austérité, euro fort qui pénalise nos industries, dumping social et fiscal qui encourage les délocalisations.

Cela ne peut continuer comme cela ! On pensait que la crise financière obligerait les dirigeants libéraux européens  à inverser la donne  et engager une vision prospective pour l’Europe fondée sur les grands projets et les investissements d’avenir : on constate aujourd’hui qu’elle les conforte dans une vision minimaliste et libérale de la stratégie européenne.

Dans un contexte de croissance trés réduite, les politiques de rigueur mènent inexorablement à laustérité généralisée.

Les socialistes ont toujours été porteurs d’un vision de l’Europe comme d’une échelle pertinente pour mettre en oeuvre des politiques de croissance et de progrès social.

 Aujourd’hui, élaborer un budget européen ambitieux  répond à une double nécessité :

une nécessité économique pour répondre à la crise européenne par les investissements publics et le pilotage stratégique de l’économie européenne

une nécessité politique pour l’Union Européenne qui n’est pas parvenue au bout du processus d’intégration des nouveaux entrants, qui peine à imposer une harmonisation sociale et fiscale des politiques nationales économiquement efficace et socialement juste, et qui doit pouvoir s’appuyer sur un budget suffisant pour mettre en œuvre un véritablement gouvernement économique.

Les parlementaires européens seront saisis dans quelques mois de ce projet du budget.

Nous soutenons pleinement les chefs des quatre principaux groupes politiques du Parlement européens qui ont annoncé qu’ils refuseraient d’accepter « en l’état » ce budget qui «ne renforcera pas la compétitivité de l’économie européenne». Nous souhaitons que les députés européens puissent prendre toutes les initiatives nécessaires pour aboutir à l’adoption d’un budget plus ambitieux à même de ramener l’Europe sur le chemin de la croissance.

C’est maintenant, parce que nos concitoyens perdent espoir et qu’il appartient à la France refuser un tournant de l’austérité en europe, et de défendre l’Europe  de la relance.

Maintenant la Gauche est représentée au Bureau National du PS par :

Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj, Gérard Filoche, Marianne Louis,

Julien Dray, Anne Feirerra, Jonathan Munoz, Jean-François Thomas.

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