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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 13:23

Hoang Ngoc

Par Liem Hoang Ngoc - Mediapart.fr - vendredi 2 juillet 2010

MEDIAPART. Relance ou rigueur ? Taxe sur les banques ou pas ? Le G-20 de Toronto, conclu dimanche 27 juin, n’a tranché sur aucune des questions de fond à l’ordre du jour. Les Etats se sont par exemple engagés à diviser par deux leur déficit public d’ici 2013, par rapport à leur Produit intérieur brut. Une victoire de l’Allemagne, favorable à la rigueur, contre les Etats-Unis pro-relance ? Pas si sûr : le communiqué final précise que ces mesures d’austérité seront à chaque fois « adaptées aux circonstances nationales » (page 3), façon polie de dire que chacun fera ce qu’il veut. 

Depuis sa première édition, en novembre 2008 à Washington, c’est la première fois que le cartel des pays les plus riches et/ou développés de la planète reconnaît aussi clairement ses désaccords face à la crise en cours. Ce G-20 écartelé a-t-il servi à quelque chose ? Pour Mediapart, des économistes et des militants décryptent les mesures (et les silences) du communiqué final.
 




Liêm Hoang-Ngoc, eurodéputé socialiste :
 
« L’Allemagne sort vainqueur » 

« Ce G-20 a renforcé la position allemande sur la scène internationale. Berlin est parvenu à inscrire l’austérité dans le communiqué. Il y avait deux pistes en débat à Toronto, pour savoir comment sortir le monde de la récession. Celle de Barack Obama, partisan de la relance et du maintien, le plus longtemps possible, des dispositifs de soutien à l’économie. Et celle des néo-conservateurs européens, qui veulent la rigueur dès à présent. Les Européens, et les Allemands en particulier, l’ont emporté. C’est tout l’esprit du paragraphe 10 (page 3, ndlr), qui propose la réduction de moitié, d’ici 2013, des déficits publics, exception faite du Japon.

Je rappelle que, pour la France, cela revient à réduire le déficit de trois à quatre points de Produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire à économiser jusqu’à 80 milliards d’euros en trois ans... C’est énorme. Certes, le texte n’est pas contraignant et chaque plan peut être « adapté aux circonstances nationales ». Mais il servira de boussole dans les mois à venir, exactement comme l’a fait le Pacte de stabilité et de croissance en Europe.

On notera par ailleurs que le paragraphe 11 vise clairement les Etats-Unis, en exhortant les pays « avancés déficitaires » à « stimuler l’épargne nationale ». Là encore, c’est une manière de conseiller à Washington de mettre fin à son plan de relance. C’est la première fois, il me semble, que l’Allemagne sort à ce point vainqueur d’un G-20. »

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