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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:13

alternatives_economiques.jpgNous approuvons la volonté manifestée par François Hollande de rétablir l’équilibre des finances publiques au cours de son quinquennat après une décennie de cadeaux fiscaux aux plus aisés et aux entreprises qui ont notablement contribué à creuser ces déficits et à gonfler la dette publique française. Mais pour atteindre cet objectif, il est indispensable de tenir compte de la conjoncture. L’économie française stagne depuis de longs mois et elle est probablement entrée en récession l’été dernier. C’est aussi le cas, depuis plus longtemps encore, de la zone euro dans son ensemble. Dans ces conditions vouloir ramener de 4,5% en 2012 à 3% du PIB les déficits publics dès 2013 risque de plonger l’économie française dans la dépression et de faire bondir le chômage alors que celui-ci vient déjà de battre les records établis dans les années 1990. Une hausse qui serait socialement et politiquement inacceptable. D’autant plus que, au bout du compte, l’objectif de 3% de déficit ne serait pas atteint et que l’endettement public continuerait à s’accroître comme le montrent les exemples de l’Italie, de l’Espagne ou encore de la Grèce. Compte tenu du poids de l’économie française, seconde économie européenne, une telle politique risquerait de plus d’aggraver de façon significative les difficultés de la zone euro et de relancer la crise des dettes souveraines européennes.

Dans ces conditions, il nous paraît indispensable de repousser le retour à 3% de déficit public comme la plupart des économistes le recommandent. Tenir ses engagements est incontestablement une qualité pour un dirigeant politique et François Hollande a montré depuis le 6 mai dernier qu’il y est attaché. Mais il est aussi indispensable pour un homme d’Etat de savoir s’adapter aux circonstances lorsque celles-ci ont changé. Et c’est manifestement le cas de la situation économique française et européenne depuis le moment où François Hollande avait formulé en 2011 l’engagement de ramener les déficits publics sous la barre des 3% dès 2013. Quoi qu’on pense par ailleurs de leur pertinence, les réformes récentes de la surveillance budgétaire européenne, basées sur la notion de déficit structurel, fournissent de solides arguments pour dévier de cet engagement. Les investisseurs eux-mêmes, très inquiets de voir la zone euro s’enfoncer dans la récession du fait des politiques budgétaires trop restrictives menées en son sein, comprendront un tel geste.

En conséquence, François Hollande doit se sentir libéré de cette promesse intenable et contreproductive et trouver les moyens de convaincre ses collègues européens de la nécessité de repousser cette échéance. Il vaut mieux affronter aujourd’hui les difficultés liées à un tel renoncement que de constater demain qu’on n’a pas atteint les 3% de déficit après avoir plongé le pays dans la récession et accumulé des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires

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