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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 08:20

Le Parti s'est enfin remis au travail

Nous sommes nombreux à avoir, congrès après congrès, demandé à ce que le PS fasse un travail de fond associant chacun d’entre nous à l’élaboration collective. Les conventions du PS organisées en 1996 avaient préparé la victoire de 1997. J’attache, comme vous, beaucoup d’importance à ce travail intellectuel, à la richesse du débat militant, en section et en fédération. Il est important que chaque section n’hésite pas à se lancer dans le travail d’amendements.
Le texte résulte d’un immense travail en ateliers qui a souligné une même volonté commune :

  • de tout mettre sur la table ;
  • de ne pas esquiver nos divergences, d’oser analyser nos échecs et de sortir de nos «démons socialistes masochistes» ;
  • de rechercher des conver-gences nouvelles, loin de toute synthèse de façade.

Le résultat est là, il faut le dire, grâce à l’accoucheur du texte qu’est Pierre Moscovici et de notre chef d’orchestre Martine Aubry : C’est avant tout un signal fort en direction, non pas des faiseurs d’opinions, des éditorialistes, mais de tous ceux (salariés, chômeurs, retraités, jeunes) qui attendent de nous une ligne de gauche sur les questions économiques, sociales et écologiques. La tonalité de ce texte est inédite.

C’est un texte de ruptures :
Rupture avec la tentation éternelle de réinvestir des vieilles recettes, qu’elles aient marché ou non ;

Ce texte met fin au «there is no alternative» qui prévalait

chez les socialistes face au capitalisme.

Rupture avec la logique de l’acceptation, de l’abdication par rapport aux tenants du capitalisme financier. Le «there is no alternative» a été définitivement abandonné pour une démarche de reconquête idéologique contre tous ces broyeurs d’espoirs, comme le démontre ce texte sur la question des banques ou sur celle de la dette publique. La rupture face au dogme du libre échange se traduit par une forte réhabilitation de l’intervention publique, avec des outils réaffirmés comme la planification, la création d’un pôle public financier, le statut public de La Poste, la régulation de la médecine libérale, par ex. La question du partage des richesses est également au cœur de cette convention pour un nouveau modèle de développement économique et social. La question de la dignité humaine est replacée au cœur de notre projet politique.
Rupture avec l’ambigüité enfin, notamment sur le travail. Si nous faisons clairement le choix d’une société du plein emploi (de nombreuses propositions  relèvent du ‘plus de travail’ pour tous), nous affirmons l’ambition du 'travailler mieux' (salaires, code du travail et inspection du travail) et du 'travailler moins' (réaffirmation et réappropriation des 35 heures, repos dominical, droit à la retraite). Ce texte réaffirme des marqueurs idéologiques forts.

Pour conclure : la convention organisée sur notre modèle de développement économique et social montre que les défis sociaux et environnementaux, loin de nous avoir endormis, sont les moteurs de notre engagement. Ce texte nous engage dans une bataille culturelle. Il montre qu’il existe une alternative. Que nous pouvons redonner espoirs parce que nous pouvons reprendre les marches du progrès.

Charlotte Brun
Conseillère régionale, Première adjointe au Maire d'Ecouen,
Secrétaire nationale du PS en charge des personnes âgées, du handicap et des dépendances

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Published by Charlotte Brun - dans Société
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