Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

Recherche

7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 14:50

AlstomL’entreprise Alstom est extrêmement importante pour l’avenir industriel de la France.

Elle intervient dans deux secteurs clefs. Le ferroviaire, en particulier  avec le TGV qui est une vitrine internationale de la technologie française. Et l’énergie avec les turbines, les éoliennes et les hydroliennes.

Comment ne pas mesurer qu’il s’agit d’activités stratégiques, importantes pour l’indépendance nationale ?

Le carnet de commande d’Alstom est garni même si les politiques  d’austérité européennes ont plutôt diminué les investissements  et, du coup, réduit les commandes alors que les discours sur la transition énergétique fleurissent sans se traduire dans les faits. L’entreprise traverse des difficultés financières, mais nul ne mets en cause sa viabilité.  

Alors tout doit être fait pour sauver l’unité des activités d’Alstom et la capacité de notre pays à peser  sur les orientations de cette grande entreprise qui joue un rôle majeur  dans des filières décisives de notre industrie.

Il faut très rapidement que l’Etat acquière du capital d’Alstom pour pouvoir directement être associé aux choix stratégiques.  

Et qu’on arrête de nous dire que nous n’en avons pas les moyens. A supposer même, que ces moyens ne soient pas disponibles avec la BPI et la Caisse des Dépôts et Consignations, chacun voit bien qu’emprunter à moins de 3 pour cent pour acquérir des actifs ne pose pas de réels problèmes.  D’autant que ces actifs ont un rendement bien supérieur à ce taux de prêt !!

Il faut donc afficher très rapidement une détermination politique absolue pour stopper toutes velléités de vente à la découpe d’un des fleurons de l’industrie française.

On a déjà suffisamment laissé filer nos grandes entreprises sous domination étrangère, avec des effets catastrophiques sur l’emploi et la désindustrialisation du pays. Et ce, par le biais des privatisations qui ont constitué une fragilisation majeure de nos capacités productives.

Ainsi le préalable est l’entrée de l’Etat au capital mais sans doute aussi de mobiliser de grandes entreprises AREVA, Thales, Safran.

Ensuite, il est bien sûr utile qu’Alstom puisse nouer des partenariats avec d’autres acteurs mondiaux intervenant dans le champ de l’énergie, qui est actuellement à coup sûr le plus stratégique.

Si l’Europe était cohérente et appuie la création de géants européens capables de s’affirmer avec force  sur les marchés mondiaux, une alliance avec Siemens  aurait du sens. Mais l’on peut craindre qu’en l’état actuel des textes et politiques de l’UE, tout rapprochement entre Alstom et Siemens soit accompagné d’exigences de réduction du périmètre de certaines activités, des ventes partielles au motif de garantir la concurrence intra européenne et de combattre des tendances monopolistiques.  Aussi paradoxalement, et c’est d’ailleurs l’une des grandes critiques que l’on doit faire à l’actuelle union européenne l’alliance européenne est à haut risque.  Et tous les discours sur l’airbus de l’énergie seront  des rideaux de fumées tant que les traités, les directives sur la concurrence et les aides d’état ne seront pas radicalement modifiées. Ce qui ne semble pas – hélas être à l’ordre du jour. Alors ne soyons pas dupes !

Sans compter que lorsque je parle d’alliance, de partenariat, de rapprochement, je n’imagine pas le rachat par Siemens  de la branche énergie d’Alstom tandis que la France ne conserverait que le ferroviaire. Au passage, le ferroviaire sans les commandes publiques françaises serait bien fragile aussi aucun étranger ne va s’y aventurer. Mais surtout le gros du chiffre d’affaire et l’avenir se jouent dans l’énergie, d’où  l’intérêt des prédateurs.  

Le problème est différent avec général électrique, entreprise américaine présente en France, avec laquelle Alstom avec le site de Belfort a déjà nouer des accords. Car Alstom doit pouvoir élargir dans le champ de l’énergie sa capacité d’intervenir hors de l’union européenne.

Mais, pour l’heure ce qui se joue avec General Electric n’est pas non plus une alliance stratégique, mais bel et bien un rachat et ce n’est pas acceptable pour la France.

L’Etat n’a pas craint d’entrer au capital de Peugeot en même temps qu’un constructeur chinois. A coup sûr si le capital d’Alstom devait  être ouvert à divers partenaires étrangers, le capital public devrait permettre à l'Etat de sauvegarder l’intérêt national, les sites, la technologie et l’emploi en France.

Alors, le Président de la République doit mesurer que le gouvernement sont en face d’un choix quasiment historique au regard du redressement productif et industriel du pays et ne  pas craindre l’indispensable audace.

Obama n’a su nationaliser General Motors pour la sauver, la France doit mettre toute ses forces  à conserver dans le giron national les deux branches d’Alstom.

François Hollande n'a pas répondu à l'attente des Français pour sauver Alstom

Marie-Noëlle Lienemann s’inquiète le 6 mai du traitement qui semble réservé par l’exécutif au dossier Alstom, pourtant essentiel pour l’avenir industriel de la France, la maitrise de technologies majeures pour l’avenir, la transition énergétique, pour l’emploi et les salariés.

hollande_bourdin_06-05-2014.jpgInterrogé sur BFM TV, le président de la République a indiqué que la France avait “suffisamment de moyens de pression” pour obtenir une meilleure offre, souhaitant “faire en sorte que les offres soient enrichies en termes d’emplois”. “Le rôle de l’Etat, c’est d’obtenir des réponses à toutes les questions et faire en sorte que l’intérêt national puisse être préservé”.

A un mois de l’échéance, ces déclarations semblent tout à fait lénifiantes au regard de l’importance des enjeux et de l’urgence de la situation.

Le Président n’aborde pas d’autres voies que celle du dialogue avec d’éventuels repreneurs et en aucune façon, une stratégie permettant de préserver l’unité du groupe entre sa branche transport et celle de l’énergie. Par ailleurs, il n’indique à aucun moment la volonté de garantir que pour ces deux entités, la maitrise des choix industriels et des investissements d’avenir comme des brevets et des futures implantations demeurera française.

Or cette entreprise est un acteur clef de l’avenir industriel de la France. La production d’Alstom dans les turbines, les éoliennes et les hydroliennes permet de développer des innovations utiles au pays tout comme elle est favorable à l’exportation de technologies environnementales. Or c’est l’un de nos grands fleurons nationaux qui est en passe de partir sous contrôle étranger.

Le président de la République aurait dû  poser clairement le principe de l’entrée du capital public afin de garantir l’avenir et l’unité d’Alstom.  C’est la seule façon d’engager  une stratégie inscrite dans la durée qui assure développement de l’entreprise tant par le soutien aux technologies d’avenir que par la diversification de ses exportations. Si des partenariats industriels peuvent être noués ils ne doivent pas avoir pour conséquence le passage sous contrôle étranger d’un secteur industriel clef pour la France sauf à valider la poursuite du déclin industriel du pays.

10 ans après la prise de participation de l’Etat à hauteur de 21% du groupe, malheureusement dilapidée 2 ans plus tard suite à une revente de ses parts à Bouygues, Marie-Noëlle Lienemann demande au Président de la République d’assurer une prise de contrôle décisive par du capital public et national pour sauver Alstom.

Partager cet article

Repost 0
Published by Marie-Noëlle Lienemann - dans Questions économiques
commenter cet article

commentaires