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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 15:04

nouvelobs.com 03-04-2013 à 13h05 - Mis à jour à 15h03 - Par Estelle Gross

Emmanuel Maurel ParisPour le socialiste Emmanuel Maurel, les mesures contre les conflits d'intérêt doivent s'accompagner d'une réorientation de la politique économique. Interview.

François Hollande vient de s'exprimer, il a annoncé plusieurs mesures pour lutter contre la corruption et les conflits d'intérêt, qu'en pensez-vous ?

- Le président avait une gravité bienvenue. Ce qu'il propose va dans le bon sens. Mais on ne peut pas juste faire de cette affaire un problème moral, c'est aussi un problème politique. Jérôme Cahuzac a été le représentant d'une forme de caste qui demande des efforts mais qui ne se l'applique pas.

Il faut une vraie politique contre la fraude fiscale. C'est décisif, plusieurs milliards d'euros échappent à la justice, faute de volonté.

On est dans une période de grand tourment politique mais aussi dans une crise de l'efficacité politique. Il est temps d'une réorientation des politiques économiques en France et en Europe. On ne peut pas se contenter d'une réponse morale.

Le chef de l'Etat n'a pas été assez loin, selon vous ?

- Ce n'est pas ce que je dis. François Hollande a raison de réagir sur les conflits d'intérêt. Il s'agit là d'un individu mais la vraie question, c'est l'immense défiance qui vient surtout du fait que les Français ont le sentiment que les politiques n'ont pas de prise sur les choses.

Jean-Marc Ayrault s'est exprimé hier soir, François Hollande ce matin, était-ce la bonne réponse à apporter ?

- Jean-Marc Ayrault hier, c'était la réaction très spontanée d'un homme honnête qui se sentait trahi.

Harlem Désir a annoncé ce matin l'exclusion du PS de Jérôme Cahuzac…

- C'est un peu anecdotique. La vraie question qui se pose à la gauche c'est : comment sortir par le haut de ce climat délétère. Comment lutter contre la crise économique et sociale. Le conflit d'intérêt est emblématique du système capitaliste dans lequel nous vivons. C'est la force de corruption de l'argent. Comme disait le général de Gaulle, "on ne fait pas de la politique à la corbeille".

Quel est le sentiment aujourd'hui au Parti socialiste? Que répondez-vous à la droite qui s'interroge sur ce que savaient le Premier ministre et le Président ?

- Un sentiment de colère et de tristesse. Quant à la droite, elle est mal placée pour nous faire des leçons dans le domaine des conflits d'intérêt. Les hommes politiques doivent être vertueux et efficaces, sans séparer les deux.

Interview d'Emmanuel Maurel, conseiller régional d'Ile de France, membre du bureau politique du Parti socialiste, par Estelle Gross - Le Nouvel Observateur ( le 3 avril 2013)

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