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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 12:54

A la reconquête du travail COLLOQUE ORGANISE PAR UN MONDE D’AVANCE LE 5 FEVRIER DE 10 H A 18 H.

Vidé de sens, de repères, de qualité, de reconnaissance humaine et financière, le travail n’a jamais eu aussi peu de valeur. Pourquoi ? Parce que la logique de rentabilité est devenue le socle d’une idéologie utilitariste qui a mis l’humain à son seul service. Une idéologie qui ne dit pas son nom et qui avance masquée derrière une approche prétendument pragmatique. « On n’a pas le choix, nous sommes dans un monde concurrentiel, il faut survivre… soit vous en êtes, soit vous n’êtes rien »… tels sont les credo de cette nouvelle mystique qui a remanié jusqu’à la travestir l’idée même du travail.

Et au moment où elle s’élabore et s’ancre, la gauche abandonne le champ culturel du travail. Les salariés se retrouvent désemparés et seuls avec le sentiment d’avoir été trompés. L’idée du travail qui demeure paradoxalement une valeur noble et centrale de l’imaginaire collectif se mue dans la pratique en une épreuve qui engendre frustration et souffrance.Faute d’une « contre-réflexion » portée et diffusée par la gauche, ils intériorisent le mensonge néolibéral relayé par le management des grandes entreprises qui contamine maintenant les services publics.

Il est donc grand temps pour la gauche de réinvestir le champ du travail . Oui, une autre organisation au service d’un autre choix de société est possible. Cette réappropriation doit notamment permettre de donner des perspectives à la mobilisation contre la réforme des retraites. On a vu à cette occasion les Français — grévistes, manifestants, fortement soutenus par l’opinion publique — rompre avec la résignation. Commencent-ils à exorciser l’intériorisation de l’idéologie dirigeante ? Nous le pensons. Forts de cette conviction et de notre engagement, nous souhaitons reconquérir le champ du travail et être à nouveau force de propositions, pour que la société cesse d’être réduite à un marché et reprenne le chemin du progrès social.

10 h - 10 h 30 : Ouverture

10 h 30 : Le mal-être en question

Souffrance, suicides, santé… notre société est malade du travail. On souffre quand on n’a pas de travail ; on souffre lorsque l’on travaille.

Articulée autour de trois axes — exposer-comprendre-remédier —, cette table ronde donnera la parole à des salariés, des syndicalistes, des sociologues, des psychologues. Il s’agira de dresser un état des lieux du travail en France aujourd’hui, en partant de témoignages. Cette mise en perspective permettra de proposer une analyse critique de la situation et d’ouvrir une réflexion sur les solutions à apporter.

14 h : La gestion en question

Cette table ronde animée par des juristes, des inspecteurs du travail et des économistes apportera dans un premier temps des éléments d’analyse des modes de management qui conduisent à la « dévalorisation » du travail constatée lors de la première table ronde. Elle mettra également en cause le type de société qui a conduit à ces types de gestion et répondra aux fausses justifications serinées par le patronat et la droite.

Des ripostes d’autant plus essentielles que ce management s’avère tout aussi injuste qu’inefficace. Les intervenants exposeront enfin leurs travaux sur des modes de production alternatifs, redonnant une juste place aux salariés dans l’entreprise, réinventant les relations sociales. Le tout à travers un rééquilibrage économique et financier — fiscalité, rapport capital-travail…

15 h 30 : Le travail en maux et et mots

Cette table ronde s’interrogera sur le sens du travail dans une société progressiste, en questionnant des écrivains, dont l’œuvre se fait l’écho du mal-être contemporain.

Ces derniers mois, nombre de romans s’attachent aux maux du travail et au travail. C’est un fait nouveau dans la production littéraire française qui s’était beaucoup éloignée du champ social. Pourtant, le rôle d’un écrivain peut être en la matière, tout à fait essentiel. D’abord parce qu’il capte un public pas forcément très politisé. En ce sens, le roman peut devenir un outil de prise de conscience. D’autre part, parce que le regard d’un écrivain, notamment quand il est véhiculé par la fiction, permet une approche plus sensible, mais aussi plus percutante et « multifacettes » du sujet.

17 h - 18 h : Conclusion de Benoît Hamon

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