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Qui sommes-nous ?

Le site Maintenant la Gauche Val-d'Oise rassemblait initialement les militants du Parti Socialiste qui se reconnaissaient dans le travail mené de puis l'autonome 2012 par "Maintenant la Gauche", le courant de gauche du PS, qui a présenté au vote des militants la motion 3 lors du congrès de Toulouse autour d'Emmanuel Maurel. Son périmètre s'est peu à peu élargi et a conduit à la présentation de la contribution générale "Le sursaut républicain : un coup de jeune pour le socialisme" pour le congrès de Poitiers. Depuis, notre site permet d'exprimer les positions des camarades valdoisiens rassemblés lors du congrès de Poitiers au sein de la motion B "à gauche pour gagner", dont le premier signataire proposé par Emmanuel Maurel, député européen, et Benoît Hamon, député des Yvelines, est Christian Paul, député de la Nièvre. 
Frédéric Faravel en est le mandataire départemental depuis 2012 ; Adélaïde Piazzi était notre candidate à l'élection du premier secrétaire fédéral du PS95 en 2012 et en 2015.

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 09:43

Benoît Hamon « Le PS reconstruit une doctrine et des réponses politiques »

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste et animateur du courant « Un monde d’avance », l’aile gauche de son parti, répond à nos questions.

Martine Aubry veut recentrer le PS sur son projet, mais vous semblez peiner à en proposer un contenu concret… Les divergences au sein du PS sont-elles trop fortes ?

Benoît Hamon. Je ne crois pas, même s’il y a des débats comme dans tous les partis de gauche. Le PS reconstruit une doctrine et des réponses politiques. Par exemple sur la question salariale. Depuis des années, le PS s’était laissé aller à une forme de conversion aux thèses de la modération salariale. Nous ne traitions cette question qu’au travers des compléments de type prime pour l’emploi, RSA… Nous acceptions l’idée que l’on soit sous-payés au travail et que la collectivité apporte le complément ! Aujourd’hui, Martine Aubry se prononce pour que les salariés obtiennent la part de richesse qui leur revient. Nous progressons sur le fond. Focalisés, hier, sur la question d’une alliance avec le Modem, on parle maintenant des salaires, de mise sous tutelle des entreprises qui licencient en faisant des bénéfices, de la création d’un pôle financier public… Le PS fait évoluer sa doctrine.

Vous parliez du Modem, la stratégie du PS n’apparaît pas clairement… Votre avis semble même divergent de celui de Martine Aubry qui ne ferme pas tout à fait la porte à une alliance.

Benoît Hamon. Le refus de cette alliance est le point d’équilibre entre notre motion, celle de Martine Aubry et celle de Bertrand Delanoë lors du congrès de Reims. Je ne crois pas que l’on ait intérêt à cultiver la confusion. Une grande part de l’électorat du Modem s’est construite sur l’antisarkozysme et se reportera probablement sur nous au second tour sans qu’il y ait besoin d’accords d’appareil. Par ailleurs, le Modem est clairement d’inspiration économique libérale. On le voit lorsqu’il propose de transférer 5 points de PIB des ménages vers les entreprises ou de rendre inconstitutionnels les déficits publics ! Difficile de composer avec un parti qui considère qu’il faut attendre soixante-sept ans pour partir à la retraite et qui ne pose en aucun cas la question de l’élargissement de l’assiette des cotisations et la contribution des revenus financiers…

Des positions que certains partagent au PS…

Benoît Hamon. Oui, il y en a dans mon parti, je crois d’ailleurs qu’il s’agit souvent de postures. Mais même ceux qui composent l’aile sociale libérale n’épousent pas le programme du - Modem.

Dans ce contexte, vous défendez l’idée d’une primaire à gauche pour 2012, pourquoi ?

Benoît Hamon. Je milite pour un processus qui permette d’aboutir à un programme commun de toute la gauche. J’entends le risque de personnalisation avec une primaire. Je pense qu’il faut donner à la question sa juste place et ne pas occulter les débats de fond. Mais la pipolisation est déjà là. C’est une donnée. On peut espérer qu’avec un candidat de toute la gauche, adossé à un vrai projet politique, le phénomène soit freiné. Dans tous les cas, laisser gagner l’idée qu’il y aurait deux gauches inconciliables reviendrait à faire le jeu de Nicolas Sarkozy.

Entretien réalisé par F. D.

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